Marchiennes

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Marchiennes
Marchiennes
Blason de Marchiennes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Douai
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Ostrevent
Maire
Mandat
Claude Merly
2020-2026
Code postal 59870
Code commune 59375
Démographie
Gentilé Marchiennois(e)
Population
municipale
4 584 hab. (2019 en diminution de 1,76 % par rapport à 2013)
Densité 214 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 32″ nord, 3° 16′ 59″ est
Altitude Min. 15 m
Max. 21 m
Superficie 21,44 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Marchiennes
(ville-centre)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sin-le-Noble
Législatives Seizième circonscription
Localisation
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Marchiennes
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Marchiennes
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Marchiennes
Liens
Site web http://www.marchiennes.fr/
Cartulaire de 1603 du Duc Charles de Croÿ représentant Marchiennes

Marchiennes est une commune française, située en Flandre romane, dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Marchiennois(es)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Relief, géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Marchiennes se situe sur la Scarpe, rivière de 112 kilomètres qui se jette dans l'Escaut. À Marchiennes, trois cours d’eau attestent encore de leurs efforts : Le Décours, Le Courant de Coutiches et la Râche.[2]

Elle possède sur son territoire la belle forêt domaniale de Marchiennes d'environ 800 hectares composée entre autres de pins sylvestres et de chênes. Elle accueille plus de 110 000 visiteurs par an.

Dans le département du Nord, Marchiennes est un poumon vert qui occupe une position centrale, car à proximité des autoroutes A1 et A23, Marchiennes, à 20 minutes de Lille et de Tournai, 15 minutes de Douai et Valenciennes, 2 heures de Paris et 1h de Bruxelles.

Marchiennes est au cœur du parc naturel régional Scarpe-Escaut, le « cœur de nature », élément important de la trame verte régionale concentré de sites naturels de grande valeur écologique, couvrant quatre forêts domaniales dont la forêt domaniale de Marchiennes, les plaines alluviales de la Scarpe et de l'Escaut. À la suite du drainage agricole périphérique et au surcreusement d'un fossé de drainage périphérique, cette forêt autrefois très humide souffre d'une baisse de la nappe qui en période de sécheresse menace les chênes et les amphibiens. La pose de palplanches sur les fossés de drainages intérieurs à la forêt n'ayant pas apporté les résultats escomptés.

Plusieurs hameaux sont rattachés à Marchiennes :

Le Décours au hameau d' Elpret

Elpret est un hameau situé à l'est de la commune et est traversé par la D39 qui relie Warlaing à Rosult. La rue principale d'Elpret est la rue du Hameau qui est en fait la D39. Quelques pâtés de maisons s'y construisent car la zone est très attractive : en effet, la forêt domaniale de Marchiennes est tout de suite au nord d'Elpret.

Sec Marais est un hameau situé au nord de la commune et est traversé par la D957 qui relie Somain à Orchies. La rue principale de Sec Marais est la route départementale dite "Route Nationale". C'est un hameau qui a connu une forte expansion par sa proximité de l'autoroute A23 (à Orchies) et à la lisière de la forêt domaniale de Marchiennes.

Le Catellet est un hameau situé à l'ouest de la commune en direction de Flines-lez-Raches.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 675 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pecquencourt », sur la commune de Pecquencourt, mise en service en 1962[8] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,8 °C et la hauteur de précipitations de 743,8 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin, mise en service en 1944 et à 24 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marchiennes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Marchiennes, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[18] et 5 892 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (28,7 %), zones agricoles hétérogènes (25 %), terres arables (22,8 %), zones humides intérieures (7,6 %), zones urbanisées (6,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,5 %), prairies (2,7 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Marsenne en flamand[25].

Marchiennes fut, encore au début du XIXe siècle, séparé en Marchiennes-Ville et Marchiennes-Campagne. La Scarpe formait la séparation. Depuis 1946, Marchiennes-Campagne a été rattaché à la commune de Rieulay

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marchiennes
Bouvignies
5 km
Beuvry-la-Forêt
6 km
Tilloy-lez-Marchiennes
5 km
Flines-lez-Raches
8 km
Marchiennes Warlaing
6 km
Vred
5 km
Lallaing
8 km
Rieulay
4 km
Wandignies-Hamage
4 km

Histoire[modifier | modifier le code]

Du au , durant la guerre de Succession d'Espagne, eut lieu le siège de Marchiennes[26].

Pendant les guerres de la Révolution française, les armées, française et ennemie, ont cherché à contrôler Marchiennes en 1792 et 1793. La ville a beaucoup souffert des combats[27].

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Abbaye de Marchiennes[modifier | modifier le code]

Plan de Marchiennes et son abbaye en 1635

Marchiennes est riche d'un beau patrimoine historique dont témoignent encore les vestiges d'une tuilerie romaine sur la base de loisirs des Evoiche (tuile et brique). De plus par interprétation, on peut apparenter le nom de la ville à la Villa de Marcius, les vestiges d'une abbaye fondée en 630 par Adalbaud, comte de Douai. Sainte Rictrude, son épouse, aristocrate d'Aquitaine, créa en 643 un monastère double comprenant une communauté de femmes et une autre d'hommes. Leur fille, sainte Adalsinde (fêtée le 25 décembre), fut l'une des abbesses de la communauté des moniales[28].

À la fin du Xe siècle, il ne reste aucune trace de la communauté masculine sauf quelques chanoines. En 1024, les moniales sont remplacées par des moines bénédictins. Après l'abbatiat désastreux de Fulcard de Landas (1103-1115), l'abbé Amand du Chastel prend l'initiative d'un renouveau institutionnel et artistique qui durera jusqu'à la fin du XIIe siècle et dont témoignent un chartier riche ainsi qu'une collection diverse de textes hagiographiques et historiographiques.

On pénètre sur la place de l'abbaye par deux portes monumentales d'un grand intérêt architectural, le bâtiment de l'actuel hôtel de ville et le Colombier. Le fronton de l'église Sainte-Rictrude est marqué de la devise républicaine, « Liberté, Égalité, Fraternité ». Cette inscription a été ajoutée le à la suite d'un conseil municipal à la proposition de l'un des membres.

Le , les reliques de Sainte Eusébie furent transportés à Marchiennes « où les os avaient été montrés, sains et entiers, aux fidèles, aux religieuses et aux enfants des écoles ».

Autres[modifier | modifier le code]

Marchiennes fut aussi le théâtre d’un des derniers procès de sorcellerie en France qui envoya Péronne Goguillon sur le bûcher en 1679 ainsi que quatre autres femmes dont sa propre fille.

Depuis 1991, pour conjurer cette époque révolue, 30 000 personnes assistent chaque année, le premier dimanche d'octobre, aux célèbres Cucurbitades, fête de la Courge et de la Sorcellerie, fête poétique, culturelle et envoûtante.

Marchiennes est mentionné dans la première phrase de Germinal d'Émile Zola (1885), où « la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit » est évoquée. On peut évoquer également Joseph Balsamo d'Alexandre Dumas, dans lequel on évoque le siège de Marchiennes en 1712 par le Maréchal de Villars.

Il existait également une gare aujourd'hui désaffectée : voir Gare de Marchiennes.

L'église possède un orgue de François-Joseph Carlier datant de 1837. Il s'agit d'un des derniers témoins quasiment intact de la facture des Carlier. Le buffet de l'orgue est inscrit et la partie instrumentale classée au titre des monuments historiques.

Autrefois, l'église possédait un carillon de 37 notes. La majorité des cloches furent réquisitionnées par l'occupant en 1918.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Marchiennes (59) Nord-France.svg

Les armes de Marchiennes se blasonnent ainsi : « D'or à une escarboucle de sable, chargée en cœur d'un rubis de gueules. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Un article publié dans La Voix du Nord no 24306 du 4 août 2020 indique que Serge Gaillot, sous l'étiquette du Rassemblement pour la République, est devenu maire à l'âge de 27 ans à la suite des élections municipales de juin 1995, où sa liste recueille 51,30 % des suffrages exprimés. Un recours annule l'élection, et un nouveau vote est organisé en 1996 où sa liste est cette fois largement réélue.

La liste menée par Serge Gaillot lors des élections municipales de mars 2001 est élue dès le premier tour avec 55,10 % des suffrages exprimés. Serge Gaillot est suspendu de ses fonctions durant un mois par un arrêté du ministère de l'Intérieur en 2003, à cause de la mauvaise santé financière de la commune. Une suspension définitive survient en 2006 et de nouvelles élections sont organisées. Les ennuis judiciaires se poursuivent pour Serge Gaillot avec d'autres affaires, il est notamment incarcéré sur l'île de La Réunion en 2020.

Claude Merly devient maire en 2006[29].

Lors du premier tour des élections municipales le , vingt-sept sièges sont à pourvoir ; on dénombre 3 674 inscrits, dont 1 914 votants (52,10 %), 18 votes blancs (0,94 %) et 1 876 suffrages exprimés (98,01 %). La liste divers droite Marchiennes de toutes les forces menée par le maire sortant Claude Merly recueille 1 295 voix (69,03 %) et remporte ainsi vingt-quatre sièges au conseil municipal contre deux pour la liste divers centre Marchiennes j'y crois du conseiller municipal d'opposition Jocelyn Oger[30] avec 365 voix (19,46 %) et un pour la liste divers gauche J'M 2020 menée par Jocelyne Malfigan[31] avec 216 voix (11,51 %)[32],[33]. Le confinement lié à la pandémie de Covid-19 retarde d'environ deux mois l'élection des maires par les nouveaux conseils municipaux[34]. Claude Merly est réélu maire le 23 mai avec vingt-quatre voix, une minute de silence a été faite en hommage au conseiller municipal René Gos, mort le 25 avril[29].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire en 1802-1803 : Lherbier[27] et 1806[35].

Titulaires de la fonction de maire de MarchiennesVoir et modifier les données sur Wikidata
IdentitéPériodeDuréeÉtiquette
DébutFin
Eugène Desart (d)années 1810
Horries Pagniez (d)[36]9 ans
François Joseph Lecocq (d)
Jules César Alexandre Lherbier (d)
(années 1790 - )

(mort en cours de mandat)
Par intérim :
Adolphe Henri Roch Chery (d)
1 an
Édouard Noël Piedanna (d)5 ans et 7 mois
Auguste Maton (d)
( - )
2 ans et 7 mois
Édouard Noël Piedanna (d)années 1880
Auguste Maton (d)
( - )

(mort en cours de mandat)
5 ans et 9 mois
Félix Maton (d)
( - )
20 ans et 9 mois
Par intérim :
René Bigo (d)
1 mois
René Bigo (d)
Fernand Maton (d)
( - )
années 1920années 1920
Moïse Dufour (d)[37]
( - )
18 ans apparenté PCF (d)
Jean-Pierre Lemaire (d)6 ans et 3 mois Parti socialiste
Serge Gaillot (d)[38]
(né le )
11 ans Rassemblement pour la République
Union pour un mouvement populaire
Claude Merly (d)[39],[40],[41]
(né le )
En cours16 ans divers droite
Edmond Groulez (d)
( - )
Edmond Servais (d)
Maurice Boulongne (d)
Gabriel Saison (d)[42],[43]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Claude Merly actuel maire de Marchiennes est renvoyé en correctionnelle en 2021 pour soupçons de favoritisme. Il est soupçonné d'avoir favorisé certaines entreprises pour des marchés publics de la ville notamment le marché de la réhabilitation de la mairie. Les faits ont été dénoncés par plusieurs de ses anciens adjoints[44]. Le 16 mars 2021, Claude Merly est reconnu coupable et condamné à dix mois d’emprisonnement avec sursis et d’une peine d’un an d’inéligibilité[45]. En janvier 2022, cette peine sera alourdi en appel à trois ans d’inéligibilité[46].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats de Marchiennes.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Marchiennes.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Speldhurst[47],[48]Flag of the United Kingdom (3-5).svgRoyaume-Unidepuis

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[50].

En 2019, la commune comptait 4 584 habitants[Note 8], en diminution de 1,76 % par rapport à 2013 (Nord : +0,49 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5002 2092 3552 4562 5052 6142 8482 9653 047
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0663 1803 2743 3353 4323 3883 2953 2583 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4363 5803 6233 5463 6383 5283 3903 1573 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 4173 3753 2673 5644 1644 6414 6604 6904 745
2014 2019 - - - - - - -
4 6344 584-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,0 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 260 hommes pour 2 327 femmes, soit un taux de 50,73 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[53]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,6 
4,5 
75-89 ans
8,2 
16,6 
60-74 ans
16,3 
21,3 
45-59 ans
21,0 
20,0 
30-44 ans
21,1 
17,4 
15-29 ans
13,1 
19,7 
0-14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2018 en pourcentage[54]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,1 
75-89 ans
8,1 
14,3 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,6 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
20,7 
0-14 ans
18,5 

Économie[modifier | modifier le code]

  • verrerie Sainte-Rictrude [55] ou Société Hubert, Haydin & cie [56] de Marchiennes

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

Fromages[modifier | modifier le code]

Chévrerie du Cattelet de Marchiennes

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Forêt domaniale de Marchiennes.- Circuit de l'Elpret

Équipements municipaux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marchiennes plaque commémorative aux trois frères Corbineau

Folklore[modifier | modifier le code]

La commune a pour géant Pelotin le Marchiennois[59], baptisé le par l'abbé Pierre-Marie Verhægge. Il fait suite à la relance de la fête du Muguet par la municipalité en 2009 et symbolise le jeu de paume. Il est fabriqué par Emmanuel Michiels, qui a notamment réalisé ceux de Montigny-en-Ostrevent, Hornaing, Fenain, Masny..., professeur d’arts plastiques à la retraite. L'habit et le gant sont réalisés par la sinoise Brigitte Renard. Le géant mesure 3,60 mètres, pèse soixante-dix kilos, et a un diamètre de 1,40 mètre. Il est monté sur roulettes et poussé de l'intérieur par une personne[60]. Il a pour parrain Gauthier de Châtillon, le géant de Bruille-lez-Marchiennes[61].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • B. Delmaire, L'histoire-polyptyque de l'abbaye de Marchiennes. Étude critique et édition, Louvain-la-Neuve, 1985, 178 pages
  • Gras, Daniel.- Marchiennes et Beuvry-la-Forêt.- Saint-Cyr-sur-Loire : Alan Sutton, 2010. - 127 pages no 13570.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Marchiennes
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  8. « Station Météo-France Pecquencourt - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Marchiennes et Pecquencourt », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Pecquencourt - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Marchiennes et Lesquin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
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  30. Arnaud Déthée, « « Marchiennes j'y crois » veut emmener la ville vers la transition énergétique », La Voix du Nord, édition Douaisis, no 24162,‎ , p. 16.
  31. Arnaud Déthée, « « Partageons l'avenir de Marchiennes avec Jocelyne Malfigan : J'M 2020 » annonce vouloir baisser les impôts », La Voix du Nord, édition Douaisis, no 24162,‎ , p. 21.
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  35. « Annuaire statistique du département du Nord. Pour … (0000AnNord_0... », sur Mnesys (consulté le )
  36. « Pelotin, le géant présent à chaque manifestation locale », La Voix du Nord,‎ (ISSN 0999-2189 et 2491-3189, BNF 34418428, lire en ligne) :

    « Le 7 juin 1822 Horries Pagniez, maire de Marchiennes, arrête un règlement municipal. Un ballodrome est tracé sur le parvis de l’ancienne église abbatiale, aujourd’hui place Gambetta. »

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  37. « Marchiennes : la salle de musique de Marchiennes portera le nom de Moïse Dufour », La Voix du Nord,  : « Moïse Dufour fut maire de Marchiennes de 1971 à 1989 et fut élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur en 1990. »
  38. Arnaud Déthée, « L’ancien maire de Marchiennes Serge Gaillot en détention provisoire sur l’île de La Réunion », La Voix du Nord, no 24306,‎ , p. 12 (ISSN 0999-2189 et 2491-3189, BNF 34418428, lire en ligne) :

    « Maire de Marchiennes de 1995 à 2006, Serge Gaillot a été mis en examen et placé en détention provisoire par le parquet de Saint-Pierre-de-La-Réunion. »

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  39. « À Marchiennes : l'étonnante collection de Claude Merly, un gaulliste convaincu », La Voix du Nord,  : « Cet événement fait la fierté du maire de la commune, Claude Merly. Fervent gaulliste depuis sa jeunesse. »
  40. Marie-Caroline Debaene, « Orchésis : à un an des municipales, votre maire se représente-t-il ? », La Voix du Nord,‎ (ISSN 0999-2189 et 2491-3189, BNF 34418428) :

    « Marchiennes. À 61 ans, Claude Merly, se dit prêt à repartir pour un tour. Il briguerait ainsi son troisième mandat en tant que maire. L’ancien facteur et ancien adjoint aux sports s’était installé dans le fauteuil du premier magistrat en 2006, après la démission de Serge Gaillot. »

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  41. Benjamin Dubrulle, Julien Gilman et Stéphane Labdant (infographie), « Municipales : la nouvelle carte politique du Douaisis », La Voix du Nord, no 24270,‎ , p. 10 (ISSN 0999-2189 et 2491-3189, BNF 34418428, lire en ligne) :

    « Marchiennes : divers droite »

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  42. « Cinquante ans d'amour pour les époux Fromont-Halluin », La Voix du Nord,‎ (ISSN 0999-2189 et 2491-3189, BNF 34418428, lire en ligne) :

    « [...] qu'ils avaient formulés le 2 mars 1952, lors de leur mariage célébré par Gabriel Saison, maire de Marchiennes à l'époque. »

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  43. « Les Amis de Marchiennes fêtent cette année leur 50e anniversaire », La Voix du Nord,‎ (ISSN 0999-2189 et 2491-3189, BNF 34418428, lire en ligne) :

    « Cette maquette sera à l'origine de la création des Amis de Marchiennes. Le maire de l'époque, Gabriel Saison, avait attribué un local. »

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  44. « Marchiennes: le maire renvoyé en correctionnelle pour favoritisme supposé », sur Nord Eclair, (consulté le ).
  45. « Le maire de Marchiennes, Claude Merly, condamné par la justice pour favoritisme », sur La Voix du Nord, (consulté le ).
  46. « Marchiennes: le maire condamné en appel à trois ans d’inéligibilité pour favoritisme », sur La Voix du Nord, (consulté le )
  47. « Marchiennes : programme chargé au comitéde jumelage Marchiennes - Speldhurst », La Voix du Nord,  : « Celle-ci rappela le but de l’association  : « faire connaître le jumelage avec Speldhurst, petite ville de Kent et rencontrer les amis anglais en mettant en place des actions culturelles, sportives... » »
  48. « Jumelage Marchiennes-Speldhurst » : « Le comité de jumelage Marchiennes-Speldhurst a été créé en 1999. L'association a pour but de favoriser l'établissement de relations entre les habitants de la commune de Marchiennes et ceux de Speldhurst dans tous les domaines : scolaires, sportifs, culturels, sociaux, économiques, afin de permettre une meilleure connaissance réciproque.Notre jumelage s'étend aussi aux petits villages faisant partie du conseil municipal de Speldhurst, conseil qui représente quatre villages : Ashurst, Langton Green, Old Groombridge et Speldhurst. »
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