Bourbourg

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Bourbourg
La mairie de Bourbourg lors de la fête de Gédéon.
La mairie de Bourbourg lors de la fête de Gédéon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Grande-Synthe
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Maire
Mandat
Francis Bassemon
2014-2020
Code postal 59630
Code commune 59094
Démographie
Gentilé Bourbourgeois / Bourbourien
Population
municipale
7 069 hab. (2014 en augmentation de 4,12 % par rapport à 2009)
Densité 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 50″ nord, 2° 11′ 55″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 10 m
Superficie 38,49 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bourbourg.fr/

Bourbourg est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Petite bourgade de Flandre maritime, située dans l'arrondissement de Dunkerque.

Communes limitrophes de Bourbourg
Saint-Georges-sur-l'Aa Craywick
Saint-Folquin Bourbourg Brouckerque
Sainte-Marie-Kerque Saint-Pierre-Brouck - Cappelle-Brouck Looberghe

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À Bourbourg passe le canal de Bourbourg. Il relie l'Aa à Dunkerque. Il existe depuis le XVIIe siècle (1670) et a été mis au gabarit européen en 1967.

Il traverse dix communes de Saint-Folquin à Dunkerque

Dès sa mise en service, son utilisation fut intense pour relier Saint-Omer à Dunkerque, à une époque où l'état des routes dans cette région marécageuse ne permettait pas le transport de lourdes charges, et demeuraient souvent détrempées voire impraticables en hiver. Jusqu'à sa mise en service, seul le canal de la Haute Colme reliait les deux villes mais il obligeait à passer par Bergues ce qui rallongeait le trajet[1].

Le canal de Bourbourg permettait également de relier par voie d'eau Dunkerque à Gravelines, Calais[1].

Le creusement du canal représenta une lourde dépense pour la châtellenie de Bourbourg mais elle bénéficia de l'essentiel des revenus procurés par le transport non seulement de marchandises mais aussi de personnes[1]. Les barques étaient tirées par des chevaux avec des relais en cours de route pour changer de montures lorsqu'il fut décidé de raccourcir les délais[1].

En effet, jusqu'en 1750, surtout en hiver, ce « service public » durait longtemps (11 heures en été et douze en hiver), et les voyageurs devaient passer la nuit à Bourbourg aussitôt qu'un retard au départ ou en cours de route ralentissait la marche, ce qui représentait une aubaine pour les aubergistes de la ville (il faut rappeler que Saint-Omer et Dunkerque étaient des villes fortifiées où on pénétrait par des portes lesquelles étaient fermées la nuit, il était donc hors de question d'arriver après le coucher du soleil d'où la halte à Bourbourg)[1]. Après 1750, le trajet s'effectua plus rapidement (environ 7 heures et demie avec amende au transporteur ayant remporté l'adjudication du service en cas de retard) grâce à l'usage de carrosses d'eau plus légers avec 3 classes de places selon le confort offert, grâce également à une séparation entre transport de marchandises et transport de voyageurs, pour essayer d'attirer les personnes fortunées lesquelles jusque là préféraient soit se déplacer à cheval soit louer un carrosse d'eau "privé"[1].

La répartition des charges et revenus entre les villes de Saint-Omer, Bourbourg, Dunkerque n'allait pas sans contestations mais dès la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, le développement des routes entraina des revenus en baisse pour le transport des voyageurs[1]. Le coup fatal fut porté avec la mise en place du chemin de fer.

Seul subsista le transport des marchandises, rôle que continue de jouer depuis le canal de Bourbourg.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le nom de la ville vient du vieux néerlandais Broec borc, qui signifie « la cité du marécage », en référence à l'implantation de la commune. Il figure en l'an 987 dans le cartulaire de l'Abbaye de Gand. Le nom a ensuite évolué en 1035, donnant Brucburgh, Brucburch en 1037, Borburc en 1150, Brouburg en 1187. Puis en 1309, donnant Brouborgh.
  • En néerlandais : Broekburg, en flamand occidental : Burburg[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bourbourg est apparue sur des terres en partie formées des alluvions descendant de la partie supérieure du bassin de l'Aa.

Vers 800, sur une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Burgus in broco est indiqué, entouré de Ecclesia in broco (Brouckerque), Grunberga (Bergues), Saint-Wilbrordi (Gravelines), Koudekerke (Coudekerque), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe)[3].

Les Normands ruinèrent la cité vers 880. À la suite de quoi le comte de Flandres Baudouin II entoura la ville reconstruite de remparts et de fossés vers 900. À cette époque, Bourbourg était le chef-lieu d'un doyenné de chrétienté chapeautant plusieurs églises et chapelles même si l'ensemble dépendait de l'abbaye de Saint Bertin de Saint-Omer[4].

Puis Bourbourg devient le siège d'une châtellenie créée au XIe siècle. Elle contient les paroisses suivantes : Bourbourg, Saint Georges sur l'Aa, Saint Pierre Brouck, Cappelle-Brouck, Craywick, Loon,, Drincham, Eringhem, Looberghe (en partie, une partie relève de la châtellenie de Bergues Saint Winoc), Millam, Merckeghem, Holque[5].

Vers 1099, au retour de la première croisade de son mari et comte de Flandres Robert II de Flandres, Clémence de Bourgogne fonde une abbaye à Bourbourg au sud de la ville, abbaye réservée aux jeunes filles nobles. L'abbaye de bénédictines ou couvent des sœurs noires sera intégrée à la ville en 1551 à l'abri des remparts[4]. Bourbourg abritera encore deux couvents supplémentaires au fil du temps : un couvent de capucines crée en 1614 par Mme Taffin, originaire de Boubourg et un couvent de capucins en 1621[4].

Vers 1132, une maison des lépreux est créée à environ un kilomètre au sud de la ville[4].

En 1240, la comtesse de Flandres Jeanne de Constantinople accorde à la ville de Bourbourg une « keure », c'est-à-dire une charte permettant à la ville de s'administrer de façon plus autonome. Cette attribution s'effectue dans le cadre du mouvement d'émancipation des communes cf. Commune (Moyen Âge). À la même époque toutes les villes environnantes de quelque importance reçoivent ou bénéficient déjà de ce genre de droits (ex Bergues en 1240 également, Lille reçut la sienne en 1235...)[4]. Ces libertés communales se symbolisaient entre autres par le sceau propre à la ville porté sur les actes officiels de celle ci. celui ci pouvait évoluer au fil du temps , mais souvent après de graves évènements politiques[6].

Les châtelains et la ville de Bourbourg, vassaux du comte de Flandres, participèrent aux combats menés par leur suzerain ou se révoltèrent contre celui-ci lorsqu'ils estimaient qu'il outrepassait ses droits : en 1071, les châtelains de Bourbourg contribuèrent avec la majorité de la Flandre à la victoire de Robert le Frison contre Richilde veuve du comte de Flandres estimée abusive (cf. Bataille de Cassel (1071)); en 1382, les milices de Bourbourg, rangées au côté du comte de Flandres Louis de Male et du Roi de France Charles VI s'illustrèrent par leur bravoure lors de la célèbre bataille de Roosebeke[4].

Bourbourg , ville fortifiée par les comtes de Flandre connut plusieurs moments difficiles au cours des siècles : ville assiégée et/ou pillée dans le cadre de la guerre de Cent Ans (siège de Bourbourg (1383), 1436) ou lors de l'affrontement entre la France et les possesseurs de Bourbourg (duc de Bourgogne, puis Autriche, puis Espagne), les adversaires se disputent la suprématie sur la région qui au fil des guerres passe des mains des uns à celles des autres. Bourbourg subit ainsi plusieurs envahissements, destructions : 1479 pillage par les Français, puis retour à l'Espagne, 1645 reprise par les Français, 1646 où de surcroît la peste se déclara à Bourbourg reprise par les Espagnols, 1657 Turenne prend la ville pour la France et la rase plus ou moins (le bois des charpentes des ruines furent utilisées pour le siège de Gravelines qui suivit celui de Bourbourg), nouveau pillage en 1675. La paix ne fut durablement retrouvée qu'en 1678, avec le traité de Nimègue, Bourbourg devenait définitivement française (elle l'était déjà depuis 1659 par le traité des Pyrénées mais eut à subir les agressions espagnoles jusqu'en 1678)[4].

Jusqu'en 1789, Bourbourg appartenait à un seigneur dont la Cour était dite du Ghiselhuys[7]. Ce seigneur partageait le pouvoir avec la châtelain évoqué ci dessus.

Bourbourg au XVIIe siècle (par Antoine Sandérus dans Flandria Illustratasa - 1641).

Bourbourg fut divisée en plusieurs sections au XVIIIe siècle; une partie de Bourbourg appartenant alors à la paroisse Saint Jean-Baptiste.

En 1771, le délégué de la ville et de la châtellenie de Bourbourg obtient le privilège de tenir un marché dans la ville[4]. Celui ci s'est perpétué et a toujours lieu de nos jours.

En 1790, les habitants de la campagne veulent obtenir leur indépendance à l'égard des bourgeois de la ville. La sécession aboutit à la mise en place de deux municipalités : Bourbourg-Ville et Bourbourg-Campagne (qui ne seront réunies qu'après la Seconde Guerre mondiale). La séparation se fait en suivant les fossés des anciennes fortifications[4]

À la fin du XVIIIe siècle, Bourbourg cesse d'être ville de guerre et se développe alors grâce au commerce puis à l'industrie. La ville profite de son canal « en tout temps navigable », de communications faciles, y compris par voie d'eau avec Dunkerque, Bergues, Saint-Omer, Calais et Ardres et de chemins soigneusement pavés ou empierrés. Son marché est réputé et la ville voit sa population croître jusqu'à près de deux mille âmes (vers 1820). Le drainage des marais périphériques met au jour des sols tourbeux riches qui donnent des jardins et pâturages produisant beaucoup de légumes et engraissant beaucoup de volailles et bestiaux.

En 1825, J.F. Grille signale[8] la présence d'une structure vaguement bocagère « Il y a du bois le long des clôtures », « mais il n'est pas à bon marché à Bourbourg et aux environs. On y supplée par le charbon de terre qui vient de Valenciennes, et par une espèce de tourbe qu'on tire en creusant la terre à quatre ou cinq pieds de profondeur. On trouve alors un banc de deux pieds d'épaisseur, qui est composé de bois pourri ; on y reconnaît des arbres entiers avec leurs feuilles et leurs fruits. On distingue des glands, des noisettes ; et des découvertes du même genre ont eu lieu dans plusieurs cantons du département. Comment les expliquer autrement que par des invasions subites et considérables de la mer, qui se sera ensuite retirée, et qui, traversant les forêts, déracinant les arbres, les aura laissés couchés sur la terre spongieuse. Ces arbres, s'étant couverts de sable et de terre dans la suite des siècles, fournissent aujourd'hui à l'homme, sous une forme, le combustible qu'ils avaient été, dans l'origine, destinés à lui donner sous une autre ».

À la fin du XIXe siècle deux journaux paraissent à Bourbourg :

  • Le Journal de Bourbourg et du canton de Gravelines, hebdomadaire puis" bi-hebdomadaire "puis" hebdomadaire, politique, d'intérêt local, agricole et littéraire,paraissant le mercredi, commence en 1882 (et parait toujours en 1895), édité par l'imprimeur Spas, de tendance conservatrice[9].
  • La Gazette de Bourbourg et de ses environs, ou Gazette de Bourbourg et du canton de Gravelines, journal d'intérêt local, commercial, agricole et littéraire ... : désigné pour la publication des annonces judiciaires et légales, paraît de 1898 à 1940, de tendance plus progressiste[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Bourbourg dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[11][modifier | modifier le code]

Maire en 1853- 1854 : M. Demeuninck Louis, docteur en médecine, membre du Conseil d'arrondissement, chevalier de la Légion d'honneur (décoré à l'occasion de l'épidémie cholérique de 1848-1849[12]'[13].

Maire de Bourbourg Campagne en 1854 : M. Waguet[12].

Maire de Bourbourg Campagne en 1903 : Art. Belle[14].

Maire de Bourbourg Camapgne en 1913 : Art. Belle[15].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1828 Ignace Depape    
1874 1876 Edmond de Coussemaker   Conseiller général du canton de Bourbourg (1849-1876)[16]
1876 1888 Jérémie Vandebroucque    
1888 1908 Victor Vandebroucque    
1908 1914 Octave Longueval    
1914 1919 Noël Pilon    
1919 1937 Benjamin Vandebroucque    
1937 1945 Gustave Meesemaecker    
1947 1965 Jean Vilain MRP Conseiller général du canton de Bourbourg (1945-1958)[17]
1965 1975 Jean Varlet SFIO Sénateur du Nord (1974-1983)
Conseiller général du canton de Bourbourg (1958-1984)
Vice-président du conseil général du Nord[18]
1975 1978 Michel Nicolet   Conseiller communautaire à la communauté urbaine de Dunkerque
Vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque
1978 1983 Jean Varlet PS Sénateur du Nord (1974-1983)
Conseiller général du canton de Bourbourg (1958-1984)
Vice-président du conseil général du Nord[18]
1983 1995 Olivier Varlet PS Conseiller général du canton de Bourbourg (1984-1994)
1995 2001 Michel Nicolet   Conseiller communautaire à la communauté urbaine de Dunkerque
en cours Francis Bassemon PRG Vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque depuis 2014[19].
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2003[20].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le CCAS, le centre social, le Trésor public.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2014, la commune comptait 7 069 habitants[Note 1], en augmentation de 4,12 % par rapport à 2009 (Nord : +1,23 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 084 1 966 2 004 2 273 2 378 2 527 2 474 2 325 2 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 597 2 615 2 634 2 574 2 477 2 392 2 414 2 468 2 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 586 2 482 2 422 2 489 2 203 2 198 2 124 5 469 5 564
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 868 6 076 7 292 7 341 7 106 6 908 6 675 7 032 7 069
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bourbourg en 2007 en pourcentage[25].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,6 
4,7 
75 à 89 ans
9,9 
12,7 
60 à 74 ans
13,9 
20,0 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
18,2 
20,7 
15 à 29 ans
18,2 
21,3 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[26].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Bourbourg, il y a 8 maisons médicales, 3 pharmacies, 10 infirmiers, 4 dentistes, 3 pédicures podologues, 1 dermatologue, 2 orthophonistes, 3 kinésithérapeutes et 1 audioprothésistes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bourbourg fait partie de l'académie de Lille.

Deux collèges , un public (collège Jean-Jaurès) et un privé (collège Notre-Dame) accueillent les élèves de Bourbourg et des villages voisins.

Sports[modifier | modifier le code]

Le ministère des Sports a décompté 39 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[27]. Il y a du football, de la pétanque, du basket-ball, du tennis, du tennis de table, du tir à l'arc, de la musculation ,tous les sports de combat, un groupe de majorettes...

Média[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

La fête de Saint-Martin le 10 novembre.

Les habitants de Bourbourg fêtent Gédéon le dernier dimanche de chaque mois de juin.

Économie[modifier | modifier le code]

Tous les mardis matins a lieu à Bourbourg un marché (il existait déjà en 1893[28]) attirant des personnes venant de tout (l'ancien) canton.

Bourbourg ancien chef-lieu de canton compte de nombreux commerces et entreprises au service de la population, ainsi que des structures telles que maison de retraite (maison Jean-Varlet), association d'aide à domicile[29],[30]...

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste. Selon le doyen Dominicus, l’église a été construite par les religieux de l’abbaye Saint-Bertin, dont elle dépendait, vers le XIIIe siècle. À l'intérieur on peut admirer le reliquaire, « La Châsse de Notre Dame de Bourbourg », de la fin du XVe siècle. Le chœur de l'église, dans lequel un avion s'est écrasé au cours de la deuxième guerre mondiale, a été restauré et abrite depuis le 11 octobre 2008 une œuvre imposante du sculpteur britannique Anthony Caro appelée « Chœur de Lumière ». Il est classé à l'inventaire supplémentaire des « monuments historiques depuis 1920[31].
  • La prison : toute proche de l'église Saint-Jean-Baptiste, édifiée au XVIIe siècle[32], se trouvent encore les anciens cachots de ce qui fut la prison de la ville. Construite en 1539, en briques jaunes, avec l'encadrement des fenêtres en pierre, le bâtiment est inscrit, depuis 1992, aux monuments historiques[33] .
  • Le Château de Withof - ancien restaurant devenu un gite d'hôtes - 238 chambres

Tradition[modifier | modifier le code]

Les Géants historiques : Gédéon, Arthurine, Florentine Soupe Sans Pain et Binbin.

Les Nouveaux Géants : « Maxou, le Joueur de Tambour » et « Chouyout » de l'association LES AMIS DE MAXOU

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bourbourg (Nord).svg

Les armes de Bourbourg étaient décrites ainsi : au chef de Flandre, surmontant les trois tierces d'or, évocation de la fameuse neuvaine celtique, où durant trois fois trois jours, au neuvième mois de l'année, les druides célébraient leurs mystères[35]. Elles se blasonnent maintenant en ces termes : D'azur à trois tierces d'or, au chef du même chargé d'un lion de sable armé et lampassé de gueules[36],[37].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Gustave Monteuuis, Notice sur Bourbourg suivie de Le siège de Bourbourg en 1383, Lille, 1896, 67 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Congrès des sciences historiques à Dunkerque en 1907, tome II pages 196 à 238, lire en ligne
  2. http://www.roepstem.net/vlaanderen.html#inhoud
  3. Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, 2005, (ISBN 2-9525621-0-5)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i Abbé G. Monteuuis cité dans la bibliographie
  5. Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque Branche, Galaad Graal, , introduction
  6. Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts Année 1853-1854 page 157 lire en ligne
  7. « Notice historique sur la commune de Drincham », sur http://www.westhoekpedia.org/bibliotheque-numerique/
  8. Description du département du Nord par François Joseph Grille (d'Angers) Paris, éd. Sazerac & Duval, 1825-1830 (livre commencé en 1824)
  9. « Journal de Bourbourg et du canton de Gravelines », sur presselocaleancienne.bnf.fr
  10. « La Gazette de Bourbourg et de ses environs », sur presselocaleancienne.bnf.fr
  11. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=1178
  12. a et b Almanach du commerce Département du Nord 1854
  13. « Demeunynck Josse François Louis », sur Base Léonore
  14. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1903
  15. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1913
  16. Secretariat général Mairie de Bourbourg
  17. http://www.gennpdc.net/lesforums/index.php?showtopic=35914
  18. a et b http://www.senat.fr/senateur/varlet_jean000377.html
  19. http://www.communaute-urbaine-dunkerque.fr/fr/informations/actualites/index.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=8459&cHash=1102a7e96660527988a1f81b4a8a9b3a
  20. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Bourbourg, consultée le 26 octobre 2017
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  25. « Évolution et structure de la population à Bourbourg en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  27. « Recensement des équipements sportifs, espace et sites de pratiques - détail par communes - », sur Site ministériel du recensement des équipements sportifs (consulté le 6 février 2014)
  28. Annuaire Ravet Anceau 1893
  29. « Entreprise Bourbourg 59630, annuaire professionnel bourbourg », sur www.118000.fr (consulté le 26 juillet 2017)
  30. « Entreprises, commerces et services à Bourbourg (code postal insee_departement_appartenance%... », sur www.journaldunet.com (consulté le 26 juillet 2017)
  31. Notice no PA00107383, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Les histoires cachées de la prison de Bourbourg », sur www.lejournaldesflandres.fr, (consulté le 23 mai 2015)
  33. « Monuments historiques : Ancienne prison de Beaubourg », sur www.culture.gouv.fr, (consulté le 23 mai 2015)
  34. Clément Codron, Procédés de forgeage dans l'industrie : C. Codron, ingénieur-conseil, professeur du cours des arts mécaniques, du cours des organes de machines, directeur du laboratoire des essais mécaniques à l'Institut industriel du Nord, professeur du cours de constructions industrielles à l'École nationale des industries agricoles de Douai, lauréat de l'Institut de France, de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, de la Société des anciens élèves des écoles nationales des arts et métiers., Paris, Albin Michel, (notice BnF no FRBNF31955526, présentation en ligne)
  35. Site officiel de la ville de Bourbourg
  36. La page du généalogiste fou
  37. « Lions de sable », dans Armorial au lion, Wikipedia