Vers-Pont-du-Gard

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Vers-Pont-du-Gard
La Mairie
La Mairie
Blason de Vers-Pont-du-Gard
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Redessan
Intercommunalité Communauté de communes du Pont du Gard
Maire
Mandat
Olivier Sauzet
2014-2020
Code postal 30210
Code commune 30346
Démographie
Population
municipale
1 859 hab. (2014)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 10″ nord, 4° 31′ 30″ est
Altitude Min. 15 m
Max. 192 m
Superficie 19,14 km2
Localisation

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Vers-Pont-du-Gard, anciennement Vers, est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Elle est jumelée avec la commune suisse de Palézieux et la commune italienne de Santa Vittoria d'Alba.

Géographie[modifier | modifier le code]

Niché dans la garrigue et traversé par le Gardon, Vers-Pont-du-Gard est un village situé dans le triangle Avignon-Nîmes-Uzès dans lequel se situe le Pont du Gard.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers fut habité dès la Préhistoire.

L'ère romaine[modifier | modifier le code]

Au Ier siècle de notre ère, les Romains décidèrent de construire un aqueduc pour apporter l'eau de la Fontaine d'Eure à Uzès jusqu'à Nîmes. Une partie de cet aqueduc passant par l'emplacement actuel du village, les ingénieurs de l'époque décidèrent d'utiliser la pierre calcaire dite "Pierre de Vers" naturellement présente à proximité du chantier. On retrouve donc à quelques pas du Pont du Gard une carrière aujourd'hui désaffectée et plus au nord du village de nombreuses carrières actuellement exploitées dont certaines datent de l'époque romaine.
Dans le village, on peut découvrir l'héritage laissé par nos ancêtres. Outre les carrières encore exploitées ou non, on peut trouver d'anciennes routes romaines à proximité de celles-ci (pour permettre aux chevaux de transporter les pierres) et de nombreux vestiges de l'aqueduc du célèbre Pont du Gard au pont Roupt en passant par le pont de la Lône.

Du Ve au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Après l'abandon de l'aqueduc qui subit à partir du Ve siècle pillages de pierres et détournement d'eau, le village connaît peu d'activité jusqu'en 688 avec la décision du duc d'Aquitaine de faire construire un château qu'il plaça sous la protection de l'évêque de Mende, saint Privat.
Au XIe siècle, le village était une forteresse composée de l'église, d'un monastère et de quelques maisons de paysans. Des murs qui, à l'époque entouraient ce complexe ne reste qu'une tour, actuelle tour de l'horloge.

Du XIVe au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle (fin des Templiers), Le château de Saint-Privat est vendu à un particulier.
Au XVIe siècle avec l'industrie de la soie, chaque famille versoise possède son métier à tisser et l'agriculture se développe avec l'apparition en Uzège de mûriers et de magnaneries.

Du XVIIIe siècle au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la Révolution française, Vers alors développé autour de la vigne (implantée en 1780), du blé, de l'olive, de la mûre et de l'amande devient en 1790 le chef-lieu de Canton du district d’Uzès alors composé des communes de Montpezat (Collias), Uzès et Vers.
En 1792, les châteaux uzégeois sont pillés et en 1793, le sort s'acharne sur la région avec des inondations du Gardon qui viennent à bout des récoltes et provoquant une misère générale. Pour couronner cette fabuleuse année, le député de l'Uzège est exécuté à Paris.
La fin du XIXe siècle marque l'arrivée des trois lavoirs (Grand font (1882), Font d'Izière et Misserand) permettant aux villageoises de laver leur linge (ces lavoirs sont toujours utilisables et parfois utilisés) mais également la création des capitelles que l'on peut admirer de nos jours en se promenant dans la garrigue versoise.

Du XXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

En 1912 fut construite l'actuelle école publique du village.

Après la Première Guerre mondiale, un monument aux morts est construit pour honorer la mémoire des enfants du village partis pour toujours au combat.

En 1929, la cave coopérative toujours en service est construite.

En 1942, les Allemands arrivent et s'installent sur le village. Le plus important camp de munitions du midi appelé "Le dépôt" est installé dans la garrigue versoise entre Vers et Castillon-du-Gard.

À la libération d’août 1944, les Allemands prévoient de quitter le village en faisant exploser le dépôt en partant. Cela anéantirait les villages de Vers et de Castillon-du-Gard avec au passage les vestiges romains dont le Pont du Gard. Apprenant la nouvelle, les habitants du village ainsi que son curé, l’abbé Roure confient la sauvegarde du pays à Notre-Dame-du-Gardon. Par chance, les Allemands abandonnèrent le projet et le village fut sauvé. Certains racontent que c'est un général allemand qui ayant entendu parler du joyau qu'est le Pont du Gard a convaincu son supérieur de le laisser sain et sauf, d'autres pensèrent au miracle. Des munitions sont toujours visibles dans la garrigue et une statue de Notre-Dame-du-Gardon a été édifiée au nord-est du village ainsi qu'une autre dans l'église versoise.

Vers devient Vers-Pont-du-Gard le 12 août 1971 par arrêté au journal officiel.

Par la suite, la vie versoise ne fut rythmée que par quelques crues du Gardon dont la mémorable du 9 septembre 2002 où la rivière arriva aux portes de la commune. De plus lors de cet évènement, les eaux ruisselèrent dans le village ce qui créa une forte inondation accentuée par les fortes pentes du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vers-Pont-du-Gard Blason D'azur au pal losangé d'or et de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Albert Ode   Propriétaire
Conseiller général
mars 1965[1] mars 2001 Lucienne Taulelle PRG Agricultrice
mars 2001 mars 2008 Jean-Clément Termoz    
mars 2008 mars 2014 Marc Poulon UDF puis MoDem Agriculteur
mars 2014 en cours Olivier Sauzet ex-UMP[2] Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Remoulins, dont le conseiller général est Jacques Sauzet (UMP). Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la troisième circonscription du Gard dont le député est Patrice Prat, maire de Laudun-l'Ardoise (PS).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 859 habitants, en augmentation de 9,61 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
760 751 787 840 906 947 921 943 897
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
948 945 897 873 807 727 726 733 716
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
688 649 547 540 549 558 694 566 603
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
644 739 924 1 110 1 322 1 509 1 696 1 859 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont du Gard
  • Certains vestiges de l'aqueduc romain allant d'Uzès à Nîmes dont le Pont Roupt et le pont de la Lône.
  • Les carrières et routes romaines
  • Les 3 lavoirs : Grand font (1882), Font d'Izière et Misserand (ainsi que la "fontaine aux grenouilles")
  • Le château de Font d'izière.
  • Le château de Saint-Privat.
  • La grotte de Balauzière.
La chapelle Saint-Pierre
  • L'abri de la Salpétrière.
  • La tour de l'horloge
  • L'église, ses peintures classées et son clocher récemment rénové.
  • Les croix dispersées dans le village.
  • Les capitelles dans la garrigue.
  • La maison de la pierre, vitrine des carrières.
  • La noria située à la limite avec Argilliers permettant auparavant aux agriculteurs d'alimenter les champs.
  • La chapelle Saint-Pierre classée MH en 1992.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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