Mireille Darc

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Mireille Darc

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Mireille Darc au festival de Cannes 2010

Nom de naissance Mireille Aigroz
Naissance 15 mai 1938 (76 ans)
Toulon, Var
Nationalité Drapeau de France Française
Profession Actrice

Mireille Darc, née Mireille Christiane Gabrielle Aimée Aigroz le 15 mai 1938 à Toulon dans le Var, est une actrice et réalisatrice française. Elle a adopté officiellement le nom de famille Darc sur ses papiers d'identité[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Mireille Aigroz a des origines suisses à Combremont-le-Grand dans le canton de Vaud. Elle passe son enfance à Toulon, sa ville natale, même si elle a parfois séjourné dans la Suisse d'origine de ses parents, où sa mère tient une épicerie et son père est jardinier[2]. Elle suit sa scolarité à l'école de Valbourdin, puis au collège de jeunes filles[2] avant d'entrer au conservatoire de Toulon, école alors gratuite. Elle en sort en 1957 avec un prix d'excellence ainsi qu'une lettre de recommandation et décide de devenir comédienne.

Elle monte alors à Paris en 1959 et choisit le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d'Arc et à « l'Arc, la rivière de son enfance »[3]. Elle gagne sa vie pour payer ses cours de théâtre de Maurice Escande en posant pour un peintre mais également pour des romans-photos. Elle fait aussi du mannequinat et de la garde d'enfant[4]. Elle tient un petit rôle au théâtre où elle remplace au pied levé une comédienne malade avant de commencer sa carrière devant la caméra.

C'est la télévision qui la révèle grâce à La Grande Bretèche de Claude Barma en 1960 et à Hauteclaire de Jean Prat en 1961, où elle incarne le rôle féminin principal. Georges Lautner, avec lequel elle tournera treize films, va faire d'elle une star avec notamment Les Barbouzes en 1964 pour lequel elle décroche son premier rôle principal[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Son premier rôle important au cinéma est Pouic-Pouic réalisé par Jean Girault en 1963, où elle joue le rôle de la fille de Léonard et Cynthia Monestier, incarnés par Louis de Funès et Jacqueline Maillan.

À Cabourg en 1989.

En 1964 et 1965, elle tourne Des pissenlits par la racine aux côtés de Michel Serrault et Louis de Funès ainsi que Galia de Georges Lautner. Elle y incarne une jeune femme libre, changeant d'amant comme il lui plait.

Elle joue aux côtés d'Alain Delon dans L'Homme pressé, Mort d'un pourri, Madly, Jeff, Les Seins de glace, Borsalino et en 2003 avec lui dans la série télévisée Frank Riva.

Elle joue le rôle de la strip-teaseuse de Fantasia chez les ploucs, celui de madame Michalon dans Ne nous fâchons pas.

Elle joue aussi le rôle de Georgina dans La Chasse à l'homme d'Édouard Molinaro.

Dans les années 1970, elle tourne toujours avec Georges Lautner dans Il était une fois un flic (1971) ou dans La Valise (1973), mais surtout avec Pierre Richard avec Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972) puis Le Retour du grand blond (1974) d'Yves Robert où elle fait sensation avec une robe ultra-sexy. Ces rôles lui permettent de confirmer son statut de sex-symbol et d'actrice phare du début des années 1970.

Dans les années 1980, sa carrière est interrompue par une opération à cœur ouvert réalisée par le professeur Christian Cabrol. Puis, à la suite d'un accident de voiture dans un tunnel en Vallée d'Aoste, dans lequel elle est grièvement blessée (la colonne vertébrale fracturée l'immobilise pendant trois mois dans une coquille à l’hôpital de Genève), et sa séparation d'avec Alain Delon après quinze ans de vie commune, elle quitte alors le cinéma et revient à la télévision dans les années 1990[3]. Elle y interprète de nombreux rôles. Elle est en bourgeoise redoutable dans Les Cœurs brûlés ou Les Yeux d'Hélène. Suivent Terre indigo, Le Bleu de l'océan et Frank Riva où elle retrouve Alain Delon. Elle a également réalisé une série de reportages de société pour France Télévisions.

En 2006, Jacques Chirac remet à Mireille Darc les insignes de la Légion d'honneur.

Début 2007, elle monte sur les planches et interprète Sur la route de Madison au théâtre Marigny en compagnie d'Alain Delon.

Depuis 2005, Mireille Darc est la marraine de l'association humanitaire La Chaîne de l'espoir[5] pour laquelle elle a reçu le Prix Clarins[6] en 2006.

Depuis 2008, Mireille Darc est la marraine de l'opération + de Vie, opération de solidarité pour améliorer le quotidien des personnes âgées hospitalisées.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1992 : La Deuxième Vie (Envoyé spécial)
  • 1994 : Brève Rencontre (Envoyé spécial)
  • 1996 : Le Doute et l'espérance (Des racines et des ailes)
  • 2002 : De l'ombre à la lumière (Des racines et des ailes)
  • 2004 : Jeunesse éternelle (Envoyé spécial)
  • 2005 : Une vie classée X (France 3)
  • 2005 : Les Liserons d'eau (Envoyé spécial)
  • 2007 : Vivre d'Amour (France 5)
  • 2008 : Voyage vers l'inconnu...e
  • 2011 : Pas sur la bouche (France 3)
  • 2012 : Pardonner (France 2)

Théâtre[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mireille Darc et son époux Pascal Desprez en février 2014.

Elle fut la compagne d'Alain Delon, rencontré en 1968, lors du tournage de Jeff de Jean Herman. Elle vivra avec lui quinze années. Une malformation cardiaque lui interdisant de porter un enfant au risque d'y perdre la vie, le couple se sépare en raison du désir d'Alain Delon d'avoir d'autres enfants. Mais, entre le couple Delon-Darc, s'installera pour toujours une réelle amitié.

En 1989, elle perd son compagnon Pierre Barret, directeur de L'Express puis président d'Europe 1, qui après avoir subi quelques mois plus tôt une greffe du foie qui a échoué, était alors en attente d'une greffe d'organe. En 1996, elle rencontre son futur mari Pascal Desprez, un architecte parisien[3].

En 2007, elle découvre que son père Marcel n'était pas son vrai géniteur. Ce dernier s'appelait Edmond, était marin sur le bateau Amiral-Charner et est mort en Indochine durant la Seconde Guerre mondiale[7].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émission Un jour, un destin, France 2, 27 novembre 2013
  2. a et b Toulon de A à Z de Magali Béranger, éd. Alan Sutton, p. 15
  3. a, b, c et d Isabelle Morizet, Interview de Mireille Darc dans l'émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie sur Europe 1, 14 octobre 2012
  4. Mireille Darc, Ciné-Ressources – Fiches personnalités
  5. La Chaîne de l'Espoir http://www.chainedelespoir.org/article77.html
  6. Clarins - Les liens du cœur par Clarins - auFeminin.com
  7. Mon père", autobiographie citée plus haut
  8. Décret du 15 mai 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

  • Mireille Darc, en collaboration avec Lionel Duroy, Tant que battra mon cœur. Paris : XO éditions, 2005. 349 p.-[32] p. de pl., 24 cm. (ISBN 2-84563-239-8).
  • "Mon père" Xo éditions mai 2008: Entretiens avec ses parents défunts, comment elle a découvert la véritable identité de son géniteur.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Vidéo:[1] en 2010, Mireille Darc réaffirme son engagement auprès des personnes âgées dans une interview consacrée à Tendance Santé.