Boissières (Gard)

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Boissières
Boissières (Gard)
Le château surplombant la commune.
Blason de Boissières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Calvisson
Intercommunalité Communauté de communes Rhôny Vistre Vidourle
Maire
Mandat
Marc Foucon
2014-2020
Code postal 30114
Code commune 30043
Démographie
Gentilé Boissiérois
Population
municipale
541 hab. (2015 en augmentation de 2,66 % par rapport à 2010)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 31″ nord, 4° 14′ 01″ est
Altitude Min. 28 m
Max. 102 m
Superficie 3,33 km2
Localisation

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Liens
Site web [www.mairie-boissieres.com mairie-boissieres.com]

Boissières est une commune française située en Vaunage, dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes de Nages-et-Solorgues, Uchaud, Vestric-et-Candiac, Vergèze et Calvisson sont limitrophes à la commune de Boissières.
Le village de Boissières, d’une superficie de 330 hectares, est implanté dans la vallée de la Vaunage, sur le rebord d’une colline couverte de buis qui lui a donné son nom : villa buxarias.
Boissières est marqué par un plan architectural qui lui donne une orientation au soleil couchant. C’est la raison pour laquelle les habitants furent longtemps surnommés Li soupa san lun (ceux qui prennent leur souper sans chandelle).
Boissières reste l’un des derniers villages du Gard possédant une vue castrale inchangée depuis des siècles : en venant de Nîmes, le village est vu sous son aspect ancien, avec en arrière-plan le château.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Boissières est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie d'une des 34 communes du Pays Vidourle-Camargue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine de Boissières viendrait du latin «buxus» - bouis, buis - qui désigne à la fois l’arbuste toujours vert et sous des formes dérivées comme «buxea» - boisse, buisse - et «buxio» - buisson - des espèces végétales touffues et de petites tailles. L'occitan "bois" (prononcez "bouills" avec l'accent sur ou) "buis" (latin "buxus"). In terminium de villa Buxarias[1].

Ses habitants sont les Boissiérois et Boissiéroises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La période « gauloise »

Plusieurs restes de l’époque proto-historique (Deuxième âge du Fer) datant des Ve, IVe-IIIe, IIe et Ier siècles avant notre ère ont été repérés au cours de prospections archéologiques, sans qu’il soit possible d’interpréter ces traces, ni de déterminer à quoi correspondent précisément ces vestiges : installations agricoles? habitats de plaine?


La sépulture de Boissières

En 1875, une tombe à incinération fut découverte non loin du château de Boissières. Cette sépulture a livré de nombreuses offrandes accompagnant le défunt, essentiellement des vases en céramique mais aussi des objets en fer et en bronze : grappins, coutelas, paire de strigiles, couvercle de lanterne. Ces offrandes étaient contenues dans un coffre de pierre.
L’observation des types de céramique (œnochoés à pâte claire, plats, coupes et coupelles en « campanien C », etc.) permet de dater l’enfouissement dans les dernières années du Ier siècle avant notre ère, contemporain de la fin de l’occupation de l’oppidum voisin des Castels, à Nages.
Les progrès de la romanisation se marquent dans la culture matérielle (formes des vases en céramique), et aussi dans l’évolution des mœurs : ainsi la paire de strigiles évoque la pratique du sport et la fréquentation de thermes.


La période romaine

De fréquents témoins (tuiles, fragments de céramique, menus objets) de l’époque romaine (Ier – Ve siècles) ont été mis au jour au cours des prospections de surface. Il s’agit pour la plupart des restes de villa ou de petits établissements à vocation agricole.
En outre, plusieurs fragments de pierres gravées portant des épitaphes proviennent de Boissières dont un cippe (stèle en pierre de forme carrée ou ronde) portant une inscription avec base et couronnement. Ce cippe portait l’épitaphe suivante : DISENIO FORTVNA TO • DISENI VS • PAPIANVS PATRONO • ET VALERIVS AVGVRIVS

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires jusqu'en 1959
1840 - 1848 Louis ASTRUC
1848 - 1848 Roger ROUX
1848 - 1849 Adrien BOISSIER
1849 - 1860 David ROGER
1860 - 1870 Jean GILLY
1870 - 1871 Adrien AUDOYER
1871 - 1876 Eugène MATHIEU
1876 - 1884 Etienne GAUD
1884 - 1888 Adrien AUDOYER
1888 - 1890 Jean ALLIER
1890 - 1896 Antoine BOISSIER-BONNAUD
1896 - 1912 Jean BOISSIER
1912 - 1919 Samuel MARGAROT
1919 - 1929 Louis ROUX
1929 - 1931 Théodore MARTIN
1931 - 1934 Camille MOTTET
1934 - 1944 Marcel MARGAROT
1944 - 1959 Marcel BONFILS


Liste des maires depuis 1959[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1983 François Teissier DVG  
mars 1983 mai 2000 Patrice Surrel SE Juriste puis prêtre
mai 2000 en cours Marc Foucon SE Retraité Fonction publique
Vice-président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Boissières n'a pas de jumelage avec une autre commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2015, la commune comptait 541 habitants[Note 1], en augmentation de 2,66 % par rapport à 2010 (Gard : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
258 250 290 286 301 278 271 268 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
267 242 261 242 211 179 170 166 173
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
180 162 166 173 175 164 169 161 180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
175 154 145 305 420 481 520 533 541
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'ancienne église d'origine romane, restaurée à la fin du XVIIe siècle, affectée au culte protestant sous le Concordat, fut démolie pour vétusté en 1966. De fait, Boissières ne possède ni temple ni église.

L'histoire du bâtiment s'étale sur presque 10 siècles:
En 1156, le pape Adrien IV place cette église Saint Sirice et Sainte Julitte sous la protection de la cathédrale de Nîmes.
Dès le commencement de la Réforme, Boissières connaît les guerres de religion et les affrontements fratricides entre Catholiques et Protestants. L’église est détruite vers 1540.
En 1609, le Chapitre de Nîmes intente un procès contre la communauté des habitants de Boissières, majoritairement protestante, pour faire reconstruire l’église. Ces derniers refusant, le procès dure 40 ans. Pendant cette période, le culte catholique est célébré dans une maison du village.
L’église est rebâtie en 1686. Quinze ans plus tard, d’importantes fissures menaçant déjà le bâtiment, la somme de 450 livres est affectée à des travaux de réfection.
Au cours de l’année 1703, l'église est brûlée et pillée. En 1752, des travaux sont effectués sur les voûtes et la toiture; mais en 1781 le mobilier et les vêtements liturgiques sont transférés à l'église de Nages.
En 1803, le bâtiment est affecté au culte protestant jusqu'en 1954, où il sera déclaré désaffecté, car en très mauvais état. Sa démolition fut décidée par le conseil municipal en 1966.

Photo temple


Le culte protestant a été aussi célébré dans 2 autres lieux du village:
on sait par les archives de la commune qu'en 1610 le four du village, situé sur l'actuelle place du Griffe, sert de lieu de culte aux protestants.
A partir de cette date, différents travaux d’aménagement y sont faits, financés par l’impôt prélevé sur la communauté des habitants. Cet impôt servira aussi à rétribuer les pasteurs qui y seront successivement nommés.
En 1648, la communauté protestante acquiert un terrain de 250 m2, propriété de Jacques Allègre, situé sur la place d’Armes (actuelle place de la mairie).
En 1649, les protestants quittent le lieu de culte du four pour s’installer dans le nouveau temple construit sur ce terrain. Les archives communales nous indiquent l'arrivée d’un nouveau pasteur en 1650 et le baptême d'un enfant en 1656 dans ce temple.
Le temple est détruit par ordre royal en 1685, à la suite de la révocation de l’Edit de Nantes.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le château.
Article détaillé : Château de Boissières.
  • Château de Boissières

La seigneurie de Boissières est citée depuis le XIVe siècle.

Quelques repères dans son histoire : En 1379 : Jean de Vissec est seigneur de Boissières. Vers 1460 Isabelle de Vissec apporte cette seigneurie par son mariage avec Dragonnet de Montgros dans la famille de celui-ci. Le 25 octobre 1556, suivant un document découvert dans les archives communales, Nicolas de Montgros vend la seigneurie à Jacques de Bozène, baron de Boucoiran, qui la revend immédiatement à Nicolas de Calvière en 1557.

La famille de Calvière joue un rôle très important dans l’histoire du village : elle réside d’abord dans une maison rue basse (actuellement n° 49). Jusqu’en 1565, il n’y a pas trace de château dans les différents actes de vente de la seigneurie. Le premier écrit faisant état du château date de 1595 et situe sa construction vers 1565. Il y est noté que « le Sieur de Calvière commença à bâtir il y a 20 ou 30 ans une grande maison en forme de château, et à ces fins démolit plusieurs murailles, arbres fruitiers et enclos. »

Ce château, qui fut un haut lieu de la Vaunage huguenote, est une maison forte d’un seul bloc, construite dans un style militaire, étrange parce que très tardif pour l’époque, avec trois tours d’angle rondes et une carrée. Au XIXe, reconverti en demeure d’agrément, il compte 14 pièces principales. Dans la vaste salle d’apparat voûtée d’ogives se trouve une grande cheminée, dite du Décalogue, surmontée des Tables de la Loi en vieux français.

Le château a été modifié à plusieurs reprises. Les créneaux sont d’époque moderne, une restauration dans le goût médiéval.


  • Beffroi communal surmonté d'un campanile pyramidal abritant une cloche.

La tour de l’horloge a été construite en 1817. A l’origine, elle devait être bâtie contre le lieu de culte de la place du Temple. Les villageois ont financé l’achat des pierres de construction.
La cloche porte la date de 1652 et ne semble donc pas être celle de l’église, comme le prétend la légende. Les initiales MFDCBDSCEB sont celles de Monseigneur François De Calvière Baron De Saint Côme Et Boissières.

détail cloche tour de l'horloge


Le mécanisme date de 1895. Il est toujours en état de fonctionnement.

La première horloge du village fut probablement achetée au début du XVIIIe siècle par Jean-François de Calvière, seigneur et Baron de Boissières, fils de Gaspard de Calvière. Elle était alors située sur une tour du château, et les habitants, qui en bénéficiaient, donnaient 6 livres au seigneur chaque année en guise de participation aux frais d’entretien.



  • Demeure de style renaissance étagée sur 4 niveaux. Elle possédait encore, au début du XXe siècle, une toiture en pavillon à 4 pans.
  • Vieux village dans son ensemble et rues tortueuses pittoresques.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gaspard de Calvières, baron de Saint-Côme et de Boissières

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Boissières

Les armes de Boissières se blasonnent ainsi :

De sable aux trois fasces échiquetées d'or et de sable de trois tires, les fasces de sable chargées de six besants d'argent, trois sur la première, deux sur la deuxième, un sur la troisième, au chef de gueules chargé d'un sanglier cousu aussi de sable, allumé et défendu aussi d'argent[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, chapitre 149, 895
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. « Blason de la commune », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 20 février 2015)