Saint-Maurice-de-Cazevieille

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Saint-Maurice-de-Cazevieille
Saint-Maurice-de-Cazevieille
Vue générale.
Blason de Saint-Maurice-de-Cazevieille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Alès-3
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Claude Bonnafoux
2014-2020
Code postal 30360
Code commune 30285
Démographie
Population
municipale
711 hab. (2016 en augmentation de 8,88 % par rapport à 2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 58″ nord, 4° 14′ 01″ est
Altitude Min. 99 m
Max. 212 m
Superficie 13,15 km2
Localisation

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Saint-Maurice-de-Cazevieille est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-de-Cazevieille est une ancienne seigneurie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem depuis au moins 1187, date à laquelle le comte Raymond V de Toulouse confirme aux hospitaliers la possession du castrum[1]. En 1271, cette seigneurie était sous l'autorité du commandeur hospitalier d'Alès[2],[3]. Les Hospitaliers sont contraints de céder cette année-là la moitié de la haute et basse justice au roi de France[4] contre la moitié de celles de Valence, Malauzet et Maussargues[5]. Après la dévolution des biens de l'ordre du Temple, elle devint commanderie principale[6] puis un membre de la commanderie de Saint-Christol au sein du grand prieuré de Saint-Gilles. Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Maurice-de-Rocher[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Maurice-de-Cazevieille Blason De gueules au pal losangé d'or et de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Claude Bonnafoux DVG[8] Agriculteur
Vice-président de la Communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2016, la commune comptait 711 habitants[Note 1], en augmentation de 8,88 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
408425465494546561576573560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
561542533559556530515510507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506492463415408414394387378
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
406415431447505478588653711
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Portalet est le vestige le mieux conservé du rempart du XIIe siècle. Il s’agit de l'ancienne entrée Nord des fortifications qui protégeaient la commanderie des Hospitaliers. Ces fortifications furent détruites en 1553.
  • L’église : l'ancienne église paroissiale datait du XIIIe siècle. Elle fut en partie détruite par les protestants en 1560. Sur le même emplacement a été construit en 1857 un nouvel édifice plus vaste, de style roman. Il ne reste plus que le chœur pour témoigner de l’église primitive. La nouvelle église a été bénie le 25 août 1860 par Mgr Plantier.
  • Le temple : un premier édifice fut probablement construit vers la fin du XVIe siècle. On peut supposer qu'il fut édifié sur l'emplacement même de l'ancienne commanderie de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, que des religionnaires avaient démantelée en 1553. Sa destruction fut ordonnée en 1672. La construction du temple actuel date de 1853.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Damien Carraz (préf. Alain Demurger), L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312) : Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales / 17 », (ISBN 978-2-7297-0781-1, lire en ligne), p. 113
    Les templiers figurant dans cet acte du comte de Toulouse ne sont pas les récipiendaires, ils ne sont que témoins.
  2. Carraz 2005, p. 518
  3. Abbé C. Nicolas, « Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles par M. Jean Raybaud, avocat et archivaire de ce prieuré : tome I », Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. XXVII,‎ , p. 186, disponible sur Gallica
    Voir Carraz 2005, p. 518 pour l'interprétation de comment s'est dérouler la cession d'un partie de la seigneurie, l'abbé Nicolas semblant pondérer ses propos.
  4. Carraz 2005, p. 518, note 244
  5. Emmanuel-Ferdinand de Grasset, Essai sur le grand prieuré de Saint-Gilles de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, suivi du catalogue des chevaliers, chapelains, diacots, donats et servants d'armes de la vénérable langue de Provence, dressé sur les titres originaux, Paris, (lire en ligne), p. 34
    Le toponyme Malauzet n'est pas identifié. Maussargues semble correspondre au membre de Marsolargues / Massolargues, aujourd'hui Massillargues-Attuech.
  6. Daniel le Blevec, « L'enquête de 1373 dans le diocèse d'Uzès », Provence historique, no 179,‎ , p. 91 (lire en ligne)
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. https://www.lemonde.fr/languedoc-roussillon-midi-pyrenees/gard,30/saint-maurice-de-cazevieille,30285/
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]