Montdardier

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Montdardier
Château
Château
Blason de Montdardier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Viganais
Maire
Mandat
Daniel Carrière
2014-2020
Code postal 30120
Code commune 30176
Démographie
Gentilé Montdardiérain
Population
municipale
202 hab. (2012)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 42″ N 3° 35′ 33″ E / 43.9283333333, 3.592543° 55′ 42″ Nord 3° 35′ 33″ Est / 43.9283333333, 3.5925
Altitude Min. 259 m – Max. 889 m
Superficie 35,25 km2
Localisation

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Montdardier est une commune française située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

Situé en bordure du causse de Blandas, le village domine la vallée et l'ancienne voie romaine contrôlée jadis par une forteresse, maintenant château néogothique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

la rue du Camp neuf.

Le village est situé à 9 km au sud du Vigan. Montpellier est à 61 km, Nîmes et Millau à 77 km.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Caucanas
  • Cauvas
  • Les Campels
  • Conduzorgues
  • Counons
  • Le mas du Court
  • La Falguière
  • Les Gamboules
  • Le mas de la Gardie
  • Le mas Jean Gros
  • Navas
  • La Pilonerie
  • La Sanguinède

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Montdardier sont elles aussi sur le causse de Blandas (Blandas et Rogues), dans la vallée de la Vis (Gorniès et Saint-Laurent-le-Minier), dans la vallée de l'Arre (Arre et Molières-Cavaillac) ou sur le massif de l'Oiselette (Pommiers).

Rose des vents Arre Molières-Cavaillac Pommiers Rose des vents
Blandas N Saint-Laurent-le-Minier
O    Montdardier    E
S
Rogues Gorniès

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Montdardier au pied du massif de la Tude.

À l'image du causse de Blandas, le relief de Montdardier est particulièrement accidenté : le massif boisé de La Tude culmine à 896 m et domine le village de près de 300 m, une plaine s'étire sur plusieurs kilomètres en direction de Rogues et de profondes vallées partent du village et séparent le causse du massif de l'Oiselette : la vallée de la Crenze à l'est vers Saint-Laurent-le-Minier et la vallée de la Glepe au nord vers Avèze.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dominant est méditerranéen mais des influences atlantiques se font sentir : l'été peut être chaud et sec alors que de violents orages, les épisodes cévenols, apportent de fortes précipitations à l'automne.

Données météorologiques du Vigan de 2006 à 2009[1]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 1,5 2,2 4,3 7,6 10,8 13,4 15,7 15,0 11,6 8,9 4,3 0,8 8,0
Températures maximales (°C) 11,5 12,7 15,3 19,7 22,2 26,8 30,1 27,1 24,7 19,7 14,6 10,4 19,6
Températures moyennes (°C) 8,0 6,9 7,6 13,6 16,4 19,9 22,8 21,1 17,9 13,7 9,0 4,7 13,5
Pluviométrie (mm) 120,3 106,4 26,4 89,9 103,5 56,9 24,5 26,5 110,1 153,9 180,1 94,2 1 092,7
Gel (jour) 12 7 2,5 0,7 6,3 15 43,5

Les vents[modifier | modifier le code]

Le marin (sud-sud-est) est chargé d'humidité. Son influence est atténuée par le massif de la Séranne qui forme un écran. La bise "vén d'aut" (nord-nord-est) est un vent violent, sec et froid. Le rouergue "la roderga" (nord-ouest) souffle par toute saison et accompagne un changement de temps.

  • Can Tudo cargo soun capel, pastré, met toun mantel (Quand le sommet de la Tude disparait dans les nuages, pâtre, mets ton manteau).
  • Can buffo dé narbounés, voulés de pluéjo, aqui n'avés (Quand le Narbonnais souffle, vous aurez de la pluie en veux-tu en voilà).
  • Can espandissoun en naou véngés pas diré qué fo bél sus lou caoussé (Quand les Cévennes sont couvertes de neige, le mauvais temps règne aussi sur le Causse).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Montdardier est traversé par la D48 qui relie Le Vigan à Lodève (ancienne voie romaine qui cheminait des Cévennes à l'Espagne) et par la D113 qui relie Saint-Laurent-le-Minier à Vissec.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Provençal Mount-Dardié, du roman Mondesdier, du bas latin Mons Desiderius[2].
Racine provençale Mount : mont et Deidié (du latin Desiderius) : Didier (Sant Deidié : saint Didier)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges témoignent d'une occupation des lieux depuis la Préhistoire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village est situé à l'endroit où la voie romaine[Laquelle ?] atteint le plateau.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

vue générale de Montdardier depuis le rocher.

Montdardier est mentionné dès le XIe siècle dans le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert : montis disderii, la montagne désirée[réf. nécessaire]. Il est aussi mentionné Parrochia de Monte Desiderio en 1255 dans le cartulaire du chapitre de Notre-Dame-de-Bonheur[3] et Mons Desiderius en 1384 dans le dénombrement de la sénéchaussée[3].

Une forteresse est édifiée au XIIe siècle sur un monticule, et complétée par un poste d'avant-garde, sur un éperon dominant la vallée de la Gleppe. Pendant le haut Moyen Âge, Montdardier est une étape sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Les pèlerins peuvent trouver du réconfort dans un hôpital attribué aux Templiers, qui possèdent une résidence et des terres sur le village.

Au XIVe siècle, au début de la guerre de Cent ans, la présence anglaise dans le Rouergue provoque de nouveaux travaux de fortifications du château. En 1469 le village et la forteresse sont pillés et incendiés par les troupes fidèles au comte d’Armagnac.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Montdardier sur la carte de Cassini.

Restauré au XVe siècle, le château est confronté aux troubles religieux. En 1628, les troupes du Duc de Rohan détruisent les murailles de la forteresse. Rebâti à nouveau en 1703, le château n’a plus aucune vocation militaire.

Les chevaliers de Malte sont présents dans le village au début de l'époque moderne. L'hôpital est donc géré durant cette période par les hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ou ordre de Malte.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1792 le château est pillé et incendié par une troupe venue d’une autre région.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La forteresse a subi de nombreuses mises à sac au cours de l'histoire. Après la Révolution le château est restauré. Le village s'étend alors en dehors des fortifications, devient un village minier et permet des cultures variées dans le poljé de Rogues et dans la doline de Navas.

Lors des journées des 20 et 21 juillet 1944 une colonne SS encercle le village.

La mine des Malines employa près de 600 ouvriers pendant plus de 20 ans entre 1890 et 1912 et ferma en 1992[4]. Du plomb et du zinc furent extraits ainsi que 250 tonnes d'argent[5]. La fermeture des mines et le déclin de la vie paysanne ont provoqué tout au long du XXe siècle le départ de nombreuses populations et la chute d'activités. Un nouvel élan est maintenant retrouvé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1943 1971 Louis de Saporta   conseiller général, chevalier de la légion d'honneur
1971 1975 Ferdinand Vézinet    
1975 1977 Marc Carrière    
1977 1983 Juliette Cazalet    
1983 1989 Juliette Cazalet    
1989 2001 Pierre Vézinet    
2001 en cours Daniel Carrière    
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil Municipal[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Montdardier fait partie de la Communauté de communes du Pays Viganais qui regroupe 22 communes autour du Vigan et comptait 10 412 habitants en 1999. La mise en place de cette communauté de communes créée en 1993 a permis un transfert de compétences : le développement économique et touristique, l'élimination des déchets, la gestion d'équipements culturels, de loisirs et sportifs, l'action sociale et la petite enfance, l'enfance et la jeunesse. Montdardier est membre du Syndicat Mixte du Grand Site de Navacelles.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 202 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
466 432 601 714 698 715 727 700 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
677 672 616 577 569 578 581 743 885
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
918 1 051 870 558 466 424 340 324 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
273 215 197 178 157 187 192 193 202
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'effectif de la population de Montdardier est relativement stable tout au long du XIXe siècle puis croît rapidement avec l'importante activité de la mine des Malines, dans une zone de remplissages karstiques minéralisés[8]. La baisse est tout aussi rapide au début du XXe siècle avec le ralentissement de l'activité minière. Le maintien d'une agriculture rurale traditionnelle n'a pas suffi à retenir des populations plus attirées par la modernité des villes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montdardier en 1999[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
95 ans ou +
18 
75 à 94 ans
17 
14 
60 à 74 ans
15 
18 
45 à 59 ans
27 
19 
30 à 44 ans
14 
10 
15 à 29 ans
12 
0 à 14 ans
22 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale regroupe en une classe unique les enfants du Causse de Blandas de la maternelle au CM2. Les plus grands sont scolarisés au Vigan pour le collège et le lycée.

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Ces dernières années ont été le cadre d'un développement associatif à Montdardier.

  • Association des Parents d'Elèves et des Amis de l'École Publique de Montdardier-Blandas-Rogues.
  • Association Les Cardabelles : Association du 3e âge qui œuvre pour le maintien du lien social entre nos ainés.
  • Association Notre-Dame-du-Causse : Association de protection et d'entretien de la statue de Notre-Dame-du-Causse et du souvenir des terribles journées des 20 et 21 juillet 1944 lorsqu'une colonne SS encerclait le village.
  • Tous les soleils : publie Lou Cantou, le petit journal de Montdardier, bimestriel.
  • Troupelade : organisation de randonnées, de séjours et de stages ainsi que toute autre action de découverte et de développement du milieu rural.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Amicale gardoise officiel moto : faire connaître le corps arbitral sur des épreuves motocyclistes et éventuellement organisation d’épreuves de tourisme et de randonnées tourisme.
  • Association de Gymnastique Volontaire du Causse de Blandas.
  • La Boule de la Tude : Association bouliste agréée par la Fédération française de pétanque et de jeu provençaux. Cette association a pour but d'entretenir la pétanque comme activité locale dans une ambiance chaleureuse.
  • Muay Thaï Boxe Cévenol : pratique boxe pieds, poings, coudes, genoux et disciplines associées.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La majorité des habitants travaillent à l'extérieur de Montdardier dans le bassin d'emploi Ganges-Le Vigan.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les activités sont maintenant principalement l'élevage bovin qui s'est substitué au traditionnel élevage ovin et l'extraction de lauzes.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Montdardier.
  • Le château  Inscrit MH (1989)[10] : Restauré en 1860 par Viollet le Duc, il a été reconstruit sur les soubassements d'une forteresse édifiée au XIIe siècle comportant quatre grandes tours rondes. La forteresse assurait la protection du village et des paroisses du Causse dès le XIIe siècle. L’architecte Viollet-le-Duc est solicité pour sa reconstruction en 1860 par le Vicomte Fernand de Ginestous. Souvent critiqué dans le passé, cet édifice signé de Viollet-le-Duc, témoigne de l'architecture à l'époque industrielle, de la réhabilitation du Moyen Âge par les romantiques au XIXe siècle. Les matériaux de construction sont traditionnels, bois et pierre, mais aussi nouveaux pour le XIXe siècle, fer, zinc, briques.
  • La glacière
  • Les puits
  • L'ancien lavoir
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église du XIIIe siècle : Elle est située à l'extérieur du village le long de l'ancienne voie romaine. Le tympan d'époque paléochrétienne provient probablement de l'église primitive.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

la salle polyvalente.
  • Salle polyvalente.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces protégés et gérés[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Gorges de la Vis et cirque de Navacelles[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Cirque de Navacelles.

Le site a été classé comme Zone de protection spéciale en avril 2006[13].

Le site Natura 2000 Gorges de la Vis et de la Virenque est une zone spéciale de conservation située pour 56% dans le département du Gard et pour 44% dans celui de l'Hérault. Il couvre une surface totale de 5 513 ha et se situe entre 150 m et 750 m d'altitude. Le site est composé principalement de : Forêts caducifoliées pour 42 %, Forêts sempervirentes non résineuses pour 20 % et Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana pour 20 %[14].

Le site Natura 2000 « Gorges de la Vis et cirque de Navacelles » est une zone de protection spéciale située pour 85% dans le département du Gard sur les communes de Alzon, Arre, Arrigas, Bez-et-Esparon, Blandas, Campestre-et-Luc, Molières-Cavaillac, Montdardier, Pommiers, Rogues, Saint-Laurent-le-Minier, Vissec et pour 15% dans celui de l'Hérault sur les communes de Le Cros, Gorniès, Saint-Maurice-Navacelles, Sorbs. Il couvre une surface totale de 20 321 ha et se situe entre 150 m et 955 m d'altitude. Le site est composé principalement de : Pelouses sèches, Steppes pour 40 %, Forêts caducifoliées pour 15 % et Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana pour 10 %[13].

La ZNIEFF de deuxième génération est Gorges de la Vis sur 3 668 ha[15]. L'inventaire a recensé deux espèces d'insectes, 8 espèces de mammifères, 5 espèces d'oiseaux et 21 espèces de plantes[15].

Causse de Blandas[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Causse de Blandas.

le site a été proposé comme Site d’intérêt communautaire (directive Habitats) en décembre 1998[16].

Le site Natura 2000 Causse de Blandas est une zone spéciale de conservation située sur les communes de Alzon, Arre, Arrigas, Blandas, Molières-Cavaillac, Montdardier, Pommiers, Rogues, Vissec. Le site Natura 2000 couvre une surface totale de 7 913 ha et se situe entre 540 m et 955 m d'altitude. Il est composé principalement de Pelouses sèches, Steppes pour 80 %, complétées par des Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana pour 7 %, d'Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) pour 5 %, des Prairies améliorées pour 4 %, des Forêts de résineux pour 2 %, des Rochers intérieurs, Éboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente pour 1 % et des Forêts caducifoliées pour 1 %[16].

La ZNIEFF de deuxième génération est Causse de Blandas sur 9 132 ha[17]. L'inventaire a recensé une espèce d'insectes (onychogomphe à crochets), 5 espèces d'oiseaux (aigle royal, circaète Jean-le-Blanc, bruant ortolan, Pie-grièche méridionale et pie-grièche à tête rousse) et 38 espèces de plantes[17].

Massif de la Tude[modifier | modifier le code]

Le massif de la Tude : Forêt communale reboisée à partir de 1864 par l'administration forestière. Dans les années 1930 la forêt est léguée à l'État par le maire de l'époque Gaston de Saporta. En échange de ce leg l'administration devait employer les chômeurs des mines pour construire des chemins d'accès.

Balades et randonnées[modifier | modifier le code]

Un sentier de découverte et d'interprétation du patrimoine culturel permet de découvrir le village[18]. Trois sentiers de Petite Randonnée sont balisés au départ de Montdardier : Le sentier forestier de Montdardier, le sentier de la Tude et le sentier du pic d'Anjeau[19]. Le village est aussi traversé par le GR7 (traversée du Haut-Languedoc) et par le GR de Pays Tour du pays viganais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Montdardier dans la littérature[modifier | modifier le code]

Montdardier est principalement cité comme lieu de passage, où la luminosité du Causse contraste avec l'étroitesse de la grand'rue, d'où ces passages quelque peu sombres :

« A Montdardier, sur une montagne escarpée, couverte de bois et de lavande, se trouve un village de mendiants, avec une auberge qui m'a fait presque reculer. Des hommes à mine de coupe-jarrets y mangeaient du pain noir, et leurs visages sentaient tellement les galères que je pensais entendre le bruit de leurs chaînes. Je regardai leurs jambes, et je ne pouvais m'imaginer qu'ils auraient dû ne pas être libres. Il y a ici une sorte d'attitude si horriblement mauvaise qu'il est impossible de se tromper de sa signification. J'étais tout à fait seul et absolument sans armes. Jusqu'à ce moment, je n'avais pas songé à emporter de pistolets, et à ce moment j'aurais été satisfait d'en avoir. Le maître de l'auberge, qui semblait le cousin germain de ses hôtes, me servit non sans difficulté, du mauvais pain, mais qui n'était pas noir. Ni viande, ni œufs, ni légumes et un vin excécrable; pas d'avoine pour ma mule, pas de foin, pas de paille, pas d'herbes; heureusement la miche de pain était grande; j'en pris un morceau et distribuai le reste à mon ami d'Espagne à quatre pattes, qui le mangea avec reconnaissance, tandis que l'aubergiste grognait. »

— Arthur Young, Voyages en France en 1787, 1788 et 1789

« La lune, à son premier quartier, restait encore noyée comme une espèce de tranche d'orange dans les horizons marécageux du Bas-Pays. Mais déjà l'altitude donnait au fouillis d'étoiles une telle luminosité qu'on distinguait parfaitement les ondulations du plateau. Julien reconnut sur sa droite la crête familière des rochers de la Tude qui dominaient le village de Montdardier, distant d'une lieue. Il repoussa de toutes ses forces l'envie de faire un détour par la propriété de sa tante, située à la sortie de Montdardier sur la route du petit hameau de Navas : ç'eut été un crève-cœur d'autant plus inutile que la propriété avait été vendue après la mort de sa tante, quinze ans auparavant. Il avait appris que les arbres du parc avaient été détruits par un incendie et que la maison, vaste bâtisse à allure de gentilhommière, mal entretenue par ses nouveaux propriétaires, qui avaient eu des malheurs, allait à la ruine. Adieu les roses, adieu le boulingrin et les groseilles, tout cela n'était qu'un petit spasme douloureux au fond de sa mémoire. »

— Jean Carrière, La caverne des pestiférés

Héraldique[modifier | modifier le code]

L'actuel blason de Montdardier

Les armes de Montdardier se blasonnent ainsi :
De gueules au chevron d'or surmonté d'une flèche couchée du même et soutenu d'une montagne d'argent mouvant de la pointe
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Rébus: mont+dard).


L'ancien blason était :
D'argent à trois fasces crénelées de cinq pièces de gueules

Ancien blason de Montdardier
Famille de Ginestous

Famille de Ginestous
D'or au lion de gueules, armé, vilené et lampassé de sable

Famille de Ginestous de Montdardier
Ecartelé au 1er et 4e d’or au lion rampant de gueules, armé et lampassé de sable (qui est de Ginestous) ; au 2e et 3e d’argent à trois fasces crénelées de trois pièces de gueules (qui est de Montdardier).

Famille de Ginestous de Montdardier

Les devises des Ginestous de Montdardier sont :

  • nec vi nec metu (ni par la force, ni par la crainte)
  • stabit atque florebit (il se tiendra debout et il fleurira)[20]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adrienne Durand-Tullou, Un milieu de civilisation traditionnelle, le causse de Blandas, Editions du beffroi, 2003
  • Montdardier. Dépliant patrimoine. Office de Tourisme des Cévennes Méridionales. 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Station Météo de la cité scolaire André CHAMSON du Vigan », sur www.lyc-levigan.ac-montpellier.fr (consulté le 12 mai 2015)
  2. a et b (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 364, t. 2 et p. 716, t. 1
  3. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 140
  4. « La petite histoire du Plomb et du Zinc en Cévennes », sur www.rolley.fr (consulté le 12 mai 2015)
  5. « Un tour de France minéralogique », sur www.geopolis-fr.com (consulté le 12 mai 2015)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  8. Orgeval J.J. (1976), Les remplissages karstiques minéralisés : exemple de la mine des Malines (Gard, France) ; Mém. Hors-Sér. Soc. Géol. Fr, Fr., (1976), n° 7 ;pp. 77-83, 8 ill., ; Chronique Recherche Minière 437, Mai/Juin 1977
  9. « Recensement de la population francaise mars 1999 », sur www.recensement.insee.fr (consulté le 12 mai 2015)
  10. « Notice no PA00103078 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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