Merckeghem

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Merckeghem
Image illustrative de l'article Merckeghem
Blason de Merckeghem
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Wormhout
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Guy Deram
2014-2020
Code postal 59470
Code commune 59397
Démographie
Gentilé Merckeghemois
Population
municipale
584 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 51′ 44″ nord, 2° 17′ 48″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 63 m
Superficie 10,73 km2
Localisation

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Merckeghem est une commune française située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Merckeghem dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

Merckeghem est une commune française située dans le département du Nord à 20 km environ du rivage de la mer du nord. Elle est située selon les coordonnées géographiques GPS suivantes à : 2.296° E / 50.862° N (DD) 2° 17.76’ E / 50° 51.72’ N (DM) 2° 17’ 45” E / 50° 51’ 43” N (DMS)

Le village est situé sur une hauteur (point culminant 61 m, au « Galbert » ou « Mont du Gibet », couvert par un bois) qui prolonge le Mont Watten (72 m) situé 5 km à l’ouest. Il forme une rue couronnant le sommet du « talus » qui surplombe la plaine maritime, en contre-bas, au nord. Cette plaine qui dépasse à peine le niveau de la mer fut l’objet, au cours de la période historique, de plusieurs invasions de la Mer du Nord appelées «transgressions marines». Elle est naturellement marécageuse. Les tourbières de Merckeghem qu’on appelle ici « les vives » ou Eeckhout (= bois de chênes) sont un des derniers vestiges des marais qui couvraient jadis, avec les forêts, toute la Flandre. La légende dit que la ville d’Eeck y aurait été engloutie au Ve siècle et qu’on entend sonner ses cloches la veille des grandes catastrophes…
Au XIIe siècle, les terres incultes et marécageuses sont divisées en « cercles d’eau », les wateringues, drainés par un ensemble hiérarchisés de canaux secondaires et de watergangs. Les eaux pluviales sont ainsi envoyées jusqu’à la mer, à travers ces canaux artificiels et le réseau hydrographique naturel, au moyen notamment de puissantes pompes*. (*A l’origine, des moulins étaient édifiés à cet effet). Les cours d’eau canalisés sont le canal de la Haute-Colme et le canal d’Oleet-Watergang.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Merckeghem
Cappelle-Brouck Looberghe Eringhem
Millam Merckeghem Bollezeele
Volckerinckhove

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Merckeghem signifierait « la terre de Mark ou de Marko ».

1085 : Marchinchham

1160 : Merchinhem (cartulaire de l'abbaye de Bourbourg)

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, un oppidum gaulois existait sur les hauteurs de Mercheghem avant la colonisation romaine. Il s’agissait sans doute des ménapiens* dont la civitas était organisée autour de l'oppidum de Cassel. Les Ménapiens étaient sédentaires et vivaient de l'élevage et de l'agriculture.

Les invasions des IIIe et Ve siècles ainsi que les transgressions marines vont bouleverser totalement l’habitat et la vie des populations. La situation se stabilise progressivement sous les dynasties carolingienne et capétienne, avec la création du comté de Flandre au IXe siècle. La Flandre est rattachée, depuis le traité de Verdun de 843, au Royaume de France (la Francie) de Charles le Chauve. Puis, par le jeu des mariages, le comté de Flandre deviendra bourguignon au XIVe siècle, fera partie des possessions de la maison d’Autriche au XVe siècle et enfin du royaume d’Espagne au XVIe siècle. Ce n’est qu’au XVIIe siècle, sous le roi Louis XIV, que les armées françaises feront la conquête définitive de la partie ouest de la Flandre (Traité d’Aix-la-Chapelle en 1668 et de Nimègue en 1678). Si depuis elle restée française, sa population fut longtemps de langue et de culture germanique.

Au "Moyen âge", il est fait mention de plusieurs Seigneuries : celle de Gheere (cf lieu-dit : le Gergraght), le château d’Eeckhout (lieu dit : l’Eechkout Veld), une partie de la Seigneurie d’Holque et la seigneurie de Ravensberg érigée en baronnie en 1610. Elles faisaient partie des « Quatre Vassaux » qui avait le droit de Haute justice échappant ainsi à la justice de la châtellenie, pour dépendre directement du celle du comte.
La paroisse dépendait de 2 châtellenies : la partie sud (environ 1/3 du territoire) avec le bourg et l’église dépendait de la châtellenie de Cassel, la partie nord (les 2/3 restants) dépendait de celle de Bourbourg.
Au XIIe siècle, le sas de Lynck appartient aux seigneurs de Drincham puis aux barons d’Esquelbecq. Des droits de Tonlieu étaient perçus pour le passage de l’Overdragt.

1085. Première trace écrite du village à l’occasion de l’érection d’une chapelle.

1191-1194. Fondation de l’abbaye de Ravensberg sur la terre de la seigneurie d’Houthove. Christine, dame de Ravensberghe, de haute noblesse est considérée comme la fondatrice de l’abbaye en raison des dons qu’elle lui fit.
Cette abbaye dépendait de celle de Clairmarais, mais nommait elle-même son chapelain et son abbesse.

1248. Adeline, dame de Drincham confirme le droit de libre passage par " l'overdragh de Lynke" au profit de l'église de Watten. L'Overdagh (porter au-delà) est un procédé ingénieux et relativement rare qui permettait aux bateaux de passer les barrages, les premières traces écrites des Overdraghs datent de cette époque. Ancêtres de nos écluses, c'était un plan incliné situé à côté du barrage et sur lequel on glissait les bateaux pour passer les ruptures de pentes, les bateaux étant, il est vrai, à fond plat.

1383. Charles VI, roi de France, vient au secours de son vassal le comte de Flandre et loge à l’abbaye de Ravensberg.

1568. Troubles religieux et révolte iconoclaste : l’abbaye et l’église paroissiale sont pillées par les « gueux ».

1644. Les Espagnols construisent à Lynck un fort important pour défendre le passage de la Colme de Bourbourg. Il sera conquis par le maréchal de Gassion en 1645, repris par les Espagnols en 1657, rasé en 1678.

1792. L’abbaye de Ravensberg est fermée, les 28 religieuses expulsées, l’ensemble des bâtiments démolis, les biens immeubles (terres, fermes, moulins) vendus comme biens nationaux. Le lieu-dit le «Champ du couvent» rappelle encore aujourd’hui son existence.

Première Guerre mondiale : 1914-1918.
En octobre 1914, l’inondation par les Belges de la vallée de l’Yser empêche les troupes allemandes de continuer leur avance vers Dunkerque. Elles resteront bloquées pendant toute la guerre entre Nieuport et Dixmude. La plus grande partie de la Flandre française restera sous contrôle des troupes alliées et connaîtra peu de dégâts.
Mais de nombreux soldats merckeghemois tomberont sur le champ de bataille : le monument aux morts mentionne 34 noms, soit environ 5 % de la population et entre 15 et 20 % des hommes jeunes.

Seconde Guerre mondiale.
La commune comme toute la Flandre est envahie en juin 1940 (bataille de Dunkerque).
En juin 1944, de nombreuses victimes civiles sont tuées lors d’un bombardement allié. En effet, l’armée allemande avait installé une rampe de lancement pour les V1 (les « bombes volantes ») à Volckerinckhove distant de 3 km. Le 23 juin, puis la nuit du 24 juin 1944, plusieurs vagues de bombardiers qui visaient cette rampe déversèrent leurs soute sur Merckeghem (soit environ un millier de bombes). Le centre de la commune fut touché et 14 civils tués (dont le curé).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Merckeghem (59) Nord-France.svg

Les armes de Merckeghem se blasonnent ainsi : "D'or à deux crosses de gueules, affrontées et passées en sautoir, accompagnées en chef et en flancs de trois corbeaux de sable, et en pointe d'un mont de sinople."

Ce blason est la copie presque conforme de celui de l’abbaye de Ravensberg : les crosses en sautoir sont un emblème abbatial. Les oiseaux de sable sont des corneilles (= ravens) et la montagne (= berg) indique le lieu où fut établi le monastère.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  an 12 Jacques Vandercolaere    
an 12 1825 Joseph Rottier    
1825 1834 Pierre Dufour    
1834 1859 Louis Robitaille    
1859 1860 Liévin Stevenoot    
1860 1870 Pierre Schallier    
1870 1893 Benjamin Desmidt    
1893 1896 Augustin Vantorre    
1896 1897 Benjamin Desmidt    
1901   Julien Vantorre    
en fonction en 1916   Alfred Robitaille    
1922 1926 Eugène Missiaen    
1926 1935 Daniel Vantorre    
1935 1940 Aimé Robitaille    
1940 1947 Antoine Paccou    
1947 1974 date de son décès Albert Baudens    
1974 1976 Roger Beekandt    
1976 1983 Georges Moreau    
1983 1995 David Paccou    
1995 2001 Roger Sterckeman    
en cours Guy Deram    
Les données manquantes sont à compléter.

Organisation administrative:
Canton : Wormhout.
Arrondissement : Dunkerque.

Depuis le 1er janvier 2014, Merckeghem fait partie de la communauté des Hauts de Flandre (41 communes) dont le siège est à Bergues. Auparavant, elle était membre de la communauté des communes de l’Yser qui comprenait 11 communes et dont le siège était fixé à Wormhout.

Superficie : 1073 hectares dont 101 de bois.

Notes sur le hameau de Lynck.

La commune de Merckeghem présente une forme inhabituelle : une longue et étroite lanière rattache un espace isolé au reste du village, comme une presqu’ile. Il s’agit du hameau de Lynck (orthographié autrefois Linck et Link).
Lynck est devenu un hameau important qui avec l’augmentation de la population est réparti désormais sur 5 communes différentes : Merckeghem, Cappellebrouck, Looberghe, Eringhem et Millam et, de ce fait, sur 3 cantons : Bergues, Bourbourg et Wormhout.
Cette situation complexe ne facilite pas l’organisation administrative, ni la mise en œuvre des manifestations communes à l’ensemble du hameau.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 584 habitants, en augmentation de 1,04 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
544 573 689 664 742 732 783 828 791
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
785 806 814 850 867 838 801 761 784
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
765 763 726 630 608 627 645 646 602
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
603 560 489 546 531 540 570 578 584
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Merckeghem en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
5,8 
75 à 89 ans
9,8 
15,7 
60 à 74 ans
15,1 
20,8 
45 à 59 ans
20,4 
23,2 
30 à 44 ans
21,4 
15,4 
15 à 29 ans
17,2 
19,1 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Jusqu’au début XXe siècle, le flamand était la langue d’usage courant de l’ensemble de la population. Au cours du XIXe siècle, l’enseignement en flamand est progressivement interdit (1833). Aujourd’hui, le français est devenu la langue vernaculaire.

La commune fait partie des communes les moins peuplées de l’arrondissement avec 50 h/km2 car elle est restée essentiellement rurale et ne comporte pas de site industriel.
En outre, elle est à l’écart des grands axes puisque située sur la départementale 226 qui relie Bollezeele à Watten.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Merckeghem ne contient plus d’importants bâtiments anciens présentant un intérêt particulier : l’église dédiée à saint Pierre a été entièrement reconstruite au XIXe siècle sur l’édifice des XVIIe et XVIIIe siècles.
L’abbaye de Ravensberg a été presque totalement détruite en 1792. Il n’en subsiste que deux pilastres de la grande porte sur la route de Bollezeele et une imposante grange (en mauvais état) datant de 1661.

Chapelles rurales.
  • Au bas du Ravensberg, se dresse un très ancien oratoire en brique désigné sous le nom de chapelle Notre-Dame-des-Crampes (Koorse capelle) où la Vierge est vénérée sur le site de la ville engloutie. Avant sa restauration, on voyait de nombreux linges liés à la grille : la tradition voulait que le malade soit guéri lorsque le chiffon avait quitté le devant de la chapelle pour tomber à terre.

(Dimensions : 230x150x200, sur l’Aerde Straete. Mention sur une plaque : « Onze lieve Vrouwer van Krampen »)

  • Notre Dame de la Consolation : elle était fréquentée et visitée par les femmes qui désiraient obtenir une heureuse délivrance.
  • Près du Pont l’Abbesse, une chapelle permettait de prier saint Benoit pour éloigner les mauvais sorts.
Motte féodale.

(Eeckhout Veld, Haut Moyen Âge) Cette motte est en fait un groupe de trois mottes juxtaposées, édifiées dans la bordure marécageuse des wateringues de la plaine maritime. La plus grosse motte (flanquée de deux petites, au sud et à l’est) est à peu près circulaire avec un diamètre moyen de 100 mètres. La motte sud, sondée en 1864, fit apparaître à 60 cm de profondeur des débris de carreaux rouges, puis plus bas des ossements humains, des clous et des tessons de vase d’argile Ces mottes portaient vraisemblablement au Moyen-Âge le château d’Eeckhout, que des cartes du XVIIe siècle situent à cet endroit.

Ces mottes, aujourd’hui situées sur une pâture privée, ont été classées par les monuments historiques en 1982.

Si ce dispositif de trois mottes accolées est unique en Flandre française, il existe à Werken, près de Dixmude en Flandre belge, un ensemble de mottes comparable : les fouilles y ont prouvé qu’il s’agissait d’une terre refuge pour le bétail, édifiée avant le Xe siècle.

Circuits pédestres.

Merckeghem a la chance d'être placé dans un site exceptionnel. Du haut des collines qui limitent les 2 flandres, on bénéficie d’un point de vue unique sur cette région, notamment à l'emplacement de l'ancien moulin. Sur les pentes de ces mêmes collines croissent encore quelques bois fort agréables mais tous privés (Merckeghem compte aujourd'hui une centaine d'hectares de bois regroupés essentiellement sur les collines, mais quelques minuscules bosquets parsèment également la plaine au Nord du village).
Loin des grandes routes, Merckeghem demeure un village paisible, connu surtout des cyclistes qui apprécient ses coteaux escarpés. Il existe diverses randonnées possibles. L’une d’entre elles passe par les bois de Merckeghem, la chapelle Ste Mildrède (XVIIIe siècle) à Millam et l’intéressante commune de Volckerinkhove.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire des provinces françaises du Nord par Jeanine Desmulliez et Ludo Milis. Artois presses université (1988).
  • Armorial des communes du département du Nord par T. Leuridan (réédition 1996)
  • Ici Merckeghem, par Charles Paccou, député honoraire (2005). (fascicules 1 & 2)
  • « histoire de l’abbaye de Ravensberg », La Voix du Nord, 7 décembre 2014.
  • site internet : Office de tourisme de Watten (site internet : watten.fr/office-de-tourisme) : les sentiers de l’Eckhout Veld, Millam : autour de sainte Mildrède, etc.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]