Orange (Vaucluse)

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Orange
Vue aérienne du centre-ville d'Orange.
Vue aérienne du centre-ville d'Orange.
Blason de Orange
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Chef lieu de deux cantons
canton d'Orange-Est
canton d'Orange-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes des Pays de Rhône et Ouvèze
Maire
Mandat
Jacques Bompard
2014-2020
Code postal 84100
Code commune 84087
Démographie
Gentilé Orangeois
Population
municipale
29 302 hab. (2010)
Densité 395 hab./km2
Population
aire urbaine
37 279 hab. (1999)
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 18″ N 4° 48′ 35″ E / 44.138334, 4.809723 ()44° 08′ 18″ Nord 4° 48′ 35″ Est / 44.138334, 4.809723 ()  
Altitude Min. 24 m – Max. 127 m
Superficie 74,20 km2
Localisation

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Orange

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Orange
Liens
Site web ville-orange.fr

Orange, surnommée la « Cité des Princes », est une commune française située au nord-ouest du département de Vaucluse et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Orangeois[1].

La position d'Orange, à un carrefour de passages pour le nord, l'Espagne ou l'Italie, niché au cœur d’une riche région agricole, en a fait un emplacement de choix pour les Romains desquels on trouve de nombreux vestiges, principalement autour de la colline Saint-Eutrope et de l'ancien théâtre. Au Moyen Âge, la ville devient la capitale de la principauté d'Orange et le restera jusqu'à son annexion par la France en 1713.

Si, au sein du département, elle a un rôle administratif plus limité que Carpentras ou Apt choisies pour être les deux sous-préfectures, elle est la troisième commune la plus peuplée après Avignon et Carpentras.

Depuis 1981, plusieurs monuments d'Orange sont inscrits au répertoire des monuments mondiaux de l'UNESCO sous le titre : « Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d'Orange » selon les critères (iii) et (vi)[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville d'Orange est située dans la vallée du Rhône, au nord-ouest du Vaucluse. À vol d'oiseau, la ville est située à environ 560 km de Paris et 100 km de Marseille.

On rejoint Orange depuis Carpentras, au sud-est, par la RD 950, Vaison-la-Romaine, au nord-est, par la RD 975 et Avignon, au sud, par la RD 907 (ex-RN 7). Toutes trois sont situées à une vingtaine de kilomètres d'Orange.

Orange est le point de départ de la route des Princes d'Orange.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Piolenc Uchaux Sérignan-du-Comtat Rose des vents
Caderousse N Camaret-sur-Aigues,
Jonquières
O    Orange    E
S
Montfaucon,
Roquemaure
Châteauneuf-du-Pape Courthézon

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le point le plus bas de la commune se situe au sud-ouest, à proximité du Rhône.

La commune est relativement plate, située dans une plaine bosselée dont de nombreux sols sont du quaternaire (de type : « plaine alluvionnaire »).

On peut noter un relief plus important au sud. C'est là que l'on trouve le point le plus haut de la commune, situé au niveau du plateau des Brusquières, à l'est de Maucoil et au sud-ouest de Chaussel. Au sud-ouest, on trouve les collines de Lampourdier, Montbuisson, etc. avec des sommets dépassant la centaine de mètres. Au nord-ouest de ce petit massif on trouve une carrière et au nord-est le lieu-dit « les fours à chaux » qui traduit clairement l'activité du lieu.

L'autre colline dépassant la centaine de mètres, la colline Saint-Eutrope, se situe au niveau du bourg. La différence de hauteur entre la base et le sommet est d'une soixantaine de mètres.

Enfin, on peut noter diverses petites collines comme celles au nord du lycée viticole et du quartier du Grès mais qui ne dépasse la hauteur locale que d'une vingtaine de mètres.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons de Vaucluse, dont celui d'Orange, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Meyne

L'Eygues (ou Aigues) passe au nord de la ville et va, depuis la commune voisine de Caderousse à l'ouest de la commune, se jeter dans le Rhône[4]. La commune est également arrosée par la Meyne [5], affluent du Rhône qui débouche sur celui-ci au sud-ouest de la commune. On peut noter aussi, à l'ouest et au sud du bourg, la Mayre de la Malarde, la Mayre des Prets et la Courtebotte, puis au nord et à l'est, la Mayre de Merderic, la Mayre de Mourelette, la Mayre de Raphaëlis, la Mayre d'Ancione et la Mayre de Couavedel.

Enfin, le canal de Pierrelatte (désaffecté) traverse la commune en serpentant sur un axe nord-sud.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[6]. Depuis 2009, la ville d'Orange dispose d'une station météorologique en ville[7].

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25 19,7 13,3 9,5 18,9
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990[8]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,4
1,3
44,4
 
 
 
11,3
2,6
57,5
 
 
 
14,4
4,4
61,1
 
 
 
17,8
7,2
58,9
 
 
 
22,1
10,8
72,4
 
 
 
26,1
14,4
43,6
 
 
 
29,6
17
27,8
 
 
 
28,8
16,3
56,3
 
 
 
25
13,8
67,6
 
 
 
19,7
9,7
97,4
 
 
 
13,3
4,9
57,7
 
 
 
9,5
1,9
48,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Vaucluse Canton d'Orange moyenne nationale
Ensoleillement 2 595 h/an 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 693 mm/an 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Neige 4 j/an 14 j/an
Vent 110 j/an essentiellement du Mistral
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 31 j/an 40 j/an
Mois Jan Fev Mar Avr mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec
Records de températures minimales °C (Année) -13,4 (1985) -14,5 (1956) -9,7 (2005) -2,9 (1970) 1,3 (1979) 5,7 (1984) 9,0 (1953) 8,3 (1974) 3,1 (1974) -1,1 (1973) -5,4 (1952) -14,4 (1962)
Records de températures maximales °C (Année) 20,3 (2002) 23,0 (1960) 27,2 (1990) 30,7 (2005) 34,5 (2001) 38,1 (2003) 40,7 (1983) 42,6 (2003) 35,1 (1966) 29,6 (1985) et (2011) 24,6 (1970) 20,2 (1983)
Source: http://www.linternaute.com/ville/ville/climat/25721/orange.shtml

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L’orientation et la localisation d'Orange par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant (distance à vol d'oiseau) [9] :

Distance des grandes villes françaises
Ville Avignon Nîmes Aix-en-Provence Montpellier Marseille Lyon Nice Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille Brest
Distance

Orientation

25 km

(S)

49 km

(S-O)

85 km

(SE)

95 km

(SO)

104 km

(S-E)

180 km

(N)

283 km

(S-E)

276 km

(O)

435 km

(O)

543 km

(N-E)

560 km

(N)

604 km

(N-O)

666 km

(N-0)

735 km

(N)

857 km

(N-0)

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Sortie Orange centre de l'A7

La route nationale 7 passe par Orange en venant du nord depuis Piolenc et partant au sud vers Courthézon. À l'est, la route départementale 975 vers Camaret-sur-Aigues. À l'ouest, les routes départementales 976 vers Roquemaure et 17 vers Caderousse. Toujours à l'ouest, à proximité, les autoroutes A7 (ou E714) dite l'autoroute du Soleil et A9 (ou E15) dite la Languedocienne, avec 2 sorties (centre et sud).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville d'Orange est desservie par un réseau de bus urbains. L'entreprise gérant ce réseau est la TCVO (filiale de Transdev). Le réseau est actuellement constitué de trois lignes régulières et huit circuits scolaires. La place Pourtoules, desservie par ces lignes, constitue le cœur de ce réseau.

En 2010, TCVO a enregistré 147 166 voyages pour 178 900 kilomètres parcourus[10].

Ligne Tracé des lignes régulières
1 Orange les Vignes ⇔ Pourtoules ⇔ Aygues
2 Collège Giono ⇔ Pourtoules ⇔ Coudoulet
3 PourtoulesCité Caritat

Le conseil général de Vaucluse assure également la desserte de la commune par sa filiale, TransVaucluse.

Les lignes suivantes de Transvaucluse concernent la commune :

  • 1- Orange ⇔ Pierrelatte
  • 2.1- Avignon ⇔ Orange
  • 2.3- Orange ⇔ Châteauneuf-du-Pâpe
  • 3.1- Orange ⇔ Valréas
  • 4- Orange ⇔ Vaison-la Romaine
  • 10- Carpentras ⇔ Orange

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

Les nouvelles voiries intègrent des pistes cyclables.[réf. nécessaire]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le TGV s'arrête à Orange deux fois par jour.
Article détaillé : Gare d'Orange.

La gare d'Orange est située en centre ville. La gare est desservie par TGV Paris - Miramas (deux allers et deux retours par jour) ainsi que par trois lignes des TER PACA et Rhône-Alpes.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Au sud de la commune, vers Châteauneuf-du-Pape, il existe une halte fluviale sur le Rhône.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Orange est caractérisée par une organisation urbaine très typée.

Le centre-ville au nord de la colline Saint-Eutrope concerne un bâti au parcellaire étroit et dense de type médiéval superposé à une trame romaine initiale.

Les faubourgs avec un habitat dense se déploient autour du centre.

Plus loin sont réparties de nombreuses opérations de lotissements réalisés avec un habitat individuel typé provençal : les quartiers concernés sont principalement le Jonquier, l'Argensol, le Coudoulet, le Grès (constituant un "village" au sud).

Des poches d'habitat liées aux corps d'armées sont également constituées : au centre (Gendarmerie mobile), au sud-est (Légion étrangère), à l'est (Base Aérienne 115).

Plusieurs ensembles de logements sociaux ont été réalisés vers 1970 : les quartiers nord classés ZUS (comprenant Fourchevieilles), La Tourre (à l'ouest), L'Argensol (à l'est).

De nombreuses résidences privées de qualité fermées sont réalisées depuis les années 1980 : Antony Real, Les jardins de Sully.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2008 Orange comptait 13 895 logements (12 576 en 1999)[11]. Les constructions anciennes sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2008, 23,4 % des résidences principales dataient d'avant 1949 et 37,9 % furent construites entre 1949 et 1974.

Les résidences principales représentent 12 277 logements, soit 88,4 % du parc, réparties à 52 % en maisons individuelles (50,5 % en 1999) et à 47,4 % en appartements (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine)[12]. Les propriétaires de leurs logements constituent 47,3 % des habitants, contre 49,3 % qui sont locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine)[13].

À noter qu’avec 2 018 logements HLM soit 16,4 % du parc en 2008 (contre 19,4 % en 1999), la ville recule en vue de respecter les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants reste important en 2007 avec 10,2 % du parc (10,4 % en 1999).

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (35,2 %), ou 5 pièces et plus (26,5 %), puis 3 pièces (24,4 %). Les petits logements restent minoritaires (studios : 4,0 %). Le nombre moyen de pièces est de 4,6 pour les maisons et 3,2 pour les appartements.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La colline Saint-Eutrope vue d'avion

Au centre-ville près du cours Aristide Briand se situe le Parc Gasparin. Près de l'autoroute centre, le Parc de la Brunette est le rendez-vous des boulistes.

Sur une partie de la colline Saint-Eutrope se trouve l'un des jardins de la ville, à l'emplacement de l'ancienne citadelle[N 1]. Celui-ci représente le principal espace vert.

On trouve le centre aéré du bois feuillet au sud-ouest de la ville. Au sud-est, un bassin de rétention dit "le lac" dans le quartier du Coudoulet est le lieu privilégié pour les pêcheurs.

Depuis 2004[14], Orange est « Villes et villages fleuris » de 1er niveau (une fleur)[15].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

  • aménagement du pôle multimodal : en attente
  • aménagement d'un écoquartier au bas de la colline : en attente
  • déviation d'Orange sur l'Est de la commune : en attente

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formess Arausion, Arausio au Ie - IIe siècle, Arosione, Arausione IVe siècle, Auregie en 1136, Aurasice en 998, Aurenga en 1152, Orenga en 1205[16]. Ce qui a donné Aurenja en provençal (Ouranjo[17] aujourd'hui dans la norme mistralienne).

Albert Dauzat et Charles Rostaing évoquent d'une racine pré-indo-européenne *ar- (non attestée) signifiant « hauteur » et du suffixe pré-latin -aus auquel a été ajouté le suffixe -ionem[18].
Ernest Nègre propose un pré-celtique *arausi de sens inconnu, suivi du suffixe gaulois -one, remplacé par la suite par le suffixe latin -ica, puis métathèse arau- > aura-. La nouvelle terminaison -asica est remplacée par -inica qui évolue finalement -enga en langue d’oc et -endja en nord occitan, francisé en -ange.
Xavier Delamarre a contesté ces explications par des langues pré-indo-européennes ou pré-celtiques hypothétiques, dont les racines proposées par les toponymistes ne sont pas attestées. En revanche, Arausio- s'explique très bien par le gaulois *araus(i)o- « tempe, joue », certes non attesté, mais qui se superpose au vieil irlandais ara, arae « tempe » et au grec dialectal paraua « joue » (avec perte du p initial en celtique). La racine celtique ara[u]- se retrouve dans de nombreux toponymes de forme presque identique : Araus(i)a en Dalmatie, Oraison (Alpes-de-Haute-Provence, Auraisonio 1126), peu-être aussi Rhodon (Loir-et-Cher, Rosidonem VIe siècle de *Arausiodunum, gaulois dunon « forteresse »). Il est en effet relativement fréquent de nommer des lieux d'après une partie du corps, notamment dans les régions au relief accidenté. Un exemple de ce type est illustré par le toponyme irlandais Arai Chliach composé à partir de la même racine celtique ara- signifiant « tempe »[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Cadastre d'Orange
Orange au XIXe siècle
Articles détaillés : Arausio et Bataille d'Orange.

En 105 av. J.-C., des hordes de Teutons et de Cimbres y écrasent les légions romaines dans la bataille appelée bataille d'Orange.

La ville est fondée en 35 av. J.-C. par les vétérans de la deuxième légion gallique sous le nom de Colonia Julia Secundanorum Arausio dans le territoire de la tribu gauloise des Tricastini.

La ville est influencée par la culture gallo-romaine et l'on voit s'élever de grands monuments tels que le théâtre antique, renommé pour sa qualité acoustique, et l'arc de triomphe, l'un des mieux conservés au monde. La ville s'entoure d'une enceinte qui englobe environ 70  ha. Elle commande un vaste territoire que les arpenteurs romains cadastrent avec précision. Des lots fonciers sont attribués en priorité aux vétérans ; d'autres, plus médiocres, sont donnés en location ; d'autres encore restent propriété de la collectivité. Ainsi sont facilitées la colonisation et la mise en valeur du sol, au détriment des autochtones. Jusqu'en 412, date du pillage de la cité par les Wisigoths, Orange connaît une existence prospère et devient siège d'un évêché.

C'est ainsi que des découvertes archéologiques continuent de se faire grâce aux fouilles liées aux travaux sur la commune. Les dernières ont révélé au Nord de la commune une nécropole qui a fait l'objet d'une exposition au musée municipal et des maisons romaines furent cartographiées grâce au projet immobilier lié à l'arc de triomphe.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Principauté d'Orange.

En 508, les armées alliées franques et burgondes envahissent la Provence, alors sous domination ostrogothique : Orange leur ouvre largement ses portes[20]. Mais l’année suivante, Théodoric le Grand envoie le dux Ibba[21] avec une armée pour reconquérir le terrain perdu. La ville d’Orange est mise à sac par les Ostrogoths[20] et sa population est déportée à Fiorenzuola d'Arda, près de Plaisance[22].

Au Moyen Âge, la cité est le siège d'une principauté, fief du Saint-Empire romain germanique, car faisant partie du royaume de Bourgogne. Celle-ci bénéficiait donc des droits féodaux et de la souveraineté propre aux terres d'Empire. Par les hasards des mariages, elle échoit en 1173 à la maison des Baux, puis en 1388 à la maison de Châlon, et enfin 1544 à la maison de Nassau. Elle est annexée au Dauphiné.

1163, l'Empereur Frédéric Barberousse élève Orange au rang de principauté et en 1184 les princes d'Orange battent monnaie.

1208, consécration de la cathédrale Notre-Dame de Nazareth en présence du prince Guillaume Ier des Baux.

1365, création de l'université d'Orange.

En 1393, la principauté d'Orange passe à la famille de Châlon.

Page de couverture des ordonnances de la principauté (1567)
Page de garde avec le sceau de Guillaume de Nassau, prince d'Orange

La peste noire arrive dans la ville en 1348. Elle fera disparaître près de la moitié de la population de l'époque.

1471, instauration d'un parlement de la Principauté.

En 1544, Guillaume Ier de Nassau, dit le Taciturne, prince d'Orange devient Stathouder des Pays-Bas.

En 1562 (première guerre de religion), les protestants brûlent les reliques de saint Eutrope, outragent l’évêque et abattent le clocher de la cathédrale. Peu après, les troupes papales venues d’Avignon et commandées par Fabrizzio Serbelloni prennent la ville, massacrent les protestants et un millier de travailleurs saisonniers venus des alentours, pillent et violent[23]. Le récit de ces tueries provoque une colère et des massacres par le baron des Adrets. En 1562, les protestants d’Orange sont massacrés par Sommerive, lieutenant général du roi[24].

En 1571, les troupes catholiques pillent à nouveau la ville.

En 1572 (quatrième guerre de religion), Hugues de Lères, capitaine huguenot, prend la ville et la rançonne[25].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vue d'artiste du XVIIe siècle de la ville et de sa citadelle, par G. Trouillet.

1620, Maurice de Nassau érige une grande forteresse sur la colline Sainte-Eutrope. Au début de la Guerre de Hollande, en 1672-1673, Louis XIV ordonne de mettre le siège devant la ville, auquel participent le ban et l’arrière-ban de la noblesse provençale, alors peuplée de 12 000 habitants ; c'est le Comte de Grignan (en), lieutenant-général du roi en Provence et gendre de Mme de Sévigné, qui s'empare de la ville. Le siège n'est levé que quand le gouverneur en fait démolir les murs. La citadelle est démantelée.

Ensuite, à chaque guerre entre les Provinces-Unies et la France, la ville est occupée avec le reste de la principauté (1673, 1679, 1690, 1697 et 1702-1713)[26].

1702, à la mort de Guillaume III d'Angleterre, la principauté échoit au prince François Louis de Bourbon, de la maison de Conti.

Louis XIV, en guerre contre les Provinces-Unies dirigées par des stathouders, issus de la Maison d'Orange-Nassau, fait main basse sur la ville dont l'annexion au royaume de France est reconnue par le traité d'Utrecht en 1713.

En 1720, la peste frappe Orange et y fait 550 victimes [27].

Le 17 avril 1732, à la demande des commerçants de la ville, le Conseil d'État du Roi signe un arrêté d'expulsion des juifs de la Principauté, avec un délai de 6 mois. Cet arrêté fait suite à d'autres arrêts privatifs de liberté, dont deux de 1687 et 1703, qui n'avaient jamais été appliqués[28], la communauté juive jouissant d'un fort soutien de la part des successifs princes d'Orange, comte des Baux puis princesse de Conti.

Fin mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu[29].

Le 12 août 1793 est créé le Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Durant la Révolution française, le tribunal révolutionnaire fait exécuter 332 personnes à Orange[30]. Les 5 juges et les deux accusateurs membres de cette commission révolutionnaire furent à leur tour jugés après le 9-Thermidor, et guillotinés le 8 messidor An IV (26 juin 1795)[31].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1924, des inondations se produisent avec 1,50 m d'eau dans le centre ville. En 1926, l'arrondissement d'Orange qui existait depuis 1800, est supprimé. En 1981, le théâtre antique d'Orange et ses abords ainsi que l'arc d'Orange sont inscrits au répertoire des monuments mondiaux de l'UNESCO[2].

En 2002 les inondations au mois de novembre furent tellement importantes qu'elles ont provoqué le réaménagement du cours Pourtoules. En 2006, en fin d'année une toiture monumentale a été posée sur le théâtre antique. Elle a fait l'objet de polémiques, mais l'état de dégradation des pierres qui s'abîmaient a nécessité cette décision.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville d'Orange (Monument historique)

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections locales[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Du fait de sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 35 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[32]).

Lors du scrutin de 2008 il n’y eut qu’un seul tour, Jacques Bompard a été réélu maire sur la liste Divers Droite « Bompard 2008 » avec 7 255 voix (60,97 % des suffrages exprimés), ce qui donne 29 conseillers municipaux, devant la liste d'union de la Gauche « rassemblement démocrate » de Jean Gatel qui a obtenu 2 601 voix (21,86 % des suffrages exprimés) et 4 conseillers, la liste de la majorité « Ensemble pour Orange » de Pascal Vielfaure avec 1 434 voix (12,05 % des suffrages exprimés) et 2 conseillers, et l'autre liste divers droite « Orange transparence » de Michel Benlian avec 610 voix (5,13 % des suffrages exprimés). Le taux de participation a été de 66,99 %[33],[34].

Cantonales[modifier | modifier le code]

La ville d'Orange fait partie de deux cantons Canton d'Orange-Est dont les élections ont eu lieu en 2004 et 2011 et celui d'Orange-Ouest renouvelé en 2001 et 2008. ces deux cantons ont la particularité d'être dirigés par le mari et la femme. En effet le conseiller général du canton d'Orange-Ouest est le maire d'Orange Jacques Bompard et celui d'Orange-Est par son épouse, maire de Bollène Marie-Claude Bompard.

Le canton de d'Orange-Ouest qui fait partie de la seconde série des cantons et a été renouvelé lors des élections cantonales de 2008, l'élection a eu lieu les 9 et 16 mars en même temps les élections municipales. Cinq candidats se sont présentés.

Le 9 mars 2008 lors du premier tour il y a eu 6 475 votants pour 9 374 inscrits soit une participation de 56,93 % (57,83 % pour la canton[35]). Jacques Bompard (Divers Droite) est arrivé très largement en tête avec 58,05 % des voix (48,81 % au niveau du canton, devant Fabienne Halloui (PCF) avec 17,33 % (16,51 % pour le canton) et Louis Driey (UMP) avec 25,34 % (23,22 % pour le canton).

Le second tour a eu lieu le 16 mars 2008. Il y a 4 895 votants pour 9 674 inscrits soit une participation de 50,60 % (53,93 % pour la canton). Jacques Bompard (Divers Droite) est très largement réélu avec 69,36 % des voix (59,61 % au niveau du canton) au détriment de Fabienne Halloui (PCF) qui obtient 30,64 % des voix (40,39 % au niveau cantonal[36]).

Le canton de d'Orange-Est qui fait partie de la première série des cantons et a été renouvelé lors des élection cantonale de 2011, L'élection a eu lieu les 20 et 27 mars. Six candidats se sont présentés.

Le 20 mars 2011 lors du premier tour il y a eu 31 62 votants pour 8 594 inscrits soit une participation de 36,79 % (47,23 % pour la canton[37]). Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud) est arrivé en tête avec 39,74 % des voix (25,83 % au niveau du canton, devant Marlène Thibaud (PS) avec 22,02 % (25,71 % pour le canton), Gérard Carlier (FN) avec 16,52 % (18,29 % pour le canton) et Louis Biscarrat (UMP) avec 12,85 % (20,00 % pour le canton).

Le second tour a eu lieu le 27 mars 2011. Il y a 3 589 votants pour 8 593 inscrits soit une participation de 41,77 % (47,23 % pour la canton). Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud) est largement réélue avec 61,23 % des voix (55,91 % au niveau du canton) au détriment de Marlène Thibaud (PS) qui obtient 38,77 % des voix (44,09 % au niveau cantonal)[38]).

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (2006)
Marie-Claude Bompard MPF puis Ligue du Sud Orange-Est 84 16 29 198 hab. (dont 14 738 orangeois)
Jacques Bompard MPF puis Ligue du Sud Orange-Ouest 84 17 24 406 hab. (dont 15 121 orangeois)
Législatives[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives de 2007 pour la quatrième circonscription de Vaucluse, le premier tour a vu Jacques Bompard (MPF) arrive en tête avec 39,10 % (mais troisième dans la circonscription) devant Thierry Mariani (UMP) avec 30,79 % et Pierre Meffre (PS) avec 13,77 %; aucun des dix autres candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Le second tour a vu arriver en tête Thierry Mariani avec 61,43 % (résultat circonscription[39] : 60,18 %) contre 38,57 % pour Pierre Meffre (résultat circonscription : 39,822 %). Abstention plus forte à Orange avec respectivement 40,69 % et 46,35 % aux deux tours que dans la circonscription (37,11 % et 39,31 %)[40].

Élections nationales[modifier | modifier le code]

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer très nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 36,41 %, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 18,63 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 16,31 %, François Bayrou (UDF) avec 14,53 %, et Philippe de Villiers (MPF) avec 6,39 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2,5 %. Le second tour a vu arriver tres largement tête Nicolas Sarkozy avec 67,10 % (résultat national[41] : 53,06 %) contre 32,90 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %) avec un taux de participation aux deux tours de 79,94 % et 83,64 % (contre 83,77 % et 83,97 % au niveau national)[42].

À l’élection présidentielle de 2012, au premier tour Nicolas Sarkozy (UMP) arrive en tête dans la commune avec 31.09% suivi par Marine Le Pen (FN) avec 29.54%, François Hollande (PS) avec 19.93%, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avec 8.57% et François Bayrou (MODEM) avec 6.74%, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2.5%. Le second tour a vu arriver très largement en tête Nicolas Sarkozy avec 63.11% avec un taux de participation aux deux tours de 79.85% et 80.14%[43].

Référendum[modifier | modifier le code]

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 16 620 inscrits, 11 706 ont voté, ce qui représente une participation de 70,43 % du total (contre 69,37 % au niveau national[44]), soit une abstention de 29,57 %. Il y a eu une forte victoire du non avec 7 176 voix (62,61 %), 4 285 voix (37,39 %) s'étant prononcées pour et 245 (2,09 %) étant des votes blancs ou nuls[45].

Européennes[modifier | modifier le code]

À l’élection européenne de 2009, Françoise Grossetête (UMP) est arrivée en tête avec 24,86 %, suivie par Patrick Louis (Divers Droite) avec 14,72 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 13,89 %, Michele Rivasi (Europe Écologie) avec 11,92 %, Vincent Peillon (PS) avec 10,22 %, Jean-Luc Bennahmias (Modem) avec 7,20 % et Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche) 4,14; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Le taux de participation a été de 36,61 %[46] contre 39,64 % pour la circonscription Sud-Est (5e circonscription)[47].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 15 522 inscrits, 11 286 ont voté, ce qui représente une participation de 72,71 % (contre 69,70 % au niveau national[48]), soit une abstention de 28,29 %. Il y a eu une victoire du non avec 6 398 voix (58,56 %) contre 4 527 voix (41,44 %) qui se sont prononcées pour le oui, 361 votes (3,20 %) étant blancs ou nuls[49].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

À la suite de sa réélection comme conseiller municipal le 23 mars 2014 Jacques Bompard a été réélu maire par le conseil municipal[50]. Dix adjoints (cinq hommes et cinq femmes) ont également été élus. Le conseil municipal est donc composé du maire, de dix adjoints et vingt-quatre conseillers municipaux (dont six d'opposition).

Conseil municipal d'Orange (mandature 2014-2020)[34].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Bompard l'espoir nous rassemble » LS Jacques Bompard 29 Majorité
« Aimer ma ville » PS Anne-Marie Hautant 3 Opposition
« Orange 2014, unis pour l'avenir » UMP Jean-Philippe Maton-Weismann 2 Opposition
« Orange citoyenne et solidaire » FG Fabienne Haloui 1

Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
6 septembre 1944 1945 Gaston Collion - carrossier
20 mai 1945 1960 Raphaël Balester - négociant
29 octobre 1960 1971 André Bruey Radical notaire
28 mars 1971 mars 1977 Jacques Bérard UDR puis RPR avocat
25 mars 1977 1979 (démission) Louis Giorgi PCF retraité
21 février 1980 mars 1983 Gilbert Ricci PCF cordonnier
mars 1983 mars 1989 Robert Pini RPR professeur de Droit
mars 1989 25 juin 1995 Alain Labé PS professeur d'histoire-géographie
25 juin 1995 en cours Jacques Bompard FN (1995-2005), MPF (2005-2010),
Ligue du Sud (depuis 2010)
chirurgien-dentiste, conseiller général - député depuis 2012
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Orange est le chef-lieu des deux cantons Orange-Est et Orange-Ouest. Le canton d'Orange-Est regroupe la partie est de la ville d'Orange et six autres communes totalisant 29 198 habitants en 2006 (dont 14 738 habitants des quartiers est d'Orange). Le canton d'Orange-Ouest regroupe la partie ouest de la ville d'Orange et trois autres communes totalisant 24 406 habitants en 2006 (dont 15 121 habitants des quartiers ouest d'Orange). Le canton fait partie de l'arrondissement d'Avignon depuis le 10 septembre 1926 après avoir fait partie de l'arrondissement d'Orange du 17 février 1800 au 10 septembre 1926 et de la quatrième circonscription de Vaucluse.

Orange fait partie de la juridiction d’instance et de prud'hommale d'Orange, de grande instance de Carpentras, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[51].

- Maison du département (annexe du conseil général)

- Pôle emploi

- Régie des impôts

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une station d'épuration, code station : 06 09 84087 001, avec une capacité de 45 000 habitants. Son milieu récepteur est la rivière la Meyne[52].

On trouve sur la commune une entreprise d'une trentaine de personnes pratiquant la récupération et le traitement de déchets industriels, avec l'exploitation d'un centre d'enfouissement de classe 2. En août 2000, elle obtient la certification « management environnementale » ISO 14001[53].

Politique culturelle[modifier | modifier le code]

En 1995, la nouvelle municipalité élue indique son souhait de recentrer sa politique culturelle vers des actions plus focalisées sur l'« identité française », et même plus locales, et refuse tout apport sur les cultures ou coutumes étrangères[54], en ligne avec la politique générale du FN[55]. L'objectif est double : économiser le budget, qui est décrit comme non prioritaire, et restreindre les actions à des productions autres que « branchées parisiennes » ou « étrangères ». Jacques Bompard, dès son élection à la mairie d’Orange, revendiqua la présidence des Chorégies. Cette nomination fut refusée et Thierry Mariani devint président en juillet 1995. Dès lors le maire chercha « à entraver de façon constante le fonctionnement des Chorégies », la subvention fut supprimée pendant deux ans et il contraignit l’association gestionnaire à lui verser « une indemnité d’occupation du Théâtre antique ». En dépit d'une dotation de l’État en 1996 ainsi que des aides des collectivités territoriales et de partenaires privés, le déficit des Chorégies se creusa. Ce bras de fer prit fin en 1998 à la suite de la menace de choisir le site Vaison-la-Romaine pour les représentations et à la levée de bouclier des commerçants orangeois se voyant privés de la manne financière des Chorégies[56]. En parallèle le positionnement de la commune en tant que "Ville d'Art et d'Histoire" portée par les municipalités précédentes a été interrompu dès 1995.

De plus, dès 1995, la municipalité prévient qu'elle refusera les concerts de rap [57]. La même année, la mairie tente de faire annuler un concert du chanteur Khaled, qu'elle juge « dangereux », et les subventions au centre culturel organisateur, Mozaïk, sont suspendues en milieu de convention[58]. En février 2012, la municipalité d'Orange ré-affirme cette politique, et refuse la tenue d'un concert du groupe de rap français IAM sous prétexte que « depuis 1995, aucun concert de rap n'a été programmé à Orange. Un genre musical contraire à notre philosophie »[59]

Budget de la ville[modifier | modifier le code]

Pour l'année 2011 : 61 977 440 00 €[60].

Les charges de fonctionnement pour l'année 2012 sont de 1134€/ habitant, ce qui place la commune au rang 3024 sur 36788 des communes ayant les charges de fonctionnement les plus élevées selon le ministère de l'Économie[réf. nécessaire].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Orange en 2009[61]
Taxe Part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 16,45 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,36 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 53,14 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 20,25 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[62]).

Selon le rapport d'observation de la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur, étudiant la gestion de la commune d'Orange de 2001 à 2010, « la situation financière de la commune d'Orange est bonne, notamment au regard de son faible endettement, de la maîtrise de ses charges et de l’importance de son fonds de roulement. La commune s’est nettement désendettée sur la période... »[63]. Toujours selon ce rapport, « l'endettement est même à un niveau exceptionnellement faible par rapport aux communes comparables : il est passé de 1 415 € à 183 € par habitant entre le 1er janvier 2001 et le 1er janvier 2010 pour une moyenne nationale au 1er janvier 2010 de 1 082 € par habitant »[64]. La dette de la ville en 2011 est à 86€/hab soit 92.31% de moins que pour des communes similaires[65]. A Orange, la dette par habitant a donc baissé de 93.92 % entre 2000 et 2011. Pendant la même période, les communes françaises similaires à Orange, ont vu leur dette par habitant augmenter de 6.17 % en moyenne entre 2000 et 2011. Depuis 2000, la commune de Orange a donc moins augmenté sa dette par habitant que les communes françaises similaires[66].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Les deux premiers jumelages eurent lieu en 1956 et 1964 puis naquit l'idée de L'Union des Orange-Villes à l'initiative des associations Les Amis d'Orange, France Hollande et de Mme Tranchant, présidente de la Fédération Mondiale des Villes Jumelles. Le protocole fut signé à Breda (Pays-Bas) le 28 août 1963, mais c'est le 28 juin 1964 que naissent officiellement les Orange Villes qui réunissaient Orange, Diest (Belgique), Breda (Pays-Bas) et Dillenburg (Allemagne)[67]. Les accords de jumelage intervenant seulement en 1977.

Au 18 juin 2011, Orange est jumelée avec[68] :

depuis 2004 la ville a des accords avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La ville d'Orange est la 3e ville de Vaucluse de par sa population après Avignon et Carpentras.

En 2011, la commune comptait 29 302 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 000 7 270 7 440 8 307 9 123 8 874 8 633 9 231 9 824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 621 10 007 10 622 10 064 10 212 10 301 10 280 9 859 9 980
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 096 10 303 11 087 10 766 10 799 11 956 12 946 13 978 17 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
19 912 24 562 25 371 26 499 26 964 27 989 29 859 29 302 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[69] puis Insee à partir de 2004[70].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Orange en 2007 en pourcentage[71]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
6,4 
75 à 89 ans
10,8 
13,0 
60 à 74 ans
15,6 
18,9 
45 à 59 ans
18,3 
20,6 
30 à 44 ans
19,1 
20,9 
15 à 29 ans
18,0 
19,9 
0 à 14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département de Vaucluse en 2007 en pourcentage[72]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,6 
75 à 89 ans
9,6 
14,3 
60 à 74 ans
14,8 
20,4 
45 à 59 ans
20,5 
20,3 
30 à 44 ans
19,9 
18,3 
15 à 29 ans
16,8 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

Revenus fiscaux[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal moyen des 17 752 foyers fiscaux était de 18 859 €[73]. Seul 45,6 % de ses foyers fiscaux étaient imposables.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville est située dans l'académie d'Aix-Marseille. Elle administre dix-sept écoles primaires (sept écoles maternelles et dix écoles élémentaires) réparties sur toute la ville[74]. Les sept écoles regroupant maternelles et élémentaires sont : Frédéric Mistral, Albert Camus, Le Castel, Pourtoules, Croix Rouge, La Deymarde et Coudoulet et les trois autres écoles élémentaires : Martignan, Le Grès et Les Sables. Le centre-ville est également concerné par la présence de deux écoles privées catholiques (les écoles Notre-Dame et la Nativité). Un établissement associatif occitan La calandreta Granatiera est situé à l'ouest de la commune.

Le département gère trois collèges[75] : Arausio[76], Barbara Hendricks[77], Jean Giono[78]. Un collège privé : Saint-Louis[79].

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur gère un lycée public d'enseignement général et technologique[80] le Lycée de l'Arc[81], deux lycées professionnels[82] : Aristide Briand (Bac pro commerces et services)[83] et Argensol[84] pour les métiers autour de l'automobile, micro technique et chaudronnerie (du CAP au BTS) ainsi qu'un lycée agricole[85] : Le lycée viticole[86] du Château Mongin près du lieu-dit Boisfeuillet. Ce lycée peut accueillir près de 280 élèves et possède un internat d'environ 180 lits. Il organise des stages de dégustation et des repas à thèmes pour les amateurs, ce lycée des métiers du vins propose : Bac, BTSA et licence pro. La commune abrite également le lycée privé Saint-Louis, implanté sur la colline Saint-Eutrope, proche des vestiges romains.

Le lycée de l'Arc d'Orange offre à ses étudiants la possibilité de s'exprimer par l'intermédiaire d'une radio associative, Mix[87], et de son blog[88].

D'autres établissements permettent d'être formés à certains métiers : en esthétique et coiffure (CAP&BEP : AFTEC) ou en logistique (CACES : CFM).

Associations[modifier | modifier le code]

Orange bénéficie d'un tissu de plus de 300 associations dont un certain nombre ont une visibilité régionale voire nationale. La journée des associations a lieu le premier week-end de septembre. Certaines associations se sont distinguées lors de l'année 2009 :

  • L'ASON (association de volley-ball) est passée en ligue B
  • L'Avenir Cycliste Orangeois (ACO), équipe du champion de Vaucluse (route) 2010 (Hervé NICOLAS).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les Chorégies d’Orange[modifier | modifier le code]

Madame Butterfly le 9 juillet 2007
Article détaillé : Chorégies d'Orange.

Le théâtre antique accueille chaque été depuis 1971 les nouvelles Chorégies, un festival lyrique particulièrement renommé. Mais la renommée du site est bien plus ancienne, grâce à des artistes internationaux comme Sarah Bernhardt qui joue Phèdre au théâtre antique en 1903.

Les premières Chorégies datent de 1869 et ont fait leur apparition sous le nom de « fêtes romaines ».

En 2008, il y a eu Faust avec Roberto Alagna.

Le 20 juin 2011, les chorégies d'Orange ont fêtés leur 40 ans en proposant une émission télévisée, "Musiques en fêtes"[89].

Foire d'Orange[modifier | modifier le code]

Cette foire a existé pendant plus de 50 ans (créée en 1955 avec pour président Charles Dardun) elle se déroule à la deuxième semaine d'octobre.Elle se déroulait dans un premier temps sur le cours Aristide Briand, puis s'est déplacée sur le site du parc des expositions. Elle a été interrompue en 2011, à la suite de sa mise en liquidation[90]. En 2013, une société privée l'a relancé début mars sur une formule plus courte de 4 jours de vendredi à lundi [91].

Concours des vins d'Orange[modifier | modifier le code]

Concours des vins de la vallée du Rhône à Orange

La foire aux vins d'Orange a été créée en 1952 par Vincent Allessandrini, courtier en vins d'Orange. En 2007 la foire aux vins a changé de dénomination pour devenir le concours des vins d'Orange, le plus important de la vallée du Rhône. En 2011, début février, le concours a porté sur 2820 échantillons de vin (blanc, rouge, rosé), mobilisant 642 dégusteurs pour 158 jurys[92].

Animations, fêtes et événements[modifier | modifier le code]

  • Le festival de la bande dessinée a été animée plusieurs années durant jusqu'en 1995
  • Le marché d'Orange, jeudi matin.
  • La commémoration de la Bataille de Camerone le 30 avril.
  • Les "Dimanches Musicaux de la Cathédrale" d'avril à novembre, (hors mois d'été).
  • Les animations gratuites en été : pièces de théâtre et concert au théâtre antique.
  • Le festival de jazz : dernière semaine de juin.
  • Les rencontres théâtrales d'Orange : dernière quinzaine de juillet.
  • Les Chorégies : fin juillet et début août.
  • La journée des associations : 1er samedi du mois de septembre.
  • Le marché de Noël, en décembre.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie de services de santé étendus : un centre hospitalier, le centre hospitalier Louis Giorgi[93] qui rayonne sur le nord Vaucluse, deux cliniques privées (la clinique de Provence et la clinique du Parc) et un ensemble de groupements de spécialistes en profession libérale (cardiologie, dentaires, radiologie, pédiatrie, orthophonie...).

Le centre hospitalier possède une capacité de 258 lits dont 79 en médecine, 62 en chirurgie, 27 en gynéco-obstétrie, 30 pour les « moyen séjour », 30 pour les « long séjour » et 30 de plus pour l'hébergement[93].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Plusieurs équipements sont présents sur la commune, qu'ils soient privés ou communaux.

La commune propose[94] plusieurs complexes sportifs et stades, une salle pour la pratique des Arts Martiaux (dojo), la « Ferme des Courrèges » équipée de 6 terrains de tennis dont 4 éclairés et 2 couverts et 2 salles de Ping-Pong, un parcours de santé et un parc (le Parc de la Brunette) avec espace réservé pour la pétanque et de 20 jeux pour la Boule lyonnaise. Les 2 piscines municipales ont été fermées en 2010 et 2011[95].

On trouve aussi, en équipements privés, un golf au nord-est du bourg, des centres équestres, etc.

Les clubs[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux clubs (football américain, athlétisme, tennis, fitness...), on peut noter :

Médias[modifier | modifier le code]

La ville d'orange est couverte par deux quotidiens de la presse écrite française régionale : La Provence édition Haut-Vaucluse et Vaucluse matin. Ces deux quotidiens ont un bureau en ville.

Une radio locale associative est animée par le lycée de l'Arc : Radio mix (sur 89,5 MHz)[96]. Des radios nationales ont des décrochages sur la ville d'Orange : Fun Radio (sur 93,8 MHz), Radio Star Vaucluse (sur 87,8 MHz), Radio Trafic Vaucluse (sur 107,7 MHz), Rire et Chansons (sur 91,1 MHz), RTL2 (sur 101,8 MHz)[96].

Cultes[modifier | modifier le code]

Parmi les principaux cultes pratiqués sur la commune, on peut citer :

Le culte catholique[97] : Les paroisses d'Orange font partie de l'archidiocèse d'Avignon, doyenné d'Orange-Bollène:

De plus, en 2004, le maire Jacques Bompard fit consacrer la ville au Sacré-Cœur.

Le culte protestant[98] : Temple de l'Église réformée de France, rue Pontillac.

Le culte musulman : Mosquée EnNour, rue des Tanneurs.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité des ménages[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 148 € pour 17 752 foyers représentant 12 734 ménages fiscaux. 46,5 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net de 30 431 € représentant un impôt moyen de 1 503 € [11],[99].

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2008 à 18 544 personnes (17 956 en 1999), parmi lesquelles on comptait 68,4 % d'actifs dont 56,8 % ayant un emploi et 11,5 % de chômeurs (contre 11,0 % en 1999)[100]. En 2008, 60,5 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Orange, 28,5 % dans une autre commune du département de Vaucluse, 1,6 % dans un autre département et 9,2 % dans une autre région.

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active d'Orange[N 2] fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et « agriculteurs » et une grosse sur-représentation des « employés » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Orange 1,2 % 6,2 % 10,1 % 24,8 % 38,6 % 19,2 %
Moyenne Vaucluse 2,2 % 8,9 % 11,5 % 24,3 % 29,6 % 23,2 %
Moyenne nationale 2,1 % 5,9 % 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 %
Sources des données : INSEE[100]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, on comptait 14 003 emplois dans la commune, contre 13 390 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 10 658, l'indicateur de concentration d'emploi[N 3] est de 131,4 % (contre 134 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre plus d'emploi que d'orangeois actifs[100].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Orange fait apparaître l'importance des secteurs du commerce, des transports et des services. L'emploi tertiaire représente 84,4 % du total des emplois à Orange, contre plus de 76 % en France métropolitaine[101] et plus de 75 % en France métropolitaine[101] mais avec 50 % d'emploi en plus en Administration publique, enseignement, santé, action sociale.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2008)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Orange 1,9 % 7,7 % 5,9 % 39,4 % 45,0 %
Moyenne Vaucluse 5,2 % 10,5 % 7,9 % 45,6 % 30,8 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : INSEE[100]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Site d'Orange de la société Saint-Gobain (production de panneaux isolants
  • La société Isover-Saint-Gobain est implantée sur le quartier du Coudoulet depuis 1972 (fabrication de laine de verre et de roche).
  • ASF possède sa direction régionale et équipes d'intervention totalisant plus de 300 personnes.
  • L’armée de l'air est implantée depuis 1939 : la base 115 Orange-Caritat. Elle emploie environ 1200 personnes (avec intervention de plus de 200 entreprises extérieures).
  • L'Hôpital d'Orange Louis Giorgi situé à l'est de la commune emploi plus de 500 salariés. Deux cliniques dites de Provence et du Parc complètent ces infrastructures de santé.

Comme toute ville de cette importance, le centre ville d'Orange compte de nombreux commerces de proximité, ainsi que plusieurs zones commerciales en périphérie, entourant des supermarchés.

Un marché a également lieu le mardi soir et le jeudi matin.

Article détaillé : Marché d'Orange.

Les zones économiques[modifier | modifier le code]

Principalement disposées le long de l'axe de la RN7.

Au nord : les zones La violette (Intermarché Nord) et les Pradines, principalement orientées commerce.

Au sud, la zone Industrielle des Crémades (Isover), la zone dite du Coudoulet (Carrefour) et la ZAC Porte Sud (parc commercial Orange les Vignes).

Une nouvelle zone ballade-commerciale ouverte en 2010 nommé "Orange les vignes" avec environ 50 enseignes[102]. Des panneaux solaires photovoltaïques recouvrent ses toits, ce qui fait de cette zone, la plus grande station solaire qui accueille du public en Europe[103].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Trufficulture[modifier | modifier le code]

Panier de truffes du Nord-Vaucluse, dites truffes du Périgord

Fleuron de la gastronomie française, la truffe est une spécialité provençale, puisque la région produit 80% des truffes en France[104]. Le Vaucluse, autour du piémont du mont Ventoux est, avec la Drôme provençale, le premier producteur de Tuber melanosporum[105]. Son marché reste hors normes car c'est la seule production à échapper aux inspecteurs de l'administration fiscale, aucune transaction n'étant réglée par chèque[105]. L'approche des fêtes de fin d'année fait exploser les prix. Mais les meilleures truffes sont celles du mois de janvier, période où elles sont à pleine maturité[104]. En saison, ce sont les marchés de Carpentras et de Richerenches, les plus importants de la région, qui fixent les cours. Les rabassiers (trufficulteurs) affirment, pour justifier les prix, que le « diamant noir » naît entre les pluies des deux Vierges. Ces précipitations doivent être abondantes entre l'Assomption (15 août) et la Nativité de Notre-Dame (8 septembre). C'est loin d'être faux puisque les spécialistes ont vérifié qu'une bonne année dépend à la fois d'un fort ensoleillement estival suivi de pluies entre la mi-août et la mi-septembre[106].

La truffe se récolte jusqu'à 1 000 mètres d'altitude. Préférant les terrains calcaires, elle se développe toujours en symbiose avec le chêne blanc ou vert, le frêne et le charme. Il est affirmé que les plus fines poussent à l'ombre du tilleul[106]. Les trufficulteurs organisent chaque année des week-ends permettant de découvrir la rabasse in-situ sur les communes de Visan, Bonnieux, Monieux, Orange et Saint-Pierre-de-Vassols[104]

Oléiculture[modifier | modifier le code]

Huile de Provence AOC

Les oliveraies de la commune sont aptes à produire de l'huile d'olive de Provence, protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC). Celle-ci a été créée à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[107]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[107],[108].

Viticulture[modifier | modifier le code]

Le vignoble produit de vins classés en côtes-du-rhône et châteauneuf-du-pape sur le terroir du Grès d'Orange. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange.

Exploitation des sols[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune trois importantes carrières, l'une à l’extrême sud-ouest de la commune et à l'ouest des sept combes "Le Lampourdier", une autre toujours au sud-ouest mais un peu plus proche de la ville, à proximité du Bois Feuillet "Les sablières" et la dernière au niveau de la zone d'activités du Coudoulet et des Crémades.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cathédrale a fêté en 2008 son 800e anniversaire de consécration

Depuis 1981, plusieurs monuments d'Orange sont inscrits au répertoire des monuments mondiaux de l'UNESCO sous le titre : « Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d'Orange » selon les critères (iii) et (vi)[2]. De nombreux monuments d'Orange sont également classés ou inscrits au titre des monuments historiques. L'Îlot Pontillac[109], situé rue Pontillac, est l'un des exemples d'ensemble architectural alliant divers monuments historiques d'époques et d'utilisations bien distinctes.

Les vestiges romains[modifier | modifier le code]

On trouve, sur la commune, de nombreux vestiges romains, parmi lesquels les anciens remparts[110] ou le théâtre antique d'Orange[111] qui date du Ier siècle et fut construit sur les contreforts de la colline Saint-Eutrope[112]. L'exceptionnel état de conservation de son mur de scène en fait une attraction majeure et offre aux chorégies un lieu de représentation unique en France. Il y a aussi l'arc de triomphe d'Orange[113] qui, situé à l'entrée de la ville, est lui aussi du Ier siècle, le mur de l'ancien forum situé rue Pontillac ou le gymnase romain[114].

Le patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le patrimoine architectural civil de cette ancienne principauté est assez riche, comme le furent certains de ses habitants au fil des siècles.

Outre le château des princes d'Orange, on y trouve plusieurs hôtels particuliers et maisons bourgeoises comme les hôtels Hôtel de Jonc[115] et Monier-Vinard d'Orange[116], la maison 4, rue de Tourre d'Orange[117], la maison médiévale d'Orange[118] dite Maison romane, ou encore l'actuel hôtel de ville[119].

On peut noter aussi des éléments d'architecture aussi variés que le centre hospitalier[120] situé cours Pourtoules, le cours Aristide-Briand qui date de la fin XVIIIe, le théâtre municipal[121] ou une fontaine publique du XVIIIe siècle[122]

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Orange fut une terre où se côtoyèrent catholiques et protestants. On trouve donc dans son patrimoine des édifices de l'une et de l'autre des confessions.

Pour le patrimoine catholique on trouve sur la commune la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth[123] mais aussi l'église Saint-Florent ou encore la chapelle de Gabet qui est lieux de pèlerinage associés aux 32 bienheureuses martyres d'Orange

Pour le patrimoine protestant, c'est principalement deux temples[124]. En 1566, le gouverneur d'Orange autorise les protestants de la ville d'édifier un temple, dans le quartier Saint-Martin dont il portera le nom. Celui-ci est construit en un an seulement. Lors des guerres de religions, 11 jours de massacres entrainent la morts de 140 huguenots orangeois. Le Temple Saint-Martin est détruit à la révocation de l'édit de Nantes. Puis, de 1633 à 1636, le Grand Temple[124] est construit, sous la gouvernance de Chistoffle Dohna, beaux frère du Prince Frédéric Henri de Nassau. Chistoffle Dohna y est enterré en 1637. Le bâtiment est détruit en 1685, en 14 jours, à la suite de la révocation de l'édit de Nantes. À la suite de la paix de Ryswick, en 1697, qui contraint Louis XIV à reconnaitre le culte protestant, le bâtiment est reconstruit, au même lieux, de 1698 à 1700. En 1718, à la suite de l'expulsion des protestants d'Orange, sous le règne de Louis XIV, le bâtiment est donné au Pères de la Doctrine Chrétienne, pour y établir un séminaire et un collège. l'édifice est alors consacré à Saint-Louis. En 1794, la Commission Populaire y établit ses quartiers, pour le tribunal révolutionnaire. 322 personnes, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, y furent condamnés. En 1865, l’édifice reprend un caractère religieux, avec la présence des sœurs de la Présentation de Marie.

La ville d'Orange dans les arts[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

La ville d'Orange a de nombreuses spécialités sucrées récentes commercialisées par les artisans locaux :

  • le Sablé du théâtre
  • les Augustines
  • les Orangines
  • le vin d'Orange : vin doux de table

Orange et le cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films se sont tournés sur le territoire de la commune, mais rarement en faisant le centre de l'intrigue. Parmi eux, on peut noter :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Orange (Vaucluse).svg

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à trois oranges d'or sur leur branche de sinople feuillées du même, au chef aussi d'or chargé d'un cornet d'azur virolé et lié de gueules.[127]

La devise de la ville : Je Maintiendrai

  • Le cornet sur le blason rend hommage au comte Guillaume au Court Nez, un comte d'Orange.
  • Les oranges sont des armes parlantes, c'est-à-dire dont les éléments par consonance évoquent le nom du possesseur.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Liste des unités militaires ayant tenu garnison à Orange :

On trouve sur la commune plusieurs équipements militaires comme un centre équestre militaire à l'est, ainsi que des zones servant de terrains de manœuvres comme les terrains de manœuvres d'Aglanet et de Coudoulet, tous deux au sud de la ville.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Bonaventure De Sisteron, Histoire de la ville et principauté d'Orange,‎ 1741[128]
  • Adrien de Gasparin, Histoire de la ville d'Orange et de ses antiquités, Nabu Press (réed.), 2010,‎ 1815, 186 p. (ISBN 978-1146082655)
  • Sylvain Gagnière et Jacky Granier, Quelques objets de l'Âge du Bronze trouvés à Orange (Vaucluse), Mémoires de l'académie de Vaucluse, VIII,‎ 1961-1962, p. 21-25.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Avignon, A. Barthélemy,‎ 1986 (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.),‎ 1997 (ISBN 284406051X)
  • André-Yves Beck, Michel Tourmalay, Orange, Ouest-France,‎ 2002 (ISBN 2-7373-2956-6)
  • Claude-France Hollard, Christine Martella, Archives départementales Vaucluse, Archives des princes, de la principauté, du parlement et du conseil de guerre d'Orange : Répertoire numérique détaillé, Département de Vaucluse,‎ 2005 (ISBN 2860840249)
  • Anaïs Roumégous, Orange et sa région : 84/3, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,‎ 2009 (ISBN 978-2877542326)
  • A. Pontbriand (, Histoire de la principauté d'Orange, Jeanne Laffitte,‎ 7 janvier 1999 (ISBN 978-2862762982)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Géographie

Histoire

Histoire liée à l'Église catholique

Politique et administration

Infrastructures

Patrimoine civil

Patrimoine religieux


Culture

Sports

Foires et salons

Liens externes et projets connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. démantelée en 1672 sur ordre de Louis XIV
  2. Y compris les actifs sans emploi
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises, Orange », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos.
  2. a, b et c (fr) Le théâtre antique et ses abords ainsi que l'Arc de Triomphe sur le répertoire des monuments mondiaux de l'UNESCO
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. Fiche de l'Eygues sur le site du SANDRE
  5. Fiche de la Meyne sur le site du SANDRE
  6. La climatologie du Vaucluse
  7. Station météo d'Orange
  8. Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990
  9. (fr) « Distance entre Orange et les grandes villes françaises », sur le site annuaire-mairie de la SARL Advercity (consulté le 1er juillet 2011)
  10. rapport d'activité TCVO année 2010
  11. a et b (fr)« Fiche statistique d'Orange » [PDF], INSEE,‎ 2011
  12. « Catégories et types de logements en France Métropolitaine », INSEE,‎ 2008
  13. « Résidences principales selon le statut d'occupation en France Métropolitaine », INSEE,‎ 2008
  14. Palmares 2004. NB: La mention de la ville en gras semble signifier son entrée.
  15. Palmarès des communes vauclusiennes labellisées Villes et villages fleuris
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) http://books.google.fr/books?id=rsNpi7IVulEC&lpg=PA56&ots=dQSlJhg8He&dq=Ernest%20N%C3%A8gre%20Orange&hl=fr&pg=PA56#v=onepage&q=Ernest%20N%C3%A8gre%20Orange&f=false
  17. Le provençal pour les nuls, 2011, pages 18 et 75.
  18. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1873.
  19. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance (2001), (2003), (2008, 3e édition revue et augmentée), p. 51.
  20. a et b Bruno Dumézil, « L’ascension des Francs en Gaule au VIe siècle et leur prise de possession de la Provence », in Jean Guyon, Marc Heijmans (directeurs de publication), L’Antiquité tardive en Provence (IVe-VIe siècle) : naissance d’une chrétienté, coédition Arles : Actes Sud Éditions/Venelles : Aux sources chrétiennes de la Provence, 2013 ; 28 cm ; 223 p. (ISBN 978-2-330-01646-3), p. 164
  21. Jean-Louis Jouanaud, « La Provence au pouvoir de Théodoric le Grand », in Jean Guyon, Marc Heijmans (directeurs de publication), L’Antiquité tardive en Provence (IVe-VIe siècle) : naissance d’une chrétienté, coédition Arles : Actes Sud Éditions/Venelles : Aux sources chrétiennes de la Provence, 2013 ; 28 cm ; 223 p. (ISBN 978-2-330-01646-3), p. 159
  22. Saint Florent, Nominis
  23. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 232-233
  24. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p. 196
  25. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 306
  26. Jacques Cru, op. cit., p. 220
  27. Histoire, sur le site officiel
  28. L'expulsion des juifs de la Principauté d'Orange D. Wolfson, Revue d'études juives
  29. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 396
  30. Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, 2-86736-018-8, p. 35
  31. Albert Ceccarelli, La Révolution..., p. 91
  32. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  33. « Résultats élections municipales 2008 à Orange », sur Lefigaro.fr
  34. a et b (fr) « Résultats élections municipales 2008 à Villelaure », sur linternaute.com
  35. « Résultats cantonales 2011: Canton d'Orange-Est », Ministère de l'Interieur
  36. « Résultats cantonales 2011: Canton d'Orange-Est, Ville d'Orange », Ministère de l'Interieur
  37. « Résultats cantonales 2008: Canton d'Orange-Ouest », Ministère de l'Interieur
  38. « Résultats cantonales 2008: Canton d'Orange-Ouest, Ville d'Orange », Ministère de l'Interieur
  39. « Élections législatives de 2007 : 4ème circonscription de Vaucluse »
  40. « Élections législatives de 2007 : Orange - 4ème circonscription de Vaucluse », Ministère de l'intérieur
  41. « Élection présidentielle de 2007 : France entière », Ministère de l'intérieur
  42. « Élection présidentielle de 2007 : Orange », Ministère de l'intérieur
  43. http://www.linternaute.com/ville/ville/elections-presidentielles/25721/orange.shtml
  44. « Scrutin du 29 mai 2005, résultats de la France entière », Ministère de l'intérieur
  45. « Scrutin du 29 mai 2005 », Ministère de l'intérieur
  46. « Scrutin du 7 juin 2009 », Ministère de l'intérieur
  47. « Scrutin du 7 juin 2009 dans le Sud-Est », Ministère de l'intérieur
  48. « Scrutin du 20 septembre 1992 », Ministère de l'intérieur
  49. « Scrutin du 20 septembre 1992 », Ministère de l'intérieur
  50. Orange : Premier conseil municipal pour Jacques Bompard
  51. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  52. Station d'épuration sur sierm.eaurmc.fr
  53. delta dechets
  54. « La Région ne versera plus un seul centime à des associations faisant la promotion des cultures et coutumes étrangères sur notre sol. Tout au contraire, la Région sera le premier partenaire des associations de sauvegarde du patrimoine et des identités locales. Il est scandaleux que d'importantes sommes d'argent partent vers l'étranger alors même que chez nous des œuvres et des monuments, porteurs de mémoire, dépérissent »
  55. Quel avenir pour la culture à Orange INA, 2005
  56. Les Chorégies sur le site theses.univ-lyon2.fr
  57. La culture FN laisse Orange amère. Objectif de la mairie lepéniste: liquider l'héritage trop typé «branché parisien» Libération, 20 octobre 1995
  58. La mairie d'Orange coupe les vivres au centre culturel Libération, 28 septembre 1995
  59. Devant l'impasse orangeoise, IAM ira danser le Mia à Vaison
  60. ) Budget 2010
  61. « Impots locaux à Orange », taxes.com
  62. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  63. RAPPORT D'OBSERVATIONS DÉFINITIVES sur la gestion de la commune d’Orange, CHAMBRE RÉGIONALE DES COMPTES DE PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR, 3 février 2011, p.3
  64. RAPPORT D'OBSERVATIONS DÉFINITIVES sur la gestion de la commune d’Orange, CHAMBRE RÉGIONALE DES COMPTES DE PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR, 3 février 2011, p.8
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  87. MIX la radio étudiante
  88. Mix la radio étudiante
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  118. (« maison médiévale d'Orange », base Mérimée, ministère français de la Culture)
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  121. (« théâtre municipal », base Mérimée, ministère français de la Culture)
  122. (« Fontaine publique du XVIIIe siècle », base Mérimée, ministère français de la Culture)
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  124. a et b Les temples à Orange
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  128. Histoire de la ville et principauté d'Orange sur googlebooks