Moulézan

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Moulézan
Moulézan
Blason de Moulézan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Quissac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Pierre Lucchini
2014-2020
Code postal 30350
Code commune 30183
Démographie
Gentilé Moulézanais
Population
municipale
633 hab. (2016 en augmentation de 6,03 % par rapport à 2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 49″ nord, 4° 07′ 37″ est
Altitude Min. 69 m
Max. 284 m
Superficie 11,39 km2
Localisation

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Liens
Site web moulezan.fr

Moulézan est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes de Fons, Montmirat, Montagnac, entre autres, sont limitrophes de la commune de Moulézan.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Moulézan est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie des 41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Provençal Moulesan, du roman Molesanum, Molazanum[1].

Les habitants s'appellent des Moulézanais et Moulézanaises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune de Moulézan est, depuis l'antiquité, le principal site d'extraction de la pierre de Lens, un calcaire oolithique de faciès urgonien, blanc à l'extraction et qui se patine en ocre clair, dont le grain très fin dépourvu de fossiles et la grande résistance n'avaient pas d'équivalent en Gaule narbonnaise pour la sculpture ornementale et la statuaire, au point de faire concurrence au marbre de Carrare[2],[3]. Transportée par voie d'eau ou terrestre on la retrouve ainsi de Nice à Narbonne, ainsi qu'à Beaucaire, Arles, Béziers, Fréjus et surtout à Nîmes situé 20 km à l'Est, notamment dans les décors de la Maison Carrée[4],[5]. Sur les 19 carrières répertoriées du Bois des Lens, dont 10 situées à Moulézan, regroupées en trois zones du Nord au Sud, celles de tradition hellénistique du Roquet à Montmirat et de la Figuière à Fons qui remonteraient au IVème siècle avant J.C. et d'où proviendraient les pierres de la tour de Mauressip à Saint-Côme, comptent ensuite parmi les 15 carrières romaines exploitées à partir de 30 avant J.C. et, pour certaines d'entre-elles, jusqu'au VIème siècle après J.C. En 1987, la carrière de Mathieu à Montagnac et la carrière du Roquet ont ainsi été inscrites monuments historiques. Les deux carrières les plus méridionales, situées à Combas, ont été à nouveau exploitées du haut moyen âge jusqu'au XVIe siècle. Mais c'est surtout à partir du milieu du XIXe siècle que l'exploitation de la pierre de Lens de la qualité la meilleure a repris sur la commune de Moulézan, où se situent les trois carrières toujours en activité, dont deux de pierre de taille, en grande partie sur les sites des carrières de Bone et d'Hérald-Nègre d'origine romaine. Cette pierre est alors exportée dans plusieurs pays d'Europe et même en Amérique pour la construction du socle de la statue de la liberté, tout en étant également appréciée pour la statuaire, avec notamment la version de l'ours blanc de François Pompon réalisée de 1927 à 1929 et conservée au musée d'Orsay.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné Ecclesia Sancte-Crucis de Molasano en 1119 dans le bullaire de Saint-Gilles[6].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , Moulézan-et-Montagnac devient Moulézan, Montagnac, sur son promontoire, devenant commune à part entière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jean-Paul Thouzelier DVG  
2008 En cours Pierre Lucchini [Sans étiquette] Retraité Armée de Terre
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2016, la commune comptait 633 habitants[Note 1], en augmentation de 6,03 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
255272326481536548556567601
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
576586599580534502521509506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
501525516507466434411311282
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
278280284300330396415597633
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

La pierre de Lens, exploitée depuis l'antiquité, compte parmi les calcaires les plus réputés de France[11], en raison de sa blancheur sans défauts et, à la différence du tuffeau, de sa dureté adaptée à la sculpture, même si son utilisation pour la statuaire est moins mise en avant actuellement par les carriers industriels qui l'exploitent surtout pour la construction. La formation dont la qualité est la plus recherchée se situe à Moulézan, sur le versant oriental du massif dans une zone relativement restreinte d'environ 2 km de large, contrainte par la demande de préservation depuis les années 1970 des carrières antiques, qui subsistent en hauteur plus à l'Ouest. À l'extrémité Est de la commune coexistent trois carrières réouvertes après plusieurs décennies d'arrêt, dont celle de ROCAMAT Pierre Naturelle d'origine romaine, reprise depuis 1982, renouvelée en 2009 et rachetée en 2019 par POLYCOR France et celle moderne de Pierre de Taille du Midi, en activité depuis 1999 et renouvelée en 2014, alors que la troisième carrière, également d'origine romaine, exploitée par OMYA, ne produit que des granulats. L'intérêt patrimonial des deux premières carrières réside dans le fait qu’elles sont les dernières à extraire les blocs de pierre de taille de Lens, afin de pérenniser l’accès à ce matériau historique, qui a notamment été utilisé pour la nouvelle façade de la gare Saint-Charles à Marseille.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Croix.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Moulézan Blason D'argent, à un pal losangé d'or et de sable[6].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 357, t. 2
  2. Les carrières du Bois des Lens (Gard), Jean-Claude Bessac, Gallia, n°59, pp. 29-51, 2002, site persee.fr.
  3. Carrières antiques du Bois-des-Lens (Gard), Jean-Claude Bessac, Revue archéologique de Narbonnaise, n°19, pp. 159-182, 1986, site persee.fr.
  4. Découverte des carrières dans le bois des Lens avec Jean-Claude Bessac, 12 décembre 2017, site loeilvert.overblog.com.
  5. Nîmes : ces carrieres romaines qui ont construit l'histoire locale, Yan Barry, Midi Libre, 21 février 2016, site midilibre.fr.
  6. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 143-144
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Mémento sur l'industrie française des roches ornementales et de construction, D. Dessandier et al., BRGM, p. 31, 2014, site ctmnc.fr.