Parc naturel régional des caps et marais d'Opale

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Parc naturel régional des caps et marais d'Opale
Image illustrative de l'article Parc naturel régional des caps et marais d'Opale
Falaises au pied du Blanc nez à marée basse
Catégorie UICN V (paysage terrestre/marin protégé)
Identifiant 12337
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Coordonnées 50° 44′ 42″ nord, 1° 54′ 45″ est
Superficie 1 365 km2
Population 195 657 habitants
Création
Révision
Révision
Administration Fédération des parcs naturels régionaux de France
Nombre de communes 154 communes adhérentes
5 communes associées
Site web parc-opale.fr

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

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Parc naturel régional des caps et marais d'Opale

Géolocalisation sur la carte : France

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Parc naturel régional des caps et marais d'Opale

Le parc naturel régional des caps et marais d'Opale se situe dans le département français du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France, entre les villes de Calais, Saint-Omer, Boulogne-sur-Mer et Étaples. Il constitue l'un des trois parcs naturels régionaux (PNR) de cette région. Il est né en mars 2000 du regroupement des parcs du Boulonnais et de l'Audomarois. Le syndicat mixte qui gère le parc associe, fin 2013, 154 communes adhérentes (151 communes du Pas-de-Calais et trois communes du département du Nord appartenant au marais audomarois) et 5 communes associées, six intercommunalités, cinq organismes consulaires, le département et la région. Il est présidé depuis le 19 mai 2016 par le maire de Wirwignes, Philippe Leleu[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le parc naturel est situé en bordure d'une des mers les plus fréquentées du globe et dans une région densément peuplée. Il est à cheval entre la plaine de Flandre et les collines de l'Artois. La boutonnière du Boulonnais fait partie du parc.

Seules les cinq communes les plus urbaines (Boulogne-sur-Mer, Saint-Martin-Boulogne, Outreau, Le Portel et Saint-Léonard) de la Communauté d'agglomération du Boulonnais ne font pas partie du parc, leur surface agricole n'étant pas suffisamment importante. Il en est de même pour les communes urbaines de l'agglomération de Calais (la limite nord du parc se situant au niveau de Sangatte). En revanche, les communes urbaines de l'agglomération de Saint-Omer font partie du périmètre actuel, étant donnée la part importante de la surface agricole sur leurs territoires, liée au marais audomarois.

L'habitat est dispersé en nombreuses petites communes, qui regroupent souvent des hameaux. Par ailleurs, il existe également un habitat dispersé : le territoire fait face à un étalement urbain en raison du prix des terrains d'une part, et aux compromis liés aux contraintes dans les trajets domicile-travail des couples d'autre part. Plusieurs communes constituent des pôles secondaires importants, comme Marquise, Samer, Desvres, Lumbres et Guînes.

Transports et accès[modifier | modifier le code]

Le parc est traversé à l'ouest par l'autoroute A 16 qui relie Boulogne-sur-Mer et Calais à Amiens, Paris et Rouen au sud, et à Dunkerque au nord. Il est par ailleurs coupé horizontalement par la nationale 42 qui relie Boulogne-sur-Mer à Saint-Omer.

De nombreux voies de chemin de fer traversent le territoire. Les gares de Boulogne, de Calais et de Saint-Omer sont desservis par des TGV à destination des grandes villes.

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Affleurements argileux dans les dunes de la Slack près d'Ambleteuse.

Le littoral se compose d'un cordon dunaire dans sa partie sud, et de falaises au nord. La partie Ouest du territoire est marquée par la boutonnière du Boulonnais. Le fond de la boutonnière est légèrement vallonné, et les bords de la boutonnière sont marqués par d'importants coteaux calcaires. Au-delà de ces cuestas à l'est, le paysage est plus plat. La topographie devient très plane au niveau des marais.

La géologie est complexe, du fait de la boutonnière et de la façade littoral. On extrait du marbre des carrières du Boulonnais. L'ensemble des sols sont plutôt argileux, à l'exception du cordon dunaire sableux.

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les principaux fleuves sont la Liane à l'ouest et l'Aa au nord-est. Différentes zones humides sont présentes, à l'arrière du littoral (Condette, Bazinghen…) ou en limite des plaines de Flandre (marais de Guînes, marais audomarois). La gestion de l'eau se traduit à travers deux schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) : le SAGE du Boulonnais à l'ouest, et le SAGE de l'Audomarois à l'est.

Paysages[modifier | modifier le code]

On peut distinguer trois grandes entités paysagères : le littoral à l'ouest, le cœur rural au centre (bocager dans la boutonnière et ouvert à l'est), et les marais au nord-est.

Les principaux paysages naturels à l'intérieur du parc sont :

Administration[modifier | modifier le code]

Syndicat mixte[modifier | modifier le code]

Logo du parc.

Le parc est administré par un syndicat mixte. Le président fondateur du parc est Dominique Dupilet. Daniel Percheron lui succède de 2004 à 2012[3] puis Hervé Poher jusqu'en 2015. Dominique Rembotte, conseillère régionale, est ensuite présidente[4] jusqu'aux élections régionales françaises de 2015. Après 6 mois de présidence par intérim par M. Claude Prud’homme, conseiller général, c'est Philippe Leleu, maire de Wirwignes, qui est élu Président le 19 mai 2016[1].

Le label de PNR est attribué pour 12 ans. Le parc a renouvelé sa charte de 2008 à 2013, afin d'obtenir la prolongation du label. Le ministère chargé de l'écologie s'est basé sur un diagnostic préalable à l’élaboration de la charte entamé en octobre 2008 et terminé en septembre 2009. L'avant-projet de charte est approuvé en janvier 2012. L'enquête publique s'est déroulée du 10 avril au 9 mai 2012.

L'équipe technique est composée de plus de 50 salariés (une partie étant salariée d'Espaces naturels régionaux), répartis dans deux maisons principales (à Arques et Le Wast) et une maison d'accueil du public (maison du papier). La maison du Romelaëre, gérée pendant 20 ans par le syndicat mixte du Parc, est aujourd'hui intégrée à Eden 62 (structure départementale de protection et de gestion des milieux naturels). L'équipe du Parc intervient selon les orientations de la charte du Parc dans des domaines variés : éducation à l'environnement, urbanisme et aménagement, protection et gestion des milieux naturels, aide à l'agriculture et à la valorisation des produits par la marque Parc...

Périmètre[modifier | modifier le code]

Le périmètre du Parc a été établi en mars 2000 par regroupement des parcs du Boulonnais et de l'Audomarois.

Trois pays se partagent le territoire : le pays du Boulonnais à l'ouest, le pays du Calaisis au nord, et le pays de Saint-Omer à l'est.

Le périmètre a légèrement évolué à l'issue de la révision de la charte, ainsi que le nombre de communes.

Fin 2015, le nombre de communes adhérentes passe de 154 à 153 à la suite de la fusion de deux communes (création de Saint-Martin-lez-Tatinghem), sans modification du périmètre.

Charte et documents liés[modifier | modifier le code]

Les schémas de cohérence territoriale (SCOT) sont au nombre de quatre, puisque le pays du Boulonnais est divisé entre le SCOT du Boulonnais au sud et le SCOT de la communauté de communes de la terre des 2 Caps au nord. Le SCOT du Pays de Saint-Omer était approuvé en 2008, celui de la terre des 2 Caps en 2010, ceux du Boulonnais et du Calaisis en 2013.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1982 1990 1999 2007 2010
171 475 179 287 186 525 192 022 195 657
Nombre retenu à partir de [[1962[5]]] : population sans doubles comptes.

Économie[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

Le territoire du Parc est sous l'influence de plusieurs pôles économiques principaux : ceux de Lille, Calais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer. Parmi ces communes, seule Saint-Omer est directement incluse dans le territoire ; c'est d'ailleurs la commune la plus peuplée du Parc, avec 15 004 habitants en 2006. Longuenesse (11372 habitants) et Arques (9 615 habitants), 2e et 3e communes, font partie de ce pôle urbain. Étant donné l'absence des communes urbaines des agglomérations boulonnaises et calaisiennes, 60 % des emplois du Parc sont dans la zone d'emploi de Saint-Omer[6].

Il existe également des pôles secondaires qui assurent un certain nombre de services au sein du territoire : Guînes, Desvres, Marquise, Lumbres et Samer.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vue sur une parcelle en herbe pâturée par un cheval, Remilly-Wirquin, mai 2011.

L'agriculture est une composante importante du Parc. Elle est plutôt intensive et de plein champ à l'est, et d'élevage extensif dans la partie bocagère (vaches laitières, moutons boulonnais...). Par ailleurs, le marais audomarois est le premier marais maraîcher de France, qui produit notamment des chou-fleurs (mais également endives, carottes, salades et autres légumes).

Zones industrielles[modifier | modifier le code]

Le Parc intègre une activité industrielle, à Arques (entreprise Arc international) mais aussi au sein de différents pôles secondaires. Par ailleurs, l'exploitation des carrières de Marquise (marbres du boulonnais) est importante, et fait l'objet d'un plan paysager sur plusieurs dizaines d'années. Ainsi, les déblais sont disposés de façon à recréer un paysage compatible avec les paysages locaux, et sont plantés avec des essences adaptées.

Tourisme[modifier | modifier le code]

De nombreux chemins de randonnées maillent le territoire. Des estaminets-randonnées sont associés à certains chemins, et proposent une gastronomie locale.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le parc possède un patrimoine naturel d'une grande diversité : milieux littoraux (dunes, falaises et estuaires), marais et zones humides (dont le marais audomarois, classé zone humide d'importance internationale au titre de la convention de Ramsar), forêts, bocages, pelouses calcicoles et landes. Il existe plusieurs zones classées Natura 2000, ainsi que des réserves classées à différents niveaux. Ces milieux sont des éléments importants de la trame verte et bleue régionale[7]
Outre le bocage, le PNR cherche à protéger et valoriser les mares en montrant leurs intérêt pour la lutte contre les incendies ("réserve incendie"), en complément de l'abreuvement du bétail et des animaux sauvages, des usages d'agrément, de la lutte contre les inondations et sécheresses...) ainsi que pour la biodiversité[8]. Le PNR abrite aussi de nombreuses espèces patrimoniales, parfois menacées, comme de nombreux chiroptères[9].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Différentes manifestations contribuent à la conservation du patrimoine culturel, comme les « patoisades ».

Avec la Communauté d'agglomération de Saint-Omer et les habitants le PNR collecte des informations sur les outils anciens, de vêtements typiques, de cartes postales, films anciens, photos et autres plaques de verre[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Philippe Leleu nouveau président du parc naturel régional des caps et marais d’Opale », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  2. « Zonage sismique en France au 1er mai 2011. », sur le site du quotidien La Voix du Nord (consulté le 14 novembre 2011).
  3. Hervé Vaughan, « Parc naturel régional des caps et marais d'Opale : Daniel Percheron passe la main », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  4. Jean-Marc Szuba, « Parc naturel des caps et marais d’Opale : Dominique Rembotte élue présidente », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. Insee Nord - Pas-de-Calais Tableaux de bord du parc naturel régional des caps et marais d'Opale, 2010
  6. Insee Nord - Pas-de-Calais, tableaux de bord des territoires, 2010
  7. Parc naturel régional des caps et marais d'Opale, Guide technique "la Trame verte et bleue : échanges d’expériences Interreg INA 2008-2011, entre partenaires du Kent Downs AONB et du PNR des Caps et Marais d’Opale ; édité dans le cadre du Programme européen Interreg LNA (Landscape and Nature for All ; paysages et nature pour tous), 2012
  8. Parc naturel régional des caps et marais d'Opale, Guide technique de l'utilisation de mares pour la défense contre les incendies et l'amélioration de la biodiversité (Parc naturel régional des caps et marais d'Opale), 2012
  9. Parc naturel régional des caps et marais d'Opale, Guide technique "Étudier et protéger les chauves-souris", 2012
  10. PNR, Contribution à l’inventaire d’outils, de matériels anciens, et de documents iconographiques du marais audomarois en 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dossier "Caps et Marais d'Opale - Sentiers nature au cœur du Parc, entre mer et bocage", revue Terre sauvage n° 253, septembre 2009