Bellegarde (Gard)

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Bellegarde
Bellegarde (Gard)
Tour à Bellegarde
Blason de Bellegarde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence
Maire
Mandat
Juan Martinez (SE)
2020-2026
Code postal 30127
Code commune 30034
Démographie
Gentilé Bellegardais
Population
municipale
7 129 hab. (2017 en augmentation de 9,68 % par rapport à 2012)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 16″ nord, 4° 30′ 55″ est
Altitude Min. 1 m
Max. 102 m
Superficie 44,96 km2
Élections
Départementales Canton de Beaucaire
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bellegarde
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Bellegarde

Bellegarde est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située aux portes de la Camargue et à l'extrémité du plateau des Costières, à mi-chemin entre Beaucaire et Saint-Gilles, à 17 km de Nîmes et 15 km d'Arles, Bellegarde invite les randonneurs à découvrir son territoire et ses monuments sur un parcours de petite randonnée : la tour de Bellegarde (XIIe siècle), Broussan et sa chapelle classée monument historique (XIe siècle), ses nombreuses fontaines, ses plans d'eau et lacs, dont le plan d'eau des moulins où se déroulent de nombreuses manifestations.

Les communes de Fourques, Beaucaire, Manduel, Garons et Saint-Gilles sont limitrophes de la commune de Bellegarde.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Bellegarde est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du sud du Gard.

La commune dispose d'un site de stockage de déchets de catégorie 1 (déchets dangereux). Ce site est le seul parmi les huit français classés en catégorie 1 à être situé au sud de la Loire.[réf. souhaitée]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot germanique wart garde, tour de garde' a été latinisé en warda (d'où l'occitan garda) ou en wardia (d'où l'occitan gardia, accentué sur la première syllabe). Ces termes ont nommé de nombreux lieux-dits plus tardivement par l'intermédiaire de l'occitan garda, gardia lieu élevé où l'on peut observer. Avec un adjectif épithète, garda a servi à nommer, à l'époque féodale, Bellegarde (Bella Garda, en 1208).[réf. souhaitée]

Ses habitants s'appellent les Bellegardais et Bellegardaises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les récentes recherches de l'INRAP effectuées courant 2016-2017 montrent une occupation attestée dès le paléolithique supérieur[1].

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'aqueduc romain qui date de la seconde moitié du Ier siècle témoigne de l'activité humaine durant la période gallo-romaine. L'hypothèse de plus en plus confirmée, est que cet aqueduc alimentait en eau le quartier de Trinquetaille associé à la ville d'Arles[2],[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Deux communautés et leurs lieux de culte semblent se développer dans la première partie du Moyen Âge : les sites de Broussan et de Saint Jean.

Il semble que c'est à partir de l'an mille, avec l'installation d'un château (castrum Bellae Gardae) que va se former le village actuel, notamment en attirant à lui les populations des 2 communautés initiales.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Philippe Lamour s'installe sur la commune

En 1949 la commune connait sa première Appellation: l'A.O.C (aujourd'hui A.O.P) «  Clairette de Bellegarde ».

En 1960, le général de Gaulle inaugure la station Aristide Dumont, pièce maitresse construite sur la commune du grand réseau d’irrigation Bas Rhône (BRL).

En 2011, à Bellegarde, survient l'affaire Océane.

Juan Martinez, maire de l'époque, fait alors partie du PC de crise, situé dans son bureau[4]. Une affaire pour laquelle l'édile local se sentira « effondré »[5].

Fin des années 2010, la commune dispose de deux sources d'énergie verte : la première est une serre photovoltaïque qui sera inaugurée au moins de juin 2019 par François de Rugy, alors ministre de la transition écologique, malgré l'opposition affichée du maire de l'époque[6]. La seconde est l'unité de production de biogaz du centre d'enfouissement des déchets dangereux : il s'agit d'un « des plus importants sites de stockage de déchets industriels de France »[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Bellegarde

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1956 1959 Marcel Boucayrand    
1959 1971 Édouard Allovon    
1971 1984 Alain Debay    
1984 1995 Henri Serment    
1995 2008 Élie Bataille UMP Enseignant à l'ENSA[8]
Conseiller général du canton de Beaucaire (2001-2008)
Président de la Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence (2002-2008)
2008 En cours Juan Martinez PS puis Divers Infirmier
Conseiller général du canton de Beaucaire (2008-2015)
Vice-président du Conseil général du Gard (2011-2015)
Député suppléant de la première circonscription du Gard depuis 2012
Président Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence depuis 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bellegarde fait partie de la Communauté de Communes Beaucaire Terre d'Argence.

Bellegarde fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Porte de Villamartin (inaugurée en octobre 2000)

Bellegarde est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2017, la commune comptait 7 129 habitants[Note 1], en augmentation de 9,68 % par rapport à 2012 (Gard : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8801 2071 0531 4091 5411 6401 7961 9692 167
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5532 8552 8202 7532 6892 3722 5172 7652 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7292 6682 5812 5362 2512 4332 4522 3172 236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 4843 0523 1633 9244 5084 9136 1096 3366 987
2017 - - - - - - - -
7 129--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

la ville possède:

- 2 écoles primaires : école Jeanne d'Arc (enseignement privé) - école Henri Serment (enseignement public)

- 1 école maternelle : école Philippe Lamour (enseignement public)

- 1 école élémentaire : école Batisto Bonnet (enseignement public)

- 1 collège : collège Fédérico Garcia Lorca (enseignement public)

- une cuisine centrale communale assure la préparation et livraison chaude des repas.

La commune dispose également d'un service de crèche, de deux centres de loisirs (maternelle / élémentaire) et d'une maison des jeunes.

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Février : accueil de la 1re étape de la course cycliste l'Étoile de Bessèges
  • Avril: journées médiévales "Bivouac de l'histoire", festival "Run in Camargue"
  • Mai : fête de l'Europe, championnat d'auto-cross / sprint cars et moto-cross, fête votive de printemps.
  • Juin : festival de l'humour "Bellegarde du Rire"
  • Septembre : Forum associatif, journées européenne du patrimoine
  • Octobre : grande Fête votive traditionnelle (animations taurines)
  • Décembre : Fête de l'olive et de l'huile (moulin à huile du XIX siècle) , Marché de Noël

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

église de Bellegarde

Économie[modifier | modifier le code]

panneau de marché à église de Bellegarde

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est entièrement situé dans la zone de l'AOC Costières de Nîmes[14]. La cité a donné son nom à un vin bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée, la clairette de Bellegarde.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

La station de pompage Aristide Dumont.
Tour à Bellegarde
  • Aqueduc romain de la seconde moitié du Ier siècle : Captage, sections visibles en divers lieux, dont la plus remarquable, avec ses 22 m de long, se trouve au site du Musée de l'eau, bassin...
  • Site de la Tour (XIIe siècle) et panorama sur la plaine de Petite Camargue.
  • Moulin à huile du XIXe siècle. Fonctionnant courant novembre - décembre pour le public.
  • La station de pompage « Aristide Dumont », inaugurée en 1960 par le Général De Gaulle et qui sert à alimenter le canal Philippe-Lamour.
  • Port de plaisance sur le Canal du Rhône à Sète, avec capitainerie.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Prieuré Saint-Vincent-de-Broussan
  • Le prieuré Saint-Vincent-de-Broussan des XIe et XVe siècles (classé depuis 11 octobre 1984)[15]. À voir : parties anciennes des bâtiments (corps de logis au nord-ouest et aile au nord-est de la cour), bâtiment conventuel, logis. Propriété d'une personne privée, le site est fermé au public.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Bellegarde dans la littérature[modifier | modifier le code]

Un village Sources-la-Marine est cité dans le poème d'Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943[16]. Aucune commune ne porte ce nom en France. Le seul lieu-dit portant un nom approchant est le lieudit Les Sources de la Marine situé sur le ban de la commune de Bellegarde. Il s'y trouvait autrefois une gare sur la ligne reliant Nîmes aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Louis Aragon a séjourné à Arles pendant la guerre et il a placé Trinquetaille parmi les cent villages. Il est vraisemblable qu'il a connu le lieu-dit Les Sources de la Marine et que le nom lui plaisant, il l'a intégré dans son poème.

Les taureaux[modifier | modifier le code]

  • Courses camarguaises qui sont proposées dans les arènes, où l'on voit des hommes en blanc (les raseteurs) face à des taureaux "camargue" équipés d'attributs entre et sur les cornes, cocarde, ficelles et glands qui seront primés lorsque les hommes les leur enlèveront.
  • abrivado
    • Lâcher de taureaux camarguais dans les rues du village sur un parcours les amenant aux arènes.
    • bandido : retour des taureaux des arènes au char (camion).
    • Encierros : lâcher de taureaux sur un parcours clos.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Batisto Bonnet (félibre provençal).
  • Philippe Lamour (grand aménageur et bâtisseur de la région Languedoc, y est mort et enterré).
  • Charles Gide (oncle d'André Gide, économiste et penseur, époux d'Anna Im Thurn qui possédait à Bellegarde la belle propriété des Sources).
  • Jacques Novi (footballeur).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bellegarde

Les armes de Bellegarde se blasonnent ainsi :

d'azur à un pont en dos d'âne de trois arches d'or maçonné de sable, surmonté de l'inscription sur deux lignes en lettres capitales d'argent PONS AERARIUS, et posé sur un marais à la berge ondée du même semé de roseaux de sable[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Actualité | Le site de Piechegut à Bellegarde (Gard), de la Préhistoire au Moyen Âge », sur Inrap, (consulté le 10 juin 2020)
  2. vile de Bellegarde, « L'aqueduc antique de Bellegarde », sur bellegarde.fr
  3. FABRE Guilhem, « Deux aqueducs antiques dans le delta du Rhône », revue Archéologia N°478 juin 2010,‎ (lire en ligne)
  4. E.C avec Arnaud Bizot et Jean-Michel Verne, « Bellegarde - Le calvaire de la petite Océane devant la justice », sur parismatch.com, (consulté le 7 juin 2020)
  5. La Rédaction et C. Andrieux, « Meurtre d'Océane : le voisin en garde à vue « ne dit rien » », sur BFMTV, (consulté le 7 juin 2020) : « Le maire, Juan Martinez, est tout aussi effondré. « On pense à la famille bien sûr. Mais on pense aussi à nos propres enfants, il y en a mille sur la commune. Alors tout le monde se sent concerné ». »
  6. Abdel Samari, « LE 7H50 de Juan Martinez, maire de Bellegarde : « Je suis surpris par la visite du ministre » – Objectif Gard », sur objectifgard.com, (consulté le 14 juin 2020)
  7. Valérie Luxey, « Gard : le site de stockage des déchets industriels de Bellegarde produit aussi du biogaz », sur France 3 Occitanie, (consulté le 22 juin 2020)
  8. E. L., « Elie Bataille a reçu la Légion d'honneur », Midi Libre, no 22 523,‎ , p. 14
  9. « la porte de Villamartin à Bellegarde (30) », sur http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=30034_3 (consulté le 22 juillet 2018)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. « Cahier des Charges pour des AOC homologué par le décret 2011-1259 du 7 octobre 2011 », sur agriculture.gouv.fr (consulté le 12 février 2015)
  15. Notice no PA00103024, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  17. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 12 février 2015)