Trèves (Gard)

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Trèves
Trèves (Gard)
Blason de Trèves
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
Régis Valgalier
2014-2020
Code postal 30750
Code commune 30332
Démographie
Gentilé Trevezens, Trevezènes
Population
municipale
134 hab. (2015 en augmentation de 19,64 % par rapport à 2010)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 44″ nord, 3° 23′ 21″ est
Altitude Min. 514 m
Max. 1 298 m
Superficie 26,59 km2
Localisation

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Trèves est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Ses habitants sont officiellement appelés les Trévoises, Trévois. Localement il est fait usage du gentilé Trévezennes, Trévezens à cause de la rivière Trévezel qui traverse le territoire communal d'est en ouest.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Trèves est située dans l'ouest du département du Gard, dans la partie supérieure du bout de la « manche » du département, d'où une frontière sud et ouest avec le département de l'Aveyron. Elle est traversée par deux rivières qui ont la particularité d'être les seules du Gard à verser dans l'Atlantique et non pas en Méditerrannée : la Dourbie et son affluent le Trèvezel qui arrose le village de Trèves.

Le territoire communal est morcelé en quatre parties :

  • Le Causse Noir : toute la partie de la commune située sur la rive droite du Trèvezel. Cela comprend tout le village de Trèves (Sauf les maisons installées au-delà du pont neuf), les hameaux de La Verrière dans la vallée du Trèvezel et de Layolle sur le plateau. Cette section représente environ 9,25 km2 ; elle a son point le plus élevé au Mamorel (947 m) et est traversée du nord au sud par le Valat de Mont-Fleuri qui se jette dans le Trèvezel au niveau de la Verrière.
  • Le causse Bégon : toute la partie de la commune située rive gauche du Trèvezel, rive gauche du ruisseau des Fournels jusqu'au col des Rhodes puis rive droite du ruisseau de Lancize et rive droite de la Dourbie. Cela comprend les deux maisons à l'entrée du pont neuf, les hameaux de Combe-Albert et de la Bastide sur le plateau. Cette section représente environ 7 km2 ; elle a son point le plus élevé au Montarlet (1 000 m) et comporte deux cols : celui de la Pierre Plantée (967 m) et celui des Rhodes (922 m).
  • Le plateau de Canayère : il s'agit d'une section détachée du Causse Noir qui comprend la partie de la commune située rive gauche du Trèvezel, rive droite du ruisseau des Fournels jusqu'au col des Rhodes, puis ligne de crête du Suquet. Cela comprend la maison rive droite du Fournels, les hameaux du Villaret (Avec le moulin en bordure du Trévezel), de Canayère et le hameau abandonné d'Esprunier. Cette section représente environ 5 km2 ; elle a son point le plus élevé au Montmal (1 266 m) et est traversée par la route départementale 710 qui a la particularité d'être interdite à la circulation en hiver (Barrières).
  • Les Cévennes : il s'agit de tout le reste de la commune situé versant Dourbie. Il comprend les hameaux de Roucabie (dont la moitié est se positionne sur la commune de Dourbies), de Valdebouze et l'ancienne ferme de Pradarel. Cette section représente environ 4,25 km2 ; c'est là qu'est le point le plus élevé de la commune à 1 298 m, au pied du Rocher de Saint-Guiral.
Communes limitrophes de Trèves
Lanuéjols Lanuéjols Dourbies
Nant Trèves Dourbies
Causse-Bégon Causse-Bégon Saint-Jean-du-Bruel

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le bourg de Trèves est exclusivement bâti sur la rive droite du Trèvezel, à l'exception de trois maisons de part et d'autre de la route de Saint-Jean-du-Bruel, au delà du pont neuf.

L'habitat est typique des Causses avec des ruelles étroites.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La mention du nom du village la plus ancienne connue pour l'instant date de 1135. On la trouve dans la bulle du pape Innocent II qui érige l'abbaye de Nant et lui confère un territoire à administrer dans lequel il est cité l'église Baete Mariae de Treve[1].

Dans le Dictionnaire Topographique du Département du Gard de GERMER-DURAND en 1868, on a différentes mentions écrites du village [2]:

  • Parochia de Treve, 1227 (Cartulaire Notre-Dame de Bonheur chapitre 15).
  • Ecclesia de Treve, 1247 (Idem, chapitre 21).
  • Villa de Treve, ecclesia de Treve, 1262 (Idem, chapitre 61).
  • Claustrum Baetae-Mariae de Trevens, 1289 (Idem, chapitre 103).
  • Apud Trivium, 1289 (Idem, chapitre 102).
  • Locus, parochia de Trivio, 1309 (Idem, chapitres 62 et 74).
  • Villa et vallis de Trivio, et ejus mandamentum, 1321 (Papier famille d'Alzon).
  • Trebe, 1432 (Ménard, III, Preuves).
  • Treves, 1435 (Répartition du subside de Charles VII).
  • Treves, viguerie du Vigan, 1582 (Tar. Universitaire du diocèse de Nîmes).
  • Le prieuré de Sainte-Marie de Treves, 1612 (Insinuations Ecclésiastique du Diocèse de Nîmes).

On peut ajouter les mentions suivantes :

La communauté du lieu de Treves, août 1700 (Armorial National de France, d'Hozier, Tome II page 842 de l'édition écrite[3])

Trève, 1868 (Germer-Durand, Dictionnaire Topographique du Gard).

Les différentes écritures du nom du village ont abouti à trois explications onomastiques :

  1. La plus courante :
    Trèves tire son nom du latin "Trivium", le carrefour de trois routes[4]. C'est l'explication la plus largement partagée par la population locale. Cependant elle soufre d'un défaut majeur qui est qu'au temps des romains il n'y avait pas trois routes, mais une seule, la Via Strata. (Cf la première référence) Les deux autres visibles aujourd'hui ont été construites au XIXe siècle pour désenclaver Trèves. D'autre part en onomastique on explique toujours un lieu d'après la plus ancienne mention écrite et non pas l'une de celles provenant de son histoire.
  2. Celle de certains linguistes :
    Trèves tire son nom du gaulois "Trebo", le village. Avec les romains le "B" s'est transformé en "V", ce qui a donné Treve[5].
  3. Celle de M. Molinier [6]:
    La toponymie nous apprend que les Trevires, peuplade celte établie dans le bassin de la Moselle, dans ce que l’on nomme la Gaule celtique, parlent la même langue que les Galates d’Asie Mineure (Cf Saint Jérôme dans son « Commentaire de l’Épître aux Galates » [7]) ; or ce sont les Volques qui se sont installés en Galatie. Ces deux peuples ont donc la même racine linguistique. Les Volques nous envahissant en -350, ils nomment le village suivant la même règle linguistique que pour les Trevirii. Treve est un mot gaulois fort intéressant parce qu’on le trouve à la fois dans la langue des Volques, la peuplade qui concerne notre emplacement géographique, mais aussi dans celle des Trévires, peuplade qui occupait en gros le Luxembourg, un peu de la Belgique et la frange ouest de l’Allemagne côté de la Moselle. Trévires vient du gaulois Treouir (Diriger, guider) + Vera (De l’indo-européen Vara, la rivière) + suffixe « on » ou « es » qui désigne l’activité humaine. En bon français on obtient les Passeurs ; ils s’étaient effectivement spécialisés dans la traversée des fleuves et des rivières dans le secteur de la Moselle. Leur capitale était l’oppidum de Titelberg au Luxembourg actuel. Les Romains la déplaceront et lui donneront le nom de civitas Augusta Treverorum, soit la cité d’Auguste pour les Trévires ; au XIIIe siècle elle porte le nom de Trevir, Trier en allemand moderne et Trèves en français.

Treve par sa forme ancienne a une toute petite différence avec Trèves en Allemagne ; il n’y a pas l’indication de l’action humaine, pas de suffixe « on » ou « es ». On a donc Treouir + Ver (Forme contractée de Vera, donc la petite rivière). Cela donne le passage sur la rivière. Il n’y a pas de précision d’activité humaine parce que la largeur du Trévezel n’engendre pas l’utilisation de barques pour faire passer les voyageurs ; les gens traversaient seuls.

La forme Trevir du Trèves allemand au XIIIe siècle semble très différente de notre Treve, mais si dans notre secteur géographique le roman a lissé les terminaisons des noms gallo romains, en Allemagne au contraire les formes gallo romaines persistent et ce n’est qu’au moment où l’allemand prend forme que les modifications interviennent raccourcissant Trevir (issu directement des gaulois) en Trier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg fut pendant plusieurs siècles la possession de la puissante famille de Roquefeuil-Blanquefort, et notamment celle de Bérenger de Roquefeuil, constructeur du château de Bonaguil.

Un archéologue ayant fait des fouilles, un ancien cimetière a été découvert sous l'église.

Trèves était le plus petit chef-lieu de canton du département du Gard jusqu'au redécoupage cantonal et un des moins peuplés de France, avec seulement 112 habitants en 2010. Son existence a été longtemps liée à l'activité minière.

En effet, les mines de plomb-zinc de Villemagne, sur un filon encaissé dans les calcaires du Lias, ont été exploitées avant la Seconde Guerre mondiale par une société britannique. Dans les années 60-70, des recherches par sondages ont été menées sur le filon, et aussi sur des amas de type stratiforme. Elles n'ont pas été couronnées de succès.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Au vu du nombre d'habitants dans la commune, le conseil municipal est composé de 11 conseillers[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 M. Henri Gerin    
mars 2008 mars 2014 Mme Claude Casteiltort Divers gauche DVG  
mars 2014 en cours M. Régis Valgalier SE Retraité fonction territoriale

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 131 habitants, en augmentation de 19,09 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400472480514477524499535534
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
519519545485500533513512457
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
433457404395317322287241184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
169151139129120119103110131
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Montpellier[13]. Une crèche collective est à disposition des jeunes enfants, dans la commune voisine de Lanuejols[14].Une école maternelle est implantée dans la commune[13]. L'école primaire est partagé avec celle de la commune de Lanuejols : les classes de CP et CE1 des 2 communes sont regroupées à Trèves, les classes du CE2 au CM2 sont regroupées à Lanuejols[15].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Commerces et artisans sont implantés dans la commune, ainsi que des hébergements touristiques, tant en gîtes ruraux[16], qu'en camping[17].

Sur le plan agricole, la commune de Trèves fait partie des zones de production des appellations[18] : vins Cévennes (IGP), Miel des Cévennes, vins du Pays d'Oc, Roquefort, Poulet des Cévennes, et Volailles du Languedoc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église romane du XIIIe siècle.
  • Pont romain
  • Gorges du Trévezel
  • Plusieurs grottes : Pas de Joulié, Saint-Firmin, Cabanes
  • Rocher du regard

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blason actuel

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trèves Blason D'azur, à la fasce d'or, accompagnée de trois haches d'armes d'argent, posées en pal, deux en chef et une en pointe.
Détails
- Créé par Charles d'HOZIER, héraldiste généalogiste du roi lors de l'élaboration de l'Armorial Général de France entre 1697 et 1710.

- Colorié dans le TOME 14 LANGUEDOC P695 et blasonné dans le tome 1 Languedoc conservé au cabinet des titres, Pages 842, bureau d’Alès, N°219, Août 1700. - D’Hozier a amplifié le code régional des blasons de communauté selon le diocèse considéré. Celui d’Alès, dont dépendait le village, était très largement protestant. Aussi pour ne froisser aucune susceptibilité dans ce secteur (À quelques exceptions près), les dessins sont imagés rappelant des blasons seigneuriaux ou bien des jeux de mots par rapport au nom du village ou encore le rappel de faits plus ou moins légendaires. Pour Trèves il est choisi un mélange entre seigneur et la religion. L’or, couleur du soleil, représente la foi sous toutes ses formes. L’azur et les trois haches d’arme proviennent du blason de la famille de Mailhac, co-seigneur de Trèves. La fasce est une pièce honorable imageant la ceinture des religieux, souvenir du scapulaire des moines, lui-même issu de celui confié au mont Carmel par la sainte Vierge. Trèves est effectivement sous le vocable de la sainte avec Blaise en saint secondaire parce que la paroisse de Dourbies est aussi dédiée à la Vierge.

En résumé on obtient les explications suivantes : Trèves est une possession des Mailhac (Azur et Haches d’arme) qui a foi (Or) en la sainte Vierge (Fasce).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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