Charleroi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charleroi (homonymie).
Charleroi
Place Charles II, Hôtel de Ville et beffroi
Place Charles II, Hôtel de Ville et beffroi
Blason de Charleroi
Héraldique
Drapeau de Charleroi
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Bourgmestre Paul Magnette (PS)
Majorité PS, MR et cdH
Sièges
PS
MR
cdH
Ecolo
FN-belge
PTB+
51
30
9
6
3
2
1
Section Code postal
Charleroi

Couillet
Dampremy
Gilly
Gosselies
Goutroux
Jumet
Lodelinsart
Marchienne-au-Pont
Marcinelle
Monceau-sur-Sambre
Mont-sur-Marchienne
Montignies-sur-Sambre
Ransart
Roux

6000

6010
6020
6060
6041
6030
6040
6042
6030
6001
6031
6032
6061
6043
6044

Code INS 52011
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Carolorégien(ne) ou Carolo[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
204 670 ()
48,62 %
51,38 %
2 005 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,29 %
61,88 %
16,83 %
Étrangers 14,21 % ()
Taux de chômage 26,22 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 10 832 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 24′ N 4° 26′ E / 50.4, 4.43350° 24′ Nord 4° 26′ Est / 50.4, 4.433
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
102,08 km2 (2005)
22,99 %
6,33 %
60,43 %
10,25 %
Localisation
Localisation de Charleroi dans l'arrondissement de Charleroi et la Province de Hainaut
Localisation de Charleroi dans l'arrondissement de Charleroi et la Province de Hainaut

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 13.svg
Charleroi

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 13.svg
Charleroi
Liens
Site officiel www.charleroi.be

Charleroi (en wallon Chålerwè ou Tchålerwè) est une ville francophone de Belgique, située en Région wallonne, province de Hainaut, sur la Sambre. C'est le chef-lieu de l'arrondissement administratif de Charleroi englobant 14 communes sur une superficie totale de 554,55 km2.

Grand nœud routier et ferroviaire, Charleroi compte environ 205 000 habitants (425 000 dans l'agglomération – la 5e de Belgique – qui s'étend de Thuin à Sambreville). Elle est ainsi la première commune wallonne, la deuxième agglomération wallonne après Liège en termes d'habitants et la troisième commune belge. Ses habitants s'appellent les Carolorégiens (par abréviation : Carolos).

Charleroi est un centre industriel : sidérurgie, verreries, produits chimiques, constructions électriques, constructions mécaniques. La ville est au centre d'un vaste bassin houiller, maintenant totalement abandonné, appelé jadis Pays noir.

Charleroi a une dimension culturelle importante grâce à ses nombreux musées et salles de spectacles. Elle a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs de bande dessinée sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle, dont les statues des personnages ornent la ville. Charleroi est un important centre d'enseignement.

Charleroi, riche en infrastructures et en clubs de sport, est également présente sur le plan sportif.

Charleroi est la capitale sociale de la Wallonie.[réf. nécessaire] C'est donc à juste titre qu'elle est le siège des institutions sociales de la Région wallonne, comme le FOREM ou la SWCS.

Après une longue période de déclin[2],[3], la Ville, sous l’impulsion d’acteurs publics et privés, se réoriente dès 2008 et investit massivement, d’une part dans la rénovation et la création d’infrastructures et d’événements culturels tout en redonnant une place à l’initiative citoyenne, et d’autre part investit dans les infrastructures, logements et services dans le but de redevenir d’ici 2025 un point stratégique et attrayant[4] pour les habitants, les visiteurs et les investisseurs.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Map Charleroi.svg

Limites de la ville[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Charleroi sont :

Sections de la ville[modifier | modifier le code]

  • I. L’ancienne Ville de Charleroi

et les 14 communes avec lesquelles elle fut fusionnée en 1977 :

Topographie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La quai de Brabant le long de la Sambre après rénovation.

Le relief de Charleroi est influencé par la vallée de la rivière Sambre qui coule d'ouest en est avant de rejoindre la Meuse à Namur. Le ruisseau Piéton coule du nord au sud pour se jeter dans la Sambre à Dampremy. Dans la vallée de ce ruisseau est creusé le canal Bruxelles-Charleroi. L'Eau d'Heure vient du sud et se jette également dans la Sambre à Marchienne-au-Pont. Une vingtaine de ruisseaux parcourent le territoire de la commune[5].

L'altitude va de 100 mètres (vallée de la Sambre et du Piéton) pour culminer à plus de 220 mètres au Bois du Prince à Marcinelle. Le niveau est de 132 mètres sur la place Charles II. L'altitude des terrils dépasse souvent 200 mètres, le terril Saint-Charles du bois du Cazier atteint 241 mètres[6].

Bassin de vie[modifier | modifier le code]

Charleroi, comme la plupart des métropoles de taille moyenne, se situe dans un bassin de vie[7] constitué de bon nombre de communes s’étirant de Seneffe, au Nord, à Couvin, au Sud. Ce bassin se dessine à la fois par rapport aux liens interpersonnels de ses habitants mais aussi selon la trame hydrographique et géologique de son paysage.

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Les six terrils du Pays de Charleroi constituent des réservoirs de biodiversité qu'il convient de préserver[8].

À l'instar des pelouses calcaires, les terrils sont des habitats créés par l'activité humaine qui accueillent de nombreuses espèces animales et végétales très particulières et souvent menacées. La rareté de ces espèces est fonction de la rareté du milieu en lui-même (le biotope). Contrairement à une idée répandue, la forêt n'a pas l'apanage de la biodiversité ! Celle-ci est également présente dans d'autres milieux : dans une friche, un plan d'eau, une prairie… En termes de biodiversité, le maintien d'une mosaïque d'habitats est donc préférable… d'où l'intérêt de conserver différents types de milieux sur les terrils[9].

Le Site de grand intérêt biologique des Viviers, par exemple, est un ancien site de charbonnage s'étendant à l'est de Charleroi, sur l'ancienne commune de Gilly. Ce site présente un petit terril conique ainsi que de vastes zones ouvertes constituées principalement de pelouses pionnières et de friches. Il comprend aussi un petit plan d'eau ainsi que des mares temporaires, et quelques zones boisées sur les bordures ouest et nord. Ce biotope particulier présente un grand intérêt biologique et joue le rôle de refuge pour une faune diversifiée. La vaste roselière entourant la mare accueille la rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus), passereau spécifique de ce type de végétation. On y observe plusieurs espèces d'amphibiens, dont une population de crapaud calamite (Bufo calamita), ainsi que certains insectes, comme le magnifique criquet à ailes bleues (œdipoda caerulescens)[10].

Article détaillé : Terril des Viviers.

Le site des terrils et de l'ancien triage/lavoir du Martinet, à la limite des sections de Monceau-sur-Sambre et Roux, est en voie de réhabilitation et de réaffectation. Comme le Terril des Viviers à Gilly, ce vaste site présente un grand intérêt biologique.

Article détaillé : Martinet (Charleroi).

Climat[modifier | modifier le code]

C'est un climat tempéré océanique[11] comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique, dû à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie thermique de ses eaux. Il est influencé soit par des masses d'air humide et doux en provenance de l'océan, soit par des masses d'air sec (chaud en été et froid en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Charleroi[12].

Nuvola apps kweather.png Climat de la région de Charleroi (Source IRM)
Mois J F M A M J J A S O N D Moyenne annuelle
Températures (°C) (sous abri, moyennes) 1,9 2,6 4,7 8,0 11,8 15,1 16,6 16,6 14,3 10,0 5,5 2,6 9,1
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 67 53 52 52 62 70 76 75 70 72 71 73 793

Histoire[modifier | modifier le code]

Du IXe au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Charnoy au début du XVIIe siècle.

Sur le site actuellement occupé par le centre de Charleroi habitait une petite communauté villageoise. La plus ancienne mention en est faite sous le nom de « Carnotus » en 863 dans un polyptyque de l'Abbaye de Lobbes. Le village sera ensuite nommé « Karnoit » (980) puis « Charnoy » (1188). Situé sur la rive gauche de l'ancien lit de la Sambre, il fait partie du Comté de Namur. La rive droite, territoire de l'actuelle Ville Basse, fait partie de Marcinelle qui dépend de la Principauté de Liège. La pierre délimitant ces différents territoires se trouvait d'ailleurs dans l'actuel « Bois du Prince », à la limite des communes de Marcinelle, Couillet et Loverval[réf. nécessaire].

Un dénombrement de 1602 indique que le territoire s'étend sur 276 bonniers (environ 350 hectares) et est habité par une cinquantaine de « chefs de famille », essentiellement des cloutiers et des houilleurs. Le site habité comprend trois parties, la plus importante se situant sur le bord de la Sambre[13].

La forteresse espagnole (1666)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forteresse de Charleroi.

Par le traité des Pyrénées de 1659, la frontière entre la France et les Pays-Bas espagnols est modifiée. Plusieurs places-fortes deviennent françaises laissant entre Mons et Namur un large couloir sans défenses en direction de Bruxelles.

Le marquis Francisco de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas en 1664, veut renforcer les défenses militaires. Le village de Charnoy, le long de la Sambre, est un des rares endroits propices à l'installation d'une forteresse et appartenant au Comté de Namur (donc aux Pays-Bas).

Le roi d'Espagne passe donc une convention avec le seigneur des lieux, par laquelle il achète la seigneurie de Charnoy.

Le chronogramme latin "FVNDATVR CAROLOREGIVM" est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666, c'est-à-dire le jour de l'ouverture des travaux de la forteresse[14].

Le Charnoy cède la place à Charleroy, nommé ainsi en l'honneur de Charles II, roi d'Espagne et des Pays-Bas.

La construction de la nouvelle forteresse commence vers la mi-septembre. Dès le début de la construction, informé par des espions, Louis XIV décide de prendre Charleroy. Devant la menace, Castel Rodrigo envisage d'abandonner et même de démolir la forteresse qui a coûté 28 % de la recette moyenne pour les années 1665 à 1667. Les derniers soldats espagnols quittent les lieux le 27 mai 1667[15].

Du XVIIIe siècle à 1977[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2011).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Le 31 mai, les Français, sous le commandement de Turenne, découvrent un paysage désolé. Le 2 juin, Louis XIV entre dans Charleroy et en ordonne la reconstruction. Les ouvrages d'art sont alors parfaits et agrandis par Thomas de Choisy, Vauban donnant quelques indications pour les demi-lunes au nord et à la ville basse. Par la paix d'Aix-la-Chapelle, Charleroi est attribuée à la France et Louis XIV accorde des privilèges aux habitants de la nouvelle ville (terrain offert gratuitement, primes à la construction, etc.) en vue de la développer.

Plan-relief (copie) de Charleroi fin du XVIIe siècle.

En 1673, la ville s'étend sur la rive droite de la Sambre, qui deviendra la "ville basse", par opposition à la forteresse existante placée sur les hauteurs, portant logiquement le nom de "ville haute".

La ville est assiégée à plusieurs reprises avant d'être concédée à l'Espagne par le traité de Nimègue de 1678. En 1692, la ville est bombardée par les armées françaises, puis l'année suivante, elle est prise par Vauban, sous le regard de Louis XIV qui en reprend le contrôle[16]. Ce dernier ne se résout en effet pas à perdre la place qui verrouille Sambre et Meuse et représente un poste avancé vers Bruxelles.

Un plan-relief de la ville de Charleroi a été établi en 1695. Il est conservé et exposé au sous-sol du Musée des Beaux-Arts de la ville de Lille. Il est composé de 4 tables en bois pour un total de 4 x 3 m à l'échelle 1/600°. Une copie se trouve dans l'Hôtel-de-Ville de Charleroi.

Prise et reprise, elle passe aux Espagnols au Traité de Ryswick (1697), retourne à la France, est occupée par les Hollandais puis cédée à l'Autriche par le Traité de Baden. Elle est reprise par le prince de Conti en 1745. Finalement elle est rendue à l'Autriche en 1748, à la condition que les forteresses soient démantelées. La ville connait alors 45 ans de prospérité, sous Joseph II.

En décembre 1790 commence la révolution brabançonne et Charleroi connaît une nouvelle période de troubles : les Autrichiens occupent la ville le 25 décembre; ils cèdent la place aux vainqueurs français de Jemappes le (les Français l'occupent le ) avant de la reprendre le (les Français l'ayant abandonnée le après la défaite de Neerwinden)[17]. Charleroi, dès l'arrivée des Français, proclame sa sécession du Comté de Namur. Elle demande plus tard, alors qu'il est question de créer les États-Unis de Belgique, d'être plutôt rattachée directement à la France. En 1794, le général Charbonnier[18] met le siège devant la ville mais est repoussé. C'est Jourdan qui parvient à prendre la place après six jours d'un bombardement intensif. C'est pendant la prise de Charleroi et la bataille de Fleurus qu'on eut recours pour la première fois à l'observation aérienne, depuis Jumet (lieu-dit Belle-Vue), d'un champ de bataille depuis un aérostat.

Sous le régime français révolutionnaire, la ville changera de nom à plusieurs reprises: Char-sur-Sambre, Charles-sur-Sambre et encore Libre-sur-Sambre, entre les et [19].

Carte topographique réalisée vers 1900.

Peu avant la bataille de Waterloo de 1815, les Carolorégiens très "francophiles" accueillent avec enthousiasme les troupes françaises qui récupèrent la cité jusque-là aux mains des « Hollandais ». Mais Napoléon essuie une défaite plus au nord, à la célèbre bataille de Waterloo, le 18 juin 1815. Quarante-huit heures plus tard, Charleroi recueille les débris de la Grande Armée ; le 19 juin à 5 heures, Napoléon lui-même est dans la ville avant de continuer vers Paris. Charleroi, après cette brève parenthèse française, passe au royaume des Pays-Bas. Pour se protéger de la France, la ville se verra dans l'obligation de construire de nouveaux murs qui la tiendront dans un étroit carcan pendant cinquante ans.

Démolition des remparts.
Atelier de réparation de chars Panzer, 1917.

La ville et les localités voisines tireront parti de très importants gisements de charbon à fleur de terre (d'où l'appellation de la ville : "Pays Noir"). Des verreries s'installeront à Lodelinsart, Roux, Dampremy… des moulins, des houillères et des hauts-fourneaux à Charleroi, Monceau, Marchienne, Montignies, Couillet… La sidérurgie, la métallurgie et la production de verre, liées à l'extraction du charbon sont les moteurs du développement industriel.

Après la révolution de 1830, à laquelle la population prend une part active, l'activité économique se développe grâce à l'essor des industries anciennes et à l'installation de nouvelles productions ainsi qu'au développement des voies et moyens de communication. La ville devenant trop étroite, la démolition des remparts est décidée en 1867 ; elle s'achèvera en 1871. L'activité économique de Charleroi est alors en plein essor. La ville de Charleroi et son agglomération, produisant le plus de richesses du pays, participe grandement à l'accession de la Belgique au rang de 2e puissance industrielle mondiale. Ce qui fournira à la Belgique les moyens de mener une politique colonialiste et d'entamer de vastes travaux de modernisation du pays. (Routes, rail pour tramways et trains, voies fluviales, éclairage, équipements des administrations, bâtiments tels qu'écoles et grands hôpitaux…)

Mais la révolution industrielle s'essouffle, la découverte d'un combustible nouveau (le pétrole), plus performant et moins cher à produire, réduit progressivement l'importance économique de la houille et donc des villes minières de Belgique et du Nord de la France. Les mines ferment alors les unes après les autres, amorçant le lent déclin industriel des industries d'aval, vers la fin des années 1960. À l'abandon fin mars 2012 du dernier haut-fourneau, seule la sidérurgie électrique a été maintenue sur deux sites où sont produits des aciers spéciaux et inoxydables consommés par des laminoirs, tréfilerie, etc. mais elle éprouve de grandes difficultés à rester compétitive face à la concurrence des pays émergents, comme toute l'industrie lourde européenne.

Première Guerre mondiale : Au début de la guerre, dans le cadre de la bataille de Charleroi qui se déroule du 21 au 23 août 1914, la ville et les communes environnantes subissent des exactions de la part des soldats Allemands. La ville échappe à la destruction complète moyennant le payement d'une lourde indemnité de guerre imposée par le général Max von Bahrfeldt.

Article détaillé : Traité de Couillet.
Maison des corporations Charleroi

Dans l’entre-deux-guerres, Charleroi commence à gagner en verticalité. En 1925, la « Maison des Corporations » est érigée par Joseph André, place de la Ville-Basse. Ce bâtiment se détache nettement de ses voisins directs qui sont deux fois moins hauts alors qu'ils comptent quand même trois étages plus les combles[20].

Seconde Guerre mondiale : En 1940, Charleroi sera encore largement convoitée par les protagonistes des deux camps, Alliés et Allemands, pour la possession des ponts sur la Sambre.

Durant la période 1930 - 1948, d'importants travaux de détournement et de canalisation de la Sambre ont été menés pour faciliter la navigation des péniches dans le centre de la ville, parallèlement à la modernisation du canal Charleroi-Bruxelles. Le boulevard Joseph Tirou, importante artère de Charleroi, occupe l'ancien lit (naturel) de la Sambre.

Depuis 1977[modifier | modifier le code]

L'histoire du Grand Charleroi commence le , date de l'entrée en vigueur de la loi sur la fusion des communes. Charleroi devient alors la ville wallonne la plus peuplée.

Le premier bourgmestre de la nouvelle entité est Lucien Harmegnies, ancien ministre et jusqu'alors bourgmestre de Marcinelle.

Au début du XXIe siècle, la ville de Charleroi entreprend de grands travaux d'aménagement urbain en vue de renforcer son attractivité. La boucle centrale du métro, terminée par le tronçon « gare de Charleroi-Sud - station Parc », est inaugurée en 2012 et des projets de rénovation de la Ville-Basse (Phénix et Rive Gauche) sont lancés en 2011, projets qui prévoient notamment la construction d'un centre commercial sur l'actuelle place Albert Ier, un hôtel quatre étoiles, différents logements et bureaux...

Charleroi, une ville en transition 2008 - 2025[modifier | modifier le code]

L'avancement des travaux de Rive Gauche en janvier 2015. Vue de la rue Puissant d'Agimont et de la Place Albert 1er.

Charleroi est entrée depuis 2008 dans une phase de transition. Une phase qui a pour but de donner un souffle nouveau au centre-ville qui dépérissait petit à petit. La Ville entreprend de grands travaux d'aménagement urbain en vue de renforcer son attractivité. Cette dynamique de reconversion économique, environnementale et urbanistique est appuyée par de grands projets dont le projet Phénix qui s'applique principalement à la Ville Basse. Son budget s'élève à plus de 52 millions d'euros[21] financé à hauteur de 21 millions par le Fonds européen de développement régional FEDER et de 31 millions par les pouvoirs publics.

Parmi les réaménagements conséquents, on trouve la Place de la Digue et les Quais de Sambre. Un nouveau centre de distribution urbain est également construit, qui permettra au charroi lourd de déposer sa marchandise, distribuée ensuite par des véhicules électriques légers aux commerces de la ville. Enfin, la Placerelle, construction hybride entre un pont et une place, est installée au dessus de la Sambre dans l'optique de créer une continuité entre le boulevard Tirou, le futur centre multimédia Quai10 et la rive Sud de la Sambre où l'on trouve la gare ferroviaire et la station de métros et de bus. Dans le même temps, un autre chantier capital est en cours, celui de l'extension de la boucle du métro, débuté en 2008 et terminé en 2012. Les travaux du projet Phénix se sont quant à eux terminés en 2014[22].

Construction de Rive Gauche. L'état des travaux le 11 mars 2016 vu depuis le Boulevard Tirou.

L'autre projet principal, d'un financement privé de plus de 200 millions d'euros[23], est le projet Rive Gauche dont l'objet est la mise en place d'un centre commercial accompagné de logements et de bureaux à la Ville Basse. C'est dans le cadre de ce projet et seulement à la suite de plusieurs recours au Conseil d'Etat[24] portés par des propriétaires que la démolition des Colonnades débute finalement le 10 février 2015 et se termine un mois plus tard afin de laisser place à un nouveau tracé de chemins et de bâtiments. Un impressionnant fossé est creusé à l'endroit de la place Albert Ier, à l'avenir rebaptisée Place Verte[25], et des bâtiments de la rue Puissant afin d'y construire un parking souterrain. Des bâtiments sont aussi rasés dans la rue du Collège ainsi qu'à la rue Léopold.

Les projets de rénovation et de restructuration ne concernent cependant pas seulement le centre-ville mais également les communes composant le Grand Charleroi et qui, conformément à la nouvelle identité de la ville, se regrouperont à l’avenir en districts[26]. La ville doit répondre à au moins deux besoins : d’une part, à l’instar du centre-ville, certaines communes possèdent des infrastructures vieillissantes n’étant plus capables de répondre aux besoins des habitants et des travailleurs. D’autre part, l’accroissement de la population carolo en cours depuis 2001 demande la création annuelle de 400 logements[27]. Une réflexion a donc été menée pour établir une stratégie globale sur l’ensemble de Charleroi de façon à structurer judicieusement le territoire et à améliorer le cadre de vie des habitants. La ville de Charleroi est composée de plusieurs centres actifs. Le projet global prévoit une stratégie d’urbanisation tenant compte de ce paramètre : plutôt que de tendre vers une homogénéisation des constructions et un étalement urbain, deux plans sont établis[28]. Le premier prévoit une intensification urbaine le long des axes et centres principaux de façon à tirer profit des infrastructures existantes et à les optimiser. Le second mise sur une intensification paysagère dont l’enjeu annoncé est de participer à l’amélioration du cadre de vie en créant une continuité dans les espaces naturels tout en mettant en valeur le paysage industriel.

Districts[modifier | modifier le code]

Subdivision de la ville en cinq districts.

Le principe des districts est un redécoupage de la ville qui résulte en la centralisation des services publics dont les guichets administratifs seront répartis au sein d’une maison citoyenne[29] pour chaque district. La Ville a également exprimé sa volonté de mettre sur pieds un système de guichet en ligne destiné à faciliter et moderniser les démarches administratives. Il résultera également de ce découpage l’attribution d’identités globales spécifiques à chacun des districts. Pour chaque district, des projets d’aménagement sont prévus ou en cours de réalisation dans le cadre du redéveloppement de la région.

Centre[modifier | modifier le code]

Le district Centre est composé de Charleroi, Dampremy et Lodelinsart.

Plan du projet Charleroi District Créatif.

Dans la continuité de la logique de revitalisation de la ville entamée par la Ville Basse, le projet Charleroi District Créatif, ou Charleroi DC, porte sur le réaménagement de la zone nord ouest du district centre[30],[31]. Cette zone, d’une superficie de 40 hectares, soit un quart du centre ville, souffre en effet, à l’instar du reste de la ville, d’un déficit d’attractivité. Une enveloppe de 142 millions d’euros[32] a dès lors été attribuée à Charleroi par le FEDER. Grâce à ces fonds, une équipe internationale[33] constituée d’architectes, urbanistes et autres profils, déterminera et concrétisera la stratégie destinée à redonner à cette zone un rôle de développement économique durable sur toute la région. Charleroi DC est un ensemble de 17 projets parmi lesquels est prévue la création d’un palais des congrès en annexe du Palais des Beaux Arts qui aura lui-même été rénové et dont le bilan énergétique aura été amélioré[34].

La ville est actuellement pourvue d’une faible offre d’enseignement supérieur qui s’illustre par un taux de 15,4% de diplômés de l’enseignement supérieur[35] dans la population de la région. Pour répondre à cette problématique, le projet prévoit la création d’un campus des arts, des sciences et des métiers sur le site de l’Université du Travail. L’équipe en charge planche aussi sur le réaménagement des places publiques en leur conférant des identités spécifiques mais cohérentes tout en répondant aux problèmes liés à la mobilité, c’est-à-dire en facilitant le déplacement des piétons et en ajustant l’offre de transports en commun afin de réduire le nombre de véhicules ainsi que les désagréments qui en découlent.

Nord[modifier | modifier le code]

Le district Nord composé de Gosselies, Ransart et Jumet, est le siège d’une importante activité économique. De nombreuses entreprises et multinationales, actives dans des secteurs comme l’aéronautique et les télécommunications, y sont implantées au sein de parcs d’activité. C’est également dans ce district que l’on retrouve l’aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud, levier stratégique important pour la région, dont l’agrandissement a débuté en 2016 et devrait s’achever en 2017 pour permettre le passage de pas loin de 7 millions de passagers annuels[36]. Dans l’optique de répondre aux besoins de logement des travailleurs de cette zone, la Ville de Charleroi a annoncé[37] entreprendre la rénovation de l’habitat au centre des communes concernées. Ce cœur économique bénéficie, outre de l’aéroport à proximité, de la présence d’axes autoroutiers importants.

Est[modifier | modifier le code]

Constitué de Gilly et Montignies-sur-Sambre, le district Est présente comme particularité d’être le plus densément peuplé. C’est dans cette zone que le Grand Hôpital de Charleroi implantera le “Campus de Santé des Viviers” sur le site du Terril des Viviers.

Sud[modifier | modifier le code]

Le district Sud est composé de Marcinelle, Mont-sur-Marchienne et Couillet. Parmi les projets de rénovation, on trouve la piscine en plein air du centre de délassement conçue par Jacques Depelsenaire. Après 3 ans de travaux et 2,5 millions d’euros investis par la Ville[38], la piscine a rouvert ses portes au public à l’été 2014.

Située au pied du terril des hiercheuses sur la commune de Marcinelle et bénéficiant de la proximité d’un axe autoroutier, la nouvelle caserne de pompiers, longtemps réclamée par ces derniers[39], constitue le principal chantier du district[40]. La fin des travaux, financés en partie par la Région Wallonne, est annoncée pour le courant de l’année 2016. La construction et la rénovation d’habitats sont également annoncées.

Ouest[modifier | modifier le code]

Le district Ouest, regroupant Goutroux, Monceau-sur-Sambre, Roux et Marchienne-au-Pont contient les parties les plus boisées et agricoles de Charleroi mais aussi les plus grandes friches industrielles. Certains de ces sites, hérités de l’activité industrielle florissante de l’époque, sont en cours de revalorisation. Un budget de 130 millions d’euros a été débloqué suite à un partenariat entre la Ville et Duferco[41] afin de reconvertir la zone. Parmi cet héritage, on compte le site minier du terril du Martinet dont la reconversion en réserve naturelle tient principalement à la volonté d’un collectif citoyen[42]. Le Rockerill situé à Marchienne-au-Pont est, quant à lui, un exemple de reconversion d’un bâtiment industriel en lieu culturel.

Big five[modifier | modifier le code]

Dans le but de dynamiser les fêtes au centre ville, les autorités communales réorganisent le calendrier des festivités pour mettre en avant cinq temps forts appelés Big Five. Pour homogénéiser cet ensemble, la Ville le promeut avec une série de visuels structurés et reconnaissables permettant d'identifier chaque événement comme faisant partie d'un tout. Les cinq festivités sont le carnaval du Mardi gras, le week-end du Solstice d'été avec la brocante des Quais, Quartiers d’été, un village de vacances installé au parc Astrid, les Fêtes de Wallonie et un village de Noël à la place de la Digue[43].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Charleroi a porté successivement les armes des Isenghien de Gand (de sable au chef d'argent), celles du comté de Namur en 1697 (d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules et à la bande de gueules), les mêmes aux émaux inversés et le lion tenant un sabre, puis augmentées d'un chef à la fleur de lis au XIXe siècle. C'est ce dernier type qui lui fut confirmé par Arrêté royal le 28 août 1847 : De sable au lion d'or rampant, armé et lampassé tenant à dextre un sabre de même, au chef d'argent portant une fleur de lys de gueules. L'écu est sommé d'une couronne de sept perles. Pour support à senestre de l'écu un lion assis au naturel, armé à dextre d'un sabre d'argent garni d'or. Le tout reposant sur un tertre de synople[46].

Depuis les fusions de 1977, la ville a abandonné ses anciennes armoiries et en a adopté de nouvelles qui n'ont jusqu'ici pas été reconnues par une autorité supérieure :
Blasonnement : De sable à la silhouette d'une forteresse hexagonale d'argent, entourée de douze étoiles à cinq rais d'or rangées en cercle, le tout surmonté de quinze points d'échiquier alternativement de gueules et d'argent rangés en fasce huit et sept ; au chef diminué d'argent à une fleur de lys de gueules[47],[48].

« Elles symbolisent à la fois l'ancienne forteresse de Vauban, berceau de la ville, l'Europe (les étoiles), les quinze communes fusionnées dans l'entité actuelle (les carrés) et l'essor donné par la France à la forteresse initiale (la fleur de lys). Le coq qui domine cet écu exprime l'allégeance de Charleroi à la Communauté française. »[47],[49]

Les armoiries sont rarement présentées seules. Elles le sont habituellement comme sur le drapeau (avec le support).

Drapeau : Blanc chargé d'un coq rouge, la patte droite posée sur le bord supérieur de l'écu de la ville[47].

Le , le conseil communal a adopté un sceau communal, décision approuvée par la Communauté française le , mais ce sceau n'a jamais été utilisé : De sable au coq hardi d'or, au chef d'argent chargé d'une fleur de lys de gueules[47].

Logotype[modifier | modifier le code]

Charleroi - logo 2015 - noir.png

Dans le prolongement de l'effort de redresser son image, la ville s'est dotée début 2015 d'un nouveau logo et d'une nouvelle charte graphique[50] réalisés par le studio bruxellois Pam et Jenny.

La couronne de trois triangles au dessus-du C a plusieurs significations :

  • La forme triangulaire évoque les terrils, hier noirs et aujourd'hui verts, qui symbolisent le passé industriel de la ville et ses usines.
  • Elle rappelle également la crête du coq hardi dessiné par Pierre Paulus et symbole de la Wallonie.
  • La couronne fait référence au roi Charles II qui donna son nom à la ville lors de sa fondation[51].
  • La typographie utilisée est aussi très proche de celle présente dans le logo des ACEC : Ateliers de Construction Electrique de Charleroi, entreprise historique fondée, développée et finalement éteinte à Charleroi en 1989[52] après plus d'un siècle d'existence.

Le magazine Infopresse le présente dans sa liste des huit meilleurs logos qui ont fait l'actualité en 2015[53]. Lors de la remise des premiers awards de la communication publique, le 23 février 2016, La ville remporte le Grand prix 2016 ainsi que prix de la promotion identitaire pour le lancement de la nouvelle identité graphique. Prix organisé à l'intiative de l'ASBL « WBCOM » (Wallonie-Bruxelles Communication publique), en collaboration avec le groupe Rossel et RTL-TVI[54].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'orthographe Charleroi au lieu de Charleroy sera définitive en août 1880 à la suite d'une communication du ministre de l'Intérieur au Conseil communal[55]. Avant cette date, les deux orthographes étaient en usage[56].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Charleroi compte 202 614 habitants[57] au , 98 877 hommes et 103 737 femmes, soit une densité de 1 984,86 habitants/km².

Parmi les 262 communes de la Région wallonne, elle se situe à la 51e place par rapport à sa superficie, à la 1re place par rapport à son nombre d'habitants et à la 3e place par rapport à sa densité.

Parmi les 589 communes belges, elle se situe à la 64e place par rapport à sa superficie, à la 3e place par rapport à son nombre d'habitants et à la 28e place par rapport à sa densité.

La population étrangère est très importante à Charleroi qui, avec pas moins de 128 nationalités recensées, est plus cosmopolite que Bruxelles. Parmi les quelque 30 000 ressortissants étrangers inscrits sur les registres de population, les Italiens sont près de la moitié, 13 500 exactement. Suivent les Marocains (2 794), les Français (2 475) et les Turcs (2 416)[58].


Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année[59]

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Maternel et primaire[modifier | modifier le code]

Charleroi possède pas moins de 51 écoles maternelles et primaires, réparties dans l'ensemble des sections de l'entité.

Secondaire[modifier | modifier le code]

Charleroi possède de nombreuses écoles secondaires, aussi bien dans le centre que dans son agglomération.

Les écoles du centre ville :

Le réseau libre (catholique) :

Le réseau officiel :

  • Athénée royal Vauban (anciennement « Lycée Vauban », réservé aux jeunes filles) ;
  • Athénée royal Ernest Solvay (anciennement « Athénée royal de Charleroi », c'est la première école secondaire fondée à Charleroi) ;
  • L'Institut Jean Jaurès (Université du Travail).

Le réseau privé :

  • École Tagnon (Esthétique).

Académies :

Supérieur[modifier | modifier le code]

La ville abrite également plusieurs hautes écoles comme la HELHA, l'IESCA, la HEPH-Condorcet ou encore l'École de la Providence.

Charleroi accueille de nombreux étudiants français dans la catégorie paramédicale, notamment dans les sections de Montignies-sur-Sambre et Marcinelle comme l'Institut Pédagogique et Social de Marcinelle devenu depuis peu la Haute École Provinciale de Hainaut-Condorcet, l'Institut Provincial de Kinésithérapie de Nursing et d'Ergothérapie (IPKNE) faisant tous deux partie de la Haute École Provinciale de Charleroi Université du Travail (HEPCUT), ainsi que l'IESCA de la Haute École de Charleroi Europe.

Logo uo.png

La ville de Charleroi ne dispose pas d'une structure universitaire classique mais, depuis juin 2014, elle accueille le siège de l’Université Ouverte de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en abréviation UO. Il s’agit d’une plateforme qui vise à soutenir le développement et l’organisation d’activités d’apprentissage relevant de l’Enseignement supérieur et universitaire dans une logique de formation tout au long de la vie.

L'Université Ouverte a notamment pour objectif d’encourager, d’organiser et de promouvoir la collaboration entre les établissements d’enseignement supérieur (Universités, Hautes Écoles, Établissements de Promotion sociale) afin de favoriser l'accès ou la reprise d’études supérieures pour le plus grand nombre en tenant compte des contraintes et des parcours de vie individuels. L'institution est établie à la Caserne Trésignies, avenue Général Michel, 1B à Charleroi mais devrait rejoindre à terme le Campus qui prendra ses quartiers dans le bâtiment Zénobe Gramme.

Caserne Trésignies abritant l'Université Ouverte.

Sport[modifier | modifier le code]

Principales équipes[modifier | modifier le code]

Une tribune du stade de football rénovée aux couleurs des zèbres.

La ville de Charleroi accueille plusieurs équipes sportives de renom, dont le Royal Charleroi Sporting Club (football) qui évolue en division 1, et le Spirou Basket Club qui évolue parmi les meilleurs du championnat national et dispute régulièrement les compétitions européennes. Le club de tennis de table du Royal Villette Charleroi, vainqueur à plusieurs reprises de la Ligue des champions, a compté dans ses rangs des joueurs d'exception comme Jean-Michel Saive, champion d'Europe, vice-champion du monde, et numéro 1 mondial.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Tournoi international de tennis pour juniors : l'Astrid Bowl.
  • Course à pied des 10 Miles.
  • Gala international de boxe française : Savate Carolo Trophy.
  • Charleroi a accueilli l'Euro 2000 de football.

Charleroi s'est porté candidat dans le cadre de la candidature belgo-néerlandaise à l'organisation de la coupe du monde de football de 2018[61].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La piscine Hélios après rénovation.

La ville dispose :

  • de plusieurs centres sportifs et stades de grandes dimensions ;
  • de de plusieurs petits bassins ainsi que d'une piscine de dimension olympique : L'Hélios conçue par le Bureau d'étude de la Ville, dont les travaux ont débuté en 1973 et qui ouvrit ses portes en 1976. La piscine ferme en 2006 suite à de nombreux problèmes techniques[62]. Sept ans plus tard, après d'importants travaux pour un budget total de 12 millions d'euros[63], l'Hélios, disposant de technologies de pointe, rouvre ses portes au public.

Économie[modifier | modifier le code]

Haut-fourneau de Duferco (Marcinelle)
Dimanche, jour de marché à la Ville-Haute (place Charles II)

Deuxième agglomération wallonne et première commune, Charleroi est un pôle économique important. Traditionnellement, trois secteurs constituaient l'essentiel de l'activité économique : le charbon, la sidérurgie et le verre. Si le charbon a définitivement disparu, les industries sidérurgique et verrière se sont restructurées et modernisées et occupent toujours une place importante. Ainsi, Industeel, filiale d'Arcelor est un leader mondial dans les aciers spéciaux et inoxydables, l'aciérie électrique de Thy-Marcinelle (groupe Riva) produit du fil d'acier, AGC Automotive, filiale de Asahi Glass, est active dans le secteur du vitrage automobile.

Plus récemment d'autres secteurs se sont développés, principalement l'aéronautique (SABCA, SONACA), la logistique, l'imprimerie et les biotechnologies. Ce dernier secteur a bénéficié de l'implantation d'un centre de recherche de l'Université libre de Bruxelles à Charleroi et de la création d'un parc scientifique et technologique à Gosselies, l'Aéropole. Plusieurs spin-off issues du centre de recherche de l'ULB sont en effet implantées sur ce site.
C'est également à Gosselies, que se trouve la plus importante usine du groupe Caterpillar, hors États-Unis.
À Marcinelle, les activités de ACEC, un des plus puissants groupes industriels européens actif dans les domaines des constructions électriques lourdes et de l'électronique industrielle et spatiale avant 1970, ont été absorbées et continuées par les groupes Alcatel, Alstom et Nexans.

Le commerce de centre ville souffre depuis les années 1990, comme dans beaucoup de grandes villes, d'une nette désaffection au profit de centres commerciaux en périphérie, plus faciles d'accès et offrant de nombreuses places de parking. Grâce à sa politique de bas prix et sa flexibilité, l'artisanat du bâtiment carolorégien trouve sa clientèle dans une aire très large (Mons, Bruxelles, Namur, Brabant Wallon).

De nombreux navetteurs quittent chaque matin la ville pour travailler à Bruxelles, le prix relativement abordable de l'immobilier les maintenant dans la région.

L'intercommunale Igretec est la structure publique spécialisée dans la promotion économique de la métropole et dans l'accueil des investisseurs. Elle joue aussi un rôle de soutien pour l'activité des PME, notamment en matière d'implantation et d'aides à l'investissement.

Distribution des revenus de 2003 (déclarés en 2004)[64]
Revenu Charleroi Belgique
<10 000 euros 26,3 % 18,2 %
>10 000 euros et <20 000 euros 43,3 % 35,7 %
>20 000 euros et <30 000 euros 16,7 % 20,9 %
>30 000 euros et <40 000 euros 6,8 % 10,2 %
>40 000 euros et <50 000 euros 3,3 % 6,1 %
>50 000 euros 3,6 % 8,9 %
Principales activités économiques en 2005[65],[64]
Secteur  % du total
Industrie manufacturière 38,9 %
Commerce de gros et de détail, réparations… 37,4 %
Production d'électricité, de gaz et d'eau 6,8 %
Construction 5,9 %
Immobilier, location et services aux entreprises 5,1 %
Transports, entreposage et communications 2,2 %
Hôtels et restaurants 1,2 %
Autres 2,3 %

Transports et mobilité[modifier | modifier le code]

Carte des moyens de transports.
Jonction du R3 (grand ring) et du R9 (petit ring) au sud de la ville. On aperçoit la tour Albert.
Tram traversant la Sambre sur le pont de la Résistance.

Au cœur d'un nœud autoroutier, ferroviaire et de voies hydrauliques très dense, Charleroi est idéalement desservie.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

La construction du R9 de Charleroi débute en 1971 et sera ouvert en 1976. Il relie Charleroi et l’autoroute A54 vers Gosselies. Il permet aussi de réduire le trafic dans le centre-ville et éviter les embouteillages. La construction a détruit trois quartiers de Charleroi : le Bousquetville, la Broucheterre et la Villette. Sa longueur est de 5,6 km, composé de voies aériennes et de tunnels. La circulation se fait dans le sens horloger[66]. Le R9 permet de se diriger dans plusieurs directions : Mons, Marchienne-au-Pont, Marcinelle, Philippeville, Fleurus, Namur, Gosselies, Bruxelles et le Nord de la France. Le R9 permet de relier l’E42 reliant Dunkerque à Aschaffenbourg, l’A54 reliant Nivelles à Charleroi, le R3 et la N90 reliant Mons à Liège.

Le R9 est composé de 6 sorties :

  • 28 O : Porte de l’Europe (N5 reliant Bruxelles à Charleville-Mézières)
  • 29 O : Porte de la Villette
  • 30 O : Ville Basse et Porte de France (A503)
  • 30 E : Porte de Philippeville (N5)
  • 29E : Porte de la Neuville
  • 28 E : Porte de Waterloo – Ville Haute – Porte de Fleurus – Route de la basse Sambre (N90)

Il est composé de 2 tunnels :

  • Tunnel de la Paix
  • Tunnel d’Hiernaux

Le 22 septembre 2014, d’importants travaux ont été entamés pour rénover les charpentes métalliques, augmenter la stabilité de l’édifice et rénover les revêtements de la route. Des glissières de sécurités seront installées[67].

Le R3 est le grand ring de Charleroi construit en 1988[68]. Il fait une sorte de demi-boucle entre deux portions de l’E42 entre Gouy et Heppignies. Sa distance est de 32 km entre ces deux points[68]. Le R3 permet d’aller dans de nombreuses directions telles que Mons, Binche, Lobbes, Beaumont, Philippeville, Namur, Fleurus.

Il est composé de 15 sorties permettant de rejoindre[69] :

Et d’un tunnel :

Tunnel d’Hublinblu

Une extension du R3 est envisagée depuis plusieurs années. Celle-ci ayant pour but de faciliter l’accès, pour les automobilistes venant de Bruxelles et du nord du pays, aux localités que l’on retrouve entre Charleroi et La Louvière[68].

Deux autoroutes passent par la ville de Charleroi.

L'autoroute A54 reliant Nivelles à Charleroi est construite en 1965 en même temps que la E19 (reliant Bruxelles à Paris). Elle est aussi appelée la Carolorégienne.

Plusieurs de ses sorties permettent de se rendre à Charleroi :

Il n'y pas de projet de rénovation sur la partie de l'autoroute de Grand Charleroi.

L'autoroute E42 est construite durant les travaux publics de Jos De Saeger en 1965. Elle permet d'atteindre Charleroi depuis de nombreuses destinations comme la France, Mons, mais aussi l'Allemagne et Namur.

Les sorties pour arriver à Charleroi :

Plusieurs travaux de réhabilitation de la chaussée sont en cours depuis 2014.

La Sambre à Charleroi - péniche "Atlantic"

Transports fluviaux[modifier | modifier le code]

Une des principales voies navigables à Charleroi est le canal Charleroi-Bruxelles qui prend sa source à Dampremy où il est relié à la Sambre. II joint Charleroi à Bruxelles et « s’inscrit dans un axe nord-sud reliant le port d’Anvers, via le canal Maritime de Bruxelles à l’Escaut, d’une part à la vallée de la Sambre (Charleroi, Namur), et d’autres part à Mons et au nord de la France (Lille, Dunkerque) via le canal du Centre. »[70] Ce canal coule des plateaux du Hainaut jusqu’à l’Escaut en passant par Bruxelles. À partir de Dampremy, le canal « traverse les communes carolorégiennes de Marchienne-au-Pont, Roux et Gosselies. Il continue ensuite vers Luttre, Seneffe, Ronquières, Tubize, Halle, Ruisbroek et Bruxelles, où il rejoint le canal de Willebroek. »[71] . La longueur du canal sur le territoire de Charleroi est de 8 kilomètres. Le canal s’est imposé tant sur le plan local grâce aux charbonnages et aux industries qui se sont implantées sur son tracé que sur le plan européen grâce au transport de marchandise et au tourisme fluvial.

Le lancement du projet débuta en 1823 sous Guillaume 1er qui a chargé l’ingénieur et architecte belge Jean-Baptiste Vifquain d’étudier la faisabilité de la construction du Canal Charleroi-Bruxelles. Son étude a été approuvée et, en 1827, les travaux de construction ont débuté. Le canal fut inauguré en 1832 et a depuis fait l’objet de plusieurs aménagements pour faire face à l’augmentation du trafic marchand fluvial. « Au lendemain de la seconde guerre mondiale, de nouveaux travaux commencent : le canal est porté à 1350 tonnes de Charleroi à Bruxelles, avec la mise en service en 1968 du Plan incliné de Requières. Le tracé du canal est revu sur certaines sections : les travaux de mise à 1350 tonnes durent 20 ans : il est désormais possible de parcourir les 74 km de canal reliant Bruxelles à Charleroi en une journée. »[72]

Gare de Charleroi Sud

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville de Charleroi dispose de nombreux transports en commun comme le train, le métro léger (MLC) et le bus.

Le métro léger (MLC) voit le jour dans les années 1960. Il est composé d'un anneau central et de plusieurs branches en étoiles. Le réseau est géré par la TEC Charleroi. Il existe 4 grandes lignes de métro[73] :

  • Une ligne reliant le centre-ville à Anderlues en passant par Marchienne, Monceau et Fontaine-l’Evêque.
  • Une ligne reliant le centre-ville à Gilly et Soleilmont.
  • Une ligne reliant la station Waterloo à Montignies-sur-Sambre.
  • Une ligne reliant la station Piges à Gosselies en passant par Dampremy, Lodelinsart, et Jumet. Cette dernière ligne de métro a été construite en 2012.

Le réseau de métro est assez performant et permet une bonne connexion entre les bus, les métros et les trains.

Le réseau de bus est géré par la TEC de Charleroi. Il existe de nombreuses lignes de bus qui permettent de voyager à l'intérieur de la ville de Charleroi ainsi que dans ses communes attenantes[74]. D'autres lignes permettent de voyager en dehors des frontières de Charleroi avec la ligne de bus 365a reliant Charleroi à Bruxelles, mais aussi la ligne 451 reliant Charleroi à Couvin. La ligne A permet également de relier en ligne directe la gare de Charleroi à l'aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud.

Les chemins de fer sont gérés par la société SNCB (à l'échelle de la Belgique). La gare principale de la ville est Charleroi-Sud.

C'est au XIXe siècle que le réseau ferroviaire se développe à Charleroi presque en même temps que les industries. Charleroi était un bassin industriel, c'est pourquoi le transport de marchandises était primordial pour l'activité économique de Charleroi. A l’époque, seul le canal Charleroi-Bruxelles permettait le transport des marchandises[75].

En 2005, des travaux de rénovation sont entrepris[75]. Ils se sont terminés en 2011. Aujourd’hui, il est envisagé de rénover la gare dans la mouvance de la gare des Guillemins. Celle-ci devrait offrir de nouvelles places de parking ainsi que des commerces[76]. La gare permet de desservir les grandes villes belges (Bruxelles, Anvers, Liège, Namur, Mons…) ainsi que la ville de Paris par un [77]aller-retour quotidien du train à grande vitesse Thalys.

Les autres gares et points d'arrêt moins importants de l'agglomération sont : Charleroi-Ouest et Lodelinsart sur la ligne 140 vers Ottignies, Marchienne-au-Pont sur les lignes 124/124 A vers Luttre et 112 vers La Louvière, les points d'arrêt de Roux sur les lignes 124/124 A vers Luttre, Marchienne-Zone sur la ligne 130 A vers Erquelinnes et Jeumont (France), Couillet sur la ligne 130 vers Namur.

Trafic des marchandises : le port Autonome de Charleroi[78] (PAC), la plate-forme multimodale de Charleroi-Châtelet (MCC) et la gare à marchandises de Monceau.

Atelier ferroviaire : atelier d'entretien et de réparation du matériel de traction à Charleroi-Sud-Quai et atelier d'entretien et de réparation des wagons en gare à marchandises de Monceau.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Charleroi.

La ville possède son propre aéroport, dénommé aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud (en anglais Brussels South Charleroi Airport, en abrégé BSCA) ; il est le deuxième aéroport du pays pour le nombre de passagers transportés. Situé à Gosselies, il n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bruxelles.

C'est en 1919 qu'un premier aérodrome est construit. Celui-ci sert d'école pour les pilotes. Après la Seconde Guerre mondiale, l’aérodrome de Gosselies devient public. Dans les années 1970, un vol journalier entre Charleroi et Londres-Heathrow est organisé mais sera très vite annulé. Les vols des passagers sont généralement des vols privés ou des vols d'entraînements. En mai 1997 a lieu le premier vol de Ryanair, compagnie dite low cost. En 2001, l’aéroport devient la base continentale de Ryanair et enregistre près de 800 000 passagers. En 2008, ouverture du nouveau terminal car l’ancien a une superficie trop faible pour accueillir tous les passagers. En 2013, l’aéroport enregistre 6 800 000 passagers[79].

De nombreuses compagnies s’installent au sein de l’aéroport : en 2004, la compagnie aérienne hongroise Wizz, en 2006, la compagnie Jet4you. En 2007, Private Wings et en 2009, arrivée de Jetairfly et d’Air Arabia Maroc. En mars et juin 2014, arrivée de Pegasuse et de Thomas Cook.

Les destinations permettent de voyager dans quasiment toute l’Europe et l'Afrique du Nord. Depuis 2014, l’aéroport ouvre des vols vers Tel Aviv et Dubaï[80].

Aujourd'hui de nouveaux projets sont mis en place afin de continuer l'agrandissement de l'aéroport comme :

  • l'allongement de la piste de 3 200 mètres réalisé en 2014[81] ;
  • la construction d'une gare ferroviaire permettant de relier l'aéroport aux grandes villes de Belgique et d'Europe. Ce projet est prévu pour 2027[82] ;
  • la construction d'un nouveau terminal afin de pouvoir accueillir le nombre en constante évolution de passagers[83].
Parkings souterrains de la place de la Digue à Charleroi

La mobilité au centre-Ville[modifier | modifier le code]

Le projet Rive Gauche débuté en 2013 s’occupant essentiellement de la revitalisation de la ville Basse, met en place des aménagements qui serviront aux piétons puisqu'ils leur permettront de se promener librement en centre-ville ou le long de la Sambre. En effet, la "placerelle", pont convivial surplombant la Sambre, permet de relier la rive droite à la rive gauche menant soit vers la gare Charleroi-Sud, soit vers le centre-ville. Également idéal pour les promeneurs, il est maintenant possible de longer la rive gauche qui a été réaménagée en un espace de détente. Au niveau du centre-ville, la place Albert 1er a également subi des transformations puisque, d'un parking, elle devient une place accueillante devançant un centre commercial. Les voitures ne circuleront donc pas sur le Boulevard Tirou ce qui permettra aux piétons de faire leurs emplettes sans contraintes. Ainsi, des bretelles d'accès souterraines permettront aux véhicules de se garer en sous-sol.

Janvier 2014 marque l’approbation du Plan Communal de Mobilité visant à favoriser et améliorer l’offre de transports en commun[84] tout en appliquant une politique dissuasive par rapport aux voitures individuelles afin de fluidifier la circulation mais aussi de limiter le nombre de véhicules stationnés en rue et de suivre la logique de réappropriation de l’espace public par les piétons[85]. Ce plan s'inscrit également dans une volonté de développement durable[86].

Du côté de la ville Haute un autre projet de revitalisation de l’espace urbain est mis sur pied. Celui-ci va modifier le visage de la Place Charles II et de la Place du Manège. De nouveaux parkings vont être construits en souterrain afin de désengorger la ville pour laisser plus de place aux piétons.

De nombreux parkings sont présents dans le centre et ses alentours. Les voici :

  • Le parking des Expositions : 2000 places
  • Le parking Rue de l’Ancre : 87 places
  • Le parking Place de l’Ouest : 60 places

D’autres parkings existent dans le centre de Charleroi tels que le parking de l’Hélios ou le parking de la gare du sud. Ceux-ci sont généralement gratuits sauf pour certaines occasions.

Au niveau des parking payants on retrouve :

  • Le Cityparking du Moulin : 545 places
  • Le parking «  Fastpark » de la rue des Rivages : 206 places
  • Le parking Inno : 350 places
  • Le parking de la Place de la Digue : 273 places
Centre de distribution urbaine vue depuis la rue du Rivage.

Le 1 mars 2016, est inauguré un centre de distribution urbaine, centre logistique financé conjointement par les Fonds européen de développement économique et régional, la Ville de Charleroi et la Wallonie. L'objectif est de faciliter l’approvisionnement du centre ville aux abords duquel il est situé et de fluidifier la circulation urbaine. À partir de l'entrepôt d'environ 2 000 m2, véhicules électriques, vélos ou petits camions prennent le relais des semi-remorques pour livrer les marchandises[87].

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Liste des bourgmestres[modifier | modifier le code]

Liste depuis la fusion des communes.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Les élections organisées en 1976 à la veille de la fusion des communes mettent en place une majorité absolue du Parti socialiste et Lucien Harmegnies, ancien ministre et jusqu'alors bourgmestre de Marcinelle deviendra le premier bourgmestre de la nouvelle entité.

Cette majorité sera renforcée par deux fois, en 1982 et en 1988, quand Jean-Claude Van Cauwenberghe devient bourgmestre. La Ville sera sous gouvernance socialiste absolue pendant 30 ans.

En 2005, de nombreuses affaires judiciaires mettent en cause des élus communaux de Charleroi. Le retentissement et l'impact sont importants aux niveaux local, régional et même national. Elio Di Rupo, président du PS attribue même à celles-ci[91] la défaite de son parti lors des élections législatives du 10 juin 2007.

Au niveau local, le PS perd la majorité absolue lors des élections communales du 8 octobre 2006.

La tripartite PS, MR, CDH, mise en place le soir des élections[92] avec comme bourgmestre Léon Casaert, durera jusqu'au , date à laquelle les deux échevins MR, Olivier Chastel et Philippe Sonnet, décident de quitter la majorité[93] à la suite de ce qu'ils nomment un « manque de loyauté » du PS de Charleroi dans le problème du départ forcé de Jean-Pol Demacq, échevin PS inculpé de faux et usage de faux par fonctionnaire public[94]. Ce dernier présente également sa démission. Les trois démissions seront entérinées lors d'une réunion extraordinaire du Conseil communal le .

Le , au lendemain des élections législatives fédérales, Elio Di Rupo, président du PS, annonce la mise sous la tutelle de Paul Magnette, de l'Union socialiste communale de Charleroi. Il demande par ailleurs la démission du bourgmestre et de tous les échevins PS de Charleroi. Ce sera fait le lendemain, date à laquelle l'ensemble du collège, y compris l'échevin cdH Jean-Jacques Viseur, démissionne.

Un nouvel accord de majorité est signé et le nouveau collège installé le [88]. Le PS obtient sept échevins dont le président du CPAS ; le MR, deux échevins ; le CDH, un échevin plus le poste de bourgmestre qui va à Jean-Jacques Viseur[95].

À la suite de la démission de Jean-Jacques Viseur pour des raisons médicales, Éric Massin devient bourgmestre le . Un nouveau pacte de majorité est voté et le collège communal remanié[89].

Lors des élections d'octobre 2012, le PS, sous la conduite de Paul Magnette, retrouve la majorité absolue au conseil communal. Paul Magnette, élu bourgmestre, choisit cependant d'ouvrir la majorité et de reconduire la coalition PS, MR et cdH[90].

Conseil et collège communal 2012-2018[modifier | modifier le code]

Répartition des sièges au Conseil communal
  •      PTB+ : 1 siège
  •      Ecolo : 3 sièges
  •      PS : 30 sièges
  •      cdH : 6 sièges
  •      MR : 9 sièges
  •      FN-belge : 2 sièges
Collège
Bourgmestre Paul Magnette (PS)
Échevins Françoise Daspremont (PS)
Cyprien Devilers (MR)
Mohamed Fekrioui (cdH)
Philippe Van Cauwenberghe (PS)
Julie Patte (PS)
Serge Beghin (PS)
Serdar Kilic (PS)
Ornella Cencig (MR)
Éric Goffart (cdH)
Président du CPAS Éric Massin (PS)
Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, à l'hôtel de Ville.

Résultats des élections communales depuis 1976[modifier | modifier le code]

Parti 10-10-1976[96] 10-10-1982 9-10-1988 9-10-1994 8-10-2000 8-10-2006[97] 14-10-2012[98]
Voix / Sièges % 51 % 51 % 51 % 51 % 51 % 51 % 51
PS 49,11 27' 53,34 32' 63,78 37 53,97 32 51,37 30 38,43 23 47,69 30
PRL1/MR2 10,851 5 15,991 9 11,711 5 11,391 6 - 24,642 14 16,282 9
PRL-MCC - - - - 16,15 8 - -
PSC1/CDH2 15,351 8 11,231 6 12,381 6 11,591 6 9,611 4 11,42 6 10,592 6
ECOLO - 6,03 2 7,6 3 6,27 2 11,38 6 8,12 4 7,37 3
PTB1/PTB+2 0,321 0 0,291 0 0,431 0 1,271 0 1,331 0 2,12 0 3,422 1
FDF - - - - - - 1,81 0
RW 19,17 10 - 0,83 0 - - - 0,92 0
RWF - - - - 1,09 0 - -
PCB1/PC2 4,411 1 3,821 1 2,442 0 - - - -
UDRT - 1,69 0 - - - - -
FN - 0,74 0 0,4 0 10,5 5 6,9 3 - -
VIVANT - - - - 2,17 0 0,82 0 -
WALLON - 4,48 1 - - - 1,14 0 -
RPW - 1,65 0 - - - - -
GU - - - 1,2 0 - - -
SAMUEL - - - 1,64 0 - - -
VIE - - - 1,64 0 - - -
Front-Nat. - - - - - 9,51 4 -
FNationale - - - - - 2,7 0 -
FN-Belge - - - - - - 5,78 2
FNW - - - - - - 1,98 0
NATION - - - - - - 1,16 0
Wall.d'Abord! - - - - - - 1,09 0
Autres(*) 0,78 0,74 0,43 0,54 - 1,13 1,91
Bulletins déposés 135525 124898 119471 116777 116018 121275 112289
Participation % 88,74 87,65 86,4 88,65 82,58
Blancs et nuls % 5,46 6,42 6,42 6,62 9,24 8,08 10,34

(*)1976: Divers 76 1982: FRNAT, MRW 1988: PCN, POS 1994: LCBCV, PCN, PSN 2006: FNB, Unie 2012: DN, Front-Gauche, NWA

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Ensemble du patrimoine classé à Charleroi (ville avant fusion).

L'Hôtel de Ville et le beffroi[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville, vu depuis la place Charles II.
Article détaillé : Hôtel de ville de Charleroi.

L'Hôtel de Ville de Charleroi, est un vaste bâtiment éclectique mêlant Classicisme et Art déco construit par les architectes Jules Cézar en collaboration avec Joseph André, inauguré en 1936. L'ensemble forme un vaste quadrilatère comprenant un beffroi d'une hauteur de 70 mètres.

L'église Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Christophe, vue depuis la place Charles II.

Chapelle de garnison à l'origine (1667), l'église sera plusieurs fois abîmée et restaurée avant d'être fortement transformée et agrandie en 1956.

Le Passage de la Bourse[modifier | modifier le code]

Passage de la Bourse.
Article détaillé : Passage de la Bourse.

Imaginée par l'architecte Le Graive et réalisée de 1890 à 1893, cette galerie courbe est l'ensemble de tradition classique le plus remarquable de Charleroi[99].

Art nouveau à Charleroi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art nouveau à Charleroi.

La maison dorée[modifier | modifier le code]

Charleroi, Maison Dorée, sgraffite "Soleil", par Gabriel van Dievoet, 1899.
Article détaillé : Maison dorée (Charleroi).

Remarquable pour les sgraffites dorés qui en ornent les façades (chardons stylisés et soleil), et qui lui ont donné son nom.
Elle fut édifiée en 1899 par l'architecte Alfred Frère et acquise en 1906 par les industriels verriers Chausteur. Propriété du docteur Léon Lempereur en 1952, elle deviendra ensuite un restaurant (1993) avant d'être achetée par la Ville de Charleroi (1999). Classée en 1993, elle sert actuellement de local à l'Association de la Presse.

La maison « La Fleur »[modifier | modifier le code]

Maison « La Fleur ».
Article détaillé : Maison "la Fleur".

La maison « La Fleur » est une habitation de style Sécession viennoise. Construite en 1908 par Joseph Charon, elle a été rénovée dans les années 1990 par Paul Warin et Luc Schuiten, qui lui ajoutent un second corps en retrait conçu dans le même esprit.

Université du Travail Paul Pastur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université du Travail Paul Pastur.

Autres monuments classés[modifier | modifier le code]

Patrimoine artistique[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Recycle002.svg
Cette section doit être recyclée (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).  
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Musées[modifier | modifier le code]

BPS 22 - Province de Hainaut.
  • Le site le plus visité de Charleroi est le site minier du bois du Cazier, à Marcinelle. Il abrite :
    • un musée consacré à la catastrophe du 8 août 1956 ;
    • un musée à la gloire du passé industriel de Charleroi ;
    • le musée du Verre ;
    • des ateliers de forgerons.
  • Musée de la photographie.
  • BPS22, musée d'art de la Province de Hainaut.
  • Musée des beaux-arts.
  • Musée Jules Destrée.
  • Musée archéologique.
  • Musée des chasseurs à pied.
  • Centre de Culture scientifique (CCS) de l'ULB[100].

Traditions et folklore[modifier | modifier le code]

Danse[modifier | modifier le code]

Dans la mouvance de l'implantation à Charleroi en 1957 de ce qui deviendra plus tard le Ballet royal de Wallonie, la ville de Charleroi a connu depuis 1970 un très vif engouement pour la danse classique et contemporaine, avec la création de nombreuses écoles de danse privées et même de compagnies semi-professionnelles comme Carolo King Ballet.

Le Ballet royal de Wallonie a été dissous en 1990, à la mort de son directeur artistique Jorge Lefebre pour faire place à une entité intégralement contemporaine : Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

  • Le Palais des Beaux Arts, dispose de la plus grande scène de Wallonie
  • Le Rockerill, situé sur l'ancien site de La Providence, salle de concerts alternative, lieu d'expositions, performances
  • L'Eden
  • Le Coliseum, ville Basse
  • Le Vecteur Plateforme culturelle pluridisciplinaire, située dans l'ancien théâtre rénové du Vaudeville, rue de Marcinelle
  • Le Spiroudôme de temps à autre.
  • Le Centre Temps Choisi à Gilly
  • Plusieurs centres culturels : Mont-sur-Marchienne, Couillet, Gosselies

Médias[modifier | modifier le code]

Balades[modifier | modifier le code]

Le paysage carolorégien est animé par de nombreux terrils, souvenirs d'un long passé minier, et de nombreux parcs communaux de la métropole. Certains ont été réaménagés en espaces de détente et d'évasion, constituant parfois de superbes réserves naturelles NB : du haut de ces terrils, on peut découvrir un vaste panorama de la métropole. Ces terrils sont traversés par le Ravel. Idéal pour des balades à pieds, à cheval ou équipé d'un vélo.

Centre international d'édition de la bande dessinée (Éditions Dupuis), Charleroi qui a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle, a vu naître des personnages illustres du neuvième art tels que Spirou et Fantasio, le Marsupilami, Boule et Bill, et Lucky Luke, dont les statues polychromes ornent la ville.

Événements[modifier | modifier le code]

Fréquemment, des festivals ou concerts de musiques sont organisés dans les nombreux cafés de la ville, comme le Carolo Musique Rally. Chaque année, fin juin, se tient également une des plus grandes brocantes de Belgique, à savoir, brocante des Quais de Charleroi qui dure 24 heures. En 2006, le 24 juin, la ville a accueilli la City Parade, grand rassemblement de musiques électroniques.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Recycle002.svg
Cette section doit être recyclée (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).  
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Charleroi et ses sections sont jumelés avec :


Localisation des villes jumelées avec Charleroi.
Localisation de la ville
Charleroi

Villes sœurs[modifier | modifier le code]

Charleroi, ville de Pennsylvanie près de Pittsburgh aux États-Unis, 5 000 habitants, a été nommée ainsi en l'honneur de sa grande sœur belge. Une localité située dans l'État de Victoria, en Australie, porte également le nom de Charleroi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ (lire en ligne), p. 31
  2. Jean-Yves Huwart, Le second déclin de la Wallonie - En Sortir, Racines,‎ (ISBN 978-2-87386-509-2, lire en ligne), p.19 ligne 22-28
  3. « CHARLEROI MÉTROPOLE UN SCHÉMA STRATÉGIQUE 2015-2025 » [PDF], sur http://www.charleroi-bouwmeester.be,‎ (consulté le 21 mars 2016), p. 19
  4. « Charleroi Métropole 2015 », sur http://www.charleroi-bouwmeester.be,‎ (consulté le 21 mars 2016) : « Charleroi doit offrir la fluidité d’une métropole en accord avec son temps, en répondant aux préoccupations urbaines essentielles que sont la mobilité, la convivialité des espaces publics, la proximité des espaces verts, les typologies d’habitat adapté à la vie en ville et, sur le territoire, l’organisation des grandes fonctions métropolitaines et la révélation de paysages justes et forts. »
  5. Contrat de rivière, Sambre & affluents
  6. Atlas topographique Belgique : 1:50 000, Bruxelles, Tielt, Institut géographique national, Lannoo, Touring,‎ , 2e éd., 364 p. (ISBN 90-209-4853-9), p. 206-207
  7. « FEDER #1 Espaces publics » (consulté le 21 mars 2016)
  8. « Stratégie nationale de la Belgique pour la biodiversité 2006-2016 »
  9. « Les terrils dévoilent leur biodiversité à la Maison du Tourisme du Pays de Charleroi »
  10. « SGIB 2638 - Terril des Viviers »
  11. Site de l'Institut royal météorologique (IRM)
  12. Site de l'institut météorologique belge
  13. Jean Fichefet, Charleroi - Étude de Géographie eurbaine, Charleroi, Librairie de la Bourse,‎ , p. 34-41
  14. Le texte latin complet dit : "Dis tertia septembris excellentissimus Franciscus de Moura Marchio de Castello Rodrigo fundatur Caroloregivm. tertiae septembris 1666." Soit, en français : "Le trois septembre 1666, son Excellence François de Moura, Marquis de Castello Rodrigo, a fondé Charleroi." (in René-P. Hasquin, De Charnoy-village à Charleroi-Métropole, Éditions Labor, Bruxelles, 1969, p. 156.)
  15. Anne Philippart, Charleroi était forteresse 1666-1871 : Notice historique, Charleroi, Société royale d'archéologie de Charleroi et Ville de Charleroi,‎ , « La construction de la forteresse espagnole 1666-1667 », p. 13-16
  16. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 167
  17. Christian Draguet, Le ballon de Fleurus : Itinéraire des aérostiers en juin 1794, Montigny-le-Tilleul, Éditions Scaillet,‎ , 176 p., p. 42-46
  18. biographie du général Charbonnier
  19. Jean Derzelle, « Charleroi, ville jeune, fête ses 300 ans », Le Soir,‎
  20. « charleroi-decouverte.be | Dans le centre-ville, qui est le plus grand ? », sur www.charleroi-decouverte.be (consulté le 31 juillet 2015)
  21. « Phénix (Charleroi) », sur http://europe.wallonie.be (consulté le 21 mars 2016)
  22. « Projet Phénix », sur http://www.charleroi.be (consulté le 21 mars 2016)
  23. « Projet Rive Gauche », sur http://www.charleroi.be (consulté le 21 mars 2016)
  24. « Permis d'urbanisme suspendu pour le projet Rive Gauche à Charleroi: votre avis nous intéress », La Nouvelle Gazette,‎ (lire en ligne)
  25. Charleroi Métropole un schéma stratégique 2015-2025,‎ , 317 p. (ISBN 978-2-960-1783-0-2, lire en ligne), p. 154
  26. Charleroi Métropole un schéma stratégique 2015-2025,‎ , 317 p. (ISBN 978-2-960-1783-0-2, lire en ligne), p. 77
  27. Charleroi Métropole un schéma stratégique 2015-2025,‎ , 317 p. (ISBN 978-2-960-1783-0-2, lire en ligne), p. 32
  28. Charleroi Métropole un schéma stratégique 2015-2025,‎ , 317 p. (ISBN 978-2-960-1783-0-2, lire en ligne), p. 38,40
  29. Charleroi Métropole un schéma stratégique 2015-2025,‎ (ISBN 978-2-960-1783-0-2, lire en ligne), p. 79
  30. « FEDER #1 Espaces publics / CHARLEROI DC: VERS UN PAYSAGE MÉTROPOLITAIN » (consulté le 21 mars 2016)
  31. « Charleroi District Créatif / Redynamisation urbaine — Espaces publics et Grands Axes » [PDF] (consulté le 21 mars 2016)
  32. « FEDER: 142 millions pour Charleroi District Créatif! » (consulté le 21 mars 2016)
  33. « REVITALISATION DE L’ESPACE URBAIN », cf. Equipe de conception - Maîtrise d'oeuvre, sur http://www.charleroi-dc.be/ (consulté le 21 mars 2016)
  34. « PÔLE DES GRANDES CONFÉRENCES ET DE L’ÉVÉNEMENTIEL », sur http://www.charleroi-dc.be (consulté le 21 mars 2016)
  35. Charleroi Métropole un schéma stratégique 2015-2025,‎ , 317 p. (ISBN 978-2-960-1783-0-2, lire en ligne), p. 210
  36. « STATISTIQUES ET DONNÉES CLÉS », sur http://www.charleroi-airport.com,‎ (consulté le 21 mars 2016)
  37. Charleroi Métropole un schéma stratégique 2015-2025,‎ , 317 p. (ISBN 978-2-960-1783-0-2, lire en ligne), p. 241
  38. Marie Adam, « Une piscine "new look" à Marcinelle », La Libre,‎ (lire en ligne)
  39. « Charleroi: les pompiers l'attendent depuis si longtemps! », sur http://www.rtbf.be,‎ (consulté le 21 mars 2016)
  40. « Pompiers: La nouvelle caserne à l'horizon 2016 », sur http://www.charleroi.be,‎ (consulté le 21 mars 2016)
  41. Didier Albin, « Charleroi: sauver la dernière «cathédrale de feu» du Hainaut », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  42. « Le terril du Martinet sera bientôt classé " Réserve Naturelle Domaniale" », sur http://www.quartierdumartinet.be,‎ (consulté le 21 mars 2016) : « Comité de Quartier du Martinet (association qui protège le terril depuis plus de 50 ans). »
  43. Didier Albin, « Charleroi : les fêtes en ville en 5 temps forts », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  44. L.J.P.C.D.S, Quartiers généalogiques des familles nobles des Pays-Bas, vol. Tome I, Cologne, Chez les Héritiers de Pierre Marteau,‎ , p. 201
  45. de la Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, vol. Tome VII, Paris, Antoine Boudet,‎ , p. 77
  46. Extrait du texte de l'Arrêté royal cité par D.-A. Van Bastelaer, « Les armes et les sceaux de Charleroi : Recherches sur les vraies et légitimes armoiries de cette Ville et sur la blason apocryphe qui leur a été substitué au XIXe siècle », Documents et rapports de la Société paléontologique et archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi, Mons, Hector Manceaux, vol. 7,‎ , p. 407-493 (lire en ligne)
  47. a, b, c et d Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ , p. 216
  48. Blason dessiné par Charles De Rouck (Trois semaines chez les Magritte, Vers l'Avenir, ).
  49. Vu sur le site officiel de la Ville de Charleroi, section Découvrir > Tourisme > Histoire :
    « Le coq, emblème de la partie francophone belge et de la France. Sa dextre est posée en chef, en signe d'allégeance. »
  50. « Découvrez le nouveau logo de Charleroi », L'Avenir,‎ (lire en ligne)
  51. « Charte graphique », sur www.charleroi.be (consulté le 6 décembre 2015)
  52. Guy Depas, « ACEC A CHARLEROI: LA FIN D'UNE AVENTURE », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  53. Olivier Bruel, « Les 15 meilleurs et pires logos de 2015 », Infopresse,‎ (lire en ligne)
  54. S.Dx, « Le pari gagné de changer l'image de Charleroi », Le Soir, édition Hainaut,‎ , p. 29
  55. Pierre-Jean Schaeffer, Charleroi 1830-1994, Histoire d'une Métropole, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Quorum,‎ (ISBN 2-930014-42-3), p. 99
  56. Exemple : Philippe Vander Maelen, Dictionnaire géographique de la province de Hainaut, Bruxelles, A l'établissement géographique,‎ (lire en ligne), p. 114
  57. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  58. Charleroi plus cosmopolite que Bruxelles, L'Avenir,
  59. 3_Population_de_droit_au_1_janvier,_par_commune,_par_sexe_2011_2014_G_tcm326-194205 sur le site du Service Public Fédéral Intérieur
  60. Liste des écoles sur le site de la Ville de Charleroi
  61. Mondial 2018/2022: Charleroi parmi les 7 villes belges candidates, Vers l'Avenir,
  62. « Historique », sur http://www.hélios.be (consulté le 23 mars 2016)
  63. Didier Albin, « La piscine Helios est prête mais reste inaccessible », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  64. a et b Source : http://statbel.fgov.be
  65. L'importance des secteurs d'activités est mesurée par le chiffre d'affaires déclaré en 2005 par les assujettis à la TVA.
  66. La saga de l'anneau, dans Charleroi Magazine, novembre 2010, p. 6-8
  67. Alain Vaessen, Daniel Barbieux, http://www.rtbf.be/info/regions/detail_ring-de-charleroi-de-gros-travaux-vont-debuter-pour-longtemps?id=8351494, page consultée le 24/04/2015
  68. a, b et c La communauté des usagers de nos routes, Le Ring 3, http://www.circulez.be/dossiers/nos-futures-autoroutes/771-le-ring-3.html, consulté le 07 mai 2015
  69. Google maps, R3, https://www.google.be/maps/place/R3/@50.4725662,4.5016775,15z/data=!4m2!3m1!1s0x47c22589b8adcd07:0x7f8ad7e27306d816, page consultée le 06/05/2015
  70. Sur le site Cours d’eau.be : http://www.coursdeau.be/downloads/Wallonie2013/Fiche-2013_canalCharleroi-Bruxelles.pdf. Page consultée le 22/05/2015. P.3
  71. Sur le site Cours d’eau.be : http://www.coursdeau.be/downloads/Wallonie2013/Fiche-2013_canalCharleroi-Bruxelles.pdf. Page consultée le 22/05/2015. P4.
  72. Sur le site Charleroi découverte : « Le canal Charleroi-Bruxelles », sur www.charleroi-decouverte.be (consulté le 22 mai 2015).
  73. Les enjeux ferroviaires à Charleroi ; Un projet de mobilité urbaine au service des Carolos, publié par le Collectif Citoyen Carolo et urbAgora, 2012.
  74. Voir http://www.infotec.be/
  75. a et b Charleroi découverte, La gare de Charleroi, http://www.charleroi-decouverte.be/index.php?id=63, page consultée le 24/04/2015
  76. http://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-gare-de-charleroi-bientot-sous-verre?id=7950066
  77. La relation aller-retour quotidienne Charleroi-Paris est suspendue pendant une période indéterminée à la date du 1er avril 2015.
  78. http://charleroi.portautonome.be/
  79. Brussels South Charleroi Airport S.A. (2015). L'HISTORIQUE. En ligne sur le site de Brussels South Charleroi Airport. http://www.charleroi-airport.com/corporate/lhistorique/index.html, page consultée le 07/05/2015
  80. Brussels South Charleroi Airport S.A. (2015). HORAIRES. En ligne sur le site de Brussels South Charleroi Airport. http://www.charleroi-airport.com/vols/horaires/index.html, page consultée le 07/05/2015
  81. Belga (2014). Charleroi Airport allongera sa piste. En ligne sur le site de la libre. http://www.lalibre.be/actu/belgique/charleroi-airport-allongera-sa-piste-5406a1c0357030e6103d625a, page consultée le 08/05/2015
  82. RTBF.be – info (2013). La Région wallonne confirme: le train vers l'aéroport carolo est une priorité. En ligne sur le site de la RTBF.be. http://www.rtbf.be/info/regions/detail_un-train-pour-desservir-l-aeroport-de-charleroi-des-2027-cela-se-precise?id=8130341, page consultée le 09/06/2015
  83. Le vif, (2015). La Région veut un "petit" terminal bis à l'aéroport de Charleroi. En ligne sur le site du VIF/l’Epress.be. http://www.levif.be/actualite/belgique/la-region-veut-un-petit-terminal-bis-a-l-aeroport-de-charleroi/article-normal-389523.html, page consultée le 09/05/2015
  84. Charleroi Métropole un schéma stratégique 2015-2025,‎ , 317 p. (ISBN 978-2-960-1783-0-2, lire en ligne), p. 44
  85. « REVITALISATION DE L’ESPACE URBAIN », sur http://www.charleroi-dc.be/ (consulté le 21 mars 2016) : « La reconversion complète de la trémie en parking et accès parking, ainsi que l’amélioration de l’offre de stationnement s’inscrivent pleinement dans cet objectif de connexion des pôles urbains. Ainsi transformé, cet espace sera traité sous la forme d’un axe intégré et cohérent où le piéton aura la priorité. »
  86. « Actualisation du Plan Communal de Mobilité de Charleroi. RAPPORT DE SYNTHESE PHASE 3 – PLAN DE MOBILITE – VERSION FINALE » [PDF], sur http://mobilite.wallonie.be/,‎ (consulté le 21 mars 2016)
  87. Marie Dessy et Maxime Paquay, « Charleroi: ouverture d'un Centre de Distribution Urbaine », sur rtbf.be,‎ (consulté le 2 mars 2016)
  88. a et b Nouveau collège communal, La Libre Belgique,
  89. a et b Charleroi: le collège a neuf mois pour concrétiser, L'Avenir,
  90. a et b 52 serments devant 500 spectateurs , L'Avenir,
  91. Charleroi coule le PS, la Flandre encense Leterme, La Libre Belgique,
  92. Charleroi : une tripartite PS-MR-cdH au pouvoir, La Libre Belgique,
  93. Le MR quitte la majorité à Charleroi, La Dernière Heure,
  94. La majorité reste soudée à Charleroi, La Libre Belgique,
  95. Remariage de raison à Charleroi, Le Soir,
  96. 1976-2000 : Base de données ministère de l'intérieur
  97. Données 2006: elections2006.wallonie.be:
  98. Données 2012 : elections2012.wallonie.be
  99. Anne-Catherine Bioul, Alain Dauchot et Jean Alexandre Pouleur, Charleroi, ville d'architectures : Du Temps des Forteresses aux Années Folles 1666-1940, Bruxelles, Atelier Ledoux, Espace Environnement,‎ , 104 p., p. 43
  100. Site du Centre de Culture scientifique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Charleroi.

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Recycle002.svg
Cette section doit être recyclée (juin 2015).  
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.
  • Caroloregium valde concelebratur : 1666-1966 : Bilan de trois siècles d'histoire locale, publié par l'administration communale de Charleroi à l'occasion du tricentenaire de la fondation de la ville, Charleroi,‎ , 548 p.
  • Charleroi, Ville de Wallonie : 1666-1966 - album souvenir, Charleroi, Les éditions du Bourdon,‎ , 128 p.
  • Inauguration des grands travaux par L.L.M.M. le Roi et la Reine le dimanche 22 juin 1930 : Notices descriptives des travaux, Charleroi, Ville de Charleroi,‎ , 56 p.
  • Libre-sur-Sambre : Charleroi sous les révolutions 1789-1799, Crédit Communal,‎ , 136 p. (ISBN 2-87193-085-6)
    Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition « Libre-sur-Sambre, Charleroi sous les révolutions 1789-1799 », organisée par la Ville de Charleroi avec la collaboration du Crédit Communal. Exposition présentée au Musée du Verre, à Charleroi, du 23 septembre au 10 novembre 1989
  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur,‎ , 602 p. (ISBN 2-87009-588-0)
  • Didier Albin, Charleroi, le séisme, Bruxelles, Éditions Luc Pire, coll. « Voix politiques »,‎ , 160 p. (ISBN 2-87415-719-8)
  • Didier Albin, Charleroi, le séisme continue, Bruxelles, Éditions Luc Pire,‎ , 176 p. (ISBN 978-2-87415-864-3)
  • Maurice-A. Arnould, Le plan relief de Charleroi, Bruxelles, Crédit Communal, coll. « Histoire in-4° »,‎ , 68 p. (ISBN 2-87193-006-6)
  • Anne-Catherine Bioul, Alain Dauchot et Jean Alexandre Pouleur, Charleroi, ville d'architectures : Du Temps des Forteresses aux Années Folles 1666-1940, Bruxelles, Atelier Ledoux, Espace Environnement,‎ , 104 p.
  • Anne-Catherine Bioul, Vivre aujourd'hui dans un intérieur d'autrefois, à Charleroi, Namur, Ministère de la Région wallonne, coll. « Études et documents / Monuments et sites »,‎ , 245 p. (ISBN 2-87401-171-1)
  • Marcel Brasseur, Charleroy, Le siège de 1693, un Episode Méconnu, Société royale d'archéologie et de paléontologie de Charleroi,‎ , 2e éd., 167 p.
  • Pierre Burssens et Bernard Parée (ill. Jacques Raes), Charleroi, une ville aux carrefours de l'histoire, Charleroi, Willy Seron, éditeur,‎ , 64 p.
    Histoire de Charleroi en B.D. produite par le département de l'information de la Ville de Charleroi
  • Jean-Louis Delaet, Rina Margos et Chantal Lemal-Mengeot, Hôtels de Ville et Maisons communales de Charleroi, Ministère de la Région wallonne et Ville de Charleroi, coll. « Carnets du patrimoine » (no 11),‎ , 64 p.
  • Christian Draguet, Le ballon de Fleurus : Itinéraire des aérostiers en juin 1794, Montigny-le-Tilleul, Éditions Scaillet,‎ , 176 p.
  • Jean-Marie Duvosquel (dir.), Valenti Vermeersch (dir.), Chantal Lemal-Mengeot, Patrica Vanerck, Raymond Brulet, Jean-Louis Delaet et Georges Vercheval, Musées de Charleroi, Bruxelles, Crédit Communal, coll. « Musea Nostra » (no 17),‎ , 128 p.
  • Jean Everard, Monographie des rues de Charleroi, Charleroi, Collins,‎ , 223 p., In-12
  • Jean Fichefet, Charleroi - Étude de Géographie urbaine, Charleroi, Librairie de la Bourse,‎ , 218 p.
  • Hervé Hasquin, Une mutation, le « Pays de Charleroi » aux XVIIe et XVIIIe siècles : Aux origines de la Révolution industrielle en Belgique, Bruxelles, Éditions de l'Institut de Sociologie de l'Université Libre de Bruxelles,‎ , 383 p. (lire en ligne [PDF])
  • René-Pierre Hasquin, De Charnoy-village à Charleroi-Métropole, Bruxelles, Labor,‎ , 394 p.
  • René-Pierre Hasquin, Charleroi, an 2000 : Des rires et des larmes, Montigny-le-Tilleul, Éditions Scaillet, coll. « Mémoire d'une métropole »,‎ , 240 p.
  • Émile Lempereur (préf. Lucien Harmegnies), Charleroi à cœur ouvert, Paris-Gembloux, Duculot, coll. « Des villes & des hommes »,‎ , 192 p. (ISBN 2-8011-0166-4)
  • Frédéric Mac Donough (préf. Émile Lempereur), Abécédaire des peintres du Pays de Charleroi : du XVIe au XXIe siècle, Loverval, Éditions Labor,‎ , 240 p. (ISBN 2-8040-2380-x)
  • Philippe Mac Kay, Marianne Bruneau et Denis Gauvain, Charleroi d'hier et d'aujourd'hui : Rue par rue, Charleroi, coll. « Un dossier de La Nouvelle Gazette »,‎
  • Isabelle Parmentier, Histoire de l'environnement en Pays de Charleroi (1730-1830) : pollution et nuisances dans un paysage en voie d'industrialisation, Bruxelles, Académie royale de Belgique, coll. « Mémoires de l'Académie royale de Belgique. Classe des lettres, des sciences et des beaux-arts »,‎ , 410 p. (ISBN 978-2-80310-250-1)
  • Michel Poulain (dir.), Ville de Charleroi - Atlas géostatistique des quartiers, Charleroi,‎
  • Pierre-Jean Schaeffer, Charleroi 1830-1994, Histoire d'une Métropole, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Quorum,‎ , 466 p. (ISBN 2-930014-42-3)
  • L. Thibaut, « Quelques indications sur l'origine de la pompe à feu de Fresnes (1732) », Revue Belge d'histoire contemporaine, vol. 6, no 1-2,‎ , p. 29-36 (lire en ligne)
  • Jean Derzelle, « Charleroi, ville jeune, fête ses 300 ans », Le Soir,‎
  • Alexandra Vanden Eynde, Cédric Swennen, Nicolas Rochet et al., Carnet des villes de Charleroi, Liège & Namur, Charleroi, Espace Environnement, coll. « Septentrion, de la ville forte à la ville durable »,‎ , 67 p. (lire en ligne), p. 5-26
  • Philippe Vandermaelen, Dictionnaire géographique de la province de Hainaut, Bruxelles, Établissement géographique,‎ (lire en ligne), p. 98