Saint-Mamert-du-Gard

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Saint-Mamert-du-Gard
Saint-Mamert-du-Gard
Église.
Blason de Saint-Mamert-du-Gard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Catherine Bergogne
2020-2026
Code postal 30730
Code commune 30281
Démographie
Gentilé Saint-Mamertois, Saint-Mamertoises
Population
municipale
1 643 hab. (2018 en augmentation de 3,46 % par rapport à 2013)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 17″ nord, 4° 11′ 21″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 214 m
Superficie 14,35 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Nîmes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Calvisson
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Mamert-du-Gard

Saint-Mamert-du-Gard est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département du Gard en région Occitanie.

Ses habitants s'appellent les Saint-Mamertois et Saint-Mamertoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est directement dominée au nord-ouest par le site naturel du massif des garrigues des « Bois des Lens » dont les crêtes atteignent 260 à 280 mètres. Nîmes est à 15 km du village.

Communes limitrophes de Saint-Mamert-du-Gard
Montmirat, Moulézan (par un quadripoint) Fons Gajan
Combas (par un quadripoint),Crespian Saint-Mamert-du-Gard Parignargues
Montpezat

Saint-Mamert-du-Gard est l'une des 75 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie d'une des 41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 17,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 17,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 851 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[1].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « La Rouvière », sur la commune de La Rouvière, mise en service en 1986[6] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[7],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,2 °C et la hauteur de précipitations de 918,8 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Nîmes-Courbessac », sur la commune de Nîmes, mise en service en 1922 et à 15 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[10], à 15,1 °C pour 1981-2010[11], puis à 15,6 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Mamert-du-Gard est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[13],[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,9 %), cultures permanentes (34,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,9 %), zones urbanisées (5,3 %), prairies (4,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), terres arables (2,1 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Mamert et de Mont-Mamert[19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Mamert-du-Gard Blason
D'azur à l'agneau pascal d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administratiosn[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1899   Albin Rouquette    
avant 1981 ? François-Charles Foulquier PS  
mars 1989 mars 2001 Éric Canonge PS  
mars 2001 mars 2008 François Foulquier PS  
mars 2008 2019[20] Jean-Rémy Solana DVG Fonctionnaire
mars 2019 En cours Catherine Bergogne    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 57,7% de couples mariés, 8,6% de divorcés, 27,9% de célibataires et 5,8% de veufs[21]. De plus les familles sont des familles monoparentales à 11,3%, couples sans enfant à 43,4% et des couples avec enfant(s) à 45,3%[21]. Enfin la population était en 2012 composé en majorité de femmes (51,8%)[21].L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2018, la commune comptait 1 643 habitants[Note 5], en augmentation de 3,46 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430560597635602601606615565
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
582624640592501452410410439
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
469522483414424444437396401
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4044133856558871 1001 2151 5321 624
2018 - - - - - - - -
1 643--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église romane du XIIe siècle à l'origine, l'abside est d'ailleurs en cul de four avec un bel appareillage des pierres. La façade ouest a été, en revanche, remaniée au XIXe et possède un clocher-pignon sur son faîtage abritant une cloche de volée de cette époque. Est accolée également au sud de l'édifice la tour de l'horloge surmontée de son classique campanile en fer dont l'originalité est qu'il supporte deux cloches. La cloche la plus ancienne semble hors d'usage... ; elle est surmontée par une cloche de facture fin XIXe servant de timbre à l'horloge (il semble que le campanile a été exhaussé à cette occasion).
  • Temple protestant : sobre et imposante façade néoclassique XIXe siècle avec pilastres et large fronton triangulaire à corniches ouvragées. Bel exemple typique du style d'architecture utilisé pour ces bâtiments durant toute la première moitié du XIXe siècle. Une originalité : ce temple ne possède pas de clocher.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 21 juin 2021)
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 21 juin 2021)
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 21 juin 2021)
  6. « Station Météo-France La Rouvière - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 21 juin 2021)
  7. « Orthodromie entre Saint-Mamert-du-Gard et La Rouvière », sur fr.distance.to (consulté le 21 juin 2021).
  8. « Station Météo-France La Rouvière - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 13 juillet 2021).
  9. « Orthodromie entre Saint-Mamert-du-Gard et Nîmes », sur fr.distance.to (consulté le 21 juin 2021).
  10. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 21 juin 2021)
  11. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 21 juin 2021)
  12. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 21 juin 2021)
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  14. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 avril 2021)
  19. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. https://www.objectifgard.com/2019/03/04/disparition-le-maire-de-saint-mamert-du-gard-est-decede-ce-lundi-4-mars-2019/
  21. a b et c « Population de Saint Mamert du Gard (code postal 30... », sur www.linternaute.com (consulté le 27 septembre 2016).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.