Communauté d'agglomération Hénin-Carvin

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Communauté d'agglomération Hénin-Carvin
Communauté d'agglomération Hénin-Carvin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Forme Communauté d'agglomération
Siège Hénin-Beaumont
Communes 14
Président Jean-Pierre Corbisez (PS)
Date de création 1er janvier 2001
Code SIREN 246200299
Démographie
Population 124 299 hab. (2013)
Densité 1 109 hab./km2
Géographie
Superficie 112,06 km2
Localisation
Localisation dans le Pas-de-Calais
Localisation dans le Pas-de-Calais
Liens
Site web (fr) www.agglo-henincarvin.fr
Fiche Banatic Données en ligne

La communauté d'agglomération Hénin-Carvin (CAHC) est une intercommunalité française située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais.

Elle fait également partie avec sa voisine la communaupole de Lens-Liévin du schéma de cohérence territoriale de Lens-Liévin-Hénin-Carvin.

Historique[modifier | modifier le code]

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Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1968 : quinze communes se regroupent et forment ainsi le district d'Hénin-Carvin
  • 1971 : le district voit la fusion des villes de Beaumont-en-Artois et d'Hénin-Liétard pour former celle d'Hénin-Beaumont, ramenant le nombre de communes à quatorze.
  • 1984 : le district met en place une société de transport en commun qui traverse la totalité de son territoire.
  • 2000 : les membres du Conseil votent la fin du district d'Hénin-Carvin, et la création de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC) à la date du .
  • 2003 : la CAHC met en place avec la Communaupole de Lens-Liévin le SCOT. La même année est créé le syndicat mixte des transports[1].

Des débuts prometteurs[non neutre][modifier | modifier le code]

1968 - 1975 : le départ[modifier | modifier le code]

Le , le district d'Hénin-Carvin est créé par arrêté préfectoral (préfet M. Eriau) pour avancer ensemble et ainsi contribuer à des actions qu'une seule ville ne saurait pas développer. Il fut le premier du bassin minier. Trois ans après, en 1971, les villes d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois fusionnent pour devenir Hénin-Beaumont et font descendre le district à quatorze communes. Les années suivantes, deux dossiers importants font surface. Le premier est l'usine d'incinération des déchets ménagers, en 1973, à Hénin-Beaumont. Le second dossier est en 1975, l'accueil des animaux égarés ou abandonnés.

1977 - 1988 : la modernisation[non neutre][modifier | modifier le code]

Durant ces onze ans, deux stations d'épuration des eaux usées sont installées. La première en 1977 à Hénin-Beaumont, et la seconde, dix ans après, en 1987, à Courcelles-les-Lens. En 1984, les premiers transports en commun circulent dans les quatorze communes. En 1988, le câble apparaît dans les 48 000 habitations du territoire pour permettre de regarder 21 chaînes.

1990 - 1999 : une vie meilleure[non neutre][modifier | modifier le code]

En 1992, une nouvelle station d'épuration est bâtie à Carvin. En 1993, deux déchèteries ouvrent leurs portes à Hénin-Beaumont et à Évin-Malmaison, une troisième voit le jour en 1995 pour une accessibilité sept jours sur sept. Enfin une quatrième est installée à Courrières en 1996. Puis en 1997, un ramassage des végétaux est proposé aux habitants une fois par semaine.

En 1993, le district signe le contrat d'agglomération avec l'État et le conseil régional et un plan local d’insertion par l’économique est mis en place en 1996. En 1999, les fonds pour couvrir la plateforme multimodale de Dourges sont débloqués.

2000 - 2008 : de mieux en mieux[non neutre][modifier | modifier le code]

2000 - 2002 : le changement[non neutre][modifier | modifier le code]

Pour la réhabilitation en 2000 de l’usine d’incinération des déchets, deux ans de travaux et 51 millions de francs auront été nécessaires. Le , le district devient la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin. L’année suivante, le tri sélectif concerne l’ensemble des 14 communes.

2003 - 2008 : l'ouverture[non neutre][modifier | modifier le code]

En 2003, la plateforme multimodale de Dourges (Delta 3) est ouverte. ILTV naquit et donna à l'agglomération sa propre chaîne de télévision. Le schéma de cohérence territoriale et le syndicat mixte des transports sont créés avec la Communaupole de Lens-Liévin.

En 2007, Delta 3 est rejoint par de grands noms comme Fnac éveil et jeux, Yamaha, Leroy Merlin, Kiabi, Kuehne et Nagel, Décathlon[2]

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Évolution du logo

Territoire communautaire[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Intercommunalités du secteur est du Pas-de-Calais (Arras, Béthune-Bruay, Lens-Liévin, Hénin-Carvin), celle d'Hénin-Carvin est en vert.

La communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin a une superficie de 11 208 ha[3] et 125 313 habitants, de ce fait la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin a une densité de 1 118 habitants au kilomètre carré.

Localisation[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin se situe dans le Pas-de-Calais, dans la région Nord-Pas-de-Calais. Elle est entourée par les communautés d'agglomération de Lens-Liévin à l'ouest, du Douaisis, à l'est, et de Lille Métropole Communauté urbaine au nord.

Située au cœur du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, elle se situe à 25 minutes de Lille et d'Arras[4] dans une région qui a été marqué par une urbanisation et une industrialisation très fortes. Elle est la partie la plus dense du bassin minier[5].

Nature et paysages[modifier | modifier le code]

Les principaux espaces non-bâtis sont pour la majorité des zones agricoles (53 % du territoire). Elles sont placés au nord, à côté de Carvin, au centre sur Hénin-Beaumont, Courrières, Dourges et au sud à Drocourt, Bois-Bernard et Hénin-Beaumont

Le taux de boisement est, comme pour le reste de la région Nord-Pas-de-Calais, très faible (4 % du territoire). Mis à part les espaces naturels avec des boisements ponctuels, seul le bois de l’Épinoy (Carvin, Libercourt) et le bois de l’Offlarde (Leforest et Libercourt) sont les seuls massifs forestiers de l’agglomération.

Sept zones d'espace sont recensées en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, soit une superficie de 1 777 ha environ, ainsi qu'une zone en Natura 2000 mais ces zones sont très faibles par rapport au reste de la région[6].

Dans le cadre de la déclinaison locale de la trame verte et bleue deux parcours de découverte ont été aménagés, dits « Boucle des Trois cavaliers » et « boucle « D’un parc à l’autre » » (20 km) après un travail de renaturation d'anciens cavaliers (16 000 arbres et arbustes d'essences locales, pour la seconde boucle) de manière à aussi restaurer une fonction de corridor écologique tout en permettant la randonnée pédestre et cycliste[7]. Une troisième boucle communautaire est prévue, qui doit relier ces boucles entre Noyelles-Godault et Courcelles-les-Lens, avec de futures liaisons écopaysagères vers le Parc de la Deûle (et notamment le parc Mosaïc) en s'appuyant sur les berges du Canal de Seclin au nord et la future trame verte de Lens-Liévin au sud[7]. Ce circuit de trame verte et bleue inclut deux Espaces naturels sensibles, le Tour d’Horloge et la Gare d'eau)[7].

Composition[modifier | modifier le code]

Elle comprend 13 communes de l'arrondissement de Lens et une de l'arrondissement d'Arras, soit un total de 14 communes.

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Hénin-Beaumont
(siège)
62427 Héninois 20,72 26 493 (2014) 1 279
Bois-Bernard 62148 Bois-Bernardins 3,97 828 (2014) 209
Carvin 62215 Carvinois 21,03 16 889 (2014) 803
Courcelles-lès-Lens 62249 Courcellois 5,56 6 994 (2014) 1 258
Courrières 62250 Courrièrois 8,63 10 654 (2014) 1 235
Dourges 62274 Dourgeois 10,48 5 702 (2014) 544
Drocourt 62277 Drocourtois 3,40 2 961 (2014) 871
Évin-Malmaison 62321 Évinois 4,57 4 589 (2014) 1 004
Leforest 62497 Leforestois 6,22 7 013 (2014) 1 127
Libercourt 62907 Libercourtois 6,60 8 488 (2014) 1 286
Montigny-en-Gohelle 62587 Montignois 3,50 10 455 (2014) 2 987
Noyelles-Godault 62624 Noyellois 5,45 5 494 (2014) 1 008
Oignies 62637 Oigninois 5,52 9 669 (2014) 1 752
Rouvroy 62724 Rouvroysiens 6,42 8 612 (2014) 1 341

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Siège[modifier | modifier le code]

Le siège de la communauté d'agglomération est à Hénin-Beaumont, 242 boulevard Schweitzer.

Élus[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération est administrée par son Conseil communautaire, composé, pour le mandat 2014-2020, de 61 conseillers municipaux représentant chacune des communes membres.

Le Conseil communautaire du 17 avril 2014 a réélu son président, Jean-Pierre Corbisez, maire d’Oignies, ses sept vice-présidents et ses sept conseillers communautaires délégués. Il s'agit de :

Vice-présidents
  1. Philippe Kemel, député-maire de Carvin, délégué à l’aménagement du territoire et transports ;
  2. Christophe Pilch, maire de Courrières, chargé des affaires juridiques et de la politique foncière ;
  3. Daniel Maciejasz, maire de Libercourt, chargé du développement économique, de l’emploi et de la formation ;
  4. Bernard Czerwinski, maire de Drocourt, chargé du sport et de la santé ;
  5. Christian Musial, maire de Leforest, chargé de l’environnement et du développement durable ;
  6. Jean Urbaniak, maire de Noyelles-Godault, chargé de la cohésion sociale et urbaine, de la politique de la ville et de la prévention de la délinquance ;
  7. Patrick Defrancq, maire de Dourges, chargé de l’habitat, de l’aménagement et de la rénovation urbaine.
Conseillers communautaires délégués
  1. Régis Delattre, délégué aux finances ;
  2. Christine Toutain, délégué aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
  3. Jean Haja, délégué aux grands équipements communautaires ;
  4. François Théret, délégué à la promotion du territoire, au tourisme et à la culture ;
  5. Fabienne Dupuis, déléguée aux ressources humaines ;
  6. Jean-François Graf, délégué à la collecte des résidus urbains ;
  7. Stanislas Smuraga, délégué à l’eau et à l’assainissement[8].

Ensemble, ils constituent le bureau de la communauté d'agglomération pour le mandat 2014-2020.

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1968 1989 Jacques Piette PS Maire d'Hénin-Beaumont (1969 → 1989)
Conseiller général (1967 → 1985)
1989 2001 Pierre Darchicourt PS Maire d'Hénin-Beaumont (1989 → 2001)
Conseiller général (1985 → 1992)
2001 2008 Albert Facon PS Maire de Courrières (1981 →2003)
Député (1997 → 2012)
2008 en cours
(au 5 février 2015)
Jean-Pierre Corbisez PS Maire d’Oignies (1995 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

Compétence[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération, créée le 1er janvier 2001, a repris le périmètre du district du même nom, ainsi que ses compétences, en les élargissant :

Avec sa voisine (la Communaupole de Lens-Liévin), la communauté d'agglomération a transféré sa compétence transports (PDU et réseau Tadao) ainsi que l'élaboration de son schéma de cohérence territoriale SCOT à des syndicats mixtes. Les deux communautés d'agglomérations exploitent également en commun un crématorium et collaborent dans plusieurs autres domaines.

Projets et réalisations[modifier | modifier le code]

L'activité d'entreprise[modifier | modifier le code]

D'après le magazine économique L'Entreprise en 2007, sur toutes les « agglos de 100 000 à 200 000 habitants », celle d'Hénin-Carvin est placé en 32e et dernière position[10]. Mais il semblerait que leurs calculs soient mauvais car il serait dénué d'un aéroport, tandis que l'aéroport de Lille - Lesquin serait à vingt minutes grâce à l'autoroute. Le coût du péage vers Paris serait aussi trop cher (13,60 €). Le plus inquiétant est que le magazine n'a trouvé aucune zone commerciale à Hénin-Beaumont alors que les Bords-des-Eaux sont remplis d'activité[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historique, site officiel (page consultée le 20 août 2008)
  2. [PDF] Divercité, « Quarante ans au service de ses habitants », décembre 2008, n°42, p.  4.
  3. Contrat de Ville Hénin-Carvin, Délégation interministérielle à la ville (page consultée le 21 août 2008)
  4. Où sommes-nous ?, site officiel. Consultée le 29 décembre 2008.
  5. [PDF] Élaboration d'une charte d'écologie urbaine et rurale pour la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, Adage Environnement, p.  5.
  6. [PDF] Élaboration d'une charte d'écologie urbaine et rurale pour la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, Adage Environnement, p.  5-6.
  7. a, b et c Wallart P (2015) 20 km à pied, ça use les souliers, de Rouvroy à Carvin ! article de la Voix du Nord, publié 22/04/2015
  8. « Élus et organisation », La CAHC, sur http://www.agglo-henincarvin.fr (consulté le 5 février 2015).
  9. Christophe Le Couteux, « Jean-Pierre Corbisez (PS) réélu président de la communauté d’agglomération Hénin-Carvin : Bien des choses ont changé à la CAHC par rapport à la précédente mandature, à commencer par le nombre d’élus (61 au lieu de 49), de vice-présidents (7 contre 15) ou encore la composition politique de l’assemblée, colorée FN. Une chose n’a pas changé : le socialiste Jean-Pierre Corbisez, maire d’Oignies, conserve son fauteuil de président. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  10. L'Entreprise du mois d'octobre 2007
  11. Les écos de la Voix du Nord vu le 6 novembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La reconstitution des Régions libérées du Pas-de-Calais, situation au 1er janvier 1927, Hénin-Liétard et Carvin, imprimerie Plouvier et Chartreux, 1927.

Liens externes[modifier | modifier le code]