Aubord

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Aubord
Aubord
Clocher du temple d'Aubord.
Blason de Aubord
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Vauvert
Intercommunalité Communauté de communes de Petite-Camargue
Maire
Mandat
André Brundu
2014-2020
Code postal 30620
Code commune 30020
Démographie
Gentilé Aubordois
Population
municipale
2 384 hab. (2016 en diminution de 0,04 % par rapport à 2011)
Densité 253 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 28″ nord, 4° 18′ 47″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 64 m
Superficie 9,42 km2
Localisation

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Liens
Site web aubord.fr

Aubord, est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes de Bernis, Milhaud, Générac, et Beauvoisin sont limitrophes de la commune d'Aubord. Elle est située au sud-est de la D135, également appelée "Chemin des canaux".

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Une grande partie du territoire de la commune fait partie de la Vistrenque. La partie orientale de la commune est située contre le plateau des Costières.

La commune d'Aubord est traversée par deux ruisseaux, le grand Campagnolle (9,5 km) et le Rieu (7,5 km).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat Aubordois est assez venteux (en raison du mistral), le soleil est au rendez-vous tous les mois de l'année sauf novembre / décembre où les nuages se font présents. La commune d'Aubord est également régulièrement frappée par des épisodes cévenols d'intensité moyenne. La température moyenne d'été est de presque 30°C, contre 15°C en hiver. Aubord bénéficie donc d'un climat méditerranéen.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Aubord est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du sud du Gard et l'une des 51 communes du Pays Vidourle-Camargue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants s'appellent les Aubordois et Aubordoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

In Alburno,879 (Mén. l, pr.p. 12, c. 1).[1]

In terminio de Alborno, in suburbio Nemausense, 1078 (cart. de N.-D. de Nimes,ch. 170).

Prioratus Sancti-Martini del Born, 1266(chap. de Nimes, arch.départ. G. 162).

Albornum. 1322 (Mén. II, pr. p. 36, c. 2); 1381 (dénombr. de la sénéch.).

Prieuré Saint-Martin d'Aubort,du Bord, 1590 (insin. ecclés. du dioc. de Nimes).

Auborn, 1685 (chap. de Nimes, arch. départ.).

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les sondages de diagnostics effectué par l'INRAP de Nîmes, au printemps 2014, concernant la création de la zone d’activité "la Farigoule" ont permis de mettre à jour un grand nombre de fosses et de foyers appelés "caves" datant de plusieurs millénaires.

Cette zone sur le plateau dominant la plaine du Vistre a été très longtemps habitée à la fin de la préhistoire durant la période néolithique. Une fouille a pu être conduite en décembre 2014 et janvier 2015 sur deux zones, identifiant deux squelettes et une couche dense d’ossements humains. La troisième zone, plus grande et plus complexe, présentait  des structures non exploitables, qui ont fait l’objet d’une mesure conservatoire.

Ces caves ont été construites pour stoker des denrées alimentaires dans des grands vases à fond rond. Après leur abandon, les toits et les murs se sont effondrés, remplissant en grande partie les caves. Les fragments de poteries récoltés en abondance dans les caves dateraient de 2800 à 3000 ans avant notre ère. Ces céramiques étaient accompagnées d’objets en silex ou en os et de reliefs de repas constitués d’ossements d’animaux.

Une autre découverte signalée sur le site "La Farigoule" : une grande fosse à deux foyers avec des céramiques à fond plat, décorés de motifs imprimés en chevrons, triangles et bandes parallèles. Ainsi  qu’un abondant outillage : lamelles très fines et tranchantes en silex et un bloc d’obsidienne. Ces objets témoignent de l’arrivée dans la région au tout début du néolithique, il y a de 7 500 ans, de migrants ou d’explorateurs venus d’Italie.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

21 juillet 878.

Le "Bullaire de l'Abbaye de Saint-Gilles" (Titre : Bullaire de l'Abbaye de Saint-Gilles / publ. et annoté, sous les auspices du Comité de l'art chrétien, par M. l'abbé Goiffon,...Auteur : Église catholique. Auteur du texte Éditeur : (Nîmes)Date d'édition : 1882Contributeur : Goiffon, Étienne (1827-1905). Éditeur scientifique) nous relate une bulle du pape JEAN VIII daté du 21 juillet 878 ou il fait état de la commune de Aubord lors d'un inventaire des biens de l'abbaye de Saint Gilles .(page 9) "in Alburno campos et vineas cum omnibus suis pertinentiis" du latin "A Aubord ces champs et des vignes, avec toutes ses dépendances". On comprends dés lors que la commune de Aubord est déjà existante par ses bâtiments et ses terres.


1322. Un templier nommé Poncius Guilhelmi de Alborno.

On notera dans le livre Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de la ville de Nismes avec les ... Ménard, Léon (1706-1767) en page 36, qu'il est mention de la présence d'un certain Poncius Guilhelmi de Alborno .


L'estimation de 1322 pour l'assise de Calvisson (Mén. II, pr. p. 36, c. 2) nous apprend qu'à cette époque on comptait 70 feux dans les deux villages réunis de Bernis et d'Aubord. En 1381, ces deux localités, encore unies, n'en ont plus que 30.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1750, Aubord seul avait 20 feux et 100 habitants. Aubord était compris dans la viguerie de Nîmes. Le prieuré-cure de Saint-Martin d'Aubord faisait partie de l'archiprêtré de Nîmes et valait 2,500 livres; l'évêque de Nîmes en était le collateur.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Aubord est un centre de l'immigration espagnole des années 1950 et 1960 en Languedoc. Les immigrés venaient principalement de la région de Murcie. Ils travaillaient généralement comme ouvriers agricoles dans le domaine Saint-Jean d’Aubord qui fut, jusqu'au début des années 1970, la principale ressource économique d’Aubord. Une partie des travailleurs immigrés espagnols exerçaient aussi dans les usines Perrier (source Perrier) à Vergèze. Il existait aussi une immigration italienne entre 1950 et 1970, mais celle-ci n’y atteignait pas les dimensions de l’immigration espagnole. À partir de 1970 cette immigration européenne fut rattrapée par une immigration maghrébhine, surtout en provenance du Maroc. N'oublions pas les rapatriés d'Afrique du Nord (les « pieds-noirs ») qui, à partir de 1962 (indépendance de l'Algérie), ont formé une communauté qui a été fortement implantée à Aubord.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Jean-Luc Vareille DVG  
mars 2001 mars 2014 Alain Martin DVD Vice-président de la communauté de communes de Petite Camargue (2002-2014)
mars 2014 En cours André Brundu SE Gérant d'une société de commerce de gros[1],
vice-président de la communauté de communes de Petite Camargue depuis 2002
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2016, la commune comptait 2 384 habitants[Note 1], en diminution de 0,04 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
160198179217203210220235240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
276265258241236202200184191
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
185188208197203218179188203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2492924837911 6071 9102 3032 3602 416
2013 2016 - - - - - - -
2 4172 384-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoliers d'Aubord débutent leurs études à l'école maternelle (5 classes) et primaire (8 classes) de la commune[6].

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La géographie agraire est dominée par la viticulture et l'arboriculture (abricot, pêche). Vers le milieu des années 1990, une agriculture de type maraîchère s'est établie sur territoire de la commune. Cette innovation agricole et maraîchère (salades, légumes) était surtout portée par les Meo/Hmong (peuple) de la Vistrenque[7]. La partie est de la commune, recouverte de cailloutis villafranchiens, fait partie du plateau des Costières et du terroir viticole de l'AOC Costières de Nîmes.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Temple d'Aubord.
Eglise de Aubord

La commune possède une église, plusieurs fois reconstruite et un temple protestant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dieter Anhuf, géographe allemand ayant fait une étude sur la culture de l'abricotier à Aubord.
  • Le géographe franco-allemand Christophe Neff a passé une partie de sa jeunesse à Aubord. Pendant un temps Aubord fut son «port d’attache en France». Dans son blog il compare Aubord à Macondo[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Aubord Blason Écartelé en sautoir : au 1) de gueules à la croix cléchée vidée et pommetée de douze pièces aussi vidées d’or, au 2) d’argent aux six besants de gueules 3,2,1, au 3) d’argent aux trois fasces ondées entées d’azur, au 4) de gueules au rencontre de taureau de sable allumé et accorné d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Ce blason a été créé en 2000 par des élèves du collège Feuchères de Nîmes encadrés par leurs professeurs. Auparavant la ville d'Aubord n'en disposait pas. Les quatre thèmes (croix du Languedoc, vignoble, fleuve Vistre et taureau de Camargue) ont été déterminés après enquête auprès des habitants. Le Conseil municipal a ensuite donné son accord en choisissant l'un des projets sur les trois proposés et il a félicité les élèves et les enseignants pour cette heureuse initiative.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dieter Anhuf : Analyse d'irrigation pour la Commune d'Aubord : les besoins d'eau de l'abricotier… Mannheim (1992).
  • Neff, C., Anhuf, D. : Milieu naturel et géographie agricole d'une commune de Vistrenque : Aubord (Gard, France). In: Bul. Soc. Ét. Sc. Nat. Nîmes et Gard. T. 60, 46-57 (1995).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[9][modifier | modifier le code]

  1. « Corine Andrieu, « Portrait du nouveau maire d'Aubord : André Brundu », sur midilibre.fr », sur www.midilibre.fr (consulté le 7 février 2015)
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. « Écoles à Aubord », sur www.aubord.fr (consulté le 7 février 2015)
  7. Christophe Neff : Laotische Einwanderer als Träger von Agrarinnovationen in Südfrankreich - die Meo (Hmong) in der Vistrenque bei Nîmes (Dept. Gard/ Frankreich) dans
    (de) Sebastian Lentz (Éditeur scientifique) et al., Beiträge zur geographischen Methode und Landeskunde II : Gedenkschrift für Rainer Joha Bender, Mannheim, Geographisches Institut der Universität Mannheim, coll. « Mannheimer geographische Arbeiten » (no 44), , XXII-445 p. ; 21 cm + 1 corrigenda (ISBN 3-923750-66-8, notice BnF no FRBNF37682418).
  8. « Aubord de Macondo », sur cneffpaysages.blog.lemonde.fr (consulté le 7 février 2015)
  9. Collection de documents inédits sur l'histoire de France, Impr. Royale., (lire en ligne)