Aulas

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Aulas
Vue des habitations d'Aulas, le long du Coudoulous.
Vue des habitations d'Aulas, le long du Coudoulous.
Blason de Aulas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Viganais
Maire
Mandat
Jean Boulet
2014-2020
Code postal 30120
Code commune 30024
Démographie
Population
municipale
475 hab. (2014)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 04″ nord, 3° 35′ 14″ est
Altitude Min. 264 m – Max. 642 m
Superficie 2,91 km2
Localisation

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Aulas

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Aulas

Aulas est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Aulas se situe en Cévennes, dans la vallée du Coudoulous.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Coudoulous.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On peut lire dans les chartes anciennes : Aulaz in pago Arisdendis (XIIe siècle), Aulatis dans une bulle pontificale de 1156, Aulatio (1239), puis Avolacium lors du dénombrement de la sénéchaussée en 1384.

Ses habitants se nomment les Aulasiens, Aulasiennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La famille de Bermond d'Anduze et de Sauve gouverne en Cévennes un vaste territoire : la baronnie d'Hierle qui comprend 22 paroisses et 12 châteaux. Lors de la croisade contre les Albigeois, la baronnie est confisquée par le roi de France, les châteaux et forteresses sont démantelés. Elle n'est restituée aux Bermond que très diminuée. D'abord établi à Roquedur, le siège de la baronnie d'Hierle est transféré à Aulas en 1243. En 1275, le baron accorde de nombreux droits et franchises à la cité et à ses habitants. Par la suite, les Bermond cèdent la baronnie à Pons de Saint-Just, évêque de Béziers, lequel la transmet à la famille de Pierre de Pierrefort avant qu'une autre lignée, les Montfaucon, n'en fasse l'acquisition en 1541. Si Le Vigan est une terre ecclésiastique et royale, dans la vallée voisine, Aulas est une petite cité commerçante et active où demeure le baron d'Hierle, premier seigneur des Cévennes de l'Ouest après le roi.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la population d'Aulas devient majoritairement protestante. Le baron d'Hierle Fulcrand de Montfaucon s'oppose avec violence à l'installation de la Réforme et aux pasteurs envoyés prêcher celle-ci. À son château d'Aulas, il préfère séjourner dans sa forteresse de Vissec située en terres restées catholiques ou bien au château Lombard au Vigan, l'actuel Hôtel de Vissec.

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle, Aulas est un centre lainier important des vallées viganaises grâce à ses manufactures de draps qui transforment la laine des brebis des Causses et emploient un grand nombre d'ouvriers. À partir de 1750, cette industrie est concurrencée par les fils de soie et de coton avec lesquels sont tricotés bas et collants. Ce dynamisme économique est complété par la diffusion des idées des Lumières portées et défendues par quelques familles locales : les Bérenger de Caladon à Clapices, les Quatrefages à la Capelle…

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1789, Alexandre de la Tour du Pin est le dernier porteur des titres de baron d'Hierle et gouverneur de la ville d'Aulas. La révolution entraîne la fin de la baronnie d'Hierle et Aulas perd son titre de ville et les franchises dont elle jouissait depuis 1275.

Les troubles et les guerres qui s'en suivent désorganisent les ateliers et les filières d'exportation.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Il faut attendre la Restauration et la paix retrouvée pour que l'essor bonnetier permette à Aulas de connaître un nouvel âge d'or symbolisé par les vastes filatures édifiées dans la seconde moitié du XIXe siècle. L'économie textile et l'agriculture participèrent à l'essor du village jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
6 mai 1945 12 janvier 1952 Louis Guibal    
12 janvier 1952 14 mars 1965 André Alauze    
14 mars 1965 13 mars 1977 Daniel Martin    
13 mars 1977 6 mars 1983 Paul Montet    
6 mars 1983 18 juin 1995 Alain Villegas    
18 juin 1995 en cours Jean Boulet PS Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 475 habitants, en augmentation de 8,94 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 858 889 900 999 950 985 1 000 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
926 908 864 872 852 843 865 807 741
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
705 703 708 544 570 546 486 447 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
384 308 296 338 386 391 439 436 475
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École élémentaire communale.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • La poterne, entrée médiévale du village sur les rives du Coudoulous.
  • Anciens moulins et lavoirs.
  • La place où l'on peut admirer les façades médiévales et le griffe.
  • Château des barons d'Hierle.
  • Vieux pont médiéval.
  • Maison Teissier du Cros bâtie entre le XVIIIème et le XIXème siècle.
  • Filature de soie Pelon édifié en 1852 par Hippolyte Pelon. Agrandie en 1866. Devient propriété des Teissier du Cros puis des Bresson. Elle devient bonneterie de nylon puis ferme ses portes dans les années 1970.
  • Porte de la Capelle.
  • Les traouquets, étroits passages entre les maisons permettant le passage des personnes et la ventilation des rues du vieux villages.
  • Château de la Capelle. Appartenant à la famille des Quatrefages avant de revenir aux Bousquet de Florian.
  • Monument des prédicants sur la D48 érigé en 1929 faisant mémoire des prédicants Teissier, Bénézet et Roussel mis à mort à Montpellier au XVIIIème siècle.
  • Château de Clapices, résidence des Bérenger de Caladon.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin remaniée maintes fois jusqu'au XIXème siècle.
  • Temple bâti en 1840 portant les inscriptions « Liberté, Égalité, Fraternité » et « République Française ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Roussel, pasteur clandestin arrêté le 10 septembre 1728 et pendu à Montpellier le 30 novembre 1728.
  • Jean-Pierre Bérenger de Caladon de la Nuège (1728-1802), officier de cavalerie, partisan de la Grande Encyclopédie, correspondant de Voltaire.
  • Henri Bérenger de Caladon de Lanuejols (1740-1810).
  • Odette Teissier du Cros (1906-1997), ethnologue française, fondatrice et conservatrice du Musée cévenol au Vigan.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason d'Aulas

Les armes d'Aulas se blasonnent ainsi : D'or à l'aigle de sable, au chef d'azur chargé de trois tours d'argent[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aulas. Dépliant patrimoine. Office de Tourisme des Cévennes Méridionales. 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 7 février 2015)