Carnas

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Carnas
Image illustrative de l'article Carnas
Blason de Carnas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Quissac
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont cévenol
Maire
Mandat
Joël Roudil
2014-2020
Code postal 30260
Code commune 30069
Démographie
Population
municipale
459 hab. (2014 en augmentation de 11,41 % par rapport à 2009)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 55″ nord, 3° 59′ 19″ est
Altitude Min. 66 m
Max. 223 m
Superficie 15,49 km2
Localisation

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Carnas est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carnas est situé à la limite du Gard et de l'Hérault, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Montpellier, entre les villages de Sommières et de Quissac, chef-lieu du canton.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

le village est enfoncé dans les terres et les collines calcaires typiques du paysage méditerranéen : végétation basse formée principalement de pins d'alep, chênes kermès, buis.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Occitan Carnàs (1747), du roman Carnas, du bas latin Carnacium[1]. Autres: Carnacus, Carnos, Carnacio (1579) Le nom de Carnas viendrait probablement du latin Carnacium; signifiant charnier; selon le professeur Ernest Nègre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le lieu est déjà occupé du temps de la conquête romaine avec la villa Montilius située entre les hameaux de Bancel et Monteils. Les hommes y cultivaient la terre du temps de Wisigoths mais les traces restent infimes.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Autour du Xe siècle, le nom de la villa Montilius apparaît lors de dons de terres au chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Nîmes. On sait que Raymond, comte de Toulouse, y signa une charte en faveur des tailleurs de pierre. Le dictionnaire topographique du département du Gard nous indique que la population en 1384 n'était que de deux habitations.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le village s'est lentement développé en particulier à partir du XIXe siècle. L'ancienne église bâtie vers le XIIe siècle ne fut remplacée par l'église actuelle qu'à la fin du XIXe siècle par l'architecte Félicien Allard de Nîmes. On peut encore apercevoir au sommet des collines qui entourent Carnas des traces de tours de guet qui servaient au Moyen Âge à prévenir les invasions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1840 1846 Jean Joseph François Ducailar ... ...
1983 1995 Christophe Bouchet DVG puis PRG Ancien Chef de service de la commune de Nîmes
Conseiller général
Vice-président du Conseil général
1995 2008 Michel Furestier SE ...
2008 en cours Joël Roudil DVG Ancien Directeur des Services techniques de la commune d'Aimargues
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2014, la commune comptait 459 habitants[Note 1], en augmentation de 11,41 % par rapport à 2009 (Gard : +4,86 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
232 246 275 302 361 376 366 390 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
368 365 368 330 324 292 315 297 323
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
320 303 328 311 303 309 237 250 270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
272 259 218 220 266 317 372 412 459
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Carnas s'est développée jusqu'au XIXe siècle pour compter plus de 400 habitants et a ensuite diminué. Ce n'est que dans les années 1990 que la population a recommencé à croître, phénomène qui s'explique en partie par l'arrivée régulière de citadins travaillant dans les villes alentour (Nîmes et Montpellier) attirés par les prix attractifs des terrains et des maisons.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Si la commune se caractérise de plus en plus par une population hétérogène souvent étrangère voire indifférente à la culture locale, certaines activités caractéristiques du lieu demeurent comme la chasse au sanglier qui regroupe à chaque automne les hommes du village dans le cadre de battues. Lorsqu'un sanglier est tué il est découpé et partagé entre les différents chasseurs par un tirage au sort. Le chasseur qui a abattu le sanglier a droit à la tête avec laquelle on peut confectionner un excellent cervelas. Outre la chasse on pratique le football, la randonnée et… la pétanque, l'été, sur la place du village, lors de fêtes votives où fonctionne aussi une buvette (la boisson principalement servie est le pastis, appelé jaune par les locaux).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Le village compte une entreprise de menuiserie. L'entreprise informatique Algodia[6], éditeur de logiciels, est installée depuis 2003.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'activité principale reste la culture de la vigne. Comme la plupart des villages du Languedoc, la production du vin s'effectue en cave coopérative. L'ancienne cave coopérative, construite en 1925, cesse son activité en 2008 pour des raisons économiques mais le comptoir de vente continue de fonctionner. Les vignerons de Carnas s'unissent alors à la cave coopérative du village de villevieille vnsitué à proximité. Les vins, principalement rouge et rosé, sont produits sous l'appellation vin de pays d oc-à partir des cépages cabernet-sauvignon, syrah, grenache, merlot, mourvèdre, carignan, cinsaulsuvignon chardonnay muscat petit graint.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Un dépôt de pain suite à la fermeture de la boulangerie a été créé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de Carnas se caractérise par la présence de nombreux puits, dont la construction s'est poursuivie jusque dans l'entre-deux-guerres pour le sulfatage de la vigne notamment[7].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L’ancrage catholique de la commune marque encore le paysage : les croix en mémoire de personnes décédées ou d’événements religieux sont nombreuses, et l’église, qui a conservé son décor du XIXe siècle, abrite un ensemble de vitraux financés par des donateurs locaux.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Carnas

Les armes de Carnas se blasonnent ainsi :

De gueules au château d'argent ouvert et maçonné de sable, surmonté d'un calice d'or d'où émerge une tête de serpent aussi de sable languée aussi d'or[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 473, t.1
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. « Algodia », sur www.algodia.com (consulté le 27 février 2015)
  7. Archives départementales du Gard : 2 O 530 X
  8. « Blason de la commune », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 27 février 2015)