Bellegarde (Gard)

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Bellegarde
Tour à Bellegarde
Tour à Bellegarde
Blason de Bellegarde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Beaucaire
Intercommunalité Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence
Maire
Mandat
Juan Martinez
2014-2020
Code postal 30127
Code commune 30034
Démographie
Gentilé Bellegardais
Population
municipale
6 707 hab. (2014)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 16″ nord, 4° 30′ 55″ est
Altitude Min. 1 m – Max. 102 m
Superficie 44,96 km2
Localisation

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Bellegarde

Bellegarde est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située aux portes de la Camargue et à l'extrémité du plateau des Costières, à mi-chemin entre Beaucaire et Saint-Gilles, à 17 km de Nîmes et 15 km d'Arles, Bellegarde invite les randonneurs à découvrir son territoire et ses monuments sur un parcours de petite randonnée : la tour de Bellegarde (XIIe siècle), Broussan et sa chapelle classée monument historique (XIe siècle), ses nombreuses fontaines, ses plans d'eau et lacs, dont le plan d'eau des moulins où se déroulent de nombreuses manifestations.

Les communes de Fourques, Beaucaire, Manduel et Garons sont limitrophes de la commune de Bellegarde.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Bellegarde est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du sud du Gard.

La commune dispose d'un site de stockage de déchets d'amiante de catégorie 1 (déchets dangereux). Ce site est le seul parmi les huit français classés en catégorie 1 à être situé au sud de la Loire. Un site de déchets solides d'Eurodif (fluorines contaminées à l'uranium, 12068 t en septembre 2000) est également implanté sur la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot germanique wart garde, tour de garde' a été latinisé en warda (d'où l'occitan garda) ou en wardia (d'où l'occitan gardia, accentué sur la première syllabe). Ces termes ont nommé de nombreux lieux-dits plus tardivement par l'intermédiaire de l'occitan garda, gardia lieu élevé où l'on peut observer. Avec un adjectif épithète, garda a servi à nommer, à l'époque féodale, Bellegarde (Bella Garda, en 1208).

Ses habitants s'appellent les Bellegardais et Bellegardaises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'aqueduc romain qui date de la seconde moitié du Ier siècle témoigne de l'activité humaine durant la période gallo-romaine. L'hypothèse de plus en plus confirmée, est que cet aqueduc alimentait en eau la ville d'Arles.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Bellegarde

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Élie Bataille UMP Enseignant à l'ENSA[1]
Conseiller général du canton de Beaucaire (2001-2008)
Président de la Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence (2002-2008)
2008 en cours Juan-Antoine Martinez PS Conseiller général du canton de Beaucaire (2008-2015)
Vice-président du Conseil général du Gard (2011-2015)
Député suppléant de la première circonscription du Gard depuis 2012
Président Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence depuis 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bellegarde fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bellegarde est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 707 habitants, en augmentation de 7,69 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
880 1 207 1 053 1 409 1 541 1 640 1 796 1 969 2 167
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 553 2 855 2 820 2 753 2 689 2 372 2 517 2 765 2 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 729 2 668 2 581 2 536 2 251 2 433 2 452 2 317 2 236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 484 3 052 3 163 3 924 4 508 4 913 6 109 6 336 6 707
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Début mai : messe en provençal au pied de la tour.
  • Mai : fête de l'Europe, auto-cross et moto-cross.
  • Juillet : Festival international de guitare. Ce festival a reçu en juillet 2007 Moustaki et Voulzy.
  • Octobre : défilé « à l'ancienne » au cours duquel les habitants s'habillent comme au temps passé et où tout véhicule à moteur est interdit.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

église de Bellegarde

Économie[modifier | modifier le code]

panneau de marché à église de Bellegarde

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est entièrement situé dans la zone de l'AOC Costières de Nîmes[6]. La cité a donné son nom à un vin bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée, la clairette de Bellegarde.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Article connexe : Canal du Bas-Rhône Languedoc.
La station de pompage Aristide Dumont.
Tour à Bellegarde
  • Aqueduc romain de la seconde moitié du Ier siècle : Captage, sections visibles en divers lieux, dont la plus remarquable, avec ses 22 m de long, se trouve au site du Musée de l'eau, bassin...
  • Site de la Tour (XIIe siècle) et panorama sur la plaine de Petite Camargue.
  • Moulin à huile du XIXe siècle. Fonctionnant courant novembre - décembre pour le public.
  • La station de pompage « Aristide Dumont », inaugurée en 1960 par le Général De Gaulle et qui sert à alimenter le canal Philippe-Lamour.
  • Port de plaisance sur le Canal du Rhône à Sète, avec capitainerie.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
  • Le prieuré Saint-Vincent-de-Broussan des XIe et XVe siècles (classé depuis 11 octobre 1984)[7]. À voir : parties anciennes des bâtiments (corps de logis au nord-ouest et aile au nord-est de la cour), bâtiment conventuel, logis. Propriété d'une personne privée, le site est fermé au public.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Bellegarde dans la littérature[modifier | modifier le code]

Un village Sources-la-Marine est cité dans le poème d'Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943[8]. Aucune commune ne porte ce nom en France. Le seul lieu-dit portant un nom approchant est le lieudit Les Sources de la Marine situé sur le ban de la commune de Bellegarde. Il s'y trouvait autrefois une gare sur la ligne reliant Nîmes aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Louis Aragon a séjourné à Arles pendant la guerre et il a placé Trinquetaille parmi les cent villages. Il est vraisemblable qu'il a connu le lieu-dit Les Sources de la Marine et que le nom lui plaisant, il l'a intégré dans son poème.

Les taureaux[modifier | modifier le code]

  • Courses camarguaises qui sont proposées dans les arènes, où l'on voit des hommes en blanc (les raseteurs) face à des taureaux "camargue" équipés d'attributs entre et sur les cornes, cocarde, ficelles et glands qui seront primés lorsque les hommes les leur enlèveront.
  • abrivados
    • Lâcher de taureaux camarguais dans les rues du village sur un parcours les amenant aux arènes.
    • bandidos : retour des taureaux des arènes au char (camion).
    • Encierros : lâcher de taureaux sur un parcours clos.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Syjalon (1er potier faïencier nîmois).
  • Batisto Bonnet (félibre provençal).
  • Philippe Lamour (grand aménageur et bâtisseur de la région Languedoc, y est mort et enterré).
  • Charles Gide (oncle d'André Gide, économiste et penseur, époux d'Anna Im Thurn qui possédait à Bellegarde la belle propriété des Sources).
  • Jacques Novi (footballeur).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Bellegarde

Les armes de Bellegarde se blasonnent ainsi : d'azur à un pont en dos d'âne de trois arches d'or maçonné de sable, surmonté de l'inscription sur deux lignes en lettres capitales d'argent PONS AERARIUS, et posé sur un marais à la berge ondée du même semé de roseaux de sable[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. E. L., « Elie Bataille a reçu la Légion d'honneur », Midi Libre, no 22 523,‎ , p. 14
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Cahier des Charges pour des AOC homologué par le décret 2011-1259 du 7 octobre 2011 », sur agriculture.gouv.fr (consulté le 12 février 2015)
  7. Notice no PA00103024, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  9. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 12 février 2015)