Marguerittes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Marguerittes
Marguerittes
Église paroissiale.
Blason de Marguerittes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Rémi Nicolas
2020-2026
Code postal 30320
Code commune 30156
Démographie
Population
municipale
8 635 hab. (2018 en augmentation de 0,31 % par rapport à 2013)
Densité 341 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 39″ nord, 4° 26′ 41″ est
Altitude Min. 41 m
Max. 197 m
Superficie 25,29 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Nîmes
(banlieue)
Aire d'attraction Nîmes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marguerittes
(bureau centralisateur)
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Marguerittes
Géolocalisation sur la carte : Gard
Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Marguerittes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Marguerittes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Marguerittes
Liens
Site web marguerittes.fr

Marguerittes est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Marguerittes est située dans le département du Gard, à 5 km au nord-est de Nîmes, chef-lieu de ce département, 30 km au sud-ouest d'Avignon et 50 km au nord-est de Montpellier. Elle est le chef-lieu du canton de Marguerittes qui compte 5 communes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marguerittes
Poulx Cabrières
Nîmes Marguerittes Saint-Gervasy, Bezouce
Rodilhan, Manduel Redessan

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La ville est accessible par l'autoroute A9 (sortie n°24 : Nîmes-Est) voire la sortie n°25 (Nîmes-Ouest). Elle est aussi accessible par les routes départementales D6086 et D135.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Marguerittes fait partie du réseau TANGO (Transport de l'Agglomération Nîmoise) et est desservi par trois lignes :

  • la ligne de bus 11  qui relie Marguerittes jusqu’à Bernis en passant par le centre de Nîmes ainsi que Milhaud ;
  • la ligne de bus 21  à l’arrêt Magellan qui relie Lédenon au Pond de Justice à Nîmes ;
  • la ligne de bus 22  à l’arrêt Magellan qui relie Sernhac au Pond de Justice à Nîmes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marguerittes est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nîmes, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[4] et 185 059 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (35,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (30,3 %), zones urbanisées (10 %), cultures permanentes (9,5 %), terres arables (8,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté dans la phrase In terminium de villa Virgelosa, que vocant Margarita, loco ubi vocant Margarita, in territorio civitatis Nemausensis[10] (« Au bout des terres de Vireglosa, que l'on appelle Marguerittes »), Margarita en 979, de Margaritas en 1121[11].

Margarida en occitan.

Provençal margarido, du roman margarida, marguarita, du latin margarita : perle[12], mais aussi trésor.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1834 1843 Louis Boucoiran    
1816 1834 Jean-Marie Gasquet    
1834 1843 Louis Boucoiran    
1843 1846 François-Michel Picard    
1846 1848 Cyprien Picard    
1848 1853 Jean-Louis Comte    
1853 1871 Cyprien Picard    
1871 1878 Paul Vier    
1878 1881 M. Jarrige-Ravanis    
1881 1882 Ernest Comte    
1882 1925 Alfred Magne    
1925 1935 Louis Picard    
1935 1941 Auguste Aygonnet    
1941 1944 Direction collégiale   Délégation spéciale
1944 1959 Adolphe Cordilhac    
1959 1989 Henri Llanta    
1989 2020 William Portal UDI  
Juin 2020 En cours Rémi Nicolas DVG Vice-président de Nîmes Métropole depuis 2020
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 8 635 habitants[Note 3], en augmentation de 0,31 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1031 9452 3051 8121 9251 9101 8861 9081 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0132 0371 9451 8891 9711 9051 7551 6841 724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6371 5801 5191 5141 5291 5281 4471 4211 678
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 0302 5483 1505 1497 5488 1818 6928 6018 592
2018 - - - - - - - -
8 635--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Mi-avril : Carnaval de Printemps
  •  : Fête de l'Europe.
  • Dernier week-end de juillet habituellement: fête votive

Sports[modifier | modifier le code]

  • Entente Sportive Marguerittoise : le club de football de la ville compte environ 300 licenciés pour 2 équipes seniors, 5 équipes de préformation, ainsi que de nombreuses équipes de football d'animation. L'équipe fanion évolue pour la saison 2016-2017 en Promotion d'Honneur B (2e échelon départemental) et l'équipe réserve, un niveau plus bas. À partir de la saison 2018-2019, le club compte à nouveau une équipe senior féminine.
  • Club Sportif Marguerittois de Handball : de nombreuses équipes, des plus jeunes aux Seniors. L'équipe fanion masculine évolue en Pré-Nationale.
  • Le Futsal Marguerittois Nîmes Metropole : créé en 2007, affilié à l'Association Française de Futsal, le club spécifique de futsal traditionnel participe au championnat du Gard de futsal niveau Honneur mais a déjà fourni des internationaux de futsal AMF (Olivier DeSauw, Nicolas Arnal). Le club a atteint les 1/4 de finale de la coupe de France en 2015.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Oppidum de Roquecourbe : habitat fortifié. Âges du Fer I et II.
  • Tracé de l’aqueduc romain d'Uzès à Nîmes Logo monument historique Inscrit MH (1999)[17].
  • Roquecourbe : gisement gallo-romain.
  • Cantelon : bâtiment gallo-romain.
  • Beaulieu : bâtiment et cimetière gallo-romains. Habitat de l'Âge du Fer I.
  • Église de Couloures : vestiges gallo-romains.
  • La Garne et le Deves : anciens villages du haut Moyen Âge et ruines d'antiques villas romaines.
  • Mézeirac : tombes et stèles gallo-romaines.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale bâtie durant la seconde moitié du XIXe siècle (styles néogothique et roman).
  • Ancienne église : d'abord romane puis remaniée en style gothique au XVe siècle (remarquables bas côtés en voutes d'ogives à liernes et tiercerons surmontés de tribunes) ; remaniée au XVIIe siècle (porte occidentale et sud). La nef se compose de deux travées, de chaque côté des bas côtés sont surmontés de tribunes à arcades supportées par d'importants piliers cylindriques. Le chœur a disparu. Cet édifice digne d'intérêt se trouve aujourd'hui dans un état alarmant .
  • Ruines de la chapelle Saint-Gilles du XIe siècle : pur style roman.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Maison de la garrigue et des terroirs de l'olivier : musée du Rachalan et des oliviers.

Domaine agricole[modifier | modifier le code]

Le , un violent incendie ravageait les collines dominant Marguerittes au nord, mettant au jour d'anciens enclos agricoles, avec leur cabane et murs en pierre sèche, édifiés par les petites gens de Marguerittes (ou rachalans) au lieu-dit la combe des Bourguignons. Les ouvrages, bâtis à l'aide du matériau calcaire extrait du sol, ont été restaurés tandis que certaines parcelles étaient replantées de vignes et d'oliviers comme autrefois. Depuis 2002, un parcours d'interprétation, long de 1,9 km, fait découvrir ce qu'était la vie dans la garrigue. Un conservatoire variétal permet également de mieux connaître l'olivier[18],[19].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marguerittes Blason
D'azur, à trois marguerites d'argent, rangées sur une terrasse du même, surmontées d'un soleil d'or[20].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Nîmes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 avril 2021)
  10. Dans le cartulaire de Notre-Dame de Nîmes.
  11. Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 662.
  12. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français : embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne..., Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 1179 p., 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 277, t. 2
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Notice no PA30000026, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Raymond Martin et Brunot Fadat, Les capitelles de la garrigue marguerittoise, Association pour la sauvegarde du patrimoine de Marguerittes, 1991, 96 p.
  19. « Le circuit des capitelles de la garrigue marguerittoise (Gard) », sur www.pierresehe.com (consulté en 13 mai 2010 - 21 avril 2015).
  20. Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 123