Saint-Venant
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| Saint-Venant | |
|---|---|
Vue depuis la Lys navigable, le centre ville |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Nord-Pas-de-Calais |
| Département | Pas-de-Calais |
| Arrondissement | Béthune |
| Canton | Lillers |
| Code commune | 62770 |
| Code postal | 62350 |
| Maire Mandat en cours |
André Flajolet 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Artois-Lys |
| Démographie | |
| Population | 3 206 hab. (2009) |
| Densité | 225 hab./km2 |
| Gentilé | Saint-Venantais |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 15 m — maxi. 19 m |
| Superficie | 14,24 km2 |
Saint-Venant est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais.
Saint-Venant est un bourg situé au confluent de la Lys et du ruisseau de Guarbecque. Saint-Venant se trouve dans l'Artois flamand. Le nom du bourg est francisé depuis le haut Moyen Âge.
Ses habitants sont les Saint-Venantais.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
Autrefois ville fortifiée, il s’agit aussi d’une seigneurie érigée en comté en 1655. Le village fut définitivement annexé à la France avec le Traité d'Utrecht (1713). Le village se nommait originellement Papinghem ou Pappingeham : de papo et -inghem, le nom signifierait « domaine de papo ».
En 1094 il prend celui de « Sanctus Venantius », ce qui donnera le nom actuel. Ce nom provient de celui d'un saint ermite qui s’y serait établi, et dont la tombe se trouve à proximité : Venantius, ou Venant, au VIIIe siècle.
[modifier] Première guerre mondiale
Situé à 12 kilomètres au sud du front, Saint-Venant devient rapidement un centre de logistique stratégique pour les alliés. La région est alors directement rattachée au commandement militaire de l'armée anglaise et de son Maréchal Haig.
De juin 1915 à octobre 1917, les services de santé britanniques et indiens sont établis à Saint-Venant. Dans le cimetière, on trouve les tombes de soldats indiens tombés entre janvier et juillet 1915, les tombes de soldats anglais et français. Le QG et le mess des forces indiennes, écossaises et anglaises sont installés dans la demeure bourgeoise La Peylouse. En 1917 et 1918, l'État major de la jeune république portugaise s'installe au même endroit. Le Général Tamagnini de Abreu, chef militaire des forces militaires du Corps Expéditionnaire Portugais (CEP) composé d'environ 70 000 hommes dirige, depuis Saint-Venant, ses troupes lors de la bataille de la Lys en 1918, avant de libérer Lille.
[modifier] Seconde guerre mondiale
Durant la Deuxième Guerre mondiale, Saint-Venant a été le théâtre de violents combats qui ont servi à retarder les Allemands pour couvrir l'évacuation de Dunkerque.
[modifier] Héraldique
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : de gueules aux deux bars adossés d’argent, accompagnées de trois trèfles du même, deux en chef et une en pointe. |
[modifier] Économie
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Venant depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Venant compte 3 274 habitants (soit une augmentation de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 3 048e rang au niveau national, alors qu'elle était au 2 899e en 1999.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,6 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 27,2 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
- 52 % de femmes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 17,1 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 27,6 %).
[modifier] Évolution de la répartition de la population 1921 - 1990
[modifier] Catégories socio-professionnelles
- PCS 1 : 7,60 % d'agriculteurs en 1921, 1,30% en 1990
- PCS 2 : 6,40 % d'artisans, commerçant et chefs d'entreprise en 1921, 3,40 % en 1990
- PCS 3 : 0,60 % de cadres et professions intellectuelles supérieures en 1921, 2,30 % en 1990
- PCS 4 : 3,60 % de professions intermédiaires en 1921, 2,30 % en 1990
- PCS 5 et 6 : 22,30% d'employés et d'ouvriers en 1921, 28,00 % en 1990
- PCS 7 et 8 : 59,50 % de retraités et autres sans activité professionnelle en 1921, 56,10 % en 1990
[modifier] Administration
Saint-Venant a été chef-lieu de canton durant la Révolution (de 1790 au 8 Pluviôse an IX (28 janvier 1801)). Les exécutions à Saint-Venant furent parmi les plus meurtrières pendant la Révolution. Saint-Venant devient Fort-Vert sous la Révolution. La Révolution changea en effet systématiquement les noms des communes commençant par "Saint" ou "Sainte" par souci de déchristianisation et débaptisa certaines villes qu'elle souhaitait châtier.
[modifier] Maires
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | André Flajolet | UMP | Député | |
| mars 2001 | 2008 | André Flajolet | UMP | Député |
| juin 1995 | mars 2001 | André Flajolet | RPR | Député |
| mars 1989 | juin 1995 | André Flajolet | RPR | Député |
| mars 1983 | mars 1989 | Gaston Dufour | ||
| 1982 | mars 1983 | Gaston Dufour | ||
| mars 1977 | 1982 | Yves Benoit | ||
| 1959 | mars 1977 | Jean Antignac | ||
| 1947 | 1959 | Anicet Bécart | ||
| 1945 | 1947 | Jean-Baptiste Hennuyer | ||
| 1941 | 1945 | Germain Lepoivre | ||
| 1919 | 1941 | Justin Mullet | ||
| 1904 | 1919 | Maurice Vanhoucke | ||
| 1900 | 1904 | Bertin Conseil | ||
| 1894 | 1900 | Victor Fournie | ||
| 1892 | 1894 | Louis Pascalin | ||
| 1881 | 1892 | Leury Lissacq | ||
| 1880 | 1881 | Gustave Fumery | ||
| 1876 | 1880 | Louis Lissacq | ||
| 1871 | 1876 | Fleury Lissacq | ||
| 1870 | 1871 | Louis Flament | ||
| 1864 | 1870 | Alphonse Fournier | ||
| 1863 | 1864 | Victor Parent | ||
| 1848 | 1863 | Omer Playoust | ||
| 1847 | 1848 | Piere Gueribois | ||
| 1843 | 1847 | François Conseil | ||
| 1840 | 1843 | Louis Lissacq | ||
| 1828 | 1840 | François Fumery | ||
| 1808 | 1828 | Auguste Denissel | ||
| 1801 | 1808 | Louis Lissacq | ||
| 1792 | 1801 | Nicolas-Joseph Maes | ||
| 1791 | 1792 | Joseph Lartisien | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Enseignement
| Type | Nom | Enseignement |
|---|---|---|
| École maternelle | Jacques Prévert | Public |
| École primaire | Alphonse de Lamartine | Public |
| Collège | George Brassens | Public |
[modifier] Lieux et monuments
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Le monument aux morts
Un foyer de vie double tarification
Un centre pour jeunes délinquants
Une maison de retraite
L'ancienne gare
La porte d'Aire
Le centre hospitalier
La Lys
Le port de plaisance
Le moulin à eau sur la Guarbecque
[modifier] Architecture sacrée
L'église de Saint-Venant fut reconstruite après 1918. Sa cloche date de 1670 et l'orgue de la moitié du XXe siècle. On y trouve à l'intérieur des fonts baptismaux du XIe siècle (art roman) qui proviennent de Vieux-Berquin.
Le cimetière communal contient 429 tombes militaires, 253, dont 165 britanniques, pour la Première Guerre mondiale et 176 pour la Seconde Guerre mondiale. Ces corps sont dus à l'établissement des services de santé britanniques et indiens à Saint-Venant de juin 1915 à octobre 1917. On trouve donc dans le cimetière les corps de soldats indiens tombés entre janvier et juillet 1915.
Un cimetière militaire britannique est également situé à Saint-Venant sur la route allant à Robecq.
[modifier] Architecture civile
L'hôtel de ville de Saint-Venant, datant de 1766, est classé monument historique. Il possède une très jolie façade.
Il faut noter également que la ville de Saint-Venant compte plusieurs maisons et fermes du XVIIIe siècle.
De plus, il faut noter l'architecture futuriste du nouveau centre éducatif fermé, au bout d'une allée magnifique (longeant une école et un hôpital) nommée "Charles de Foucauld", en hommage au personnage hors normes, soldat, explorateur et missionnaire mais que rien, dans sa jeunesse, ne prédisposait à devenir un saint.
Dans l'ancien hospice, on trouve une fontaine qui serait un don de Louis XIV.
[modifier] Monuments historiques
Hôtel de Ville de 1776: façades et toiture : inscription par arrêté du 11 janvier 1951
Le manoir situé à côté de la Lys rue du chemin de ceinture.
Deux portes des anciennes fortifications subsistent encore (porte d'Aire notamment).
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Robert de Waurin, seigneur de Saint-Venant († 1360), maréchal de France en 1344
- Les Brice, une famille d'artistes peintres à la cour de Bruxelles aux XVIIIe et XIXe siècles. Jean-François Brice est né en 1687 à Saint-Venant, il est le père du peintre Pierre-François Brice (1714-1794), né à Saint-Venant, peintre à Bruxelles à la Cour de Charles de Lorraine et qui fut père du peintre et graveur Antoine Brice (1752-1817), père lui-même du grand peintre néo-classique Ignace Brice (1795-1866), professeur à l'Académie Royale de Bruxelles, surnommé le David bruxellois.
- Louis Denissel (1808-1863), représentant aux assemblées Constituantes et Législatives
- Pierre Englebert Desruelles (1723-1792), gouverneur héréditaire de La Gorgue et du pays de Lalleu
- Reine Judith Desruelles (1736-1818), dernière abbesse de l'Abbaye de Beaupré à La Gorgue
- Auguste Dubois (1871-1943), violoniste, compositeur et chef de l'Harmonie des Mines de Bruay
- Jean-Baptiste Franchot (1809-1881), ingénieur civil et inventeur de la lampe à modérateur
- Pierre Galand (1510-1559), érudit de la Renaissance. Il fut professeur royal, docteur d'université et chanoine de l'église Notre-Dame de Paris où il rétablit un collège (où il fonda quelques bourses pour des enfants de Saint-Venant)
- Jean Pierre de Selve, (1647 - 27 mars 1721 à Saint-Venant, est un chevalier, seigneur d'Audeville Loiret, Lieutenant-Colonel du régiment de Picardie, Brigadier des armées du roi, Gouverneur de Saint-Venant, Maréchal de camp des armées du roi.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- Notice communale de Saint-Venant sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Saint-Venant sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Évolution et structure de la population à Saint-Venant en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 28 août 2010
- Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 28 août 2010