Essars

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Essars
La mairie
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Blason de Essars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Béthune-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Artois
Maire
Mandat
Gérard Malbranque
2014-2020
Code postal 62400
Code commune 62310
Démographie
Population
municipale
1 632 hab. (2011)
Densité 439 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 32′ 52″ N 2° 39′ 55″ E / 50.5477777778, 2.66527777778 ()50° 32′ 52″ Nord 2° 39′ 55″ Est / 50.5477777778, 2.66527777778 ()  
Altitude Min. 18 m – Max. 23 m
Superficie 3,72 km2
Localisation

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Site web Bienvenue à Essars (site officiel de la commune)

Essars est une commune française de la région Nord-Pas-de-Calais, située dans le département du Pas-de-Calais, près de Béthune.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rue du 11 novembre, rue principale du village, se trouve être également la route départementale 171 de Béthune à Armentières.
Depuis le pont qui franchit le canal d'Aire à La Bassée, on aperçoit la zone industrielle du “Parc Washington” située sur la rive béthunoise.

Le finage d'Essars s'étend sur 372 ha[1] le long de la Lawe, un affluent de la Lys. Il est limitrophe au sud de celui de Béthune, les territoires des deux communes étant principalement séparés par le “canal d'Aire à La Bassée”, l'un des tronçons de la liaison fluviale Dunkerque-Escaut[2].

En quittant Béthune par le nord, Essars se trouve être la première commune de la plaine de Flandre, dans sa partie appelée localement le “bas-pays d'Artois”.

Le relief est plat, la variation totale d'altitude ne dépassant pas 5 mètres. Le terroir, aux sols argileux, gagné au Moyen-âge sur des bois et des marais, est principalement agricole, consacré à des cultures de céréales et de betterave sucrière ou au maraîchage. L'important réseau de fossés de drainage, qui permit l'assèchement des terres, tend à disparaître en raison de l'urbanisation et du remplacement par des drains enterrés. Hormis quelques petites parcelles de peupleraies et la couverture arborée des buttes de déblais le long du canal, les boisements sont inexistants.

À proximité immédiate du territoire communal, en rive sud du canal, sur des terrains qui furent cédés en 1958 par la commune d'Essars à celle de Béthune, se trouve une grande zone industrielle créée au début des années 60 dans le cadre de la reconversion industrielle du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Sous le nom actuel de “Parc Washington”, elle accueille le port fluvial, l'usine de pneumatiques Bridgestone (auparavant Firestone), l'unité de production européenne de résines synthétiques de SI Group (anciennement Schenectady), le fabricant de cheminées Philippe, etc.

Le village d'Essars compte actuellement deux hameaux : le Long Cornet (en direction de Hinges) et Sévelingue (sur la route de Locon). Depuis les extensions pavillonnaires des années 80, l'agglomération bâtie est cependant devenue continue depuis le bourg d'Essars jusqu'à Sévelingue.

Une partie du village (la rue du Silo et l'ancienne route d'Armentières) s'est trouvée également séparée du reste du territoire lors du creusement du nouveau tracé du canal entre les deux guerres mondiales et rejetée sur la rive sud.

Les documents historiques mentionnent d'autres noms de hameaux : Monchicourt (où se trouvaient les anciennes écluses sur la Lawe), la Motte (dont il subsiste la ferme fortifiée, rue de la Motte au Bois) et la ferme du Roy (dont l'emplacement est maintenant situé sur le territoire béthunois dans la zone industrielle).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Essars possède environ 3,2 km de limites communes avec Béthune au sud (dont 1,7 km marquées par le canal), 1 km avec Annezin à l'ouest, 2,7 km avec Locon au nord et 2,1 km avec Beuvry à l'est.


Communes limitrophes d’Essars
Locon
Annezin Essars Beuvry
Béthune

Histoire[modifier | modifier le code]

Essars sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle).
La carte d'Etat-major (publiée vers 1866 d'après des levés de 1832) montre bien le tracé de l'ancien canal qui contourne Essars par le sud.

Un acte de donation daté d'environ 1190, compilé dans le cartulaire de Saint-Barthélémy de Béthune, fait mention de la localité par l'expression “In Sartis sub Bethunia” (dans les défrichés sous Béthune). On y cultivait déjà des céréales, car l'endroit était redevable aux prêtres de l'église de Béthune de deux boisseaux de blé, auxquels s'ajoutaient quarante-huit chapons et quarante-huit deniers parisiens[3]. Très certainement, l'étymologie est donc celle de l'essart (du latin médiéval sartum qui désigne un terrain défriché).

Au cours des époques, la graphie du toponyme est longtemps restée instable, se terminant parfois par un “t”, parfois par un “s”, parfois par les deux[1]. La carte de Cassini, au XVIIIe siècle, fait ainsi apparaître le village sous l'écriture “Eßart”, avec le symbole d'une église et l'abréviation “Succ.” indiquant qu'il ne s'agissait pas d'une paroisse autonome.

Le village d'Essars fut en effet doté d'une église en 1545 mais qui, pour autant, ne fut desservie que par un chapelain placé sous l'autorité du curé de la paroisse Saint-Vaast de Béthune[4]. Les habitants étaient d'ailleurs tenus de se rendre deux fois par an à la messe à Béthune.

Pendant longtemps, seule la Lawe, canalisée en 1500[5], servit de voie navigable permettant le commerce fluvial entre Béthune et la Lys. En 1825, le canal d'Aire fut inauguré. “L'ancien canal” faisait une boucle jusqu'aux portes de Béthune en passant au sud de la ferme du Roy. Un tracé plus direct, celui du “nouveau canal”, qui coupait en deux le territoire d'Essars, fut ensuite creusé dans les années 1920.

Durant la Première Guerre mondiale, Essars est le siège d'un cantonnement britannique[6]. Pendant la plus grande partie de la guerre, malgré quelques canonnades et la proximité du front, le secteur reste relativement calme. Quelques habitants des communes voisines qui ont fui les zones de combat sont venus se réfugier à Essars[7]. En juillet 1917, les enfants de Beuvry viennent même recevoir leur confirmation à l'église d'Essars plutôt qu'à Béthune, jugé moins sûr[8]. Mais en avril 1918, les forces allemandes lancent une violente offensive et déclenchent la bataille de la Lys. La population civile de toute la région est contrainte d'évacuer dans la précipitation. Les Allemands parviennent à enfoncer la ligne de front que tenaient les Alliés, mais au sud de cette avancée, ils sont arrêtés le 18 avril entre Locon et Essars et n'atteignent pas Béthune. Des bombardements intenses se poursuivront alors jusqu'à la fin de la guerre, provoquant la destruction du village, tout comme celle de Béthune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Essars dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune

La commune d'Essars dépend de l'arrondissement de Béthune. Elle est actuellement rattachée au canton de Béthune-Est dont le conseiller départemental élu est M. Raymond Gaquère du parti socialiste, également maire de La Couture.

Essars participe à la communauté d'agglomération de l'Artois (Artois Comm.) et y est représentée par un siège de conseiller communautaire auquel a été élu M. Gérard Malbranque, par ailleurs maire d'Essars.

Le conseil municipal d'Essars est composé pour la mandature 2014-2020 de dix-neuf conseillers municipaux.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1800 Jean-Baptiste Dusquenes    
1800 1811 Noël Joseph Thomas    
1811 1820 Antoine Joseph Bréhon    
1820 1832 Auguste François Wibaux    
1832 1848 Lambert Désiré Aimé Prou    
1848 1848 Augustin Carpentier    
1870 1872 Émile Billon    
1874 1881 Henri Flahaut    
1881 1908 Albert Flahaut    
1908 1914 Henri Wicquart    
1914 1918 Eugène Prévost   (nommé d'office)
1918 1918 Jules Debai   (nommé d'office)
1919 1935 François Bréhon    
1935 1940 René Berteloot    
1940 1940 Albert Warembourg    
1940 1944 Élie Linglart   (désigné par l'occupant allemand)
1944 1947 Albert Warembourg    
1947 1959 Jean Bréhon    
1959 1986 Georges Cabaret    
1986 mars 2001 André Binot    
mars 2001 en cours Gérard Malbranque DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 632 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
563 534 520 608 606 627 611 620 584
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
625 632 684 701 652 577 600 580 579
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
591 603 600 562 680 743 725 756 965
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
911 1 175 1 151 1 683 1 919 1 732 1 679 1 649 1 638
2011 - - - - - - - -
1 632 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 25,2 %, plus de 60 ans = 20,2 %).
Pyramide des âges à Essars en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,6 
4,8 
75 à 89 ans
6,4 
13,6 
60 à 74 ans
13,2 
23,6 
45 à 59 ans
25,2 
21,1 
30 à 44 ans
18,9 
18,3 
15 à 29 ans
18,4 
18,4 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Activités[modifier | modifier le code]

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école publique primaire et maternelle, l'école Pierre Bachelet.

Commerces[modifier | modifier le code]

Le village accueille un supermarché ainsi que divers petits commerces de proximité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur au chef d’argent chargé de trois arbres arrachés de sinople

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

L'église d'Essars actuelle date du début du XXe siècle.

La première église, dédiée à Saint Jacques, fut construite en 1545 sous le règne de Charles Quint, Essars faisant alors partie des Pays-Bas espagnols. Elle resta cependant dépendante de la paroisse béthunoise de Saint-Vaast. En 1645, elle fut incendiée lors du siège et de la prise de Béthune par les Français[12]. Réparée grâce à diverses donations, elle fut à nouveau saccagée durant la Révolution française. L'église ancienne, qui se dressait à l'angle de l'actuelle rue Warembourg, fut entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale. Le bâtiment actuel a été édifié une quarantaine de mètres plus loin dans la direction d'Armentières.

La Croix de Fer[modifier | modifier le code]

Grotte, calvaire et chapelles de la Croix de Fer

Au lieu-dit La Croix de Fer se trouve un ensemble d'une grotte avec des statues représentant la "Lamentation du Christ" surmonté d'une croix de fer et entouré de deux chapelles-oratoires. Ce triple monument fut inauguré en 1874.

Les monuments commémoratifs des guerres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]