Villefort (Lozère)

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Villefort
Villefort (Lozère)
Le barrage de Villefort.
Blason de Villefort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Intercommunalité Communauté de communes Mont Lozère
Maire
Mandat
Alain Lafont
2020-2026
Code postal 48800
Code commune 48198
Démographie
Gentilé Villefortais
Population
municipale
546 hab. (2018 en diminution de 9,6 % par rapport à 2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 25″ nord, 3° 55′ 58″ est
Altitude Min. 509 m
Max. 960 m
Superficie 7,35 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Étienne-du-Valdonnez
Législatives Circonscription de la Lozère
Localisation
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Villefort
Liens
Site web mairievillefort.com

Villefort est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villefort, à l'entrée des gorges de l'Altier, est un calme centre de villégiature des Cévennes lozériennes. Il se situe sur l'ancien chemin de Regordane, au pied du mont Lozère, fief des Châteauneuf de Randon puis des barons du Tournel. Village très touristique durant la période estivale, Villefort est dans la zone périphérique du parc national des Cévennes.

Villefort est la commune de France métropolitaine à la plus forte pluviométrie, celle-ci dépassant 2 000 mm l'an.

La rivière Altier traverse la commune de Villefort. Le barrage de l'Altier, situé sur la commune, a créé le lac de Villefort dont une branche va vers le nord sur la commune de Pourcharesses, et l'autre branche remonte l'Altier vers l'ouest, également sur la commune de Pourcharesses.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le rail par une gare, sur la ligne de Clermont-Ferrand à Nîmes (où passe notamment le train Cévenol). Elle est ainsi directement reliée à Nîmes, Clermont-Ferrand et Alès.

Depuis Paris et Marseille, une correspondance est nécessaire à Nîmes.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[2],[3]. Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion du Parc national des Cévennes[Note 1]. Ce parc national, créé en 1967, est un territoire de moyenne montagne formé de cinq entités géographiques : le massif de l'Aigoual, le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont Lozère, les vallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol[4].

La commune fait également partie de la zone de transition des Cévennes, un territoire d'une superficie de 116 032 ha reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec 2 400 espèces animales, 2 300 espèces de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons[5],[6].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[7] : la « tourbière de la Cham des Balmelles » (124 ha), couvrant 2 communes du département[8] et trois ZNIEFF de type 2[Note 3],[7] :

  • les « gorges du Chazesac, de la Borne et de l'Altier » (5 809 ha), couvrant 7 communes dont deux dans le Gard et cinq dans la Lozère[9] ;
  • le « massif du Mont Lozère » (40 064 ha), couvrant 22 communes dont trois dans le Gard et 19 dans la Lozère[10] ;
  • les « vallées amont de la Cèze et de la Ganière » (10 752 ha), couvrant 11 communes dont neuf dans le Gard et deux dans la Lozère[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villefort est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[12],[13],[14]. La commune est en outre hors attraction des villes[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,4 %), eaux continentales[Note 5] (8,7 %), zones urbanisées (6,9 %)[17].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vilafòrt en occitan.

De l'occitan vila et de l'adjectif féminin semblable au masculin, fôrt « fortifié, facile à défendre »[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Villefort fut un lieu de passage important, durement disputé au cours des guerres de religion. À la Révolution, Villefort rejoint le territoire de l'ancien Gévaudan pour fonder l'actuelle Lozère. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Dans les années 1960 (1964), la construction du barrage de Bayard apporta à la commune une prospérité nouvelle. La construction du barrage de Villefort fut cependant douloureuse : en effet, le village voisin de Bayard fut démoli avant d'être englouti par les flots de l'Altier.

Le , le militant anarchiste Pierre Conty braque l'agence bancaire Crédit agricole à Villefort, raflant 40 000 francs français (22 000  en 2017)[19] avec deux complices. Leur équipée est surnommée « Les tueurs fous de l'Ardèche ». Dans sa fuite en voiture, Pierre Conty tue trois personnes qui se sont trouvées sur son chemin, d'abord le gendarme Dany Luczac (21 ans) croisé dans une estafette puis une famille de Pont-de-Labeaume en tuant Cyprien Malosse (21 ans) et son père Roland (54 ans) pour voler leur voiture[20],[21].

Depuis le la région Languedoc-Roussillon, à laquelle appartient la Lozère, a fusionné avec la région Midi-Pyrénées. L'ensemble est devenu la nouvelle région Occitanie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Villefort depuis 2001
Période Identité Étiquette Qualité
2001 mars 2014 Jean-Luc Jean DVG  
mars 2014 novembre 2016
(Démission)
Florence Lepetit[23]    
novembre 2016 En cours
(au 1er juin 2020)
Alain Lafont[24] DVG Conseiller départemental depuis 2021

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2018, la commune comptait 546 habitants[Note 6], en diminution de 9,6 % par rapport à 2013 (Lozère : −0,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2571 2711 3941 2851 5161 6401 6251 5661 674
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5381 5391 9431 6381 5351 4551 4181 4621 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1391 1111 107923908906935868882
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 505946785791700620639598549
2018 - - - - - - - -
546--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (39,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,4 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 33,4 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 9,9 %, 15 à 29 ans = 8,7 %, 30 à 44 ans = 15,9 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 44,7 %).
Pyramide des âges à Villefort en 2007 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,0 
90  ans ou +
5,7 
12,8 
75 à 89 ans
19,2 
18,6 
60 à 74 ans
19,8 
24,2 
45 à 59 ans
20,7 
16,7 
30 à 44 ans
15,9 
12,4 
15 à 29 ans
8,7 
13,4 
0 à 14 ans
9,9 
Pyramide des âges du département de la Lozère en 2007 en pourcentage[30]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,9 
8,3 
75 à 89 ans
11,9 
15,3 
60 à 74 ans
16,0 
22,6 
45 à 59 ans
20,9 
20,1 
30 à 44 ans
19,2 
16,5 
15 à 29 ans
14,8 
16,5 
0 à 14 ans
15,2 

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Villefort dispose de l'église Saint-Victorin.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune administre une école maternelle et élémentaire publique. Le département gère un collège.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Loup.
L'église paroissiale Saint-Victorin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Villefort

Le blasonnement de Villefort est : d'azur au huchet contourné d'argent, lié et enguiché de gueules, accompagné de trois molettes d'or.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Darnas et Marie-Sylvie Grandjouan, Canton de Villefort (Lozère), Montpellier, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Languedoc Roussillon, , 40 p. (ISBN 2-905671-02-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
  3. « Liste des espace protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  4. « Parc national des Cévennes - les cinq massifs », sur le site du parc national des Cévennes (consulté le )
  5. « Réserve de biosphère des Cévennes », sur mab-france.org (consulté le )
  6. « Cévennes - zone centrale - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  7. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Villefort », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  8. « ZNIEFF la « tourbière de la Cham des Balmelles » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  9. « ZNIEFF les « gorges du Chazesac, de la Borne et de l'Altier » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  10. « ZNIEFF le « massif du Mont Lozère » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  11. « ZNIEFF les « vallées amont de la Cèze et de la Ganière » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  18. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1432, (ISBN 2600028846).
  19. Dominique Richard, « 40 ans après, le tueur fou de l’Ardèche est toujours introuvable », sur sudouest.fr, .
  20. Philippe Boggio, « Le " hippy " introuvable », sur lemonde.fr, .
  21. Georges Bourquard, « Le fantôme de Pierre Conty », sur ledauphine.com, .
  22. D'après FranceGenWeb.org
  23. « Lozère : Florence Lepetit, maire de Villefort, officialise sa démission », sur Midi Libre, (consulté le ).
  24. « Le conseil municipal est en place ; Alain Lafont en reprend la tête », sur Midi Libre, (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. « Évolution et structure de la population à Villefort en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  30. « Résultats du recensement de la population de la Lozère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  31. « Prénom Victorin », sur nominis.cef.fr (consulté le )
  32. « Église paroissiale Saint-Victorin », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )