Philippe Berta

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Philippe Berta
Philippe Berta 02.jpg
Philippe Berta en 2017.
Fonctions
Député
Sixième circonscription du Gard
depuis le
Directeur
Centre universitaire de formation et de recherche de Nîmes (d)
-
Jacques Demaille (d)
Biographie
Naissance
(60 ans)
Besançon
Nom de naissance
Philippe Jean BertaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Directeur de thèse
Jean-Claude Cavadore (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Philippe Berta, né le à Besançon, est un généticien et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Philippe Berta est élu président de la fédération du Mouvement démocrate du Gard de sa création[Quand ?] à fin 2014.

En 2017, il est élu député sous l'étiquette Mouvement démocrate et La République en marche[1]. Son suppléant est Gilles Gadille, maire de Cabrières[2].

En 2018, il questionne le Ministère de l'agriculture et de la pêche sur les difficultés financières des propriétaires d'animaux de compagnie devant faire face à des frais vétérinaires importants[3]. Fin , il estime que l'interdiction des corridas au public mineur n'est pas un sujet prioritaire[4].

En 2019, il est rapporteur du groupe de travail « Attractivité des emplois et des carrières scientifiques » dans le cadre du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche[5].

Il préside le groupe d’études de l’Assemblée nationale sur les maladies rares[6].

Il est candidat aux élections municipales de 2020 pour la ville de Nîmes, en position non-éligible, en raison de la loi sur le cumul des mandats[7].

Le 8 avril 2020, il est nommé président du groupe de travail sur la recherche sur le Covid-19, par la Commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée Nationale[8].

« Loi Berta »[modifier | modifier le code]

La « loi Berta », proposition initiale de Philippe Berta pour modifier la prestation de compensation du handicap (PCH), visant à supprimer la limite d'âge pour son attribution, et à plafonner le reste à charge à 10 % des revenus du bénéficiaire[9],[10], est adoptée en commission le à l'unanimité[11], puis examinée en première lecture le [9].

Plusieurs associations de personnes handicapées, dont la FNATH[12], signalent qu'elle reporte le droit à la compensation, initialement prévu depuis la loi handicap de 2005 (dont le décret d'application n'a jamais été publié), à 2021[13],[14].

Une proposition inspirée du texte initial de Philippe Berta est adoptée le au Sénat[15] ; la proposition de loi est adoptée à l'unanimité en seconde lecture à l'assemblée le [16].

Autisme[modifier | modifier le code]

Le , il questionne la secrétaire d'État aux personnes handicapées Sophie Cluzel sur l'application du calendrier pour rattraper le retard dans la scolarisation des élèves autistes[17].

Le , à l'occasion de la journée mondiale de l'autisme, Philippe Berta déclare que l'autisme est une pandémie, que la priorité des financements doit être donnée à la recherche à l'échelon européen, et que les 700 000 autistes de France souffrent d'être autistes[18], ce qui fait réagir une association française de personnes autistes[19]. Par la suite, il se déclare favorable au dépistage prénatal de l'autisme, afin de générer des économies sur le soutien aux personnes les plus lourdement handicapées[20].

Projet de loi bioéthique[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé co-rapporteur du projet de loi bioéthique[21].

Le , il déclare durant les débats à l'Assemblée que « Certains enfants atteints de trisomie 21 peuvent mener une vie presque normale [...] tandis que d’autres enfants sont pratiquement des légumes »[22] ; ces propos font réagir la fondation Jérôme-Lejeune[23], son président Jean-Marie Le Méné y répondant durant une audition au Sénat le [24].

Son amendement proposant le dépistage pré-implantatoire des aneuploïdies (et donc des trisomies) pour les embryons implantés aux femmes ayant recours à une PMA est rejeté par l'assemblée nationale le [25], de même que sa proposition d'étendre le diagnostic néonatal[26], notamment après une intervention de la ministre Agnès Buzyn, ce qui suscite des réactions contrastées, entre la perspective d'une « victoire sur l'eugénisme », et le constat d'une « hypocrisie dangereuse »[27]. Cet amendement est examiné au Sénat fin [28], où il est rejeté, Bruno Retailleau le qualifiant de « démarche d'eugénisme »[29].

Le 2 juillet, la commission spéciale bioéthique a adopté son amendement qui rétablit une limite de 14 jours pour la recherche sur les embryons surnuméraires, revenant sur l'extension dérogatoire jusqu'à 21 jours instaurée par le Sénat. Son autre amendement visant à clarifier les conditions d'utilisation d'un traitement algorithmique pour des actes médicaux, a également été adopté.

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

Philippe Berta est titulaire d’un doctorat de biochimie et pharmacologie[30]. Chercheur au CNRS, il devient directeur de recherche à l'INSERM et professeur des universités (biologie, génétique, biochimie, biotechnologie) à l'Université de Nîmes[réf. nécessaire]. Il est titulaire d'une habilitation à diriger les recherches[réf. nécessaire].

Il est le co-découvreur d'un gène, porté sur le chromosome Y, qui engendre la formation des caractères sexuels masculins chez les mammifères (dont l'espèce humaine)[31],[32]. Il est le créateur de l'association l'École de l'ADN[33], qui promeut la culture scientifique dans le domaine de la biologie principalement. Son souhait de « créer à Nîmes, une université « ouverte sur le monde économique », où l'on formerait, par exemple, des juristes spécialisés dans la protection des découvertes et des brevets de la biotechnologie » suscite l'opposition de syndicalistes enseignants, et du président de l'université de Nîmes[33].

Il dirige également, de 2004[34] à 2007, le Centre universitaire de formation et de recherche de Nîmes, dont il obtient la transformation en université autonome de plein exercice. Il est secrétaire général du pôle de compétitivité santé PACA-LR Eurobiomed depuis sa création en 2006[réf. nécessaire].

Il est le directeur du master régional en Languedoc-Roussillon management de projet et innovation en biotechnologie ou BIOTIN[35] et dirige la filière biologie-environnement de l'université de Nîmes[36].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Philippe Berta est marié à une femme médecin généraliste[37] et a deux enfants[33].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  2. https://www.lesbiographies.com/Biographie/GADILLE-Gilles,70009
  3. « Question n°7926 - Assemblée nationale », sur questions.assemblee-nationale.fr (consulté le 29 janvier 2020)
  4. « Corrida interdite aux mineurs : "On va transformer l’hémicycle en arène", prévient le député gardois Olivier Gaillard », sur France Bleu, (consulté le 29 janvier 2020)
  5. « Restitution des travaux des groupes de travail pour un projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche », sur Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (consulté le 7 novembre 2019)
  6. « Composition du groupe d'études : maladies rares au 24 janvier 2020 - 15ème législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 janvier 2020)
  7. « Nîmes : La liste Nîmes en mieux d'Yvan Lachaud dévoilée », sur midilibre.fr (consulté le 29 janvier 2020).
  8. « Le député du Gard Philippe Berta nommé à la tête du groupe de travail sur la recherche sur le Covid-19 », sur Les Echos, (consulté le 6 juillet 2020)
  9. a et b « Des députés veulent améliorer la prestation de compensation du handicap », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 23 janvier 2020).
  10. « N° 907 - Rapport de M. Philippe Berta sur la proposition de loi de M. Philippe Berta relative à l’amélioration de la prestation de compensation du handicap (559). », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 janvier 2020).
  11. « HANDICAP La proposition de loi mai Berta adoptée en commission », sur Objectif Gard, (consulté le 24 janvier 2020).
  12. « Droit à compensation. Une proposition de loi, décevante, qui doit être fortement enrichie », sur FNATH (consulté le 24 janvier 2020).
  13. « PCH et Loi Berta : Une mesure peut en cacher une autre », sur Handicap : Suivez l'actualité en temps réel, (consulté le 23 janvier 2020).
  14. « Proposition de loi Berta et PCH : les associations écrivent aux députés », sur Club de Mediapart (consulté le 24 janvier 2020).
  15. (en) « Handicap : le Sénat vote une proposition de loi pour faciliter l'accès à la PCH », sur Le Média Social (consulté le 24 janvier 2020).
  16. « Assemblée nationale ~ Séance du mercredi 15 janvier 2020 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 janvier 2020)
  17. « Question n°16863 - Assemblée nationale », sur questions.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 janvier 2020).
  18. « Journée mondiale de l'autisme: Philippe Berta et Sophie Cluzel sur la recherche en Europe » (consulté le 24 janvier 2020).
  19. « Réponse aux propos du Député Berta le 2 avril », sur Collectif pour la Liberté d'Expression des Autistes, (consulté le 24 janvier 2020)
  20. « Confrontation avec le député Philippe Berta (Modem) suite au 2 avril », sur CLE Autistes, (consulté le 3 juillet 2019).
  21. « Nîmes : Philippe Berta nommé co-rapporteur du projet de loi bioéthique », sur midilibre.fr (consulté le 23 janvier 2020).
  22. « Assemblée nationale ~ Compte rendu de réunion de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la bioéthique », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 23 janvier 2020).
  23. « Bioéthique : l’injonction de traquer les embryons trisomiques a été donnée à l’Assemblée nationale ! », sur Fondation Jérôme-Lejeune, (consulté le 23 janvier 2020).
  24. « CS sur la bioéthique : compte rendu de la semaine du 9 décembre 2019 », sur www.senat.fr (consulté le 23 janvier 2020).
  25. « Après un vif débat, les députés refusent de légaliser la détection de la trisomie avant une FIV », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 23 janvier 2020).
  26. « Loi bioéthique: tensions, frustrations et déceptions au sein de la majorité », sur L'Opinion, (consulté le 23 janvier 2020).
  27. Jean-Gabriel Ganascia, « Le dépistage prénatal ne conduit pas nécessairement à l'eugénisme », sur www.larecherche.fr, La recherche, (consulté le 23 janvier 2020).
  28. « La future loi sur la bioéthique, huit mesures au-delà de la PMA », sur France Culture, (consulté le 24 janvier 2020)
  29. « FIV : le Sénat refuse la recherche de la trisomie dans les embryons », sur Public Senat, (consulté le 29 janvier 2020)
  30. Philippe Berta, Myocytes aortiques en culture primaire : caractérisation biochimique et pharmacologique (thèse de doctorat en Biochimie, Biologie moléculaire et cellulaire), Université Montpellier 2, (présentation en ligne)
  31. « UN GENE A L'AIGUILLAGE », sur L'Humanité, (consulté le 7 novembre 2019)
  32. « Vie publique », sur L'Express, (consulté le 19 mai 2018)
  33. a b et c « Philippe Berta, le bio-man », sur L'Express, (consulté le 19 mai 2018)
  34. « Philippe Berta », sur Les Echos, (consulté le 24 janvier 2020)
  35. « Présentation - Master Biotin », sur Master BIOTIN (consulté le 6 juillet 2020).
  36. « Licence Sciences de la Vie, parcours BIOLOGIE ou ENVIRONNEMENT »
  37. https://www.objectifgard.com/2020/03/17/le-7h50-du-depute-berta-oui-nous-sommes-en-guerre-contre-le-covid-19/

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]