Lallaing

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Lallaing
Lallaing
Blason de Lallaing
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Douai
Canton Sin-le-Noble
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Douaisis
Maire
Mandat
Jean-Paul Fontaine
2015-2020
Code postal 59167
Code commune 59327
Démographie
Gentilé Lallinois
Population
municipale
6 188 hab. (2015 en diminution de 5,16 % par rapport à 2010)
Densité 1 033 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 27″ nord, 3° 10′ 09″ est
Altitude Min. 16 m
Max. 30 m
Superficie 5,99 km2
Localisation

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Lallaing est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Hauts-de-France. La Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert la fosse Bonnel.

Géographie[modifier | modifier le code]

La géographie explique les origines du village.

L'emplacement de Lallaing en bordure de la Scarpe a déterminé ses origines, son développement et marque encore sa vie. Les circonstances physiques ont imposé un remodelage par l'homme pour drainer, assainir et permettre sa mise en culture. Originellement, dans cette plaine très humide, seule une petite partie des terrains en bordure de Scarpe était à peu près sèche et dégagée (elle correspond actuellement à la place et ses environs immédiats).

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lallaing
Douai Anhiers - Flines-lez-Raches
Sin-le-Noble Lallaing
Dechy Montigny-en-Ostrevent Pecquencourt

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitée au nord par la Scarpe et comprend plusieurs étangs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est sur cette partie de terre ferme que s'est installé, à une date très reculée, une communauté qui, en 1365, date du premier dénombrement connu, rassemblait déjà 60 « feux » soit 250 personnes environ. Mais cette situation au bord d'une rivière, lorsque l'absence de route imposait le recours à la voie d'eau, a très vite été considérée comme stratégique car la rivière servait de frontière entre les possessions de la Flandre et celles du Hainaut.

Dès 1184, il existait un château féodal sur une motte naturelle partiellement aménagée de 50 ares, puisque le comte de Hainaut y avait placé une forte garnison. C'est sans doute peu avant cette date que s'était installée à Lallaing une famille de seigneurs venus de Forest-sur-Marque, dans la région Lilloise, les Forest, qui prirent ensuite le nom de Lalaing quand ils se détachèrent de leur lieu d'origine.

En 1285, Jacques Bretel cite Simon et Simars de Lalaing parmi les invités du comte de Chiny, venus au tournoi de Chauvency-le-Château, en compagnie des Hondschoote, Ligne, Haussy, Montigny et des fils des comtes de Hainaut et Flandres

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Douai du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la seizième circonscription du Nord.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Douai-Nord[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Douai.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération du Douaisis, créée en 2002, et qui succédait au SMAEZI (syndicat mixte d'aménagement et d'équipement des zones industrielles).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2014 dans le Nord, la liste du maire sortant Thierry Dancoine (PCF est battue par celle de Françis Dureux (DVD), distancée de 11 voix.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1849 1851 François Philippe Joseph Houseaux    
1857 1871 Félix Lambrecht[2] Centre gauche Polytechnicien (promotion X1838), ingénieur des ponts et chaussées
Ministre de l'agriculture et du commerce puis de l'intérieur (en 1871)
Député du Nord (1863 → 1869 et 1871 → 1871)
Conseiller général de Marchiennes (1870 → 1871)
Membre du conseil d'administration des mines d'Anzin
Décédé en fonction
1872 1872 M. Édouard    
1874 1877 Joseph Morel (père)    
1878 1879 Alexandre Delattre    
1880 1900 Joseph Morel (père)    
1913 1913 Joseph Morel (fils)    
1920 1920 Alphonse Caudron    
1928 1928 Joseph Tredez    
1944 1944 Théophile Caron    
mai 1945 1950 Alphonse Caudron    
mai 1953 mars 1971 Georges Vandenabeele MRP, CDS  
mars 1971 octobre 1994 Émile Roger PCF Mineur, responsable syndical
Député du Nord (14e circ.) (1967 → 1986)
Décédé en fonction
octobre 1994 juin 1995 Roland Caron PCF Maire par intérim
juin 1995 mars 2008 Francis Dureux DVD  
mars 2008 avril 2014 Thierry Dancoine PCF  
avril 2014[3],[4] 13 août 2015[5] Francis Dureux DVD Décédé en fonction
septembre 2015[6] en cours Jean-Paul Fontaine UDI-Radical Enseignant
Conseiller régional

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2015, la commune comptait 6 188 habitants[Note 1], en diminution de 5,16 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2181 1081 2171 3891 5591 6121 6921 8371 831
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9111 9912 0812 0992 0722 0632 0252 0012 059
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2172 3282 7122 5763 6833 6323 5403 9374 658
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7 6318 7958 3998 1748 0016 9996 6316 5216 222
2015 - - - - - - - -
6 188--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âgesen 2007
Pyramide des âges à Lallaing en 2007 en pourcentage[10].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
7,1 
75 à 89 ans
12,8 
11,2 
60 à 74 ans
13,3 
21,5 
45 à 59 ans
19,3 
17,7 
30 à 44 ans
16,9 
21,4 
15 à 29 ans
18,8 
20,9 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[11].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
  • Brasserie, malterie Charles Dufour, renommée Dufour-Dumont en 1927, puis Dufour Delhaye en 1946, construite en 1905 par Charles Dufour[12].
Elle a cessé de fonctionner à la fin des années 1970 et est actuellement désaffectée. En 1927 la production s'élevait à 8000 hectolitres de bière conditionnée en bouteilles ; en 1946 la production de bière de fermentation haute et conditionnée en bouteilles atteignait les 5000 hectolitres.
On y trouve : un atelier de fabrication à deux étages carrés sous un même toit (à longs pans brisés, couvert d'ardoises) que le logement patronal qui comprend sous-sol, un étage carré et étage de comble ; une pièce de séchage à trois étages carrés est couverte d'une terrasse ; un germoir à un étage carré avec toit à croupe ; passage couvert avec charpente métallique apparente ; et bureau au rez-de-chaussée.
Construite au XVIIe siècle il s'agit d'une des plus vielles fermes du Nord, et située près du pont de Germignies sur la Scarpe
La borne de Quéviron à Lallaing.
  • La borne de Quéviron, située à 500 m de la ferme de Germignies au lieu dit « Marais des Six Villes, a été placée là en 1288 pour marquer les territoires des échevins de Douai et de l'abbaye de Marchiennes afin de délimiter leurs territoires et éviter des différents de chasses et de pêche[15].
Bloc de grès brut de 2,30 mètres de hauteur dont chacune de ces 4 faces représentent une paroisse Flines-lez-Raches, Lallaing, Marchiennes et Pecquencourt).
  • Le château de Lallaing
Au XIIe siècle le site est occupé évoluant vers une motte castrale puis une forteresse.
Au XIIIe siècle les seigneurs de Lallaing possède le château dont le mur d’enceinte intègre l’église.
Dans les Albums de Croÿ, trois gouaches donnent une vue précise du lieu à cette époque.
Au XVIIe siècle le fief passe à la maison d'Arenberg. Après les guerres de Louis XIV le château se détériore rapidement. En 1904 la princesse d'Arenberg le vend à M. Morel, ses successeurs en 1943 le cède à la compagnie des mines d'Aniche.
En 1959 la ville achète le bien et l’architecte douaisien M. Coisne conçoit le nouvel Hôtel-de-Ville sur l’emplacement du château. Les derniers éléments sont ainsi déconstruits. Il subsiste le pont et la porte d’entrée ainsi que dans le parc un pilori[16].
  • Musée d’histoire et du patrimoine lallinois[Note 2], inauguré en juin 2018 et situé dans l'ancien presbytère, qui présente les travaux de la société historique locale[17].
Les tombes du Commonwealth.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Stèle funéraire du baron Scalfort au porche de l'église de Lallaing.
Article détaillé : Les Seigneurs de Lallaing.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Isigny-sur-Mer

De gueules à dix losanges d'argent accolés et aboutés, trois, trois, trois et un.
Ce blason est bien visible sur l'aquarelle de l'albums de Croÿ consacrée à Lallaing[19].
De plus, l'armorial Lalaing lui-même (1560-1570)[20] donne ce blasonnement.

Famille de Lalaing

Description des armoiries dans l'armorial du Tournoi de Chauvency.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Le musée est ouvert, gratuitement, en 2018 les jeudi de 14h à 17h et samedi de 9h à 12h.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Félix, Edmond, Hyacinthe Lambrecht (1819-1871) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  3. Rémi Siniarski, « 80 personnes pour assister au premier conseil municipal », L'Observateur du Douaisis, no 59,‎ , p. 17
  4. « Résultats Municipales 2014 - Lallaing », Données du Monde, sur https://www.lemonde.fr (consulté le 5 juillet 2018).
  5. Le maire Francis Durieux est décédé ce matin, L'Observateur du Douaisis, 13 août 2015.
  6. « Sans surprise, Jean-Paul Fontaine élu maire de Lallaing : Il n’y avait aucun suspense à attendre de cette élection qui s’est déroulée en fin d’après-midi, jeudi. Jean-Paul Fontaine a succédé à Francis Dureux comme attendu, facilement. Mais la lutte qui l’a opposé à Jocelyne Dubois pour cette succession et les changements opérés dans la liste d’adjoints ont laissé quelques traces », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Les résultats ont été clairs et M. Fontaine bien applaudi. Mais ils ont montré qu’il restait des traces de la lutte qui a opposé, au sein de la majorité, M. Fontaine à Jocelyne Dubois, la 1re adjointe de M. Dureux. M. Fontaine a obtenu 17 voix mais Mme Dubois, qui n’était pas candidate, en a obtenu 3. M. Dancoine a obtenu les 5 voix de son groupe, M. Robin les 2 du sien. Avec un bulletin nul, on est arrivé au bon compte de 28 votants. M. Fontaine a donc été élu avec 17 voix quand il aurait pu en espérer 21 ».
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Évolution et structure de la population à Lallaing en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  12. « Brasserie Dufour Dumont, puis Dufour Delhaye », notice no IA59000142, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Aménagement expérimental du terril de Germinies », Présentation de la ville, sur http://www.lallaing.com, (consulté le 5 juillet 2018).
  14. « Lallaing : une visite du terril de Germignies-sud instructive », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  15. « Borne au Queviron, sise au Marais-des-Six-Villes », notice no PA00107559, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Ancien château des comtes de Lallaing », notice no PA59000093, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Inauguration du musée d'histoire locale - Pour mettre en valeur l’histoire locale : Les travaux de la société historique locale n’avaient pas de lieu pour être montrés au public. Le musée va permettre à tous d’en profiter... gratuitement », L'Observateur du Douaisis, no 807,‎ , p. 16.
  18. Page ii - Notice historique et généalogique ancienne et illustre famille et comtes du nom de Lalaing par Félix Brassrt -Publié par Adam d'Aubers en 1847 archivé à l'Université de Gand numérisé par Google Books
  19. « http://douaisis.ifrance.com/page_523/lallaing.jpg »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  20. Armorial de Lallaing, conservé la Bibliothèque Nationale de France, ms. fr. 24049 (ancienne collection Gaignières); in 4°, 81 ff. papier, [lire en ligne] sur Gallica.