Hirson

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Hirson
L'Oise à Hirson.
L'Oise à Hirson.
Blason de Hirson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Hirson
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Trois Rivières
Maire
Mandat
Jean-Jacques Thomas
2008-2014
Code postal 02500
Code commune 02381
Démographie
Gentilé Hirsonnais, Hirsonnaise
Population
municipale
9 383 hab. (2010)
Densité 278 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 18″ Nord 4° 05′ 02″ Est / 49.9216666667, 4.08388888889 / 49.9216666667; 4.0838888888949° 55′ 18″ N 4° 05′ 02″ E / 49.9216666667, 4.08388888889 / 49.9216666667; 4.08388888889  
Altitude Min. 157 m – Max. 268 m
Superficie 33,77 km2
Localisation

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Hirson

Hirson est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie. Les habitants de la commune s'appellent les Hirsonnais et les Hirsonnaises.

Sommaire

Géographie[modifier]

Localisation[modifier]

Situation de Hirson parmi les communes de l'Aisne.

Hirson est limitrophe de la Belgique. Elle est située dans le Nord-Est du département de l'Aisne, à proximité des départements du Nord et des Ardennes.

Hirson fait partie de la Thiérache. Elle est située à proximité immédiate de deux grandes forêts, la forêt d'Hirson et la forêt de Saint-Michel.

Hydrographie[modifier]

Hirson est arrosée par l'Oise, le Thon et le Gland.

Les différents ruisseaux de la commune : ruisseau d'Anor, ruisseau de Brugnon, ruisseau de La Marquette, ruisseau des Marais, ruisseau de Blangy, ruisseau du Catelet, ruisseau du Rie De Bon Feu, ruisseau de Four Matot.

Géologie et relief[modifier]

Le point culminant d'Hirson est situé à 268 mètres au-dessus du niveau de la mer. L'altitude la plus basse est de 157 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Communes limitrophes[modifier]

Hison est limitrophe de 8 communes : Éparcy, Buire, Neuve-Maison, Mondrepuis, Anor (Nord), Macquenoise (Belgique), Saint-Michel, Bucilly[1].

Rose des vents Mondrepuis Anor (Nord) Macquenoise Drapeau de la Belgique Belgique Rose des vents
Neuve-Maison N Saint-Michel
O    Hirson    E
S
Buire Éparcy Bucilly

Climat[modifier]

Hirson comme toute la Picardie est soumis à un climat océanique dégradé. Le relevé climatique est proche de celui de Vervins[2].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 5 7 10 15,3 19 22,6 24 23,9 21 14,6 8,9 5,3 14,7
Températures minimales moyennes (°C) -1 -1 1 4,3 7,7 11 13 12,2 9,4 6,1 2,3 -0,7 5,4
Températures moyennes (°C) 2 3,3 5,7 9,8 13,3 16,7 18,7 18,3 15,5 10,1 5,6 2,3 10,1
Source : Climatologie mensuelle - Vervins, France[3]

Voirie[modifier]

Hirson compte plusieurs quartier et lieu-dits : Blangy, la Briquetterie, le centre-Ville, le Champ-Roland, les Champs-Elysées, le Nouveau Siècle, le Plain, le Taillis, la Verrerie, le Pas-Bayard, la Douane.


Toponymie[modifier]

Blason d'Hirson avec la mention Iricio 1136

Selon l'étude de la première formulation du toponyme[5][6] : « Iricio », le toponyme proviendrait du latin ericius, qui signifie hérisson, ou actuellement, du picard hirchon, qui désigne le même animal[7].

Histoire[modifier]

L'Antiquité[modifier]

Le territoire des Rèmes (REMI) lors de la bataille de l'Aisne en -57.

Les importants et les plus anciens vestiges découverts dans le canton d'Hirson, ceux de Macquenoise et de Mondrepuis (dit du Catelet[8]), révèlent la présence de deux camps antiques. Le deuxième est certainement d'origine celtique du type éperon barré (visible sur les photos aériennes du site). Du matériel lithique, des pièces de monnaies et des vestiges gallo-romains ainsi que des sépultures franques furent découvert sur la commune d'Hirson. Situé aux confins des territoires de deux peuples belges marquants, le canton actuel d’Hirson était occupé par les Nervi décrits comme sauvages par Jules César qui conquit cette région en 57 avant J.-C., et par les Rémi, alliés de César.

Article détaillé : Bataille de l'Aisne (-57).

Les Nervi peuplaient le département du Nord et le Hainaut belge actuels. Les Rémi occupaient les territoires actuels du Laonnois, l’arrondissement de Vervins, le département des Ardennes et l’arrondissement de Reims. Hirson n’apparaît véritablement que vers le Xe siècle[9]. Elle portait à l'époque le nom de Iricio[10][11]. Le lieu se signalait par l’existence d’un château fort, situé sur un promontoire rocheux au confluent de l’Oise et du Gland, à l’emplacement actuel du musée. Propriété des seigneurs de Guise, ce château ne fut jamais occupé que par des châtelains, officiers dépendant de ces seigneurs.

Le Moyen Âge[modifier]

En 945, Héresinde, épouse du seigneur Eilbert de Ribemont, vassal du comte de Vermandois Albert Ier le Pieux († 943) fonde à Saint-Michel un ermitage pour des moines écossais ou irlandais venus de l’abbaye Saint-Vincent de Laon. Par la suite, ces moines adoptèrent la règle bénédictine.

Au Xe siècle, un canal fut creusé pour relier l'Oise au Gland. C'est ainsi que naquit l'île Notre-Dame. Sur cette île, en haut d'un promontoire fut érigé un château-fort. Celui-ci permettait d'assurer la défense du royaume de France face au comté de Hainaut.

Une autre abbaye, celle-là de chanoines réguliers de l’ordre des Prémontrés, fut fondée en 1147 à Bucilly, au sud d’Hirson. Ces chanoines réguliers ou prêtres-moines (alors que les autres moines n’étaient pas prêtres pour la plupart) desservirent les cures de nombreux villages alentour.

Au XIIe siècle, ces deux abbayes prospérèrent. Le chœur et le transept de l’église abbatiale Saint-Michel furent reconstruits vers 1150, tels qu’ils existent toujours. L’Abbatiale Saint-Yved de Braine, près de Soissons, imita le style de celle de Saint-Michel, en particulier pour les deux paires d’absidioles posées obliquement par rapport au chœur et à l’abside, ainsi que pour la grande rose à rayon du croisillon nord.

À cette époque, des chartes de franchises (codes judiciaires) furent accordées par les seigneurs de Guise à Hirson en 1156 et à Mondrepuis en 1170.

Ces deux chartes énumèrent les redevances des habitants envers leur seigneur, ainsi que leurs droits et leurs devoirs. Pour le reste, la charte d’Hirson ressemble à un code de droit pénal. Celle de Mondrepuis est plus curieuse, car Mondrepuis appartenait à l’abbaye de Bucilly sous la suzeraineté des seigneurs de Guise. La charte fut donc accordée par ces deux seigneurs. Par ailleurs, la charte de Mondrepuis initiait la création de village dans une clairière entre les bois d’Hirson et de Fourmies. Les moines de Bucilly voulaient y attirer des agriculteurs pour défricher les forêts voisines.

En 1425, le château fort est la propriété de Jean II de Luxembourg.

Seigneurs d'Hirson du Moyen Âge[modifier]

Les châtelains d’Hirson dépendaient des seigneurs de Guise[12].

  • 1126-35 : Roger, châtelain d'Hirson.
  • 1143 : Guy, son fils, châtelain.
  • 1155 : Mathieu, châtelain (femme Agnès).
  • 1156 : Guy II, châtelain.
  • 1189 : Jean d'Hirson. Il était parent de Verric de Moy.
  • 1216 : Mathieu, chevalier d'Hirson (femme Béatrix).
  • 1225 : Guy III, châtelain d'Hirson (femme Aélide de Ribemont, dame de Benay).
  • 1232-44 : Mathieu II d'Hirson, chevalier (femme Béatrix).
  • 1300 : Jean d'Anglebelmer ou Anglebermer, chevalier, seigneur châtelain d'Hirson (femme Mabille de Cahembert(† août 1302[13])).
  • Après 1346, la châtellenie d’Hirson fut rattachée directement au seigneur de Guise et duc de Bretagne Charles de Blois.

L'Époque moderne[modifier]

En 1593, les troupes royales s'en emparent, suivies des Espagnols en 1636, du vicomte de Turenne en 1637 et de nouveau par les Espagnols en 1650. Il sera dévasté et démantelé.

Hirson et les abbayes de Saint-Michel et de Bucilly souffrirent beaucoup des guerre de Cent Ans, de la France et de l’Espagne au XVIe siècle et, enfin, de la guerre de Trente Ans.

La peste accompagna plusieurs fois les guerres, notamment au milieu du XIVe siècle et en 1580 où elle décima la population. Le château d’Hirson fut surtout assiégé par les Espagnols en juillet-août 1636 et en 1650. Lors de ce dernier siège, il fut presque entièrement détruit et il ne fut pas reconstruit.

La nef et la façade occidentale de l’église abbatiale de Saint-Michel furent reconstruites par l’abbé Jean-Baptiste de Mornat après la paix de Vervins en 1598.

Vers 1650, François-Armand de Caruel, seigneur de Magny et d'Annois, devient seigneur d'Hirson[12].

L’abbaye de Saint-Michel fut réformée en 1661 par la congrégation bénédictine de Prémontré de l’Antique Rigueur.

En 1696, Christophe de Caruel (le deuxième fils de François-Armand de Caruel), seigneur d'Annois et de La Rainette, devient seigneur d'Hirson[12].

Après un incendie en 1715, les bâtiments abbatiaux de Saint-Michel furent reconstruits à leur tour. Ceux de Bucilly le furent vers le milieu de ce siècle.

Hirson était le siège d’une gruerie dépendant de la maîtrise seigneuriale des eaux et forêts de Guise. La prévôté ducale d’Hirson ressortissait par appel au bailliage seigneurial d’Aubenton. Enfin, un subdélégué de l’intendant de Soissons séjournait à Hirson. Bien que beaucoup plus nombreux, les subdélégués étaient l’équivalent des sous-préfets actuels.

Vers 1750, fut construite la grande route qui est devenue la R.N. 39 reliant Arras et Cambrai à Charleville-Mézières.

En 1763, un incendie, allumé par un enfant[14], détruisit presque toute la ville. Une pétition de 1765, porte à 100 000 écus les pertes occasionnés par ce sinistre. Avec le consentement du Prince de Condé, les habitants reconstruisirent Hirson, en partie, en utilisant les ruines du château qui fut, ainsi, complètement rasé.

Il y avait 450 feux, soit 1 800 habitants environ à la veille de la Révolution française.

L'Époque contemporaine[modifier]

Au début du XIXe siècle, Hirson comptait déjà plusieurs forges et ferblanteries dont celle du Pas-Bayard. Des clouteries étaient installées dans tout le canton.

À Saint-Michel était implantée la forge de Sougland. Bien antérieure à 1800, l’existence de la métallurgie remontait au Moyen Âge. Elle était dispersée, alors, dans un grand nombre de petites forges utilisant le bois de la forêt et, même à l’origine, le minerai de fer local. Pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg en 1689-1697, ces forges fournissaient beaucoup de munitions d’artillerie.

Dans l’ancienne abbaye de Saint-Michel, une verrerie avait été installée sous la Révolution française et, sous l’Empire, une filature de coton, puis à la fin du XIXe siècle, une fabrique de chaussures, où travaillaient des orphelines dirigées par des sœurs. Aussi, à la veille de l’ouverture de la voie ferrée en 1870, Hirson comptait déjà 3 278 habitants et Saint-Michel, 3 190. À cette époque fut construit le Fort Dubois.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale le centre ferroviaire aux mains des Allemands fut pilonné par l'aviation anglaise. Il en reste la tour Florentine et la rotonde.
Le 2 septembre 1944, les Américains entrent dans Hirson.
Le 5 octobre 1945, Henri Poulat devient maire de la ville.
Le 25 octobre 1947, Louis-Raymond Fischer lui succède.
Le 23 septembre 1950, la ville acquiert le bâtiment actuel de la caserne des Pompiers.
Le 3 avril 1951, création de la bibliothèque municipale.
Octobre 1951, création de la MJC.
Le 4 mai 1954, Louis-Raymond Fischer est réélu.
Le 9 mai 1954, le Building est inauguré.
Le 24 juillet 1955, le stade du Square Saint-Nazaire est inauguré.
Août 1955 : ouverture de la plage et du camping.
Le 23 août 1956, la ville acquiert l'Eden et la Mairie s'y installe en octobre 1957.
Le 20 mars 1959, Louis-Raymond Fischer est réélu.
Le 21 mai 1961, baptême du stade Léo-Lagrange.
Le premier supermarché, Prisunic, ouvre en septembre 1964, sur la place Victor-Hugo.
Le 26 mars 1965, Yves Hary devient le nouveau maire.
Ouverture du Club des jeunes dans les gradins en janvier 1969.
Le premier numéro de l'hebdomadaire Le Courrier paraît le 21 mars 1969.
Le dépôt SNCF ferme le 1er octobre 1969.
Raymond Mahoudeaux devient maire en mars 1971.
La première piscine ouvre en octobre 1973 (elle fermera en 1996).
Fin septembre 1975, la ville rachète le site de Blangy.
Mars 1977, Raymond Mahoudeaux est réélu maire.
Le camping de Blangy ouvre officiellement en mai 1977.
Le 30 mars 1980, dernier numéro de La Gazette de Thiérache.
La radio locale Fréquence Charlemagne est créée en mars 1983.
Georges Lapeyrie devient le nouveau maire le 22 mars 1983.
Le cinéma le Sonhir 3 est inauguré le 17 septembre 1985.
Déplacement du monument de la Victoire en mai 1986.
En mars 1989, Georges Lapeyrie est réélu.
La fontaine de Patrick Saytour est inaugurée le 5 mai 1990.
En juin 1995, Jean-Jacques Thomas devient maire.
En février 2001, inauguration de la déviation sud.
En juin 2003, inauguration de la nouvelle piscine[15].

Culture et patrimoine[modifier]

Monuments et lieux touristiques[modifier]

Parcs et squares[modifier]

Square Saint-Nazaire, Hirson
Situé entre la rue du Hautbert et la rivière le Gland.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Aimé Bonna

Héraldique[modifier]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D’azur au château de trois tours d’argent, maçonné de sable, terrassé aussi d’azur.

Transport[modifier]

Rail[modifier]

Article détaillé : Gare d'Hirson.

Hirson possède un deuxième point d'arrêt SNCF, la gare d'Hirson-Écoles, construit pour desservir le lycée Joliot-Curie. Le point d'arrêt est desservi pendant la période scolaire aux heures d'entrée et de sortie de cours par des trains Laon-Fourmies.

Route[modifier]

Hirson est située sur le tracé de la RN 43 (originellement RN 39). Depuis son transfert dans la voirie départementale, elle a été déclassée en RD 1043 (pour la partie axonaise). Depuis l'ouverture du contournement d'Hirson par le sud le 18 janvier 2000, la partie de la RN 43 correspondant à la traversée de la commune avait été déclassée en voirie communale. La RN 43 fait d'Hirson un point de passage entre Cambrai et Charleville-Mézières.

Hirson se situe également sur la RD 963 qui mène à Vervins où elle rejoint la RN2 qui mène à Laon, Soissons et Paris, et la RD 1050, qui mène à la frontière belge (Macquenoise) puis se prolonge sur le territoire belge vers Chimay et Charleroi.

Enseignement[modifier]

Enseignement primaire[modifier]

Écoles maternelles :

  • École maternelle Jean Zay
  • École maternelle des Promenades
  • École maternelle du Champ-Roland
  • École maternelle des Champs-Elysées
  • École maternelle Charles Clément (les Rouets)
  • École maternelle Jean Jaurès

Écoles élémentaires :

  • École élémentaire Jean Zay
  • École élémentaire Georges Clemenceau
  • École élémentaire Charles Clément (les Rouets)
  • École élémentaire Victor Hugo
  • École élémentaire Jean Jaurès

Enseignement secondaire[modifier]

Collèges :

  • Collège Georges-Cobast
  • Collège privé de l'Enfant-Jésus

Lycées :

  • Lycée Joliot-Curie (surnommé « lycée Bleu » en raison de la couleur du bâtiment)

Enseignement supérieur[modifier]

Le lycée Joliot-Curie[20] prépare plusieurs BTS :

  • Négociation et Relation Client
  • Assistant de gestion de PME et PMI
  • Maintenance industrielle


Administration[modifier]

Liste des maires[modifier]

Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 réélu mars 2008 Jean-Jacques Thomas[21] PS  
22 mars 1983 juin 1995 Georges Lapeyrie RPR  
mars 1971 mars 1983 Raymond Mahoudeaux PCF  
26 mars 1965 mars 1971 Yves Hary Union Hirsonnaise  
25 octobre 1947 mars 1965 Louis-Raymond Fischer SFIO Architecte, ancien élève de Le Corbusier
5 octobre 1945 octobre 1947 Henri Poulat    
mai 1945 octobre 1945 Pierre-Louis Fresnel   Docteur en médecine
- - -    
1935 - Maurice Gobert   Docteur en médecine
1929 1934 Émile Villemant[22] URD Négociant, Député et Sénateur
1925 1929 Jules Decamp   Conseiller Général
1912 1925 Émile Villemant[22] URD Négociant, Député et Sénateur
1895 1912 Rémy Gallas Radical-socialiste Directeur d'établissement secondaire[23]
1892 1895 Alexandre Collet    
1891 1892 Alfred Godon    
1884 1891 Rémy Gallas Radical-socialiste Directeur d'établissement secondaire[23]
1877 1884 Louis Rousseau   Docteur en médecine, filleul de Jean-Antoine Brisset
- - -    
1858 1876 Louis Rohaut   Notaire
1826 1858 Louis Loth   Notaire
1818 1826 Louis Baudelot[24]   Magistrat, Député
1806 1818 Joseph Lefèvre    
- 1806 Jean Mezaud    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Circonscription électorale[modifier]

Hirson fait partie de la Troisième circonscription de l'Aisne.

Gendarmerie mobile[modifier]

Hirson possède un Escadron de Gendarmerie Mobile, le 22/9[25], rattaché au Groupement II/9 de Gendarmerie mobile de Saint-Quentin.

Secours[modifier]

Le Centre de Secours Principal (CSP) d'Hirson fait partie du groupement du Nord de l'Aisne. Il se compose de 65 pompiers (25 pompiers professionnels et de 40 pompiers volontaires)[26].

Démographie[modifier]

Évolution démographique[modifier]

D’après le recensement Insee de 2008, Hirson compte 9 393 habitants (soit une diminution de 9 % par rapport à 1999). La commune occupe le 989e rang au niveau national, alors qu'elle était au 864e en 1999, et le 8e au niveau départemental sur 816 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Hirson depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 11 986 habitants.

En 2010, la commune comptait 9 383 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 023 2 144 2 061 2 231 2 718 2 880 3 005 3 140 3 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 203 3 224 3 334 3 951 4 445 4 809 5 743 6 294 6 632
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 461 8 541 9 638 9 759 11 344 11 403 11 203 10 462 11 134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
11 715 11 858 11 986 11 348 10 173 10 337 9 660 9 473 9 383
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[27] puis Insee à partir de 1968[28].)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 20 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 19,8 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 26,8 %).
Pyramide des âges à Hirson en 2007 en pourcentage[29]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,4 
6,4 
75 à 89 ans
11,0 
13,1 
60 à 74 ans
14,4 
20,2 
45 à 59 ans
21,0 
19,9 
30 à 44 ans
16,9 
20,0 
15 à 29 ans
16,9 
20,2 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,6 
12,2 
60 à 74 ans
13,3 
21,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
20,7 
0 à 14 ans
18,6 

Économie[modifier]

Population active et chômage[modifier]

Selon le recensement de 2006[31], la population de 15 à 64 ans a baissée de 8 %, passant de 6 469 (en 1999) à 5 998 (en 2006). Le Taux de chômage est de 20,46 % en 2006 (contre 23,43 % en 1999). Il est supérieur de 10 points à la moyenne nationale.

Industries[modifier]

Depuis les années 70, Hirson a connu une désindustrialisation continue. Les fermetures d'usines se sont succédé.

Commerce[modifier]

Le ralentissement économique depuis les années 1970 a eu impact sur le commerce hirsonnais. Nombre de petits commerces ont dû fermer. L'activité commerciale s'est déplacée du centre ville vers la périphérie de la ville (avenue de Verdun).

Tourisme[modifier]

L'activité touristique d'Hirson et plus largement de la Thiérache est orientée au tour de trois axes[32] :

Vie locale[modifier]

Équipements sportifs[modifier]

  • Base nautique de Blangy : Boulodromes, Parcours fixe de course d'orientation, Tirs à l'arc, Piscine, Run-Bike, Volley-Ball
  • Terrain André-Fortin : Boules en bois
  • Etrier Sainte-Catherine[35] : Centre Equestre
  • Les Gradins : Court de tennis
  • Espace de la Tannerie : Dojo / Salle d'arts martiaux, Salle multisports, Boulodrome
  • Espace du petit taillis : Equipements d'athlétisme et piste, Salle multisports, Terrain de football, Boulodrome
  • Stade Hébert : Terrains de football, Terrain de basket-ball, Terrains de tennis, Salle multisports
  • Pas-Bayard : Site d'activités aquatiques et nautiques, Site de pêche, Escalade
  • L'Ile Verte[36] : Piscine grand et petit bassins, Bownling, Salle de billard, Beach-Volley, Jeux collectifs
  • Piste de karting
  • Plateau d'évolution Jean Zay : Plateau EPS/Multisports
  • Salle d'Aumasle : Salle multisports
  • Salle Decamp : Salle de tennis de table, Salle d'haltérophilie
  • Skate-Park
  • Stade des Champs Elysées : Terrain de Rugby, Plateau EPS/Multisports, Boulodromes
  • Stade Léo-Lagrange : Terrain de football, Stade d'athlétisme
  • Square Georges Salaun : Boulodrome
  • Rue de Saint-Michel : Boulodrome

Équipements culturels[modifier]

  • Salle Eden : Salle de spectacles.
  • Sonhir3[37] : Salles de cinéma.
  • Espace Didier-Lockwood[38] : Salle de spectacles.
  • Salle Michel-Carpentier : Salle de spectacles.

Médias[modifier]

Télévision[modifier]

La réception de la télévision numérique terrestre (TNT) est possible sur l'ensemble du territoire communal depuis 2007. Un émetteur de télévision propose ce service : le plus puissant est l'émetteur de Landouzy-la-ville, qui diffuse les émissions de la TNT depuis décembre 2007[39]. L'émetteur relaie les 18 chaînes gratuites de la TNT, dont les programmes régionaux de France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie. L'émetteur de Landouzy-la-Cour diffuse les programmes de France 3 Picardie, la sous-antenne régionale de France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie.

Comme toute la Picardie, Hirson est passé au tout numérique depuis le 2 février 2011[40]

Les multiplex sont diffusés sur les canaux suivants

  • multiplex R1 (France 2, France 3, France 5, ARTE, LCP) sur le canal 48
  • multiplex R2 (Direct 8, France 4, BFM TV, Virgin 17, Gulli, i>Télé) sur le canal 32
  • multiplex R3 (Canal + HD, C+ cinéma, C+ sport, Planète, TPS Star) sur le canal 60
  • multiplex R4 (M6, W9, NT1, Paris Première, ARTE HD) sur le canal 51
  • multiplex R5 (TF1 HD, France 2 HD, M6 HD) sur le canal 35
  • multiplex R6 (TF1, LCI, Eurosport, TF6, NRJ12, TMC) sur le canal 54

Journaux[modifier]

Les journaux locaux diffusés à Hirson sont La Thiérache[41], L'Aisne nouvelle, Le Démocrate de l'Aisne et L'Union. Ces journaux diffusent les informations locales de la Thiérache.

Radios[modifier]

Jumelages[modifier]

Drapeau de la Belgique Marcinelle (Belgique)

Drapeau de l'Allemagne Schramberg (Allemagne)

Drapeau de l'Allemagne Königsee (Allemagne)

Mascottes de la ville[modifier]

La ville possède les « mascottes » No piot et No piotte, des géants de plusieurs mètres qui sortent déambuler en ville lors de la fête de la Pentecôte, la journée de la « cavalcade d'Hirson ».

Distinctions[modifier]

Ville fleurie : trois fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[42].


Galerie de photos[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Carte d'Hirson sur Géoportail. Consulté le 29 décembre 2011.
  2. Météo France - Climatologie
  3. Vervins distant de 18 kilomètres au sud-est constitue la station de référence pour la commune d'Hirson.
  4. a, b, c, d, e, f et g Ancien Maire d'Hirson
  5. Auguste Matton, Dictionnaire topographique du département de l'Aisne comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Imprimerie Nationale, 1863, p. 141 
  6. Louis Rousseau, La Thiérache, recueil de documents, concernant l'histoire, les beaux-arts, les sciences naturelles et l'industrie de cette ancienne subdivision de la Picardie. : article du docteur Rousseau sur l'origine d'Hirson, vol. 1, Imprimerie de Papillon, Vervins, 1849, 188 p., p. 16 
  7. Jean-Pierre Semblat, Dictionnaire des noms de lieux. Aisne, Archive & Culture, 2011 (ISBN 978-2-35077-146-5), p. 70 
  8. Bulletin de la Société archéologique et historique de Vervins et de la Thiérache, vol. 7, 1880 [lire en ligne], p. 200 
  9. Récits des campagnes d'Otton II, empereur d'Allemagne et de Geoffroy d'Anjou
  10. Paul Aebischer, Textes norrois et littérature française du Moyen Âge, vol. 2, Librairie Droz, 1972, p. 56 
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, 1963, p. 353 
  12. a, b, c et d Maximilien Melleville, Dictionnaire historique du département de l'Aisne, vol. 1, p. 459 
  13. François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la Noblesse : Seconde édition, vol. 1, Schlesinger frères, p. 287 
  14. La Thiérache, recueil de documents, concernant l'histoire, les beaux-arts, les sciences naturelles et l'industrie de cette ancienne subdivision de la Picardie. : Article du docteur Louis Rousseau, vol. 1, Imprimerie de Papillon, Vervins, 1849, p. 174 
  15. Joël Bagaïni, Les souvenirs du Piot Guernouiller : 1945 - 2000, vol. 4 
  16. Archives concernant Jules Philippe Valéry Decamp issue de la Base Eleonore
  17. http://www.terascia.com/paul-codos-pilote-aviateur-thierachien-recordman-du-monde/6/ Paul Codos pilote-aviateur Thiérachien, recordman du monde
  18. Jacques Le Groignec, Jean Mermoz: l'archange, Les Nouvelles Éditions Latines, 2002 
  19. Acte de décès n° 70 - Mairie de Santes (Nord)
  20. Lycée Joliot-Curie Hirson (02500)
  21. Conseil général de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  22. a et b Fiche de Emile Villemant sur le site de l'Assemblée Nationale
  23. a et b Base de la Légion d'Honneur
  24. Fiche de Louis Baudelot sur le site de l'Assemblée Nationale
  25. http://membres.multimania.fr/escadronhirson/index.htm
  26. Sapeurs-Pompiers d'Hirson
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  29. Évolution et structure de la population à Hirson en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010
  30. Résultats du recensement de la population de l'Aisne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010
  31. http://www.recensement-2006.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=HIRSON&codeZone=02381-COM&idTheme=2
  32. Office de Tourisme de Thiérache
  33. ouvert tous les après-midi sauf le dimanche et les jours fériés
  34. Visite du lieu de tournage du film Rien à déclarer de Dany Boon
  35. Site Officiel de l'Etrier Saint-Catherine
  36. Site Officiel de l'Ile Verte
  37. Site du Sonhir 3
  38. Nom donné par le violoniste de jazz français Didier Lockwood.
  39. Zone de couverture de l'émetteur de télévision de Landouzy-la-Cour (PDF)
  40. http://www.tousaunumerique.fr/comment-faire/etes-vous-couvert-par-la-tnt/ville/hirson/lat/49.9200919/lng/4.084192/
  41. Le site de La Thiérache
  42. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008 

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]