Agny
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| Agny | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |||||
| Département | Pas-de-Calais | |||||
| Arrondissement | Arras | |||||
| Canton | Arras-Sud | |||||
| Intercommunalité | Communauté urbaine d'Arras | |||||
| Maire Mandat |
Pierre Berquez 2008-2014 |
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| Code postal | 62217 | |||||
| Code commune | 62013 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Agnynois | |||||
| Population municipale |
1 958 hab. (2010) | |||||
| Densité | 324 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 65 m — Max. 98 m | |||||
| Superficie | 6,05 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | mairie.agny.free.fr | |||||
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Agny est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.
Ses habitants sont appelés les Agnynois les Niafs et leur nom jeté est Gniafs (en picard, ch' gniaf c'est le cordonnier).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Agny est une commune du Pas-de-Calais, située dans la communauté urbaine d'Arras.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Armoiries [modifier]
Au XVIe siècle, la seigneurie appartenait à un conseiller de Charles Quint, Jean Caullier. Elle fut ensuite acquise pas le Maison de Hangests puis celle de Mailly.
Au XVIIIe siècle, Agny avait pour seigneur le comte de Guînes et de Souastre.
Les armoiries adoptées par la Commune sont contre vairées d'or et d'azur. Une couronne murale à trois tours rappelle la monarchie et la croix de guerre 1914-1918 y est visible. Elles sont flanquées d'œillette et de colza azur symbolisant le travail des maraîchers.
"Contre-vairé d'or et d'azur."
Chronologie [modifier]
Des traces d'occupation gallo romaine ont été mises au jour près du territoire de la commune.
1180 : Le nom de Tebaldus de Agni apparaît
1212 : Un dénommé Petro de Aigni est témoin d'une vente
1496 : La seigneurie est possédée par Jacques Wallois qui en fait don à Jehannet de Canteleu
1582 : Le 26 septembre, Isabeau de Buissy apporte en mariage, à Charles de Bonnière Souastre, les terres de Naves et d'Agny.
Pendant le XVIe siècle, le seigneur du lieu Jean Caulier fut conseiller de Charles Quint et premier Président du Conseil d'Artois.
1605-1610 : Une vue tirée des albums de Charles De Croy présente le centre du village. On aperçoit un donjon cylindrique à toiture conique, et l'église.
1654 : Le prince de Condé est passé dans le camp espagnol. Il prend ses quartiers à Agny.
1710 : Le maréchal de Villars fidèle de Louis XIV installe son quartier général à Agny. Il loge dans le presbytère.
1712 : Les troupes ennemies menacent les lignes françaises, au sud d'Arras, Agny est occupé. Pierre Montesquieu d'Artagnan, gouverneur d'Arras se prépare au siège. La victoire de Denain, le 24 juillet mettra fin à cet épisode.
La période révolutionnaire : La population compte 616 habitants. Conformément au décret du 12 novembre 1789 de l'Assemblée Nationale, elle se rassemble dans l'église le 17 janvier 1790. Il est procédé à l'élection du Conseil Général de la Commune. Le premier maire est Alexis Petit assisté de 5 officiers municipaux, 1 procureur et 12 notables.
Lille, capitale des Flandres est assiégée par les Autrichiens. La Société des Amis de la Constitution d'Arras, présidée par Augustin Robespierre achète, à la nouvelle municipalité agnynoise, des légumes en grande quantité pour venir en aide aux Lillois.
XIXe siècle : La mairie est édifiée, en pierre blanche. Le fronton porte la date de 1860. Malgré les guerres, dont celle de 1914-1918 où Agny constitue une partie du front, le bâtiment qui porte quelques stigmates, est toujours solidement debout.
La Grande Guerre 1914 - 1918 : La guerre éclate en août 1914 et dès septembre les troupes cantonnent sur le territoire. Bien vite, le front s'installe à Agny. Il se situe à proximité de la voie ferrée. Un site, chemin du Buisson, offre la possibilité d'appréhender le théâtre des opérations. En octobre 1914, un affrontement violent permet à l'armée allemande de progresser. Mais la bataille la plus cruelle a lieu le 25 septembre 1915. Le 135e Régiment d'Infanterie, dont une rue porte le nom, comptera à lui seul 38 officiers et 1162 hommes tués, blessés ou disparus. Malgré l'âpreté des combats pendant le conflit, la mairie, édifiée en 1860, ne fut pas détruite.
La Deuxième Guerre mondiale : Lors de ce conflit, l'envahisseur a occupé la commune. Des réseaux de résistance ont vite été tissés. Le maire, PHILIBERT CLERET a particulièrement mené des actions périlleuses. Il fut arrêté, interné, puis déporté. Il mourut à Buchenwald le 10 mars 1945.
Aujourd'hui, la commune a retrouvé son calme dans un havre de paix.
Église [modifier]
L'ancienne église apparaît sur une vue des albums de Charles de Croy, entre 1605 et 1610.
Une nouvelle église fut bâtie en 1764. Elle fut démolie pendant la Révolution puis reconstruite en 1823 et est à nouveau détruite pendant le conflit 1914-1918.
L'une des cloches fut récupérée par les armées alliées, notamment britanniques. Elle fut installée dans l'une des principales artères d'Arras et annonça aux Arrageois la victoire de 1918 et la fin des hostilités.
Aujourd'hui, la cloche est installée dans les locaux de la mairie.
Le vocable de la paroisse est dédié à saint Laurent.
En entrant dans le bâtiment actuel, on remarque l'unique vitrail qui présente des soldats de la grande guerre, des femmes éplorées et un enfant agenouillé près d'une tombe. Dans le fond, on aperçoit l'ancienne église, en ruines.
La partie inférieure comporte les noms des Agnynois morts pour la France pendant la "grande guerre".
En bas, à droite, apparaît le nom de l'artiste : J. Benoit, Nancy, 1931.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 958 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 20,1 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 26,9 %, plus de 60 ans = 13,4 %) ;
- 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 26,3 %, plus de 60 ans = 17,7 %).
Culture et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
La mairie, la nouvelle salle des fêtes, une école primaire et maternelle.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Nom jeté [modifier]
Les blasons populaires sont des surnoms ou des sobriquets donnés aux habitants des villes et des villages picards. Ces « surpitchets » viennent parfois de l'histoire de la ville, parfois d'un jeu verbal, parfois d'une moquerie des travers des habitants. Le sobriquet des habitants d'Agny (Aigny en picard) est : Aigny les gniafs, Päys des imbéciles'[5].
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Agny en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
- Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
- André Accart, Les sobriquets des habitants du Pas-de-Calais , Les éditions Nord Avril , 456 pages , ( 2006 ) ISBN 2-915800-05-7
