Rodilhan

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Rodilhan
Image illustrative de l'article Rodilhan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Marguerittes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Serge Reder
2014-2020
Code postal 30230
Code commune 30356
Démographie
Population
municipale
2 963 hab. (2012)
Densité 632 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 40″ N 4° 26′ 03″ E / 43.8278, 4.434243° 49′ 40″ Nord 4° 26′ 03″ Est / 43.8278, 4.4342  
Altitude Min. 32 m – Max. 54 m
Superficie 4,69 km2
Localisation

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Rodilhan, Rodilanum (cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, chapitre 176) en 1108, est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants s'appellent Rodilhanais et Rodilhanaises.

Étymologie : du nom d'homme latin Rutilius et suffixe -anum.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes de Nîmes, Marguerittes, Manduel et Bouillargues sont limitrophes de la commune de Rodilhan.

Rodilhan est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

Histoire et Anecdotes[modifier | modifier le code]

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Des hameaux vers un village
Depuis la période romaine jusqu’au siècle des lumières, au travers des invasions barbares, du Moyen Âge et des Guerres de Religion, Rodilhan s’est lentement bâtie, parfois dans la douleur la plus grande. Les documents sont souvent rares avant le XVIIe siècle et les recherches difficiles.

Rodilhan n’échappe pas forcément à cette règle, mais il faut quand même constater que l’on retrouve souvent le village cité dans les ouvrages relatifs à la vie religieuse de Nîmes, Saint-Gilles entre autres. Ainsi les cartulaires, compoix, chapitres de ces villes font références aux endroits de la commune que nous associons maintenant à des lieux-dits, des quartiers, des terres.

Deux principaux hameaux associés à des prieurés formeront avec Rodilhan l’ossature principale de l’habitation. L’évolution géographique et démographique fera se rassembler les populations autour du hameau de Rodilhan.

Le plus important, tant par sa situation stratégique qu’historique, était le hameau de Quart. Ménard pense que la position de ce village, au quatrième milliaire sur la voie Domitienne, lui a fait donner le nom de Quart. Situé sur le Vistre il fut sans doute, de par son lieu de passage obligatoire sur le trajet vers Beaucaire, une source de revenus par péage. Les légendes prêtent de nombreuses batailles à cet endroit, dont une ayant fait près de 30 000 morts entre Clothaire, fils de Clovis, et les Wisigoths.

Nous retrouvons trace de « villa Quarto » et de « Sanctus Martinus » (église de Saint Martin) qui est «in villa Quarto» dans le cartulaire de ND de Nîmes en 921. Le hameau de Quart, Saint Martin de Quart et le Pont de Quart sont encore mentionnés en 1547 avant que les Guerres de Religions ne mirent un terme à son existence. En 1573, les Calvinistes rasèrent Saint Martin de Quart, les rares habitants ayant échappé au massacre se réfugièrent à Rodilhan ; on dit que les matériaux récupérables de Saint Martin servirent à construire l’église paroissiale.

Aujourd’hui, le lieu-dit des « Vicaresses » en est le dernier souvenir.

On notera, dans le cartulaire de ND de Nîmes en 921, la citation d’un moulin « ... qui est in via qui de Carto ad Costaballenes discurrit. ».

De l’autre côté de la commune, en bordure du chemin des Canaux, repérable grâce à la petite chapelle cachée dans les cyprès, devait se situer le hameau de Polvelières.

Domaine romain, attesté dès les premiers temps de l’occupation romaine, une vente passée en 913 entre les propriétaire de la « villa Vols » et le prévôt Ansemir transforma ce domaine agricole privé en prieuré civile dédié à Saint Jean Baptiste.

Le hameau de Polvelières faisait partie de l’assise de Calvisson. Le seigneur de Manduel en avait la haute et basse justice. En 1322, d’après l’estimation de cette assise, le hameau ne se composait que de deux feux.

La quiétude des lieux, la ferveur chrétienne des occupants et la qualité de vie prirent fin en 1541 ; les guerres de religion, une fois encore, montrèrent toute leur horreur en faisant raser le hameau. Tout comme pour Saint Martin de Quart la population, mais également le titre d’église rurale de Saint Jean, se transportèrent à Rodilhan.

La propriété se remonta petit à petit et en 1653, pratiquement reconstituée, elle passa par héritage à Raymond de Chanaud. Ce dernier voulut rétablir l’église première, ce qui fut fait en 1708. C’est cette chapelle, consacrée et bénie en 1871, que nous voyons à l’heure actuelle.

Au XVIIIe, le prieuré simple et séculier de Saint Jean de Rodilhan valait 3 000 livres.

On trouvera cité en 1671 dans le compoix de Nîmes le Mas des Iles en tant que ferme de Nîmes ; en 1825 dans le notariat de Nîmes le Mas de Pieyre.

Cité également dans ces documents de référence dès 943 le Buphalones, Bufalone en 943 et 1050, Buffalon en 1479 et 1548, Buffelon en 1571.

Une commune
En 1789, les révolutionnaires, marqués par l'esprit cartésien et la philosophie des lumières, et sous l'impulsion de Mirabeau, créent les communes à partir des paroisses, les cantons, les districts, les départements.

Le 14 décembre 1789, l'Assemblée nationale votait une loi créant les communes désignées comme les plus petites divisions administratives en France. Toutes les communes avaient le même statut, disposaient d'un conseil municipal élu par les habitants, d'un maire, d'une maison commune, la mairie, afin d'accueillir les réunions du conseil et l'administration municipale. Mais dans un certain nombre d'endroits, la paroisse ne devint pas une commune : ce sont plusieurs paroisses qui déterminèrent cette entité.

Ainsi les paroisses de Bouillargues, Caissargues, Garons et Rodilhan constituèrent une seule et même commune : Bouillargues, par décret du 10 novembre 1790. Bien que peu d'écrits nous parvinrent, période de troubles aidant, nous ne pouvons qu'imaginer l'amertume de certains habitants que nous trouvons exprimée quelque temps plus tard, dans le compte-rendu d'un conseil municipal du 6 mai 1832 : " ce n'est pas sérieusement que les habitants de Garons se prévalent de la difficulté, surtout dans l'hiver, de faire à Bouillargues les déclarations de naissance, de décès « les déclarations de naissance et de décès ne sont pas sans doute assez fréquentes et n'arrivent pas précisément dans les mauvais temps pour que l'inconvénient qu'ils signalent soit réel »". C'est d'ailleurs Garons qui, la première, obtiendra son « indépendance » et se verra ériger en commune le 19 octobre 1835 par une ordonnance de Louis Philippe. L'exemple ne passera pas aussi facilement inaperçu ... les paroisses de Caissargues et Rodilhan vont commencer aussi à exiger leur séparation.

Si Caissargues crée en 1854 une commission syndicale et obtient en 1904 (JO du 17 janvier) ce qu'elle réclamait, les Rodilhanais tarderont un peu plus. 3 sièges étaient attribués aux Rodilhanais pour siéger en conseil municipal. Leurs voix, peu prépondérantes, ne pesaient que peu dans l'administration de la vie de la cité, et l'antériorité de ténacité et d'amour pour leur paroisse des rodilhanais ne pouvaient que renforcer la population dans son désir d'autonomie.

Ainsi en 1889, une première commission spéciale est créée pour étudier la demande rodilhanaise... sans suite ! Les évènements politiques, les guerres ont certainement aidé à ce que cette demande revienne régulièrement sans aboutir. Une demande sera faite auprès du conseil général le 4 octobre 1907, une autre en conseil municipal le 13 août 1936, un travail plus important commencera après la Seconde Guerre Mondiale et finira par aboutir par l'arrêté du préfet du Gard du 17 mai 1961 érigeant le hameau de Rodilhan en commune. La parution au JO se fera les 18 et 19 septembre 1961. La commune sera composée, plus ou moins, des territoires de l'ancienne paroisse et de parcelles cédées par la commune de Nîmes. En 1860, le territoire de Rodilhan se déterminait ainsi : Est - moulin de Manduel et le Mazet. Nord - moulin de l'hôpital et mas de Peyre (ou mas des Isles). Ouest - Mas du rat, la campagne de Carbonnel et la maison de plaisance dite de Polvellière. Le mas du Pont de Car, de Bourges et de Laval et la guérite sise en face du mas de Laval en bordure de la ligne de chemin de fer.

Le 1er janvier 1962 une « délégation spéciale » formée de Edmond Allier, président, Etienne Bautias, assesseur et Paul Navel, assesseur est nommée pour gérer les affaires de la nouvelle commune. La population de Rodilhan sera de 308 habitants, convoquée aux urnes le 28 janvier 1962 pour élire son conseil municipal qui sera composé de : Pierre Allier, Fernand Aloisi, Pierre Barrère (Maire), Jean-Marie Chauvet, Maurice Goudet, Louis Laval, Alexandre Legrand (Adjoint), André Navel, Yves Thérond, Etienne Vier, Jacky Vier..

Le 8 octobre 2011, une soixantaine de manifestants anticorridas envahissent l'arène durant la finale de « Graines de toreros »[1], afin d'empêcher le déroulement de la corrida ; ils en sont délogés par la force.

Comptant parmi les plus jeunes communes du département du Gard, Rodilhan fêtera en 2012 son cinquantenaire au travers de nombreuses festivités dont un festival Label Rue, réunissant artistes et habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rodilhan Blason Parti : au 1) coupé au I d’or au taureau passant de sable et au II d’azur au pont cousu de gueules maçonné de sable sur une rivière du champ, au 2) de gueules au cep de vigne cousu de sable feuillé de sinople et fruité d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1962 1983 Pierre Barrère PS  
1983 2003 Bernard Fabre DVD  
2003 en cours Serge Reder SE  

Canton[modifier | modifier le code]

Rodilhan fait partie du canton de La Vistrenque. Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la première circonscription du Gard

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole (CANIM), dont le siège se trouve à Nîmes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 963 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1962. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
353 1 019 1 731 1 784 2 411 2 493 2 559 2 531 2 576
2012 - - - - - - - -
2 963 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Lycée Agricole de Rodilhan
  • Domaine de Donadille : Exploitation pédagogique du Lycée agricole, caveau ouvert toute l'année.
    Créé en 1960, Le domaine de Donadille de Rodilhan a été fondé par la chambre d’agriculture du Gard pour servir de support pédagogique aux filières de l’enseignement supérieur. Construit sur le Mas de Donadille, il a fait l’objet de toutes les attentions de l’enseignement public afin d’en faire un lieu privilégié de l’enseignement. Depuis, le lycée Marie Durand a formé des générations de professionnels qui exercent leurs techniques dans la France entière. La cave propose des vins issus du travail des élèves et met en place lors d’événements des microcuvées réalisées par les classes du CFA et du CFPPA.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le reportage dans Paris Match par exemple
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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