Arphy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Arphy
Arphy
Blason de Arphy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays viganais
Maire
Mandat
Jean-Pierre Gabel
2020-2026
Code postal 30120
Code commune 30015
Démographie
Gentilé Arphyens
Population
municipale
162 hab. (2018 en diminution de 8,47 % par rapport à 2013)
Densité 7,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 11″ nord, 3° 35′ 52″ est
Altitude Min. 340 m
Max. 1 405 m
Superficie 20,92 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Le Vigan
(banlieue)
Aire d'attraction Le Vigan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Vigan
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Arphy
Géolocalisation sur la carte : Gard
Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Arphy
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Arphy
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Arphy

Arphy est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Arphy s'étend de la forêt domaniale de l'Aigoual jusqu'à l'entrée d'Aulas en suivant le Coudoulous. Tout le long sont établis plusieurs mas et hameaux.

Quelques lieux-dits : Bions, La Borie, Cap de Coste, La Carrière, La Coste, Le Crestat, La Fabrègue, Le Fesq, Fontainebleau, Galary, Le Gravas, Grimal, La Matte, Les Molières, Le Monna, Montals, Le Poujol, Pratcoustal, Mas Queyrol, Trépadoux, Les Vignals.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Arphy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine du Vigan, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[4] et 7 102 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Vigan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (99,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (99,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (96,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,1 %), zones urbanisées (0,5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nommé dès 1417 Mansus de Arfino parrochioe de Aulacio.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Arphy dépend de la ville d'Aulas ; c'est une entité féodale ayant le statut d'exploitant agricole. Le hameau est prospère grâce aux terres alluviales et aux cultures arboricoles très nombreuses.

En 1654, le bourgeois Étienne Galary représente le territoire d'Arphy devant le baron d'Hierle. Il est l'un des quatre consuls qui administrent la communauté de la paroisse d'Aulas.

Durant les troubles religieux, les nombreuses baumes servent de cachettes aux prédicants et aux insurgés. Comme en 1698, le berger Grimal héberge les prédicants Bas et Brousson. Le fait est ébruité et leur présence dénoncée. La « Baume du ministre » abritera pendant de long mois d'hiver différents pasteurs. En 1732, André Verseils, habitant du hameau de Pracoustals est arrêté et conduit à Montpellier où il est jugé pour avoir répandu des livres interdits et pour avoir favorisé la tenue d'assemblées clandestines. Il est condamné aux galères.

En 1792, Arphy devient commune à part entière.

Le domaine de Montals, important ensemble de bâtiments et de terres depuis l'Ancien Régime, est acquis par l'État pour le compte des Eaux et Forêts en 1892. Les bâtiments remaniés et agrandis deviennent alors un avant-poste du reboisement de l'Aigoual par Georges Fabre et Charles Flahaut. Le domaine servit de logement pour les gardes forestiers jusque dans les années 1960 et ont accueilli pendant la Seconde Guerre mondiale les chantiers de jeunesse du groupement Assas dans la région du Vigan[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs :

  • 1800-1808 : TOUREILLE Pierre
  • 1808-1813 : MAURIN Jean
  • 1813-1816 : PAGES Théophile
  • 1816-1817 : TOUREILLE Pierre
  • 1817-1831 : de QUATREFAGES du FESQ Théodore
  • 1831-1835 : DELTRUEL Jean
  • 1835-1837 : FABRE Laurent
  • 1837-1840 : POUJOL Germain
  • 1840-1843 : BASTIDE Jacques
  • 1843-1846 : NOUGAREDE François
  • 1846-1848 : POUJOL Germain
  • 1848 : TOUREILLE Pierre
  • 1848-1850 : JOURNET Pierre
  • 1850-1855 : POUJOL Germain
  • 1855-1861 : de QUATREFAGES du FESQ Théodore
  • 1861-1863 : VERSEILS Louis
  • 1863-1866 : NOGAREDE Louis
  • 1866-1870 : BASTIDE
  • 1870 : FABRE
  • 1870-1871 : VAUC
  • 1871-1878 : POUJOL Germain
  • 1878-1884 : JOURNET Emile
  • 1884-1892 : ESCOT Louis
  • 1892-1896 : TOUREILLE Palmyre
  • 1896-1908 : GAUBERT
  • 1908-1912 : FINIELS
  • 1912-1919 : TOUREILLE Palmyre
  • 1919-1920 : NOGAREDE Louis
  • 1920-1925 : TOUREILLE Charles
  • 1925-1929 : NOGAREDE Louis
  • 1929-1977 : PRATLONG Elisée, chevalier de la Légion d'honneur
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Raymond Salles PS  
mars 2008 En cours Jean-Pierre Gabel SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 162 habitants[Note 3], en diminution de 8,47 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450486538491534576606500540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
504531530540505452421426407
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
409403361320269230226200140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
12913086122131173166171174
2018 - - - - - - - -
162--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Comparaison socio-économique avec le niveau national
Donnée Arphy France
Taux de chômage 26,6 % 9 %
Revenu moyen/ménage 10 946 euros/an 20 363 euros/an
Prix immobilier (vente) Données inconnues 3 197 euros/m2
Prix immobilier (location) Données inconnues 12,22 euros/m2/mois
Agriculteurs 10,5 % 2,4 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 5,3 % 6,4 %
Cadres, professions intellectuelles sup. 15,8 % 12,1 %
Professions intermédiaires 47,4 % 22,1 %
Employés 15,8 % 29,9 %
Ouvriers 5,3 % 27,1 %
Retraités 20,7 % 18,2 %

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le temple, construit sous le Second Empire grâce aux dons importants du consistoire de Hambourg.
  • Filature du Monna, usine de coton puis de soie en 1835. En 1918, fondation de la Société anonyme de Bonneterie des Cévennes.
  • Château du Fesq, bâtiment du XVIIe siècle, réaménagé sous la Restauration.
  • Baume du ministre, grotte dans laquelle plusieurs prédicants se sont cachés pendant les guerres des Cévennes.
  • Cascades d'Orgon, cascades impressionnantes de 35 mètres de haut.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Arphy

Les armes d'Arphy se blasonnent ainsi :

D'azur à la fasce d'or accompagnée de trois arcs couchés du même, deux en chef et un en pointe[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arphy. Dépliant patrimoine. Office de Tourisme des Cévennes Méridionales. 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 du Le Vigan », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 avril 2021)
  10. Office de tourisme du Pays Viganais
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 7 février 2015).