L'Estréchure

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L'Estréchure
Église de Saint-Martin-de-Corconac.
Église de Saint-Martin-de-Corconac.
Blason de L'Estréchure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
Bernadette Macquart
2014-2020
Code postal 30124
Code commune 30108
Démographie
Population
municipale
173 hab. (2012)
Densité 8,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 33″ N 3° 47′ 02″ E / 44.1092, 3.783944° 06′ 33″ Nord 3° 47′ 02″ Est / 44.1092, 3.7839
Altitude Min. 271 m – Max. 1 166 m
Superficie 19,34 km2
Localisation

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L'Estréchure

L'Estréchure est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Saint-Martin-de-Corconac, hameau situé sur la route menant à Lasalle. Ce chemin desservant la vallée au Moyen Âge a laissé sa trace fréquentée aujourd'hui par les randonneurs, il s'agit du sentier dit de la diligence.
  • Millérines

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

L'Estréchure s'étend le long du Gardon à une altitude de 300 m et plus pour certains écarts.

Climat[modifier | modifier le code]

En septembre 2002, la commune a subi une violente crue au cours de ce qu'on appelle un épisode cévenol.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Occitan Estrechour, du roman espagnol estrechura, du catalan estretura : étroitesse, étrécissememnent[1].
Sa racine occitane est estrech du catalan estret, du bas latin strictum : chemin resserré, lieu étroit, détroit, défilé[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le hameau de l'Estréchure faisait autrefois partie de Saint-Martin-de-Corconac[2], Mansus de Corsenaco dans le cartulaire de la seigneurerie d'Alais en 1345[2], puis Prioratus Sancti-Martini de Corquonaquo en 1444[2]. Le blason de l'Estréchure vient de cette filiation, il représente saint Martin partageant son manteau avec un indigent.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1793, la commune de Saint-Martin-de-Corconac porte provisoirement le nom de Corconac[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La construction, en 1870, de la nouvelle route départementale D907 favorise le développement d'un nouveau village au lieu-dit l'Estréchure que l'on peut repérer sur la carte de Cassini. Ce n'est qu'en 1873 que le village prend le nom de l'Estréchure. Par la suite Saint-Martin-de-Corconac se rattachera à l'Estréchure[interprétation personnelle].

En 1910, l'Estréchure compte 580 habitants vivant de l'agriculture, de l'élevage, d'un métier artisanal ou de la culture du ver à soie et des activités des deux filatures du village. La nourriture est largement constituée de plats à base de châtaigne qui se substituent au pain, le châtaignier étant surnommé arbre à pain. L'activité liée au ver à soie qui constitue une ressource importante pour le village périclite dès le début du XXe siècle et entraîne la fermeture des filatures, la première en 1935 (Viala et Girot), la seconde en 1955 (la Prolétarienne). L'exode rural s'accentue, c'est la fin d'un Âge d'Or durant lequel on a pu compter jusqu'à 80 fileuses.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de L'Estréchure.
Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1825 1826 Méjanelle de Perjurade    
1826 1851 Jean Louis Gras    
1851 1870 Edouard Gras    
1870   Ulysse Campredon    
  1880 Maurel David    
1880 1904 Marius Pascal    
1904 1914 Ulysse Girot    
1914 1936 Edmond Pascal   Conseiller général
1936 1940 Louis Maurin    
1940 1944 Léon Aurès    
1944 1946 Eugène Deleuze    
1946 1951 Louis Maurin    
1951 1953 Arthur Julien    
1953 1965 H. Perrier    
1965 1979 Maxime André    
1979   Gustave Manoel    
         
2001 en cours Bernadette Macquart UDF puis NC  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 173 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 464 484 520 576 548 606 603 611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605 569 592 561 583 600 612 567 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571 575 553 453 469 513 357 293 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
228 176 158 150 140 143 159 159 174
2012 - - - - - - - -
173 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Martin de Corconac.
  • Église de Saint-Martin-de-Corconac.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de L'Estréchure Blason D'azur, à un saint Martin à cheval, d'or[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 1073, t. 1
  2. a, b, c, d et e Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 79 et 218
  3. « Monographie de Raymond Vaquier », sur pagesperso-orange.fr (consulté le 31 mars 2015)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.