Jonquières-Saint-Vincent

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Jonquières-Saint-Vincent
Chapelle Saint-Laurent.
Chapelle Saint-Laurent.
Blason de Jonquières-Saint-Vincent
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Beaucaire
Intercommunalité Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence
Maire
Mandat
Jean-Marie Fournier
2014-2020
Code postal 30300
Code commune 30135
Démographie
Gentilé Jonquièrois
Population
municipale
3 649 hab. (2014)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 44″ nord, 4° 33′ 50″ est
Altitude Min. 13 m – Max. 81 m
Superficie 21,32 km2
Localisation

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Liens
Site web jonquieres-st-vincent.com

Jonquières-Saint-Vincent est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes de Beaucaire, Redessan, Montfrin et Meynes sont limitrophes de la commune de Jonquières-Saint-Vincent.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Les voies et quais de la gare vus vers Nîmes.
Article détaillé : Gare de Jonquières-Saint-Vincent.

Établie à 62 mètres d'altitude, la gare de Jonquières-Saint-Vincent est située sur la ligne de Tarascon à Sète-Ville, entre les gares voyageurs ouvertes de Beaucaire et de Manduel - Redessan. En raison de sa faible fréquentation, la desserte est suspendue et l'arrêt est fermé aux voyageurs depuis la fin de l'année 2011.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Jonquières-Saint-Vincent est l'une des 75 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie d'une des 41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Provençal Jounquiero, du roman junquiera, du latin juncaria : lieu couvert de jonc[1].
Racine provençale jounc : jonc[1].

Sur les cartes de Cassini, on peut y voir le lac, asséché depuis au nord est du village.

Ses habitants s'appellent les Jonquièrois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

En 121 avant Jésus-Christ, Caius Sextius conquiert la région, la Narbonnaise, qui passe sous le contrôle de Rome. La route héracléenne qui avait vu passer Hannibal et ses 37 éléphants en -218 est reprise pour le tracé de la via Domitia qui relie Rome à sa prospère colonie ibérique. La portion de cette route se trouvant sur la commune se situe alors entre les étapes d'Ugernum et de Nemausus.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la fin de l'Empire romain, le territoire de la commune est sous la dépendance d'Arles, ce qui permet d'affirmer que Jonquières-Saint-Vincent est en Provence. Wisigoths, Arabes puis Francs se disputent la région. Les dernières armées sarrasines sont écrasées au bord du Gardon dans la commune voisine de Montfrin par Charles Martel en 730. Quelque temps plus tard, la région passe sous le contrôle carolingien.

À l'est de la commune, au pied des collines qui séparent Jonquières-Saint-Vincent de Beaucaire, une dépression formait un petit lac entouré des roselières qui donnèrent son nom à la commune. Un village de pêcheurs se crée sur sa rive. Il s'appelle Saint-Laurent-de-Jonquières et vers l'an mille les habitants y bâtissent une chapelle. Le prieuré de Saint-Laurent-de-Jonquières appartenait à l'abbaye de Psalmodie : Sanctus-Laurentius de Junqueriis en 1412 dans le cartulaire de l'abbaye de Psalmodie[2].

Sur le coteau s'établit vers le XIIe siècle un village de vignerons : Saint-Vincent-de-Cannois. Plus tard sur une colline entre Saint-Laurent et Saint-Vincent un seigneur se construit un château autour duquel se regroupent les habitants de Saint-Laurent dont seule la chapelle du XIIe siècle subsiste[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Vincent-du-Gard[4],[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1963 2001 Louis Gibelin    
2001 2008 Daniel Legrand DVD  
2008 en cours Jean-Marie Fournier UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil Municipal[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jonquières-Saint-Vincent est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 649 habitants, en augmentation de 17,82 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 717 761 943 1 200 1 280 1 342 1 501 1 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 712 1 852 1 888 1 820 1 678 1 600 1 516 1 539 1 530
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 524 1 515 1 533 1 357 1 369 1 375 1 384 1 225 1 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 311 1 445 1 499 1 825 2 260 2 745 2 896 3 097 3 649
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Via Domitia Logo monument historique Classé MH (1987)[9] : C.R. 19 dit chemin des Romains, également sur les communes de Redessan et Beaucaire, dans le Gard, et Castelnau-le-Lez, dans l'Hérault.
  • Hôtel de ville, inauguré en 1903 par Gaston Doumergue. Son architecte n'est autre qu'Auguste Augière, qui s'illustra notamment, à Nîmes, dans la construction d'immeubles bourgeois influencés par le style végétal Art nouveau et édifia dans cette même ville la très originale tour de l'horloge du lycée Daudet.
  • Halle métallique des années 1930.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Laurent.
  • Chapelle Saint-Laurent, Logo monument historique Classé MH (1926)[10], qui devait être entourée du village de pêcheurs de Jonquierre. Édifiée en XIIe siècle.
  • Église paroissiale.
  • Église de Saint-Vincent.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adrien Hardy, champion du monde et champion olympique d'aviron.
  • Paul-Thierry Pesque, international de judo.
  • Pierre de Demandolx, officier de la Légion d'honneur.
  • Alphonse Daudet, écrivain, a résidé sur la commune[11].
  • Le pape Pie VII a fait halte pour une pissette dans un des sept relais postes du village sur sa route pour aller consacrer à Paris le couronnement de Napoléon Ier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jonquières-Saint-Vincent Blason D'argent à la botte de joncs de sinople, liée d'or, avec ces inscriptions en flancs L'EN TIENS à dextre et DEUX MILLE à senestre en lettres capitales de sable, accompagnée de trois ombres d'étoiles[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 164, t. 2
  2. a, b et c Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 108 (Jonquières), 215 (Saint-Laurent) et 230 (Saint-Vincent)
  3. « Saint-Laurent, histoire », sur ville-jonquieres-stvincent.pagesperso-orange.fr (consulté le 14 avril 2015)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Exposition des peintres de village », sur www.jonquieres-st-vincent.com (consulté le 14 avril 2015)
  9. Notice no PA00103064, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no PA00103063, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Catherine Mille, « Jonquieres-Saint-Vincent, un livre qui évoque l'âme du village », Midi Libre,‎ (lire en ligne)