Montpezat (Gard)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montpezat.
Montpezat
Vue sur Montpezat.
Vue sur Montpezat.
Blason de Montpezat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Calvisson
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sommières
Maire
Mandat
Jean-Michel Andriuzzi
2014-2020
Code postal 30730
Code commune 30182
Démographie
Population
municipale
1 060 hab. (2012)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 09″ N 4° 09′ 29″ E / 43.8525, 4.158143° 51′ 09″ Nord 4° 09′ 29″ Est / 43.8525, 4.1581
Altitude Min. 78 m – Max. 193 m
Superficie 11,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Montpezat

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Montpezat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montpezat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montpezat
Liens
Site web montpezat-gard.fr

Montpezat est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes de Combas, Saint-Mamert-du-Gard, Parignargues, Saint-Côme-et-Maruéjols et Souvignargues sont limitrophes de la commune de Montpezat.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Montpezat est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie des 51 communes du pays Vidourle-Camargue (voir liens).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestation du nom[modifier | modifier le code]

Année Nom Document
994 Villa Alsatis Charte du De Mirignanicus vel Campanias[Note 1],[1]
1119 Sanctus-Sebastianus de Alsatis Bullaire de Saint-Gilles
1156 Castrum Montis-Pesati Bulle d'Adrien IV du [Note 2],[2]
1269 Castrum de Monte-Pesato Léon Ménard, notes manuscrites
1310 B. de Monte-Pezato Léon Ménard, notes manuscrites
1381 B. de Monte-Pezato Léon Ménard, notes manuscrites
1384 B. de Monte-Pezato Dénombrement de la sénéchaussée
1435 Mont-Pesat Répartition du subside de Charles VII
1437 Parrochia de Sancti-Sebastiani de Montepesato Étienne Rostang, notaire d'Anduze, XVe siècle
1462 Montpesat-lès-Nismes Registre-copie de lettres royaux[Note 3] de la sénéchaussée de Beaucaire et de Nîmes, pour les annéees 1461 et 1462
1485 Mons-Pesatus Léon Ménard, notes manuscrites
1616 La baronnie de Montpezat Archives communales de Combas
1627 Prioratus Sanctorum Fabiani et Sabastiani de Monte-Pesato Insinuations ecclésiastiques du diocèse de Nîmes
1704 Montpezac Charles-Joseph de La Baume, Relation historique de la révolte des Fanatiques ou des Camisards
1711 Le château de Montpezat Archives départementales, C 796
Source : Dictionnaire topographique du département du Gard[3]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Montis-Pesati voudrait dire « mont aux fortes pentes » selon Jacques Astor qui rapproche ce toponyme de La Pezade, issu de (via) pesata, « voie en pente », « pente » (du latin pendere, pensum)[4].

Pour Frédéric Mistral, la filiation du nom par le roman, c'est-à-dire l'ancienne langue d'oc, amène à comprendre l'étymologie de Montpezat de cette façon :
Provençal Mount-Pezat, du roman Monpezat, Monpesat, Mont-Pessat, du bas latin Mons Pezatus : mont brisé ou défriché[5].
Racines provençales :

  • mount : mont[6].
  • peça, du roman pessar, peissar, peciar, pecciar : v., mettre en pièces, casser rompre[7].
  • peça, languedocien peçat / peçado : part. et adj., brisé, cassé, ée, rompu, ue[7].
  • pèço, roman catalan pessa, portugais peça, espagnol pieza, italien pezza, du bas latin petium : s. f., pièce, morceau, lambeau[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alsas est l'ancien nom de Montpezat[9]. C'est un acte du bullaire de Saint-Gilles qui révèle l'identité de la villa Alsatis de la charte de 994[1] et du village de Montpezat. L'importance du château de Montpezat, castrum Montis-Pesati cité dans la bulle de 1156 du Pape Adrien IV[2], comme appartenent à l'évêque de Nîmes, remplace à cette époque le nom primitif Sanctus-Sebastianus de Alsatis qui se trouve dans le bullaire[9]. Au XIIe siècle, le village est une place forte occupant une position stratégique sur les premiers contreforts des Cévennes. Son allure guerrière marque fortement le paysage.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Montpezat, comme beaucoup de communes de cette région eut son lot de malheurs. Durant les guerres de religion, vers 1570, les protestants des environs, attaqués par le maréchal de Damville, se réfugièrent dans l'enceinte du château, mais un assaut final eut lieu et tous les hommes y furent massacrés.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1851 la densité de population de Montpezat dépasse les 100 habitants/km2. Au XVIIe siècle les Hautes Cévennes sont plus peuplées que les plaines des Basses Cévennes, peut-être grâce à la présence du châtaignier dans les hauteurs où il se plaît mieux. Dans les plaines plus basses, c'est le développement du mûrier dès le début du XVIIIe siècle qui a accompagné la croissance démographique commencée au XVIIe siècle[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Bernard Compan DVG  
2014 en cours Jean-Michel Andriuzzi DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 060 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
465 497 555 553 554 500 601 577 588
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600 582 601 600 554 472 436 446 471
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
490 520 530 535 503 474 435 414 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
475 465 473 589 671 923 1 033 1 065 1 060
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le château, l'église et le vieux village.
Article détaillé : Château de Montpezat.
  • Château des XIVe et XVIe siècles  Inscrit MH (1949)[13]
  • Le village, comme ceux voisins de Souvignargues ou de La Calmette est construit en circulade.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Sébastien dont le clocher est surmonté d'une flèche en pierre de style gothique.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montpezat Blason D'azur à la balance d'or appendue au chef, le fléau posé en barre, les plateaux chargés du même[14].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Astor (préf. Pierre-Henri Billy), Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du midi de la France, Malesherbes, Éd. du Beffroi,‎ , 1293 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 27 cm (ISBN 2-908123-59-2, notice BnF no FRBNF39034098)
  • Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934)
  • (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238)
  • Eugène Germer-Durand (Editeur scientifique), Cartulaire du chapitre de l'église cathédrale Notre-Dame de Nîmes, Nimes, A. Catélan,‎ , In-8°, CLXII-403 p. (notice BnF no FRBNF34124838)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Échange, passé entre Thierry et sa femme Ildegarde d'une part, et les chanoines d'autre part, de l'aleud qu'ils possèdent à Mérignargues, à Campagnes, à Quintignargues et à Caissargues, contre un aleud appartenant au Chapitre et situé à Montpezat
    Cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, p. cxxxix.
  2. Bulle du Pape Adrien IV, confirmant et énumérant les possessions de l'évêque et du Chapitre de Nîmes
    Cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, p. clix.
  3. Lettres royaux : Lettres de chancellerie expédiées aux nom du prince.
    Remarque : Lettres royaux est une façon archaïque de parler, conservée longtemps par l'usage de la chancellerie, les adjectifs en al étant, dans l'ancien français, semblables au masculin et au féminin, attendu qu'ils proviennent d'adjectifs latins en alis, qui ont même forme pour ces deux genres.
    Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Paris, L. Hachette,‎ 1873-1874, 4 vol. ; gr. in-4 (notice BnF no FRBNF30824717), p. 283, t. 3
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, p. 144
  2. a et b Cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, p. 337
  3. Eugène Germer-Durand 1868, p. 142
  4. Jacques Astor 2002, p. 511-512
  5. Frédéric Mistral et Jules Ronjat 1878, p. 366, t. 2
  6. Frédéric Mistral et Jules Ronjat 1878, p. 363, t. 2
  7. a et b Frédéric Mistral et Jules Ronjat 1878, p. 511, t. 2
  8. Frédéric Mistral et Jules Ronjat 1878, p. 513, t. 2
  9. a et b Cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, p. lxix
  10. Bozon Pierre. La population de la Cévenne vivaroise. In: Revue de géographie alpine. 1958, Tome 46 no 4. p. 683-715.
    doi : 10.3406/rga.1958.1848
    « La population de la Cévenne vivaroise », sur www.persee.fr (consulté le 12 mai 2015).
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  13. « Notice no PA00103086 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Blason de la commune », sur armorialdefrance.fr (consulté le 12 mai 2015)