Thierry Lhermitte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thierry et Lhermitte.
Thierry Lhermitte
Description de cette image, également commentée ci-après
Surnom Popeye (trilogie Les Bronzés)
Naissance (66 ans)
Boulogne-Billancourt (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Acteur, Scénariste, Producteur, membre cofondateur de la troupe comique Le Splendid
Films notables Films du Splendid
trilogie Les Bronzés
Le père Noël est une ordure
Un Indien dans la ville
Le Dîner de cons
Séries notables Doc Martin
Les Témoins
Site internet twitter.com/t_lhermitte

Thierry Lhermitte, né le à Boulogne-Billancourt, est un comédien de théâtre, acteur de cinéma français, scénariste, et producteur de films français.

Célèbre membre cofondateur de la troupe comique-satirique-autodérisoir de café-théâtre Le Splendid, il est notamment célèbre et populaire, avec ses complices du Splendid, pour ses rôles cultes de playboy séducteur, dans la trilogie Les Bronzés, Le père Noël est une ordure, Un Indien dans la ville, Le Dîner de cons, ou encore dans la trilogie Les Ripoux[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, formation et débuts[modifier | modifier le code]

A l'avant-première du film Nos femmes de Richard Berry en 2015

Né à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, il est l'arrière petit-fils du peintre Léon Lhermitte[3], le petit-fils du neurologue et psychiatre Jean Lhermitte, et le neveu du neurologue François Lhermitte. Il a deux sœurs plus jeunes.

Élève au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, il y rencontre Michel Blanc, Christian Clavier et Gérard Jugnot, ses futurs partenaires et complices comiques de scène. Baccalauréat C en poche, il s'inscrit à des cours d’économie à l'université Paris-Dauphine, qu'il sèche[4] pour suivre avec ses complices les cours d'art dramatique de l'actrice Tsilla Chelton en 1970. Unis par la même passion du théâtre, ils débutent ensemble au café-théâtre et montent en 1972 leur premier spectacle comique Non Georges, pas ici, au café-théâtre du Poteau. S'inspirant du Café de la Gare de Coluche, ils forment en 1974 la troupe de comédiens comiques de Café-théâtre Le Splendid, de la rue des Lombards du 4e arrondissement de Paris[5] avec pour premier succès populaire les pièces de café-théâtre Amour, coquillages et crustacés, de 1977[6] écrite et jouée avec Marie-Anne Chazel, Michel Blanc, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Jacques Delaporte, Dominique Lavanant, Josiane Balasko, Bruno Moynot, et Le père Noël est une ordure (théâtre) (1979)...

« L'Expérience du Splendid nous a montré que les plus belles réussites, malgré les défauts de chacun, se forgent dans la recherche de l'unanimité »

— Thierry Lhermitte, Le Pélerin, « Entretien avec Thierry Lhermitte », no 6982, 2016, p. 8.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il débute sa carrière d'acteur avec ses complices avec des petits rôles de L'An 01 de Jacques Doillon en 1973, et Les Valseuses de Bertrand Blier en 1974..., puis devient célèbre avec tout les membres du Splendid avec son rôle culte de Popeye avec le film culte Les Bronzés de Patrice Leconte en 1978, suivi par Les bronzés font du ski de 1979 (adapté de leur pièce de théâtre Amour, coquillages et crustacés de 1977). Dans les années 1980, il enchaîne les grands succès populaires avec son physique de playboy séducteur jeune premier avec L'Année prochaine... si tout va bien avec Isabelle Adjani (1981), Les hommes préfèrent les grosses (1981), Le père Noël est une ordure (1982), Papy fait de la résistance (1983), La Femme de mon pote (1983), Les Ripoux (1984) avec Philippe Noiret et Grace de Capitani, Les Rois du gag (1985), Le Mariage du siècle avec Anémone (1985), Nuit d'ivresse (1986)…

En 1987, en plein succès, il fait un tour du monde avec sa famille à bord d’un voilier[7].

Dans les années 1990, il mène en parallèle sa carrière d'acteur à succès (Promotion canapé (1990), La Totale ! (1991), Le Zèbre (1992), La Vengeance d'une blonde (1993), Grosse Fatigue (1994), Le Dîner de cons (1998)...), et un début de carrière de producteur, qu'il abandonne après la déception commerciale relative du film Le Prince du Pacifique en 2000.

En 1994, il obtient son plus grand succès avec Un Indien dans la ville. Il s'essaye une fois à la réalisation d'un film à sketchs, Les Secrets professionnels du docteur Apfelglück, mais l’expérience est selon lui un échec.

Les années 2000 sont surtout marquées par les retrouvailles du Splendid dans Les Bronzés 3 : Amis pour la vie, gros succès de l'année 2006. Retrouvailles encore avec les Ripoux 3, ou avec Jacques Villeret dans Effroyables Jardins, d’après le roman de Michel Quint.

En 2001, il tient le rôle principal du film Une affaire privée de Guillaume Nicloux, un grand rôle dramatique où il excelle.

Après quelques seconds rôles au cinéma, c'est à la télévision qu'il décide de faire son retour en janvier 2011 dans la série Doc Martin. Il quitte la série au terme de la quatrième saison, diffusée au printemps 2015. La même année, il remporte un joli succès dans la mini-série policière de France 2, Les Témoins.

Autres activités et prises de position[modifier | modifier le code]

Le 5 novembre 1998[8], lors de son passage dans La Grosse Émission sur Comédie !, il fait une démonstration réussie du patator à Alain Chabat, qui se prend lui aussi au jeu, popularisant cet instrument en France[9].

Thierry Lhermitte crée [Quand ?] une société de multimédia, France Cinéma Multimedia[10],[11] et, avec Louis Becker, les sociétés de production de cinéma ICE et ICE3 (avec lesquelles sont produits Nuit d'ivresse, Un Indien dans la villeetc.).

Le 15 octobre 2010, invité de l'émission C à vous sur France 5, il prend position en faveur de la loi Hadopi destinée à lutter contre le piratage des œuvres. Il défend le principe de cette loi, mais reconnaît qu'elle est « très, très imparfaite »[12]. Il est par ailleurs un des administrateurs de la société Trident Media Guard (TMG), prestataire choisi fin janvier 2010 par le gouvernement français pour la mise en œuvre de cette loi[13],[14].

Il affiche sa passion pour les sciences, en particulier l'informatique et les mathématiques[15]. A l'avènement de la micro-informatique personnelle dans les années 1980, il apprend en autodidacte la programmation et participe avec plus ou moins de succès à des investissements dans quelques entreprises spécialisées[15]. Il s’intéresse également aux sciences de la vie[16], avouant être « totalement sidéré par la complexité du vivant »[16]. Il est d'ailleurs depuis 2004 parrain porte-parole de la Fondation pour la recherche médicale[16],[17]. À ce titre et depuis 2011, il tient régulièrement une chronique dans Le Magazine de la santé sur France 5[18] dans laquelle il fait découvrir le travail de différentes équipes de recherche[16]. Il soutient en particulier la recherche médicale pour la maladie d'Alzheimer[19], entre autre avec son film à succès La Finale de 2018...

Il se déclare agnostique[16].

« Je suis agnostique. À la question du pourquoi, je ne vois qu'une réponse, intuitive, relevant de la foi, de la croyance - ce que je respecte. Seul le comment m'intéresse »

— Thierry Lhermitte, Le Pèlerin, Entretien avec Thierry Lhermitte , no 6982, 2016, p. 8.

Passionné d'équitation et possédant des chevaux, il pratique l'équitation éthologique au Haras de la Cense près de Paris[20],[21]. Il a également pratiqué le karaté pendant une dizaine d'années[21].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à Hélène Lhermitte[22] (rencontrée avant son succès) avec qui il a trois enfants, Astrée, Victor, et Louise, et habite à Paris. Il est atteint d'une déficience handicapante rare, la prosopagnosie (amnésie des visages)[23].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Box-Office[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Titre Année Entrées
Les Bronzés 3 : Amis pour la vie 2006 10 355 928
Le Dîner de cons 1998 9 247 001
Un Indien dans la ville 1994 7 947 786
Les Ripoux 1984 5 882 397
Le Placard 2001 5 317 828
Papy fait de la résistance 1983 4 103 933
Ripoux contre ripoux 1990 2 917 115
La Banquière 1980 2 394 073
Les Bronzés 1978 2 308 644
La Vengeance d'une blonde 1994 2 039 370
Grosse Fatigue 1994 2 015 230
Les hommes préfèrent les grosses 1981 1 931 038
Le Zèbre 1992 1 867 714
La Totale 1991 1 639 813
Les bronzés font du ski 1979 1 535 781
Les Rois du gag 1985 1 510 930
Le Mariage du siècle 1985 1 493 351
La Femme de mon pote 1983 1 485 746
Nuit d'ivresse 1986 1 381 464
Promotion canapé 1990 1 324 814
Effroyables Jardins 2003 1 034 539
Le Prince du Pacifique 2000 1 028 773

Télévision[modifier | modifier le code]

Clip[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thierry Lhermitte www.linternaute.com
  2. Thierry Lhermitte www.imdb.com
  3. [http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/les-plus-beaux-villages-au-pays-de-leon-lhermitte Les plus beaux villages / Au pays de Léon Lhermitte, dans L'Union, 2010.
  4. « Thierry Lhermitte : "Je me suis inscrit à la fac et je n'y suis jamais allé" », sur europe1.fr, .
  5. Jean-Loup Chiflet, Dictionnaire amoureux de l'Humour, Plon, , p. 357.
  6. Le spectacle : Amours, coquillages et crustacés data.bnf.fr
  7. Stéphanie Gatignol, « Thierry Lhermitte, bien dans sa coquille », sur Pleine Vie,
  8. « Les EFAP1 tous Azimuts », Mathilde Barbier, sur le site http://www.efap.com (consulté le 15 août 2015).
  9. « Contre les drones, le hack des années 90 : le patator », Rémi Noyon, Rue89, 14 août 2015 (consulté le 14 août 2015).
  10. [« http://www.fcm.fr »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)]
  11. « France Cinema Multimedia (FCM) » sur IMDB.com (consulté le 15 août 2015).
  12. Le Point, magazine, « L'acteur Thierry Lhermitte flingue Hadopi », Le Point,‎ (lire en ligne)
  13. « Thierry Lhermitte se la joue chevalier du Web », Laurent Calixte, Challenges.fr, 26 novembre 2009.
  14. « HADOPI : Trident Media Guard désignée pour traquer les réseaux », Marc Rees, pcinpact.com, 25 janvier 2010.
  15. a et b Thomas Mahler, Guillaume Grallet, « Thierry Lhermitte, le geek le plus célèbre de France », Le Point,‎ (lire en ligne)
  16. a b c d et e Pierre-Olivier Boiton, « Thierry Lhermitte : "je suis sidéré par la complexité du vivant (entretien) », Le Pèlerin,‎ , p. 7-8
  17. « Notre parrain et notre marraine », sur Frm.org (consulté le 14 septembre 2015)
  18. « Thierry Lhermitte témoigne de sa rencontre avec un chercheur soutenu par la Fondation pour la Recherche Médicale », Centre-francais-fondations.org, 25 mai 2012.
  19. www.frm.org/alzheimer
  20. « Quand Thierry Lhermitte murmure à l'oreille des chevaux », sur Le Parisien (consulté le 31 juillet 2017).
  21. a et b « Thierry Lhermitte : rando à cheval », sur Linternaute (consulté le 31 juillet 2017).
  22. Thierry Lhermitte : qui est Hélène, sa femme qui partage sa vie depuis plus de 40 ans www.femmeactuelle.fr
  23. Alain LieuryJean-Loup Chiflet, Le livre de la mémoire, Dunod, , p. 156.
  24. Clip 18 ans demain sur Youtube
  25. Décret du 30 décembre 2000 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la légion d'honneur

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]