Zone d'éducation prioritaire

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Les zones d'éducation prioritaires (couramment abrégées sous le sigle ZEP) sont, dans le système éducatif français, des zones dans lesquelles sont situés des établissements scolaires (écoles ou collèges) dotés de moyens supplémentaires et d'une plus grande autonomie pour faire face à des difficultés d'ordre scolaire et social, rompant ainsi avec l'égalitarisme traditionnel du système éducatif français (« donner plus à ceux qui en ont le plus besoin »). Elles sont définies par l'Éducation nationale et ont été créées en 1981 par une circulaire interministerielle[1] proposée par le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Alain Savary, dans le but de lutter contre l'échec scolaire. Les ZEP n'existent plus sous ce nom depuis 2006-2007, d'autres dispositifs les remplaçant sous des appellations variables (APV, RAR, CLAIR, ÉCLAIR...) mais l'expression reste ancrée dans le langage du monde éducatif.

Efficacité[modifier | modifier le code]

Selon une étude de l'Insee portant sur la période 1982-1992, « la mise en place des zones d’éducations prioritaires n’a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves »[2]. En effet, selon cette étude, les moyens supplémentaires bénéficient aux enseignants et non directement aux élèves. Conséquence de la persistance des problèmes, le nombre d'élèves dans les établissements de ZEP baisse, beaucoup de parents évitant ces collèges en contournant la carte scolaire quand ils le peuvent.

Les réformes des zones prioritaires : de la ZEP aux ÉCLAIR[modifier | modifier le code]

Le rapport Moisan-Simon de 1997 préconise comme solution aux problèmes des ZEP la stabilisation des équipes éducatives. Cependant, il constate que les primes ne suffisent pas pour cela.

À la rentrée 1999, la carte de l’éducation prioritaire a été redéfinie et une nouvelle structure ajoutée : le réseau d’éducation prioritaire (REP).

Une réforme a eu lieu à la rentrée 2006, En lieu et place des réseaux existants dans l’éducation prioritaire (ZEP et REP), ont été constitués les 254 réseaux « ambition réussite » (RAR)[3] et les autres réseaux dits « de réussite scolaire » (RRS). Ce plan de relance à l'éducation prioritaire s'articule en trois niveaux (ep1, ep2, ep3). Le but des RAR est de favoriser l'égalité des chances et l'articulation du projet entre l'école, la famille et les partenaires. La réforme accentue également le pilotage académique des ZEP, avec pour objectif de réduire le nombre d'établissements concernés afin de concentrer les moyens sur les collèges les plus en difficulté.

Enfin, depuis la rentrée 2011, le programme « écoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite » (ÉCLAIR) est devenu le « centre des politiques de l’éducation nationale en faveur de l’égalité des chances » (cf. vademecum programme ÉCLAIR). Expérimenté sur 105 établissements, relevant ou non de l’éducation prioritaire, à la rentrée 2010 (circulaire no 2010-096 du 7-7-2010), il a été étendu à la quasi-totalité des RAR à la rentrée 2011 (245 collèges en RAR sur 254 font partie du dispositif ÉCLAIR)[4].

Les zones prioritaires en 2012-2013[modifier | modifier le code]

L’éducation prioritaire est actuellement composée de deux entités distinctes :

  • les réseaux ÉCLAIR qui concentrent un public issu majoritairement des catégories sociales scolairement défavorisées,
  • les RRS dans lesquels le public est généralement plus hétérogène.

À la rentrée 2012, le nombre des écoles et établissements inscrits dans le programme ÉCLAIR est de 2 096 (dont 951 maternelles et 1 145 élémentaires) 333 EPLE (dont 301 collèges, 14 lycées, 18 lycées professionnels) et 4 internats d’excellence. 782 collèges et environ 4 676 écoles sont en RRS[5].

En 2013, le Ministère publiait les chiffres suivants[5] :

L'éducation prioritaire en nombre et pourcentage d'élèves
Établissement Écoles Collèges Lycées
RRS 690 152 366 771 15 556
ÉCLAIR 351 135 142 276 21 652
Total 1 041 287 509 047 37 208
Total des élèves scolarisés en % 17,9 % 19,6 % 1,95 %

Observatoires[modifier | modifier le code]

Le Centre Alain Savary[6], créé en 1993 par le Ministère de l'Éducation nationale au sein de l'Institut national de recherche pédagogique (INRP), avec l'Université Paris 8 et les partenaires de la politique de la ville, est un centre national de ressources sur les pratiques éducatives et sociales en « milieux difficiles », notamment en éducation prioritaire et en RAR.

L'Observatoire des zones prioritaires (OZP)[7] est une association créée en 1990 qui « a pour objectif de favoriser les échanges et la réflexion sur l’éducation prioritaire (RAR - ZEP - REP) et plus largement sur la lutte contre l’échec scolaire et l’exclusion dans les territoires de la politique de la Ville[8]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Circulaire EN no 81-238 du 1er juillet 1981 relative à la création des zones d'éducation prioritaire, BO no 27 du 9 juillet 1981.
  2. Roland Bénabou, Francis Kramarz et Corinne Prost, « Zones d’éducation prioritaire : quels moyens pour quels résultats ? : Une évaluation sur la période 1982-1992 », Économie et Statistique, no 380,‎ (ISSN 0336-1454, lire en ligne) [PDF]
  3. Circulaire EN n°2006-058 du 30 mars 2006 relative aux principes et aux modalités de la politique de l'éducation prioritaire, BO n°14 du 6 avril 2006.
  4. Repères et Références statistiques 2013 sur les enseignements, la formation et la recherche : RERS 2013 - Ministère de l'Éducation nationale, (ISBN 978-2-11-099382-3) p. 66 [PDF]
  5. a et b Données clés - Éducation prioritaire, Ministère de l'Éducation nationale (voir archive)
  6. Centre Alain Savary
  7. Observatoire des zones prioritaires
  8. Qui sommes nous ? - Observatoire des zones prioritaires

Anexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Glasman, Des Zones d'Éducation Prioritaires aux Réseaux d'Éducation Prioritaire. Pratiques et politiques, Éditions SEDRAP, Toulouse, 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]