Condé-sur-l'Escaut

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Condé-sur-l'Escaut
Condé-sur-l'Escaut
La mairie.
Blason de Condé-sur-l'Escaut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Marly
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Grégory Lelong (UDI)
2014-2020
Code postal 59163
Code commune 59153
Démographie
Gentilé Condéens
Population
municipale
9 630 hab. (2015 en diminution de 1,04 % par rapport à 2010)
Densité 523 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 00″ nord, 3° 35′ 29″ est
Altitude Min. 10 m
Max. 52 m
Superficie 18,4 km2
Localisation

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Liens
Site web conde59.fr

Condé-sur-l'Escaut est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Localisée sur le cours canalisé de l'Escaut, elle fait partie de la banlieue de Valenciennes et de la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, qui regroupe 35 communes et 190 528 habitants, en 2009.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Condé-sur-l'Escaut est située à 12 km au nord-est de Valenciennes, à 51 km de Lille, à 90 km de Bruxelles et à 239 km de Paris. Le territoire communal est longé, au Nord, par la frontière belge. La ville se trouve au confluent de la Haine et de l'Escaut.

Communes limitrophes de Condé-sur-l'Escaut
Péruwelz (Belgique)
Vieux-Condé Condé-sur-l'Escaut Bernissart (Belgique)
Fresnes-sur-Escaut Quarouble Saint-Aybert

Thivencelle

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Condé vient du celtique Condat(e), qui signifie « confluent » (ici celui de la Haine, aujourd'hui détournée, et de l'Escaut). Le nom est romanisé en Condatum à l'époque gallo-romaine avant de devenir Conde au XIVe siècle.

Durant la période révolutionnaire, à la demande des autorités et par décret du 25 vendémiaire an II (16 octobre 1793), comme beaucoup de communes de France dont le nom tient alors d'une connotation féodale ou religieuse, la commune, alors nommée Condé, prend le nom de Nord-Libre[1] et jusqu'au décret du [2],[3].

La commune prend son nom actuel de « Condé-sur-l'Escaut », en 1886[1].

La commune se nomme Konde a/d Schelde en flamand[4].

Ses habitants sont appelés les Condéens[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Situé en Gaule belgique à l'époque celtique, le site est occupé par les Nerviens puis par les Romains qui y installent un campement militaire.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Francs s'y installent ensuite à l'époque des Invasions et la région est évangélisée au VIIe siècle par saint Wasnon, patron de l’église paroissiale. Une collégiale s'érige à proximité immédiate (actuellement place Verte) et se trouve placé sous le vocable de Notre-Dame. La fondation de ce chapitre, qui fournit au pouvoir féodal son personnel administratif, remonte à la période mérovingienne (Ve au VIIIe siècles, ainsi que l'attestent les fouilles archéologiques[6]. Deux siècles plus tard, des Vikings, apparus une première fois en 855, s'y établissent provisoirement dans les années 880. Remontant l'Escaut sous le commandement de leurs chefs Sigfred et Godfred, ils prennent la place forte et y établissent un camp retranché avec un embryon de fortifications ; chassés en 885, ils réapparaissent dès l'année suivante jusqu'à leur expulsion définitive en 889.

La ville, très disputée, est tour à tour prise par les troupes flamandes de Jacques van Artevelde, par le roi de France Louis XI en 1477[7].

Jean de La Hamaïde, seigneur de Condé, meurt à la bataille d'Azincourt en 1415[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1654, les Espagnols commencent une période de chantiers de modernisation, interrompue par une prise française en 1655, suivie d’une reprise espagnole l’année suivante. Les Espagnols ajoutent un chemin couvert et construisent des défenses avancées. Ils renforcent les défenses du front nord-ouest par quatre puissants bastions. En 1676, Louis XIV assiège la ville, définitivement rattachée à la France par le traité de Nimègue en 1678.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Condé (1793).

Les troupes autrichiennes de François de Saxe-Cobourg occupent la ville après un blocus de 92 jours[9] ()[10]. La ville est libérée des Autrichiens le par le général Schérer. Elle tombe aux mains des coalisés lors de la chute de Napoléon (1815) : ils ne la quittent que trois années plus tard, en 1818.

La ville fut desservie par l'ancien tramway de Valenciennes de 1882 à 1966.

En 1901, Condé-sur-l'Escaut perd son titre de place forte : l'État autorise alors son démantèlement en 1923 et durant la Seconde Guerre mondiale, la commune est occupée par les Allemands (1940-1944) qui exploitent ses ouvriers et sa mine de charbon.

Le charbon est exploité à la fosse Ledoux jusqu'en 1989, date de la fermeture définitive de la mine, jusque-là première source d'emplois pour les hommes. Le site est détruit en 1991[11].

Mines : Houillères du Nord-Pas-de-Calais

Le 28 août 1979, six braqueurs attaquent la trésorerie principale de Condé-sur-l'Escaut et repartent avec un butin de 16 000 000 FF (environ 2 500 000 ), la pension trimestrielle des mineurs (le paiement des pensions était en liquide)[12],[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Daniel Bois, maire de 1983 à 2014, lors de l'inauguration de la seconde ligne du tramway de Valenciennes.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919 juillet 1948
(décès)
Pierre Delcourt SFIO Journaliste
Député de la 1re circonscription de Valenciennes (1928-1936)
Sénateur du Nord (1948)
Conseiller général (1945-1948)
juillet 1948 mars 1965 Lucien Mailliard    
mars 1965 mars 1983 Henri Bois    
mars 1983 mars 2014[14] Daniel Bois PRG  
mars 2014[14] en cours Grégory Lelong UDI Enseignant
Conseiller régional des Hauts-de-France (depuis 2015)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Famars relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Condé-sur-l'Escaut est membre de la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole qui regroupe 35 communes.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2015, la commune comptait 9 630 habitants[Note 1], en diminution de 1,04 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
5 9786 6797 0215 3505 2975 1035 0255 1105 710
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
5 8044 6424 9644 3464 6215 1724 7724 4814 960
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 3105 2134 5036 7087 2287 0537 1149 13714 066
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2015 - -
13 60713 99413 67111 28910 5279 7319 630--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Condé-sur-l'Escaut en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
6,4 
75 à 89 ans
10,1 
11,7 
60 à 74 ans
15,6 
18,8 
45 à 59 ans
18,6 
20,4 
30 à 44 ans
17,2 
19,5 
15 à 29 ans
19,2 
22,9 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Condé fait partie de l'académie de Lille.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • C'est au Stade de la Chaussiette que l'un des rares clubs de Lacrosse de France s'entraîne. Surnommée les Haveurs en référence au passé minier du Valenciennois, elle joue en championnat en association avec le club de Lille mais organise seule sa propre compétition événementielle annuelle : la Hainaut Cup.
  • La ville dispose également d'un circuit de Moto-cross et a organisé en 2013 la finale du Championnat des Flandres.
  • Le club de volley-ball joue en Nationale masculine 2 aux côtés de Bellaing.
  • Le club de judo local organise chaque année un tournoi open dit Open des ch'tis, invitant au passage plusieurs clubs plus ou moins lointains.

Média[modifier | modifier le code]

  • La Voix du Nord Valenciennes-Denain (quotidien)
  • L'Observateur du Valenciennois (hebdomadaire)

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château féodal de Nicolas d'Avesnes relevant du Hainaut. Édifice roman du XIIe siècle - Remanié en phillipien au XVe siècle - transformé en arsenal à la fin du XVIIe siècle
  • Châtelet de l'Hostel de Bailleul (1411, par ailleurs cité au XIVe siècle)
  • Enceinte urbaine plusieurs fois remaniée : XIIe siècle (par Baudouin IV l'Édifieur, comte de Hainaut) – voir notamment la "tour des Archers", XVIe siècle (par les Espagnols) – XVIIIe siècle (par Vauban), XIXe siècle (par Séré de Rivières) et XXe siècle (blockhaus).
  • Couvant des Sœurs Grises (1536) aménagé en théâtre entre 1824 et 1849
  • Fortifications des XVIe et XVIIe siècles remaniées par Vauban
  • Caserne de Cavalerie dite Quartier Lecomte (1680), actuellement HLM
  • Porte Vautourneux (1707)
  • Ancien Relais de Poste dit: La Couronne d'Espagne "De Spaanse Kroon" (début XVIIIe)
  • Église Saint-Wasnon. (1751 - clocher 1607)
  • Hôtel de ville (1774)
  • Moulin de Croÿ (reconstruit en 1776)
  • Château de l'Hermitage (1786)
  • Beffroi (XIIIe siècle) disparu au profit d'un beffroi plus modeste (1789)
  • Corp de Garde de la Porte du Quesnoy (1803)
  • Kiosque (1881)
  • Monument de la Clairon (1901)
  • Ancien manège de Cavalerie, actuellement entrepôt (1905)
  • Chevalement de l'ancienne fosse Ledoux (1951)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Condé-sur-l'Escaut (59) Nord-France.svg

Les armes de Condé-sur-l'Escaut se blasonnent ainsi : D'or à la fasce de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Carpentier, Condé-sur-l'Escaut, Le Pagus Condatensis, Éditions Sopaic, Charleville-Mézières, 2004 (monographie historique de Condé-sur-l'Escaut)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Paul Marmottan, Ephémérides valenciennoises : D'après le manuscrit de Arthur Dinaux, Valenciennes, Lemaitre, , 160 p. (lire en ligne), p. 123.
  3. S. Bottin, Annuaire statistique du département du Nord : Pour l'an 1811, Lille, L. Danel, , 305 p. (lire en ligne), p. 41.
  4. http://www.roepstem.net/vlaanderen.html#inhoud
  5. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  6. V. Maliet et M. Gabriel, La collégiale Notre-Dame de Condé-sur-Escaut (Nord) : données archéologiques, Valentiana no 8, 1997, p. 7-20.
  7. Statistique archéologique du Département du Nord, 1867, archive de Harvard College Library numérisée par google Books, p. 414.
  8. « Azincourt 1415 : d'où venaient les chevaliers français morts à la bataille ? »
  9. Marie Fourrier, La Révolution française dans le "Pays Vallée de la Sarthe", 1789-1800, Centre de ressources du patrimoine du Pays Vallée de la Sarthe, 2010, p. 30
  10. Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) », Annales historiques de la Révolution française février 2009, (no 356), p. 93-118
  11. « http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-72-20000-136297-M127341-326860.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  12. « Cet été, plongez dans 13 Affaires criminelles », La Voix du Nord du 26 août 2010.
  13. « Le hold up de Condé-sur-Escaut », émission Rendez-vous avec X, diffusée sur France Inter le 22 novembre 2003.
  14. a et b F. B., « Daniel Bois appelle à solidariser les forces vives de la commune : Après 31 ans de vie municipale, Daniel Bois avait laissé la main à son fils lors des dernières élections municipales auxquelles ils ont été battus par Grégory Lelong, le maire actuel. », L'Observateur du Valenciennois, no 737,‎ , p. 15.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. « Évolution et structure de la population à Condé-sur-l'Escaut en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  20. Dictionnaire de la Noblesse de François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, p. 483.
  21. « http://www.yvelines.fr/archives/actu/1999/Listedem/index.htm »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)