Cormont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cormont
L'église Saint-Michel.
L'église Saint-Michel.
Blason de Cormont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Étaples
Intercommunalité Communauté de communes Mer et Terres d'Opale
Maire
Mandat
Michel Sauvage
2014-2020
Code postal 62630
Code commune 62241
Démographie
Population
municipale
309 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 33′ 44″ N 1° 44′ 10″ E / 50.5622222222, 1.73611111111 ()50° 33′ 44″ Nord 1° 44′ 10″ Est / 50.5622222222, 1.73611111111 ()  
Altitude Min. 30 m – Max. 119 m
Superficie 9,71 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Cormont

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Cormont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cormont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cormont
Liens
Site web cormont.fr

Cormont est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cormont
Hubersent
Frencq Cormont
Longvilliers Bernieulles

Histoire[modifier | modifier le code]

Extrait de la lettre de Monsieur Thierry Heckmann à la municipalité de Cormont

La légende veut qu’un Anglais persécuté, Guduvale, se soit réfugié, accompagné de cent quatre-vingt disciples, en Morinie au IVe siècle et qu’il ait fondé un monastère à Cormont. S’agit-il du Breton Gudwal, évêque missionnaire de l’Armorique au VIe siècle dont les reliques furent transférées au Xe siècle à Gand via la Picardie ? Je n’ai pas eu le temps d’examiner cette tradition, mais il est sûr que l’abbaye Saint-Bertin (à Saint-Omer) fut possessionnée au IXe siècle à Cormont. Vous pourriez en évoquer le souvenir. Ses armes étaient de gueules à l’escarboucle pommetée et fleur de lisée d’or, le rai en pal crossé aussi d’or. N.D. de Boulogne possédait une partie de la dîme (attesté en 1129) et sans doute un fonds (hospites et terram de Cormont, 1208), l’abbaye de Samer y avait une petite dîme en 1728.

Les mentions les plus anciennes de personnages possédant terres ou fiefs à Cormont remontent à 1292. W. Guillaume ? Dumoulin en tenait alors du comte de Boulogne. La terre relevait principalement de la châtellenie de Longvilliers; elle était en partie entre les mains de Pierre La Personne au début du XIVe siècle, qui détenait aussi le patronage de la cure (droit de présentation à l’évêque d’un candidat à la cure), mais celui-ci fut confisqué le 22 mai 1319 par Gaucher de Châtillon, connétable de France et lieutenant du roi aux frontières de la Flandre, et remis à Eulard de Nieles. Cormont relevait aussi en partie de Tingry et appartenait à la fin de XVe siècle aux Courteville. Jacques de Courteville, ‘seigneur en partie de Cormont’, céda cette terre à son fils Jean en 1492. Cormont est encore cité en 1524 parmi les titres de Henri de Courteville, bailli de la ville de Lille, mais ce fief relevant de Tingry passa peu après à Oudart Dumoulin qui en fit la déclaration en 1540, et après lui, à Philippe Dumoulin, marié à Marguerite de Bournonville.

Y a-t-il un lien entre W. Dumoulin, arrivant en 1292 et Philippe Dumoulin ? C’est en tout cas ce dernier qui tenta de faire de Cormont une véritable seigneurie en rassemblant le plus de terre. Il réunit les fiefs relevant de Tingry et de Longvilliers, le plus important de ces derniers s’appelant le Bois de la Tour, et il obtint le 4 mars 1550 ou 1554 du seigneur de Longvilliers l’autorisation pour lui et les siens de se dire seigneur de Cormont, sans toutefois pouvoir en porter le nom, et de mettre ses armoiries dans l’église et, où il voudrait. Son fils Jean Dumoulin, mort le 14 mai 1582, hérita du tout et fit fondre en 1577 une cloche qui portait son nom et son titre de fondateur de l’église. Cette cloche fut refondue en 1848 par un fondeur ambulant, Bécus, puis refondue à nouveau en 1872. Je n’ai retrouvé qu’une allusion aux armes des Dumoulin qui portaient trois anilles (des fers de meule à moulin consistant en deux demi-cercles adossés et reliés par deux barres transversales (cf. Epigraphie, t. III, p. 227).

La seigneurie de Cormont fut partagée à la mort de Jean Dumoulin qui habitait Boulogne, entre Jacques de Cauroy, Oudart de Roussel et Jean de Roussel qui réussit à la réunir de nouveau. Il était capitaine et gouverneur du château d’Hardelot. Sa fille, Antoinette de Roussel, dame de Cormont, épousa Jacques de Fontaines, seigneur de Neuville-au-bois, dont les descendants furent nombreux à porter le titre de seigneur ou de demoiselle de Cormont et à s’en partager la terre. Marie Marguerite de François, dame de Cormont tenait au moins le Bois de la Tour ; elle est citée comme telle en 1765 et en 1782 avec son mari, le marquis d’Ecuires, Ambroise-Emmanuel-Antoine de Partz de Pressy. Les Fontaines portaient d’or à trois écussons de vair, deux et un.

Je ne vois pas de liens entre les Fontaines et les du Tertre. Une branche cadette habitait déjà Cormont au XVIIe siècle, les du Tertre d’Escœuffent. Anne de Loynes, veuve de Centurion du Tertre, porte le titre de dame d’Escœuffent et de Cormont en 1629 dans un bail de la ferme de Cormont. Cependant cette branche étant fidèle à la « religion prétendue réformée », elle s’exila en Hollande après la Révocation de l’Edit de Nantes. Seule Jacqueline du Tertre, dite Mlle du Mesnil, qui voulait épouser son cousin catholique Antoine du Tertre de Beauval, capitaine au régiment des gardes de S.A. Electorale l’archevêque de Cologne, resta en France. Elle s’enfuit de chez elle et se réfugia à l’hôtel-Dieu de Montreuil où elle abjura au parloir duquel fut passé le contrat de mariage le 1er décembre 1685. Les biens de ses frères, religionnaires fugitifs, furent confisqués et lui furent remis. Son petit-fils Louis-Alexandre, vicomte du Tertre, mort en émigration le 2 février 1798 à Brunswick, est enterré dans l’église de Cormont au côté de sa deuxième épouse, Andrée-Françoise-Maximilienne de Fléchin, née comtesse d’Hust et du Saint-Empire. Leur dalle funéraire posée d’abord dans le chœur puis relevée en 1921 contre le mur intérieur de la tour par le comte Edmond du Tertre, porte les armes des du Tertre, d’argent à trois aigles éployés de gueules deux et un, becquées et membrées d’azur. Cette famille occupait déjà au XVIIIe siècle le château de Cormont-Dessus.

Je rappelle pour mémoire les noms de deux familles anciennes qui n’ont cependant jamais prétendu au titre de seigneur de Cormont : les Levasseur de Fernehen qui tiennent ce fief depuis le XVIe siècle, et antérieurement les Mannais. Jean de Mannais demeurant à Cormont, est reconnu bâtard du seigneur de Longvilliers en 1476. En 1577 un autre Jean de Mannais, sieur de Camps, marié à Marguerite de Fienne, fait mettre son nom sur la cloche de Cormont avec Jean Dumoulin, seigneur du lieu. C’est lui sans doute qui fonda la chapelle Saint-Vincent dans l’église. Enfin Rodière a vu à la droite du chœur des armes qu’il n’attribue à personne : parti d’un lion et de deux bars adossés, ou, à l’aigle à deux têtes (mal faites précise-t-il). Plus intéressant est ce détail « féodal » qu’il a relevé dans un acte d’arrentement d’une maison, remontant à 1550 : elle était frappée entre autres redevances d’un soulier au pied du sieur de Cormont. Ce détail caractéristique peut être repris dans vos armes et évoquerait une coutume locale n’a rien d’incongru.

Vous pouvez choisir parmi différentes combinaisons possibles de rappeler les manants par le soulier dû au seigneur que je placerai de préférence dans le tiers inférieur de l’écu appelé champagne ; Saint-Bertin qui vaut à Cormont sa mention historique attestée la plus ancienne, portait des armes rayonnantes que l’on peut surcharger d’un écusson aux couleurs de l’une des trois familles seigneuriales successives du lieu. Enfin, un autre parti, en renonçant au rappel de Saint-Bertin, permet de rappeler les trois familles.

Source : Site internet du Village de Cormont :[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Cormont dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Pierre-Marie Dusannier    
mars 2008 en cours Michel Sauvage    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
399 354 411 383 425 412 432 475 428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
412 430 435 400 410 358 363 343 315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
320 334 311 283 266 258 265 239 245
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
246 237 230 236 227 250 277 285 309
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 14,8 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 29,6 %, plus de 60 ans = 14 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 27,3 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 18,2 %).
Pyramide des âges à Cormont en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
0,0 
7,7 
75 à 89 ans
8,4 
5,6 
60 à 74 ans
9,8 
29,6 
45 à 59 ans
21,0 
17,6 
30 à 44 ans
19,6 
14,8 
15 à 29 ans
14,0 
23,9 
0 à 14 ans
27,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

parti :au 1) mi-parti d’argent à l’aigle bicéphale de sable becquée et membrée d’azur, au 2) coupé au I d’azur au fer de moulin d’argent et au II d’or à l’écusson de vair ;le tout soutenu d’une champagne d’azur chargé d’un soulier d’or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Michel.
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'adjudant Henri Caron qui le 24 août 1944 entra en premier dans Paris avec son char Le Romilly.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]