Aubais

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Aubais
Aubais
L'entrée du village et le château.
Blason de Aubais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes Rhôny Vistre Vidourle
Maire
Mandat
Angel Pobo
2020-2026
Code postal 30250
Code commune 30019
Démographie
Gentilé Aubaisiens
Population
municipale
2 762 hab. (2017 en augmentation de 10,97 % par rapport à 2012)
Densité 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 21″ nord, 4° 08′ 55″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 95 m
Superficie 11,79 km2
Élections
Départementales Canton d'Aigues-Mortes
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web aubais.fr

Aubais, est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Aubais est située dans la partie sud-ouest du département du Gard, à la frontière avec le département de l'Hérault.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Vidourle à Aubais.
le pont submersible sur le Vidourle entre Aubais (30) et Villetelle (34) vu de l'aval

Le Vidourle marque la frontière sud-ouest de la commune, à la fois avec les communes de Saint-Sériès et Villetelle et le département de l'Hérault.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Aubais est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie des 34 communes du Pays Vidourle-Camargue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aubais rappelle le souvenir d'un homme latin, centurion romain nommé Albasius.[réf. nécessaire]

Aubais est mentionnée sous le nom d'Albais dans le cartulaire de Psalmody en 1095.[réf. nécessaire]

Ses habitants sont appelés les Aubaisiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Aubais, commune du Gard (Canton de Sommières) est à mi-distance entre les deux grands pôles urbains de Nîmes et Montpellier ; et au centre du triangle des villes moyennes de Sommières, Lunel et Calvisson. Son sol calcaire constitue un milieu mixte de garrigues et de plaines alluviales. Les cultures traditionnelles sont principalement la vigne et l’olivier.

Les collines de Gallargues et d’Aubais sont les premiers reliefs depuis le rivage de la Méditerranée, en remontant le Vidourle, petit fleuve côtier marquant la limite entre le Gard et l’Hérault. Il est probable que ce fleuve fut une voie naturelle de pénétration. L’étymologie latine alba provient très certainement de la blancheur des falaises de la trouée géologique de la Roque d’Aubais, le point de repère géographique majeur du territoire comme le suggère l’habitat temporaire de l’abri sous roche. C’est dans cette zone que l’on a retrouvé un galet aménagé perdu par un chasseur-cueilleur du Moustérien (50.000/100.000 av J.C). C’est sans doute la plus ancienne trace connue de l’activité humaine à Aubais.

Bien plus tard, les hommes du Chasséen[1] ont adopté les techniques de l’agriculture. Les archéologues ont reconnu les restes de leurs cabanes et campements sur les coteaux ensoleillés du quartier de Four à chaux [2]. Leurs outils [3] : percuteurs, lames et éclats de silex de Salinelles apparaissent parfois, au milieu de débris de poteries non tournées.

Depuis, presque sans discontinuer, l’homme imprime sa volonté sur le territoire, et, à qui sait la lire, l’histoire se déroulera en observant le village et son paysage.

Quelques peuplades ont défriché les meilleures combes fertiles en terre agricole. Leurs villages sont installés sur les pentes sud des hauteurs. Ces hameaux de quelques petites maisons [4], bâtis avec des murs de pierres sèches très épais, couvert d’une toiture végétale, se partagent le territoire : au nord vers le Pioch et vers le mas de la Vieille [5], au sud sur les buttes des Pins et de Saint-Nazaire [6] et à l’ouest vers les rives du Vidourle.[7] [8]

Ces tribus apparentées à la civilisation de Fontbuisse [9] ont élevé au moins deux menhirs ; les premiers monuments d’Aubais : la « Pierra Plantada »[10] [11] en limite nord de Congéniès et le menhir de la Saint-Jean sur la colline du moulin à vent ; malheureusement, ce dernier est en très mauvais état.

Du bronze ancien, nous ne connaissons qu’un habitat parsemé de céramiques à cordons impressionnés, de quelques outils en silex, avec un foyer et une structure en coffre ; fouillé lors du passage du gazoduc dans le quartier des Pins.[12]

Durant l’âge du fer, l’agriculture et l’élevage se développent. On a découvert des pots de stockage en céramique non tournée vers Valcroze. [13] Deux tombes, des tumulus, sont connus depuis longtemps dans le quartier des Pins. Sans doute toujours plus ou moins présents, les hommes ont modelé le paysage à leurs exigences, terrassant les pentes douces, aménageant les ruissellements des eaux. [14]

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Charles de Baschi, marquis d'Aubais, peint par Jean-Baptiste Perronneau en 1746.

Aubais a été au XIIIe siècle une maison de l'ordre du Temple qui dépendait de la Commanderie templière de Saint-Gilles-du-Gard[15] dévolue aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem la commanderie de Saint-Christol au grand prieuré de Saint-Gilles qui détenaient toujours la censive et la directe sur Aubais au XVIIIe siècle. Ils prélevaient sous forme de lod vingt pour cent sur les ventes immobilières et le transport. Avant la révolution française, ils possédaient encore une maison et douze terres, le reste ayant été cédé au marquis d'Aubais qui versait une rente à la saint Michel[16].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 1983 Paul Berrus    
mars 1983 1995 Maurice Boisson DVG Général
Conseiller général du canton de Sommières (1991 → 1995)
1995 mars 2001 Hubert Pesle    
Mars 2001 23 mai 2020 Pilar Chaleyssin SE-DVD Infirmière aide-opératoire retraitée
23 mai 2020 En cours Angel Pobo SE Chef de projet chez Total

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2017, la commune comptait 2 762 habitants[Note 1], en augmentation de 10,97 % par rapport à 2012 (Gard : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3781 3081 4761 4861 5141 4371 4561 5311 534
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5261 5591 6291 6811 6181 3771 3121 4171 429
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4741 4301 2311 1161 0761 048953853836
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8699001 0161 2611 5411 9962 2742 3142 353
2013 2017 - - - - - - -
2 5262 762-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fanfare avant la manifestation taurine dans les arènes temporaires lors de la fête votive.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château d'Aubais (Logo monument historique Classé MH (2010)) : Vaste et imposant édifice avec des restes magnifiques d'un monument autrefois majeur[21]. La qualité de son architecture est exceptionnelle, en particulier de l'imposant pavillon central au grand dôme intérieur qui contenait le fameux escalier, dû à l'ingénieur du roi Alexis de la Feuille de Merville et l'architecte nîmois Dardailhon. Le plan des Théâtres présente un intérêt ethnologique de la tradition culturelle de la bouvine en Bas Languedoc, utilisée pour les courses de taureaux.
  • Vaste Mairie-écoles avec horloge
  • Anciennes halles à arcades en pierres du 17e
  • En face ,ancienne borne fontaine en fonte de la fonderie Dollet frères de Nîmes années 1860 sur un modèle proche de celle de Congénies . Cette borne fontaine comportait des éléments décoratifs faisant référence au monde aquatique (poissons) ; elle vient hélas d'être fortement dégradée ...
  • Ancien moulin à vent
  • Menhir du moulin à vent (cassé récemment !)
  • Ancien lavoirs couverts de grandes dimensions
  • Ancienne gare (1872)
  • Nombreuses demeures médiévales dans le village
  • Nombreux mas remarquables
  • Nombreuses capitelles ici appelées cabanes comme en Sommièrois-Vaunage .

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-et-Saints-Nazaire-et-Celse ; façade 18e avec grand escalier, surmontée d'un clocher abritant la cloche des offices, lui-même surmonté d'un très sobre campanile en fer forgé de forme pyramidale (fréquent dans la région) abritant la cloche de l'horloge.
  • Temple protestant du 19e de style néo classique .
  • Chapelle Saint-Nazaire-de-Marissargues, site archéologique médiéval, en outre la chapelle comporte sur ses murs intérieurs des restes de fresques anciennes qui mériteraient d'être étudiés.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La Roque d'Aubais

Le défilé du Vidourle entre deux collines crée des falaises avec une grotte[26], constituant un site d'escalade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ex libris du marquis d'Aubais.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Aubais

Les armes d'Aubais se blasonnent ainsi :

De sable à la montagne d'or sommée d'une croisette latine du même et soutenue d'un ruisseau de sinople mouvant de la pointe[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc ROGER, Bulletin école Antique de Nîmes "La communauté Chasséenne du puech de la fontaine", P.9
  2. Jean-Marc ROGER, Bulletin de la santé des sciences naturelles de Nîmes "Nouvelles données sur l’architecture domestique au Néolithique et au début de l’âge des métaux dans la région Nîmoise", , Tome 58 / p. 114 et carte p.115.
  3. Mobilier, collection Marignan, au musée de Nîmes, vitrine 13
  4. Jean Paul BRUN, Aigues-Vives et ses environs, , P.8 /. P.9
  5. Capitaine LOUIS, Le Gard Préhistorique, , P. 126 / 127 / 247 / 298 / 299
  6. Dr MARIGAN-14, Matériaux pour servir à l’histoire primitive et naturelle de l’homme, , p.189-190
  7. Dr MARIGNAN-12, Bulletin de la Société d’Etude des Sciences Naturelles de Nîmes, , P. 13
  8. G.B. ARNAL, La céramique Néolithique dans le Haut- Languedoc, mémoire du centre de recherche archéologique du Haut Languedoc, avec le concourt du C.N.R.S., , P. 53
  9. Mathieu OTT et Jérôme HERNANDEZ, sous la direction de Claude RAYNAUD, Saint-Nazaire-de-Marissargues (Aubais, Gard), Fouille de sauvetage d'urgence, Un gisement chalcolithique.Mars, , p. Vol. 1 Texte ; Atelier d'Archéologie, Plan de l'Olivier, 34 400 Lunel Viel ; p.11
  10. Ivan PRANISHNIKOFF, « Les gravures du menhir de Congénies » in, La Revue Préhistorique. Annales de Paleonthlogie, , Tome II, p.88-92
  11. Dr E.MARIGNAN, « Matériaux pour servir l’histoire primitive et naturelle de l’homme », , P. 189-190
  12. Jean-Jacques DUFRAIGNE, E. GUILLET et F. JALLET. Aubais Transect d'Aubais « de la préhistoire à l'Epoque moderne » , Gard, quartier « Les Pins » (Gazoduc A.M.) ;Néolithique-Calcolithique. Un établissement du début du Bronze Ancien, Jean-Jacques DUFRAIGNE;  Bilan Scientifique 1996, Ministère de la culture Préfecture de la Région Languedoc – Roussillon Direction Régionale des Affaires Culturelle, Service Régional de l’Archéologie. p. 64 à 67.
  13. Laure NUNINGER, Doctorante en Archéologie. Vaunage, Vidourlenque et Vistrenque ; Programme de prospection- inventaire (1994-1998). Contribution à la carte archéologique du Languedoc oriental. 22. Garrigue de Valcroze (Aubais, Gard). Rapport de sondage.1998. Université de Franche-Comté. Atelier municipal d’Archéologie, 34400 Lunel-Viel.
  14. William GELIS, Histoires d’Aubais, Aubais, son territoire et sa toponymie,
  15. Damien Carraz (préf. Alain Demurger), L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312) : Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales / 17 », (ISBN 978-2-7297-0781-1, lire en ligne), p. 96, 401
    cf. Liste des commanderies templières dans le Languedoc-Roussillon pour les possessions détaillés de l'ordre du Temple dans le Gard.
  16. Abbé C. Nicolas, « Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles faisant suite au manuscrit de Jean Raybaud 1751-1806 : tome III », Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. XXIX,‎ , p. 90-91, lire en ligne sur Gallica
    Visite du 02 décembre 1761 par le frère de Gaillard, commandeur de Valence et Joseph Ferrand, prêtre de l'ordre.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. Notice no PA30000015, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no IA30000008, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no EA30000015, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Maudet 2010, annexe, p. 84
  25. Notice no PA30000078, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Grotte de la Roque d'Aubais », sur GrooCenter (consulté le 17 août 2015)
  27. http://www.lr2l.fr/acteur/teisson-janine-aubais.html
  28. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 7 février 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]