Bourbourg

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Bourbourg
Bourbourg
La mairie de Bourbourg lors de la fête de Gédéon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Grande-Synthe
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Maire
Mandat
Francis Bassemon
2014-2020
Code postal 59630
Code commune 59094
Démographie
Gentilé Bourbourgeois
Population
municipale
7 090 hab. (2015 en augmentation de 2,59 % par rapport à 2010)
Densité 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 50″ nord, 2° 11′ 55″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 10 m
Superficie 38,49 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bourbourg.fr/

Bourbourg est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Petite bourgade de Flandre maritime, située dans l'arrondissement de Dunkerque.

Communes limitrophes de Bourbourg
Saint-Georges-sur-l'Aa Craywick
Saint-Folquin Bourbourg Brouckerque
Sainte-Marie-Kerque Saint-Pierre-Brouck - Cappelle-Brouck Looberghe

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À Bourbourg passe le canal de Bourbourg. Il relie l'Aa à Dunkerque. Il existe depuis le XVIIe siècle (1670) et a été mis au gabarit européen en 1967.

Il traverse dix communes de Saint-Folquin à Dunkerque

Dès sa mise en service, son utilisation fut intense pour relier Saint-Omer à Dunkerque, à une époque où l'état des routes dans cette région marécageuse ne permettait pas le transport de lourdes charges, et demeuraient souvent détrempées voire impraticables en hiver. Jusqu'à sa mise en service, seul le canal de la Haute Colme reliait les deux villes mais il obligeait à passer par Bergues ce qui rallongeait le trajet[1].

Le canal de Bourbourg permettait également de relier par voie d'eau Dunkerque à Gravelines, Calais[1].

Le creusement du canal représenta une lourde dépense pour la châtellenie de Bourbourg mais elle bénéficia de l'essentiel des revenus procurés par le transport non seulement de marchandises mais aussi de personnes[1]. Les barques étaient tirées par des chevaux avec des relais en cours de route pour changer de montures lorsqu'il fut décidé de raccourcir les délais[1].

En effet, jusqu'en 1750, surtout en hiver, ce « service public » durait longtemps (11 heures en été et douze en hiver), et les voyageurs devaient passer la nuit à Bourbourg aussitôt qu'un retard au départ ou en cours de route ralentissait la marche, ce qui représentait une aubaine pour les aubergistes de la ville (il faut rappeler que Saint-Omer et Dunkerque étaient des villes fortifiées où on pénétrait par des portes lesquelles étaient fermées la nuit, il était donc hors de question d'arriver après le coucher du soleil d'où la halte à Bourbourg)[1]. Après 1750, le trajet s'effectua plus rapidement (environ 7 heures et demie avec amende au transporteur ayant remporté l'adjudication du service en cas de retard) grâce à l'usage de carrosses d'eau plus légers avec 3 classes de places selon le confort offert, grâce également à une séparation entre transport de marchandises et transport de voyageurs, pour essayer d'attirer les personnes fortunées lesquelles jusque-là préféraient soit se déplacer à cheval soit louer un carrosse d'eau « privé »[1].

La répartition des charges et revenus entre les villes de Saint-Omer, Bourbourg, Dunkerque n'allait pas sans contestations mais dès la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, le développement des routes entraina des revenus en baisse pour le transport des voyageurs[1]. Le coup fatal fut porté avec la mise en place du chemin de fer.

Seul subsista le transport des marchandises, rôle que continue de jouer depuis le canal de Bourbourg.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Brucburgh en 1035, Brucburch en 1037[2], Borburc en 1150[2], Broburg en 1056, Borburc en 1150, Brouburg en 1187[2], Bourbough en 1268, Brouborgh en 1309.

  • Le nom de la ville vient du flamand « Broek burg », qui signifie « la forteresse du marais »[2], en référence à l'implantation de la commune.
  • En néerlandais : Broekburg, en flamand occidental : Burburg[3].


Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Bourbourg est apparue sur des terres en partie formées des alluvions descendant de la partie supérieure du bassin de l'Aa.

Vers 800, sur une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Burgus in broco est indiqué, entouré de Ecclesia in broco (Brouckerque), Grunberga (Bergues), Saint-Wilbrordi (Gravelines), Koudekerke (Coudekerque), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe)[4].

Les Normands ruinent la cité vers 880. À la suite de quoi le comte de Flandres Baudouin II (Baudouin le Chauve) entoure la ville reconstruite de remparts et de fossés vers 900. Baudouin III de Flandre poursuit cette action en 958[5]. À cette époque, Bourbourg est le chef-lieu d'un doyenné de chrétienté chapeautant plusieurs églises et chapelles même si l'ensemble dépendait de l'abbaye de Saint Bertin de Saint-Omer[6].

Puis Bourbourg devient le siège d'une châtellenie créée au XIe siècle. Elle contient les paroisses suivantes : Bourbourg, Saint Georges sur l'Aa, Saint Pierre Brouck, Cappelle-Brouck, Craywick, Loon, Drincham, Eringhem, Looberghe (en partie, une partie relève de la châtellenie de Bergues Saint Winoc), Millam, Merckeghem, Holque[7].

Lors de l'affrontement en 1071 entre Robert Ier de Flandre, dit Robert le Frison, et Richilde de Hainaut pour la possession du Comté de Flandres, Bourbourg comme la plupart des villes flamandes prend parti pour Robert contre Richilde estimée comme abusant de son pouvoir (Bataille de Cassel (1071)[8].

Vers 1099, au retour de la première croisade de son mari et comte de Flandres Robert II de Flandres, Clémence de Bourgogne fonde une abbaye à Bourbourg au sud de la ville, abbaye réservée aux jeunes filles nobles. Clémence de Bourgogne s'y fera inhumer[9] . L'abbaye de bénédictines ou couvent des sœurs noires sera intégrée à la ville en 1551, par ordre de Charles Quint, à l'abri des remparts[6]. Le 10 septembre 1782, la reine Marie-Antoinette donne à l'abbaye de Bourbourg le titre de chapitre de la Reine et prend le titre de 1ère chanoinesse[10].

Bourbourg abrite encore deux couvents supplémentaires au fil du temps : un couvent de clarisses capucines créé en 1614 par Mme Taffin, native de Saint-Omer et demeurant à Boubourg et un couvent de capucins (Frères mineurs capucins) en 1621[6].

Vers 1132, une maison des lépreux, desservi par des religieuses, est fondée à environ un kilomètre au sud de la ville[6]. Il existait également un hôpital de charité pour les vieillards[11].

En 1192, Bourbourg fait partie, entre autres, du douaire (biens réservés à la veuve d'un seigneur) de Mathilde de Portugal, veuve du Comte de Flandre Philippe d'Alsace

Vers 1200, un Jean de Bourbourg est abbé de l'abbaye de Saint-Winoc de Bergues.

En 1240, la comtesse de Flandres Jeanne de Constantinople accorde à la ville de Bourbourg une « keure », c'est-à-dire une charte permettant à la ville de s'administrer de façon plus autonome. Cette attribution s'effectue dans le cadre du mouvement d'émancipation des communes cf. Commune (Moyen Âge). À la même époque toutes les villes environnantes de quelque importance reçoivent ou bénéficient déjà de ce genre de droits (ex Bergues en 1240 également, Lille reçut la sienne en 1235...)[6]. Ces libertés communales se symbolisent entre autres par le sceau propre à la ville porté sur les actes officiels de celle ci. Celui ci pouvait évoluer au fil du temps , mais souvent après de graves évènements politiques[12].

Les châtelains et la ville de Bourbourg, vassaux du comte de Flandres, participent aux combats menés par leur suzerain ou se révoltent contre celui-ci lorsqu'ils estiment qu'il outrepasse ses droits : voir l'exemple de 1071 ci-dessus; en 1382, les milices de Bourbourg, rangées au côté du comte de Flandres Louis de Male et du Roi de France Charles VI s'illustrent par leur bravoure lors de la célèbre bataille de Roosebeke[6].

Bourbourg , ville fortifiée par les comtes de Flandre connait plusieurs moments difficiles au cours des siècles : ville assiégée et/ou pillée dans le cadre de la guerre de Cent Ans (croisade d'Henri le Despenser, 1436) ou lors de l'affrontement entre la France et les successeurs des Comtes de Flandre (duc de Bourgogne, puis Autriche, puis Espagne). Les adversaires se disputent la suprématie sur la région qui, au fil des guerres, passe des mains des uns à celles des autres. Bourbourg subit ainsi plusieurs envahissements, destructions : 1479 pillage par les Français qui incendient la ville, puis retour à l'Espagne, 1636, année où la peste se déclare à Bourbourg, dont les fortifications sont renforcées par l'Espagne en 1639, 1645 reprise par les Français, reprise par les Espagnols en 1651; 1657 Turenne prend la ville pour la France et la rase plus ou moins (le bois des charpentes des ruines fut utilisé pour le siège de Gravelines qui suit celui de Bourbourg), nouveau pillage en 1675. La paix n'est durablement retrouvée qu'en 1678, avec le traité de Nimègue, Bourbourg devient définitivement française (elle l'était déjà depuis 1659 par le traité des Pyrénées mais eut à subir les agressions espagnoles jusqu'en 1678)[6].

En 1669, la France décide, dans le cadre de la volonté de favoriser le développement de Dunkerque au détriment de Bergues, cité prédominante jusque là, de creuser le canal de Bourbourg, destiné à relier l'Aa à Dunkerque de façon plus directe que le canal de la Colme qui oblige à passer par Bergues, Vauban en sera l'ingénieur[11].

Pendant toute cette période, plusieurs Comtes de Flandre, Ducs de Bourgogne, Empereur ou Roi d'Espagne se rendent à Bourbourg : ainsi en juillet 1549, Charles Quint effectue une tournée en Flandre afin d'y faire reconnaitre son fils Philippe II comme Comte de Flandre, il vient à Bourbourg après être passé à Bergues, Dunkerque, Gravelines[13].

Jusqu'en 1789, Bourbourg appartient à un seigneur dont la Cour était dite du Ghiselhuys[14]. Ce seigneur partage le pouvoir avec la châtelain évoqué ci dessus.

Bourbourg relevait du diocèse de Thérouanne puis du diocèse de Saint-Omer lorsque Thérouanne fut détruite sur ordre de Charles Quint. L'église était placée sous le patronage de l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer[11].

Bourbourg au XVIIe siècle (par Antoine Sandérus dans Flandria Illustratasa - 1641).

Bourbourg est divisée en plusieurs sections au XVIIIe siècle.

En 1771, le délégué de la ville et de la châtellenie de Bourbourg obtient le privilège de tenir un marché dans la ville[6]. Celui ci s'est perpétué et a toujours lieu de nos jours. S'y tenaient également des franches foires (foires avec taxes réduites pour faciliter le commerce) en juin et septembre[10].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1790, les habitants de la campagne veulent obtenir leur indépendance à l'égard des bourgeois de la ville. La sécession aboutit à la mise en place de deux municipalités : Bourbourg-Ville et Bourbourg-Campagne (qui ne seront réunies qu'après la Seconde Guerre mondiale, le 12 décembre 1945). La séparation se fait en suivant les fossés des anciennes fortifications[6]

À la fin du XVIIIe siècle, Bourbourg cesse d'être ville de guerre et se développe alors grâce au commerce puis à l'industrie. La ville profite de son canal « en tout temps navigable », de communications faciles, y compris par voie d'eau avec Dunkerque, Bergues, Saint-Omer, Calais et Ardres et de chemins soigneusement pavés ou empierrés. Son marché est réputé et la ville voit sa population croître jusqu'à près de deux mille âmes (vers 1820). Le drainage des marais périphériques met au jour des sols tourbeux riches qui donnent des jardins et pâturages produisant beaucoup de légumes et engraissant beaucoup de volailles et bestiaux.

En 1825, J.F. Grille signale[15] la présence d'une structure vaguement bocagère « Il y a du bois le long des clôtures », « mais il n'est pas à bon marché à Bourbourg et aux environs. On y supplée par le charbon de terre qui vient de Valenciennes, et par une espèce de tourbe qu'on tire en creusant la terre à quatre ou cinq pieds de profondeur. On trouve alors un banc de deux pieds d'épaisseur, qui est composé de bois pourri ; on y reconnaît des arbres entiers avec leurs feuilles et leurs fruits. On distingue des glands, des noisettes ; et des découvertes du même genre ont eu lieu dans plusieurs cantons du département. Comment les expliquer autrement que par des invasions subites et considérables de la mer, qui se sera ensuite retirée, et qui, traversant les forêts, déracinant les arbres, les aura laissés couchés sur la terre spongieuse. Ces arbres, s'étant couverts de sable et de terre dans la suite des siècles, fournissent aujourd'hui à l'homme, sous une forme, le combustible qu'ils avaient été, dans l'origine, destinés à lui donner sous une autre ».

En 1888, la prison de Bourbourg sert encore de "chambre de sûreté", utilisée pour incarcérer les coupables de braconnage etc avant de les déférer à Dunkerque[16].

La même année, après la victoire en mai aux élections municipales des républicains, le 14 juillet, qui était un samedi, donna lieu à une grande fête avec multiplication d'animations dès le vendredi 13 au soir : annonce de la fête par la sonnerie des cloches et le carillon, retraite aux flambeaux dans les rues de la ville avec en tête la musique municipale et les sapeurs pompiers, jeux de bengale, chants patriotiques. Le 14 au matin, le drapeau est arboré sur les édifices publics et les habitants invités à le faire également. Dès 7h00 nouvelle sonnerie des cloches et carillon, à 9h00 distribution de secours aux pauvres, à 11h30 passage en revue sur la grand place des corps municipaux (musique, sapeurs pompiers) par la conseil municipal. À partir de 14h00, jeux divers avec remise de prix aux vainqueurs : tir à la cible (la liste des gagnants montre qu'on est venu de loin pour y participer : Dunkerque, Saint-Omer, Calais, Béthune; à l'époque les concours de tir étaient prisés et considérés comme un entrainement en vue de la guerre plus ou moins latente dans les esprits afin de récupérer l'Alsace et la Lorraine perdues pendant la guerre de 1870), mât de cocagne sur la place de l'Hôtel de ville, jeu de bascule hydraulique, jeu de tourniquet breton, carrousel à pied pour les jeunes gens, grande tombola gratuite pour les enfants, concert de musique par la musique municipale, et en soirée, feu d'artifice, bal public avec entrée gratuite dans le parc de l'Hôtel du commerce, édifices publics illuminés avec invitation aux habitants de le faire également. Les installations foraines étaient exemptées de droit de place pour cette journée, les établissements publics autorisés à rester ouverts pendant la nuit du 14 au 15 pouvaient organiser des jeux et divertissements[17].

Le dimanche 30 décembre 1894, dans l'après midi, un incendie se déclare dans l'église de Bourbourg, a priori à partir des décorations de Noël (des enfants auraient fait tomber une petite lampe à huile sur du papier doré décorant la crèche). Les pompiers de Bourbourg doivent lutter contre deux foyers. Il neige et il y a du vent, on craint que les vitraux ne cèdent et que le vent attise le feu. Grâce au courage des pompiers et de l'abbé, le feu est éteint en deux heures, l'église est préservée mais une chapelle récemment restaurée et un tableau offert par la famille Schallier (famille d'un des deux notaires de Bourbourg) ont beaucoup souffert. L'incendie a mis en lumière un problème ancien à Bourbourg : le manque d'eau et de prises d'eau, malgré la présence du canal où il a fallu aller puiser[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Bourbourg dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[19][modifier | modifier le code]

Maire en 1853- 1854 : M. Demeuninck Louis, docteur en médecine, membre du Conseil d'arrondissement, chevalier de la Légion d'honneur (décoré à l'occasion de l'épidémie cholérique de 1848-1849)[20],[21].

Maire de Bourbourg Campagne en 1854 : M. Waguet[20].

Maire de Bourbourg-Campagne en 1887 et 1888 : Edmond Duriez[22].

Maire de Bourbourg-Campagne de 1888 à 1914 : Art. Belle[23].

Maire de Bourbourg-Campagne de 1922 à 1929 : Victor Leuliette[24].

Maire de Bourbourg-Campagne de 1929 à 1939 : Eugène Decrocq[25]. (Bourbourg-Campagne rattachée à Bourbourg en 1945)

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1828 Ignace Depape   Héritier de Benoit Depape (Depaepe), avocat, subdélégué de l'Intendant de la Généralité de Lille, 1er conseiller pensionnaire à Bourbourg
1874 1876 Edmond de Coussemaker   Conseiller général du canton de Bourbourg (1849-1876)[26]
1876 1888 Jérémie Vandebroucque Républicain  
1888 1908 Victor Vandebroucque    
1908 1914 Octave Longueval    
1914 1919 Noël Pilon    
1919 1937 Benjamin Vandebroucque    
1937 1945 Gustave Meesemaecker    
1947 1965 Jean Vilain MRP Conseiller général du canton de Bourbourg (1945-1958)[27]
1965 1975 Jean Varlet SFIO Sénateur du Nord (1974-1983)
Conseiller général du canton de Bourbourg (1958-1984)
Vice-président du conseil général du Nord[28]
1975 1978 Michel Nicolet DVG Conseiller communautaire à la communauté urbaine de Dunkerque
Vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque
1978 1983 Jean Varlet PS Sénateur du Nord (1974-1983)
Conseiller général du canton de Bourbourg (1958-1984)
Vice-président du conseil général du Nord[28]
1983 1995 Olivier Varlet PS Conseiller général du canton de Bourbourg (1984-1994)
1995 2001 Michel Nicolet DVG Conseiller communautaire à la communauté urbaine de Dunkerque
en cours Francis Bassemon PRG puis MRSL Vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque depuis 2014[29].
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2003[30].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le CCAS, le centre social, le Trésor public.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2015, la commune comptait 7 090 habitants[Note 1], en augmentation de 2,59 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0841 9662 0042 2732 3782 5272 4742 3252 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5972 6152 6342 5742 4772 3922 4142 4682 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5862 4822 4222 4892 2032 1982 1245 4695 564
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
5 8686 0767 2927 3417 1066 9086 6757 0327 090
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bourbourg en 2007 en pourcentage[35].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,6 
4,7 
75 à 89 ans
9,9 
12,7 
60 à 74 ans
13,9 
20,0 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
18,2 
20,7 
15 à 29 ans
18,2 
21,3 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[36].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Bourbourg, il y a 8 maisons médicales, 3 pharmacies, 10 infirmiers, 4 dentistes, 3 pédicures podologues, 1 dermatologue, 2 orthophonistes, 3 kinésithérapeutes et 1 audioprothésistes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bourbourg fait partie de l'académie de Lille.

Deux collèges , un public (collège Jean-Jaurès) et un privé (collège Notre-Dame) accueillent les élèves de Bourbourg et des villages voisins.

Ecoles [37]:

  • École Sévigné
  • École Lamartine
  • École Jean-Michel-Billaut
  • École la Campagne
  • École Saint-Joseph (privé)

Collèges :

  • Collège Notre Dame Dame (privé)
  • Collège Charles-Brasseur (privé)
  • Collège Jean-Jaurès (public)

Lycée :

  • Lycée agricole Charles-Brasseur

Sports[modifier | modifier le code]

Le ministère des Sports a décompté 39 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[38]. Il y a du football, de la pétanque, du basket-ball, du tennis, du tennis de table, du tir à l'arc, de la musculation ,tous les sports de combat, un groupe de majorettes...

Média[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle deux journaux paraissent à Bourbourg :

  • Le Journal de Bourbourg et du canton de Gravelines, hebdomadaire puis" bi-hebdomadaire "puis" hebdomadaire, politique, d'intérêt local, agricole et littéraire,paraissant le mercredi, commence en 1882 (et parait toujours en 1895), édité par l'imprimeur Spas, de tendance conservatrice[39].
  • La Gazette de Bourbourg et de ses environs, ou Gazette de Bourbourg et du canton de Gravelines, journal d'intérêt local, commercial, agricole et littéraire ... : désigné pour la publication des annonces judiciaires et légales, paraît de 1898 à 1940, de tendance plus progressiste[40].

Culte[modifier | modifier le code]

La fête de Saint-Martin le 10 novembre.

Les habitants de Bourbourg fêtent Gédéon le dernier dimanche de chaque mois de juin.

Économie[modifier | modifier le code]

Tous les mardis matins a lieu à Bourbourg un marché (il existait déjà en 1893[41]) attirant des personnes venant de tout (l'ancien) canton.

Bourbourg ancien chef-lieu de canton compte de nombreux commerces et entreprises au service de la population, ainsi que des structures telles que maison de retraite (maison Jean-Varlet), association d'aide à domicile[42],[43].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste. Selon le doyen Dominicus, l’église a été construite par les religieux de l’abbaye Saint-Bertin, dont elle dépendait, vers le XIIIe siècle. À l'intérieur on peut admirer le reliquaire, « La Châsse de Notre Dame de Bourbourg », de la fin du XVe siècle. Le chœur de l'église, dans lequel un avion s'est écrasé au cours de la deuxième guerre mondiale, a été restauré et abrite depuis le 11 octobre 2008 une œuvre imposante du sculpteur britannique Anthony Caro appelée « Chœur de Lumière ». Il est classé à l'inventaire supplémentaire des « monuments historiques depuis 1920[44].
  • La prison : toute proche de l'église Saint-Jean-Baptiste, édifiée au XVIIe siècle[45], se trouvent encore les anciens cachots de ce qui fut la prison de la ville. Construite en 1539, en briques jaunes, avec l'encadrement des fenêtres en pierre, le bâtiment est inscrit, depuis 1992, aux monuments historiques[46] .
  • Le Château de Withof - ancien restaurant devenu un gite d'hôtes - 238 chambres

Tradition[modifier | modifier le code]

Les Géants historiques : Gédéon, Arthurine, Florentine Soupe Sans Pain et Binbin.

Les Nouveaux Géants : « Maxou, le Joueur de Tambour » et « Chouyout » de l'association LES AMIS DE MAXOU

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bourbourg (Nord).svg

Les armes de Bourbourg étaient décrites ainsi : au chef de Flandre, surmontant les trois tierces d'or, évocation de la fameuse neuvaine celtique, où durant trois fois trois jours, au neuvième mois de l'année, les druides célébraient leurs mystères[48]. Elles se blasonnent maintenant en ces termes : D'azur à trois tierces d'or, au chef du même chargé d'un lion de sable armé et lampassé de gueules[49],[50].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Gustave Monteuuis, Notice sur Bourbourg suivie de Le siège de Bourbourg en 1383, Lille, 1896, 67 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

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  6. a b c d e f g h et i Abbé G. Monteuuis cité dans la bibliographie
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