Saint-Laurent-d'Aigouze

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Saint-Laurent-d'Aigouze
Église de Saint-Laurent-d'Aigouze.
Église de Saint-Laurent-d'Aigouze.
Blason de Saint-Laurent-d'Aigouze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Aigues-Mortes
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Camargue
Maire
Mandat
Laurent Pélissier
2014-2020
Code postal 30220
Code commune 30276
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais
Population
municipale
3 448 hab. (2014 en augmentation de 6,22 % par rapport à 2009)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 07″ nord, 4° 11′ 46″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 6 m
Superficie 89,81 km2
Localisation

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Saint-Laurent-d'Aigouze
Liens
Site web www.ville-saint-laurent-daigouze.fr/

Saint-Laurent-d'Aigouze est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Capitale officielle de la course camarguaise avec une trentaine de courses affiliées à la Fédération française de course camarguaise. Parmi ces courses, le Printemps des Royales, organisé par le Club taurin Lou Bandot, trophée taurin opposant six manades.

Ses habitants sont appelés les Saint-Laurentais. Ils peuvent être aussi appelés Li coute negre (« les cous noirs » en provençal) par les habitants des villages voisins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-d'Aigouze est l'une des 75 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie des 34 communes du pays Vidourle-Camargue.

Communes limitrophes de Saint-Laurent-d'Aigouze
Marsillargues, Aimargues Le Cailar Le Cailar, Vauvert
Lunel Saint-Laurent-d'Aigouze Vauvert
Le Grau-du-Roi Aigues-Mortes Aigues-Mortes

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-d'Aigouze est accessible par la route départementale D979, qui relie Aigues-Mortes, au sud, à Aigues-Vives, au nord.

L'aéroport le plus proche est celui de Nîmes - Garons.

Deux gares régionales sont à proximité de la commune : celle de Nîmes et celle de Montpellier. Une liaison TER depuis cette dernière permet de venir vers la gare de Lunel, ville limitrophe de Saint-Laurent-d'Aigouze.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-d'Aigouze est arrosé par le Vidourle, en limite séparative de commune, à l'ouest, ainsi que par le Palus de la Carbonière au sud. La commune est également traversée par le Vistre.

Relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Saint-Laurent-d'Aigouze (30).svg

D'argent au gril de sable [1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitations datent du VIe siècle[2]. Une seconde vague d'installation sur la commune, plus définitive, remonte au IXe siècle. Il s'agit d'une population de cultivateurs, en relation avec les moines de l'abbaye de Psalmodie.

Au XVIIe siècle, la commune, comme la région, fut frappée par la peste, puis par cinq inondation du Vidourle.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Aigouze[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sable-de-camargue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Louis Fontanès[4]    
    Émile Hugon   Conseiller d'arrondissement
  mars 1983 M. Mery    
mars 1983 mars 1989 Robert Triaire    
mars 1989 juin 1995 René Audemard    
juin 1995 mars 2001 Raymond Clavel   Salarié à la Source Perrier
mars 2001 mars 2008 Thierry Féline DVD  
mars 2008 mai 2011 Joëlle Gibelin PS  
mai 2011 juillet 2011 Guy Schrub
Jean-Claude Aurimbault
Charles Balzaguette
[5]
Société civile  
juillet 2011 en cours Laurent Pélissier DVD Cadre chargé du développement touristique
Conseiller départemental suppléant du canton d'Aigues-Mortes depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal des enfants[modifier | modifier le code]

Comme dans de nombreuses communes françaises, les mineurs de Saint-Laurent-d'Aigouze ont élu un « Conseil municipal des enfants »[6].

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton d'Aigues-Mortes. Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la deuxième circonscription du Gard.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2014, la commune comptait 3 448 habitants[Note 1], en augmentation de 6,22 % par rapport à 2009 (Gard : +4,86 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 182 1 316 1 345 1 425 1 475 1 493 1 595 1 723 1 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 633 1 755 1 694 1 681 1 730 1 749 1 897 1 980 2 067
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 310 2 259 2 052 2 195 2 122 2 167 1 940 1 776 1 916
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 862 1 862 1 728 1 730 2 323 2 738 3 152 3 210 3 343
2014 - - - - - - - -
3 448 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour Carbonnière vue du sud.
  • La tour Carbonnière, édifice fortifié du XIVe siècle, inscrite monument historique le 1er décembre 1903[10], est propriété de l’État. La tour Carbonnière est citée pour la première fois dans un texte daté de 1346 qui donne des précisions sur la fonction de l’ouvrage. Il y est dit « .. que cette forteresse est la clé du royaume en cette contrée. » En effet, située au milieu des marais, elle était le passage obligé pour accéder à Aigues-Mortes. Elle était tenue par une garnison composée d’un châtelain et de plusieurs gardes. Depuis sa terrasse qui pouvait supporter jusqu’à quatre pièces d’artillerie, on a une vue panoramique sur la Petite Camargue.
  • L'ancienne abbaye de Psalmodie (ou Psalmody), inscrite monument historique le 13 novembre 1984[11]), n'est plus que vestiges et est propriété d’une personne privée.
  • Les arènes Guy Hugon (inscription MH partielle 10 décembre 1993[12]), accolées à l'église, d’un intérêt ethnologique de la tradition culturelle de la bouvine en Bas-Languedoc : sol de la place, barrières délimitant la piste, toril. Propriété de la commune. (À voir : toril, place de la République).
  • L'église paroissiale Saint-Laurent[13] : si sa façade date du début du XVIIIe siècle, la nef est d'époque romane. Le clocher du XVIIIe était, à l'origine, surmonté d'un petit dôme de pierre à quatre pentes remplacé par une petite flèche en béton à imitation de fausses pierres au milieu du XXe siècle. Il comporte deux cloches.
  • Le temple de l'Église Réformée de France ; début XIXe, style néoclassique.
  • Le château de Calvières des XVIIe et XIXe siècles (inscription MH 9 avril 2001[14]). Le parc et les deux pièces au plafond peint situées au premier étage côté cour en totalité les façades et toitures du corps de logis, avec l'orangerie, mais à l'exclusion des communs. Propriété d’une société privée. À voir : logis, orangerie, parc, élévation, décor intérieur. Adresse : 164 place de la Blanqui (rue) 1 ; République.
  • L'hôtel de ville (XVIIe et XVIIIe siècles avec ancienne halle de la même époque. Le beffroi communal qui lui est accolé remonterait, à sa base, au XVe siècle. Sur la terrasse, un gracieux campanile XVIIIe abrite une importante cloche (diamètre 1,04 m) de 1760 réalisée par le maître fondeur Jean Poutingon. Cette cloche est hélas fort abîmée, fêlée, un morceau s'est même détaché à sa base... Sa dédicace est la suivante : SIT NOMEN DOMINI BENEDITVM CETTE CLOCHE A ETE COMMANCEE DU CONSVLAT DE Srs ( Sieurs ) PIERRE FLORENTIN ET DE GILLES GIBELLIN ET FONDVE DU CONSVLAT DE Srs FRANCOIS CHAPEL ET ANDRE BERGERET L'ANNEE 1760.

I POVTINGON MA FAITE L'AN 1760.

  • Les vestiges du fort de Peccais, 1e moitié du XVIIe siècle (inscription MH 13 décembre 1978[15]). À voir : fossés douves, vestiges fondations et murs de l'ancien bastion. Propriété d’une société privée.
  • Ancien château d'eau, prise d'eau, en bordure du Vidourle édifié vers 1900 dans le quartier de l'ancienne gare et surmonté à l'origine d'une éolienne afin d'élever les eaux du fleuve. Il vient malheureusement d'être démoli dans l'indifférence générale lors de la requalification des berges du fleuve. Il présentait l'originalité d'avoir été édifié sur le modèle des portes des remparts d'Aigues-Mortes. Cette construction était, en outre, inventoriée sur les fiches patrimoine de la DRAC.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Services, équipements[modifier | modifier le code]

Les élèves de Saint-Laurent-d'Aigouze débutent leurs études sur la commune, qui comporte une école maternelle et une école primaire « Alexandra David Neel» [16].

La commune accueille sur son territoire la manade Agnel.

Cultes[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Vue aérienne[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]