Lanuéjols (Gard)

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Lanuéjols
La mairie.
La mairie.
Blason de Lanuéjols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
Martin Delord
2014-2020
Code postal 30750
Code commune 30139
Démographie
Population
municipale
358 hab. (2012)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 54″ N 3° 23′ 05″ E / 44.1317, 3.384744° 07′ 54″ Nord 3° 23′ 05″ Est / 44.1317, 3.3847
Altitude Min. 614 m – Max. 1 187 m
Superficie 62,43 km2
Localisation

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Lanuéjols

Lanuéjols est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du Gard limitrophe de l'Aveyron et de la Lozère, à 900 mètres d'altitude, Lanuéjols est situé à l'est du Causse Noir.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Causse Noir.

La commune est situé sur le Causse noir ou Montagne noire qui s'étend sur 200 km2 et qui est le plus petit des Grands Causses français. Il jouxte le massif cristallin des Cévennes à l'est et surplombe la ville de Millau à l'ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Provençal Lanuejòu, du roman Lanuojol, Laniejol, Lanojol, Lanejol, du bas latin Villa de Nugulo, Nujulo, Nuojolis, Lanogo, Noculis[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné en 1150 Faissæ de Lanejol, puis en 1163 S. de Lanojol et en 1167 Parochia de Sancti-Laurentii de Noculis dans le cartulaire du chapitre de Notre-Dame-de-Bonheur[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Lanuéjols appartenait, avant 1790, à la viguerie du Vigan-et-Meyrueis et au diocèse de Nîmes, archiprêtré de Meyrueis[2]. On y comptait six feux en 1384[2]. Cette commune qui s'appelait Lamejol en 1102[réf. nécessaire], Faissæ de Lanéjol en 1150, a en grande partie adhéré vers 1560 à la religion réformée. En 1663, Louis XIV fait raser le temple. La révocation de l’Édit de Nantes se traduit par de nombreuses conversions : les croix que l'on remarque au-dessus des portes de maisons signalaient aux soldats les familles catholiques et leur évitaient ainsi une répression.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Martin Delord PS Conseiller général du canton de Trèves depuis 1992
Président de la communauté de communes de l'Aigoual jusqu'en 2013
Président de la communauté de communes du Pays de l'Aigoual depuis 2013
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 358 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
940 987 999 1 186 1 187 1 134 1 028 1 114 1 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 135 1 043 1 098 1 082 1 075 1 075 1 104 1 036 1 050
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 029 1 030 1 050 821 987 793 745 593 515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
452 379 337 312 304 330 333 358 358
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le premier samedi du mois d'août débute la grande fête votive de Lanuéjols. S'enchaînent durant 4 jours, concours de pétanque primés, tournoi de sixte, concours de belote, repas traditionnels, pena, bals gratuits, exposition artistique (Association Art'Rev) et pour clôturer la fête, le mardi soir, le célèbre radio-crochet régional.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

La société Germain-Environnement est spécialisée dans la fabrication de matériaux de construction et de mobilier extérieur en pierre reconstituée.

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

L'économie locale est historiquement axée sur l'élevage ovin. Le lait des brebis sert à la fabrication des fromages de roquefort. Des bisons d'Amérique sont élevés sur le Causse à la ferme des Randals.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Façade de l'église Saint-Laurent.

L'ancienne église Saint-Laurent se trouvait à l'emplacement actuel de la mairie et de la poste. Elle est ruinée au cours des guerres de religion et reconstruite vers 1610.

Au début du XIXe siècle, l'église est trop petite pour accueillir les 1 200 habitants. La première pierre de la nouvelle église est posée en 1836. Il va falloir plus de 20 ans pour en terminer la construction. Des accidents et des procès à l'entrepreneur interrompent les travaux entre 1839 et 1843, puis entre 1845 et 1854. L'église, construite suivant un plan de croix latine, a été bénie le 29 juin 1858. La flèche du clocher s'élève à 33 mètres. Elle est recouverte d'ardoises, surmontée d'un petit campanile abritant la cloche de l'horloge (dispositif fréquent dans la région). Le maître-autel est surmonté d'une statue représentant le Christ-Roi. Un tableau évoque le martyr de saint Laurent. Des vitraux de Louis-Victor Gesta, Louis Saint-Blancat, actifs à Toulouse, Louis André, peintre verrier aixois, ornent les fenêtres de la nef.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Arboretum de la Foux[modifier | modifier le code]

Pleuroceras spinatum
(Muséum de Toulouse).
Article détaillé : Arboretum de la Foux.

L'arboretum de la Foux est situé sur le versant atlantique du massif de l'Aigoual.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Bérenger de Caladon, seigneurs de Lanuéjols.
  • Marius Valette, homme politique gardois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lanuéjols Blason D'azur à la montagne cousue de sinople chargée d'une cardabelle d'or, surmontée d'un gril d'argent accosté de deux têtes de brebis affrontées du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 187, t. 2
  2. a, b et c Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 110
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.