Saint-Hippolyte-du-Fort

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Saint-Hippolyte-du-Fort
Temple protestant.
Temple protestant.
Blason de Saint-Hippolyte-du-Fort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont cévenol
Maire
Mandat
Bruno Olivieri
2014-2020
Code postal 30170
Code commune 30263
Démographie
Gentilé Cigalois
Population
municipale
3 912 hab. (2014)
Densité 133 hab./km2
Population
aire urbaine
3 803 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 00″ nord, 3° 51′ 24″ est
Altitude Min. 135 m – Max. 547 m
Superficie 29,38 km2
Localisation

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Saint-Hippolyte-du-Fort
Liens
Site web saint-hippolyte-du-fort.fr

Saint-Hippolyte-du-Fort, en occitan Sant Ipolit del Fòrt, est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Hippolyte-du-Fort (30170) est une ville du Gard bien abritée située au pied du versant sud des Cévennes. Elle se trouve à 50 km de Nîmes comme de Montpellier, 12 km à l'est de Ganges. La commune se situe sur la faille cévenole qui délimite les Cévennes de la zone des garrigues. Au-delà de l'abrupt pic du Midi, elle est dominée par la masse imposante de la montagne calcaire de la Fage, alors que sur la rive gauche du Vidourle commencent les Cévennes constituée de schistes et de granites, offrant un contraste végétal (chênes, sapins et châtaigniers) en seulement quelques kilomètres en direction de Saint-Roman-de-Codières ou bien de Lasalle par le col du Rédarès.

Le fleuve Vidourle traverse la ville au débouché des Cévennes pour se perdre, un temps, dans le massif calcaire karstique très perméable de Conqueyrac avant de resurgir à Sauve.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La bourgade fut très prospère du XVIIIe siècle au XIXe siècle grâce à l'industrie de la soie et des tanneries.

Elle abrite une école militaire de 1886 à 1934 et une institution protestante pour sourds-muets créée en 1856 qui persiste de nos jours, sous le nom de CROP-Association Paul-Bouvier.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 (suppression des districts).

Par décision du troisième jour des Sans-Culottes de l'an II (19 septembre 1794), le conseil d'administration du district, "pour repousser le fanatisme par tous les moyens qui sont en lui, arrête qu'à dater du premier vendémiaire prochain (22 septembre 1794, 1er jour de l'an III) le district nommé district de St-Hipolite portera le nom de Mont Hipolite". Des cachets de cire sur lesquels est écrit 'MONTPOLITE' scellent le courrier officiel. Le nom de Saint-Hippolyte est repris dès 1795. Le nom de Saint-Hippolyte-du-Fort n'est employé couramment qu'à partir du milieu du XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1977 André Molines SFIO puis PS Conseiller général (1951-1976)
1977 1987 Fernand Léonard PCF Conseiller général
1983 1995 Francis Chirat    
1995 2001 Dr Gérard Alibert    
2001 2008 Hubert Norbert DVD puis UMP  
2008 en cours Bruno Olivieri S.E  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 912 habitants, en augmentation de 2,87 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 050 5 052 5 479 5 200 5 214 5 305 5 497 5 552 5 726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 020 4 764 4 203 4 236 4 200 4 145 4 079 4 516 4 446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 226 4 117 3 950 3 551 3 633 3 588 3 007 2 849 3 007
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 325 3 547 3 461 3 400 3 515 3 391 3 608 3 830 3 912
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Hippolyte-du-Fort a une tradition bien à lui, unique en France, nommée les lardons. Le village se composant en grande partie de familles espagnoles émigrées du XXe siècle, ces familles ont un peu apporté leurs traditions avec elles. Les lardons se passent le 13 et le 14 juillet, au moment de la fête nationale. Cela consiste à jeter des pétards d'environ 40 cm et projetant des étincelles sur environ 5 à 8 mètres. Ces pétards ne se trouvent qu'en Espagne étant interdits en France. Le but est de se jeter ces fameux lardons dessus pendant des heures, telle est la tradition, et, pour ces nombreux « purs » Cigalois, il n'est pas envisageable de l'interdire, même si c'est le souhait de la mairie. D'autres explosifs viennent se mêler à la partie. Cette festivité est considérée comme un pèlerinage pour les Cigalois partis faire leurs vies sous d'autres cieux.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune de Saint-Hippolyte un très grand temple protestant, certainement un des plus grands de France, comparable à celui d'Anduze, édifié au début du XIXe siècle dans le style néoclassique, avec colonnade en façade. Ce temple a la particularité de posséder un grand orgue de facture allemande et deux clochers. Il est jouxté, à l'arrière immédiat, par l'ancien fort construit à la fin du XVIIe siècle pour « surveiller » les protestants comme à Alès, Nîmes ou Montpellier. En principe le fort ne se visite pas.

La commune possède également 13 fontaines anciennes, des cadrans solaires et quelques façades des XVIIe et XVIIIe siècles avec portes et balcons ouvragés. L'ancien viaduc de chemin de fer est doté d'arcades de pierres lancées de manière courbe par-dessus le Vidourle juste à côté des remparts du XVIIe siècle, la porte de Cros et la tour Saint-Jean.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hippolyte.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Dolmen des Rascassols (ou de Galaberte).
  • Le beffroi communal. Installé dans une ancienne tour accolée à l'hôtel de ville au style très sobre néoclassique, il est surmonté de son campanile en fer forgé dans la partie haute à la forme d'un bulbe. Il renferme la cloche des heures.
  • La tour Saint-Jean (renommée mystérieusement « tour Saint-Louis » sur les documents au début du XXe siècle !) Ouvrage défensif à la porte de Cros et point névralgique des fortifications du XVIIe siècle face aux vallées cévenoles[6].
  • Le Fort. C'est sans doute le monument le plus remarquable de la ville avec le grand temple, et qui lui donna son nom. Construit en 1688 par François Ferry[6] (comme ceux de Nîmes et d'Alès) pour « contenir » les protestants des Cévennes. Aujourd'hui privé de ses principaux éléments défensifs, il reste cependant d'une magnifique homogénéité architecturale.
  • Les Casernes. Édifiées en 1885 pour l’École Militaire, elles constituent un vaste ensemble de bâtiments imposants typiques de l'architecture normalisée de la IIIe République (pierre, brique, fer) dont on admirera la cour fermée « Isly ». La façade principale est surmontée d'un clocheton abritant un ancien carillon de trois cloches aujourd'hui hors service.
  • La maison, ou immeuble Dugas. Située sur le Plan, elle abrite la fondation du même nom ainsi que la bibliothèque Roure-Sarran. Elle est la propriété de la Société de l'histoire du protestantisme français. À l'intérieur, deux cheminées monumentales sculptées complètent un décor original qu’aucune étude n'est pourtant venue éclairer.
  • Nombreuses fontaines, cadrans solaires, façades des XVIIe et XVIIIe siècles.
  • L'ancien institut des sourds et muets.
  • Le château des Graves (MH).

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Légende[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort se nomment depuis des siècles Cigalois. Une ancienne légende affirmant que les Sauvains, moqueurs, leur avaient proposé de leur acheter des cigales qui chantent, mais seulement des femelles. Les Cigalois en ont ramassé tant et plus, mais bien évidemment, elles ont toutes été refusées par les Sauvains rigolards car il n'y a que les mâles qui chantent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hippolyte-du-Fort Blason De gueules au château d'argent donjonné de deux tours du même, celle de dextre plus élevée que l'autre, ouvert et ajouré d'azur, posé sur une montagne aussi d'argent.
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. (Fort/château)
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. « L'orgue du Grand Temple de l'Église Réformée de Saint-Hippolyte du-Fort », sur hydraule.org (consulté le 23 janvier 2015)
  6. a et b Zenon Mezinski et Philippe Mezinski, La Place forte de Saint-Hippolyte-Du-Fort, Saint-Hippolyte-Du-Fort, Coularou, 2008.