Royon

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Royon
L'église Saint-Germain.
L'église Saint-Germain.
Blason de Royon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Fruges
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Fruges et environs
Maire
Mandat
Serge de Hauteclocque
2014-2020
Code postal 62990
Code commune 62725
Démographie
Population
municipale
124 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 28′ 25″ N 1° 59′ 35″ E / 50.4736111111, 1.9930555555650° 28′ 25″ Nord 1° 59′ 35″ Est / 50.4736111111, 1.99305555556  
Altitude Min. 54 m – Max. 160 m
Superficie 7,49 km2
Localisation

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Royon

Royon est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

[1],[2]

  • Royon est un village traversé par la Créquoise (qui se jette dans la Canche) qui a tranché une vallée verdoyante dans le plateau crayeux de Créquy et Azincourt : rien à voir avec le proche pays minier.
  • un créquier ou prunellier ou fourdrinier est un épineux fréquent dans les haies et clôtures de la région ; et la devise de la famille de Créquy était : 'qui s'y frotte s'y pique'.
  • Les pentes de collines de la région étaient barrées par des haies de créquiers, à l’instar des restanques du midi, et qu'on appelait 'royons' [3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Royon
Embry Créquy Torcy
Royon Sains-lès-Fressin
Lebiez Fressin

Toponyme[modifier | modifier le code]

  • Première mention de Royon en 893 dans Gallia Christiana[4] : ce document cite comme vingt-et-unième abbé de Saint-Médard de Soissons « ''XXI. Altamarus comes de Royon in pago Atrebatensi (ou Artois), abbatiam S. Medardi Fulconi remensi archiepiscopo pro Sanvedastina dedit anno 893, quo anno Odo rex anterioraregum dona S. Medardo facta confirmavit praecepto quod habes Diplomaticae pag. 527 » Malheureusement, on ne peut retenir ce document, d'une part parce qu'il est établi que la notion de comté est largement postérieure à l'an 1000, et d'autre part parce qu'il fait référence à un autre document publié dans De re diplomatica qui est un faux connu. Il s'agit d'un acte de Saint-Médard de Soissons daté de l'an 893 dont Robert-Henri Bautier analyse toutes les incohérences. Enfin, quand bien même on tiendrait compte de ce faux, c'est pas le nom de Royon mais bien plus celui de Noyon qui semblerait devoir être retenu.
  • 1201 : Roion : "Hugo de Roion vendidit ecclesie vestre ... quartam partem totius ville de Waringheval... (Arch. Pas-de-Calais, Fonds Rodière),
  • 1256 : Roion, (A. D. Nord, B 918 ):... Moi Gérard dit de Bosco (du Bois?), seigneur de Roion, je fais savoir à tous ceux à qui ce présent écrit parviendra qu'a été passé entre moi et mon homme lige Robert de Contes une convention précisant que le dit Robert m'a donné et concédé à moi et à mes héritiers tous les droits qu'il avait ou pouvait avoir en matière de dons de gerbes sur le territoire de Roion en échange de douze mesures de terre sises dans le territoire appelé Valois, près des terres de Madame la Comtesse de Bousser et de Messire Henri de Contes, chevalier. Cependant, étant donné que messire Jean de Biez, chevalier, (différent du chevalier de Jérusalem Jean de Biez, dont on parle plus loin et qui vivait en 1570) tient et possède actuellement pour toute sa vie douze journaux de ces terres, j'ai donné en échange au dit Robert, sur le conseil de bonnes et prudentes gens, une compensation suffisante: à savoir la terre dite du champ de Buxi, près du bois de Messire Beaudoin de Créquy et du bois de Messire Henri de Gees (rapport avec le "fond Jean de Hée" à Sains les Fressin?), chevalier, deux mesures de terre près des terres du dit Robert et d'Arnoul dit Grandin (ou Grandet). Le dit Robert ou son héritier tiendront cette compensation tant que le susdit Messire Jean de Biez vivra. Mais quand il arrivera à Messire Jean de Biez, chevalier, de quitter ce siècle, cette compensation reviendra à moi ou à mon héritier, et le dit Robert ou son héritier posséderont ensuite librement et paisiblement, suivant le droit héréditaire, les douze mesures de terre sises sur le territoire de Roion, dans le champ dit Halois. Il ne faut pas passer sous silence que j'ai passé les conventions inscrites ci-dessus en présence de mes hommes liges et du consentement de mon épouse Béatrice et de notre fils héritier Nicolas qui ont bien voulu donner également leur assentiment à ces conventions. Et, pour qu'elles soient convenablement, fidèlement et fermement observées, moi, Gérard, en témoignage de cette affaire, j'ai apposé mon sceau (disparu) en haut de ces présentes lettres et me suis obligé ainsi que mon héritier à en respecter la teneur. Fait en l'an de grâce 1256, le mois de janvier...

Variantes : Château-Royon, Campagne-Royon, Castelroyon, Droyon, La Chaize-royon, La Chapelle-Royon, La Ferté-Royon, Le Mesnil-Royon, Le Mas-Royon, Montroyon, Le Plessis-Royon, Pont Royon, Port-Royon, Royon le Grand, Royon le Petit, Valroyon, Van Royon, Van Der Royon, Villeroyon

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans le Marquenterre et les baies de Somme, Authie et Canche, les royons [9],[10] désignaient des digues construites pour gagner des terres sur la mer qu'on appelait alors 'relais de mer', 'enclôtures', ou 'renclotures'. Ces renclorures sont à rapprocher des Polders des Pays-Bas. Sur la carte jointe, elles figurent en rouge avec leur année de création. Leur nom perdure sur les chemins ou routes de la région construites dessus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Royon dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1981 Baudouin de Hauteclocque RI  
1981 en cours Serge de Hauteclocque UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 124 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
258 257 306 266 253 254 263 283 250
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
222 225 234 231 220 219 228 246 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
213 210 203 176 188 186 189 164 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
153 133 135 127 117 103 115 117 124
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (56,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 56,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 28,8 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 19,7 %) ;
  • 43,6 % de femmes (0 à 14 ans = 5,9 %, 15 à 29 ans = 21,6 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 33,3 %).
Pyramide des âges à Royon en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
9,1 
75 à 89 ans
9,8 
10,6 
60 à 74 ans
23,5 
19,7 
45 à 59 ans
21,6 
19,7 
30 à 44 ans
17,6 
12,1 
15 à 29 ans
21,6 
28,8 
0 à 14 ans
5,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'arbre (de la Révolution) de Royon[modifier | modifier le code]

Sur la route de Royon à Sains-les-Fressins.

Le château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : château de Royon.

L'église[modifier | modifier le code]

Église consacrée à Saint-Germain d'Auxerre, sépulture des comtes de Bryas[15].

Le souterrain[modifier | modifier le code]

La tradition écrite et orale rapporte la notion d'un souterrain non retrouvé allant du château à Fressin[16],[17],[18],[19],[20].

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Royon est situé à proximité de l'église Saint-Germain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Royon.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’argent à la croix de gueules chargée en cœur d’une coquille d’or, cantonnée de quatre coquilles aussi de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Wartburg W. (Von) : Franzozisches Etymologishes Wöterbuch (FEW), Eine darstellung des galloromanicheen sprachschatzen,10.Band R,p. 386-394, Zbiden Ed., Bâle, 1989
  2. Van Drival E.: La topographie et les noms de village de l'Artois du VIIe au XIIe siècle, Antiquités du Pas-de-Calais, 1875-1878-IV, p.99-110
  3. Balandra E. : Les rideaux ou royons picards aux XIIIe et XIVe siècles, Bull. Soc. d'émulation d'Abbeville, 1980-XXIV, p. 757-763.
  4. Gallia Christiana, XIV, p. 413, col A.
  5. Leduque A.: Essai topographique sur la Morinie, CDRP, 1968.
  6. Malbrancq J. : De morinis morinorum rebus, Tournai, 1639
  7. Martel J.: Le défrichement en Artois du IXe au XIIIe siècle, Bull. Soc. des Antiquaires de la Morinie, 1952-1957-XVIII, p. 510-512
  8. Dufetelle A. : Le Marquenterre, Monographie de Quend, Imp. Nouvelle, Abbeville, 1907.
  9. Briquet A. : Le littoral du Nord de la France et son évolution morphologique, Colin A. Ed.,Paris 1930
  10. Dufetelle A. : Le Marquenterre, Monographie de Quend, imprimerie nouvelle, Abbeville, 1907.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  13. « Évolution et structure de la population à Royon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010)
  15. Rodière R. : Dictionnaire épigraphique du Pas de Calais, Sède Ed., Arras, 1937
  16. Harbaville : Mémorial historique et archéologique du département du Pas-de-Calais, Topino Ed., Arras, 184.
  17. Hautecloque G.: (de) Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais, 1880.
  18. Loisne A. (Comte de): Dictionnaire topographique du Pas-de-Calais.
  19. Robitaille : Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais, 1867.
  20. Terninck A. : L'Artois souterrain. Études archéologiques sur cette contrée depuis les temps reculés jusqu'au règne de Charlemagne, Arras, 1879.