Saint-Laurent-d'Aigouze

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Saint-Laurent-d'Aigouze
Saint-Laurent-d'Aigouze
Église de Saint-Laurent-d'Aigouze.
Blason de Saint-Laurent-d'Aigouze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Camargue
Maire
Mandat
Thierry Féline
2020-2026
Code postal 30220
Code commune 30276
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais
Population
municipale
3 536 hab. (2019 en augmentation de 4,8 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 07″ nord, 4° 11′ 46″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 6 m
Superficie 89,81 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Saint-Laurent-d'Aigouze
(ville isolée)
Aire d'attraction Le Grau-du-Roi
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aigues-Mortes
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Laurent-d'Aigouze
Liens
Site web www.ville-saint-laurent-daigouze.fr/

Saint-Laurent-d'Aigouze est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Capitale officielle de la course camarguaise avec une trentaine de courses affiliées à la Fédération française de course camarguaise. Parmi ces courses, le Printemps des Royales, organisé par le Club taurin Lou Bandot, trophée taurin opposant six manades.

Ses habitants sont appelés les Saint-Laurentais. Ils peuvent être aussi appelés Li coute negre (« les cous noirs » en provençal) par les habitants des villages voisins.

Le patrimoine architectural de la commune comprend cinq immeubles protégés au titre des monuments historiques : la tour Carbonnière, classée en 1889, le fort de Peccais, inscrit en 1978, l'abbaye de Psalmodie, inscrite et classée en 1984, les arènes de Saint-Laurent-d'Aigouze, inscrit en 1993, et le château de Calvières, inscrit en 1993.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-d'Aigouze est l'une des 75 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie des 34 communes du pays Vidourle-Camargue.

Communes limitrophes de Saint-Laurent-d'Aigouze
Marsillargues, Aimargues Le Cailar Le Cailar, Vauvert
Lunel Saint-Laurent-d'Aigouze Vauvert
Le Grau-du-Roi Aigues-Mortes Aigues-Mortes

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-d'Aigouze est accessible par la route départementale D979, qui relie Aigues-Mortes, au sud, à Aigues-Vives, au nord.

L'aéroport le plus proche est celui de Nîmes - Garons.

Deux gares régionales sont à proximité de la commune : celle de Nîmes et celle de Montpellier. Une liaison TER depuis la Gare de Nîmes dessert la halte ferroviaire située le long de la route départementale 979, près des accès principaux pour accéder au centre-ville.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-d'Aigouze est arrosé par le Vidourle, en limite séparative de commune, à l'ouest, ainsi que par le Palus de la Carbonière au sud. La commune est également traversée par le Vistre.

Relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[1].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 14,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 647 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Marsillargues », sur la commune de Marsillargues, mise en service en 1988[6] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[7],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,8 °C et la hauteur de précipitations de 621,7 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Montpellier-Aéroport », sur la commune de Mauguio, dans le département de l'Hérault, mise en service en 1946 et à 15 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 14,7 °C pour la période 1971-2000[10], à 15,1 °C pour 1981-2010[11], puis à 15,5 °C pour 1991-2020[12].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[13],[14].

La commune fait également partie des la Camargue (delta du Rhône), un territoire reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1977 pour ses nombreux bombements sources de diversité : bourrelets alluviaux des bras anciens et actuels du Rhône et cordons dunaires élaborés par les courants marins et les rivages historiques de la Méditerranée. Entre ces replis encore en partie boisés, dans les dépressions, se répartissent des terres basses occupées par les lagunes bordées de steppes salées, les marais à roselières en partie exploités pour la coupe du roseau et les étangs - dont le plus grand, le Vaccarès, occupe 6 500 hectares[15],[16].

Cinq autres espaces protégés sont présents sur la commune :

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[25] :

  • la « petite Camargue », d'une superficie de 34 412 ha, une grande zone humide littorale indissociable de la Camargue provençale. Il comprend deux ensembles très intéressants : d'une part une zone laguno-marine avec un important massif dunaire actif avec de nombreuses dunes vives et fixées dont certaines boisées (Genévriers et Pins pignons) et d'autre part une zone fluvio-lacustre constituée de marais et d'étangs doux à saumâtres[26] ;

« le Vidourle », d'une superficie de 209 ha, présentant un intérêt biologique tout particulier au regard de l'existence d'espèces aquatiques et palustres remarquables et singulières par rapport à d'autres cours d'eau de la région. Le Gomphe de Graslin, libellule d'intérêt communautaire, justifie notamment l'inscription du Vidourle au réseau Natura 2000[27] ;

et deux au titre de la directive oiseaux[25] :

  • le « Camargue gardoise fluvio-lacustre », d'une superficie de 5 728 ha, comprenant une vaste zone (2 600 ha) de marais dulçaquicoles constituée par les étangs du Charnier, du Grey et du Scamandre ceinturés par la plus vaste étendue de roselières de la région (1 760 ha)[28] ;
  • la « petite Camargue laguno-marine », d'une superficie de 15 681 ha, qui accueille plus de 240 espèces d'oiseaux et constitue un site de nidification régulier pour plus de 50 espèces, un important site d'accueil en hiver, particulièrement favorable aux oiseaux d'eau, aux laro-limicoles, à l'Outarde canepetière et à de nombreux passereaux, ainsi qu'une étape de migration (automne, printemps) pour plus de 160 espèces[29].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Douze ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[30] :

  • les « Corbières occidentales » (728 ha), couvrant 2 communes du département[31] ;
  • les « Corbières orientales » (56 ha)[32] ;
  • les « étangs et dunes de Petite Camargue » (3 435 ha), couvrant 3 communes dont 1 dans les Bouches-du-Rhône et 2 dans le Gard[33] ;
  • « la Calvière » (176 ha)[34] ;
  • « le Vidourle entre Port Vieil et Quincandon » (161 ha), couvrant 3 communes dont 2 dans le Gard et 1 dans l'Hérault[35] ;
  • le « marais de la Carbonnière et Musette » (541 ha)[36] ;
  • le « marais de Mahistre et Madotte » (202 ha), couvrant 2 communes du département[37] ;
  • le « marais du Bourgidou » (116 ha), couvrant 2 communes du département[38] ;
  • le « marais du Lairan » (2 619 ha)[39] ;
  • la « pinède du Petit Saint-Jean » (40 ha)[40] ;
  • la « plaine et marais du Vieux Vistre » (866 ha), couvrant 3 communes du département[41] ;
  • les « salins d'Aigues-Mortes » (3 340 ha), couvrant 3 communes du département[42] ;

et trois ZNIEFF de type 2[Note 6],[30] :

  • la « Camargue fluvio-lacustre et laguno-marine » (82 788 ha), couvrant 8 communes dont 2 dans les Bouches-du-Rhône et 6 dans le Gard[43] ;
  • le « Camargue gardoise » (42 422 ha), couvrant 12 communes dont 11 dans le Gard et 1 dans l'Hérault[44] ;
  • la « vallée du Vidourle de Sauve aux étangs » (691 ha), couvrant 21 communes dont 16 dans le Gard et 5 dans l'Hérault[45].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-d'Aigouze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[46],[I 1],[47]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Laurent-d'Aigouze, une unité urbaine monocommunale[I 2] de 3 474 habitants en 2017, constituant une ville isolée[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Grau-du-Roi, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 5],[I 6].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[48]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[49],[50].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (44,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (44,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : eaux maritimes (26,5 %), zones humides côtières (19,8 %), terres arables (17,9 %), zones agricoles hétérogènes (13,5 %), cultures permanentes (12,8 %), zones humides intérieures (6,9 %), zones urbanisées (1,5 %), forêts (0,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,3 %)[51].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Saint-Laurent-d'Aigouze (30).svg

D'argent au gril de sable [52]


Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitations datent du VIe siècle[53]. Une seconde vague d'installation sur la commune, plus définitive, remonte au IXe siècle. Il s'agit d'une population de cultivateurs, en relation avec les moines de l'abbaye de Psalmodie.

Au XVIIe siècle, la commune, comme la région, fut frappée par la peste, puis par cinq inondations du Vidourle.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Aigouze[54].

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[55]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Louis Fontanès[56]    
1935 1939 Émile Hugon SFIC Ouvrier agricole
Conseiller d'arrondissement du canton d'Aigues-Mortes (1937-1940)
1965 mars 1983 Henri Méry    
mars 1983 mars 1989 Robert Triaire    
mars 1989 juin 1995 René Audemard    
juin 1995 1996[57] Claude Charpentier    
1996 mars 2001 Raymond Clavel   Salarié à la Source Perrier
mars 2001 mars 2008 Thierry Féline DVD  
mars 2008 mai 2011 Joëlle Gibelin PS  
mai 2011 juillet 2011 Guy Schrub
Jean-Claude Aurimbault
Charles Balzaguette
[58]
Société civile  
juillet 2011 En cours Laurent Pélissier DVD Cadre chargé du développement touristique
Conseiller départemental suppléant du canton d'Aigues-Mortes depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.
  • 1791-1792 : Jacques Fontanès
  • 1792 : Jean Auzière
  • an II : Jean Gibelin (maire provisoire)
  • an II : Jean-Louis Verney
  • an II : Jean Auzière
  • an III : Jean-Louis Mahistre
  • an IV : Jean Auzière (agent municipal)
  • an IV : Jean Chapel
  • an V : Jean Auzière
  • an VI : Jean-Louis Mahistre
  • an VII-1815 : François Rame
  • 1815 : François Barbut
  • 1815 : Claude Mourgues (adjoint faisant fonction)
  • 1815 : Jean Vézian (adjoint faisant fonction)
  • 1818-1820 : François Rame
  • 1820 : Jean-Louis Maystre (adjoint faisant fonction)
  • 1821 : François Rame (adjoint faisant fonction)
  • 1821 : Jean-Claude Dôle (adjoint faisant fonction)
  • 1824 : Jean-Baptiste Nesme-Desmarets
  • 1825 : Louis Coissard (adjoint faisant fonction)
  • 1830-1835 : Jean Bonnet
  • 1835 : Jean Bertrand-Vigouroux
  • 1835 : Jean-Louis Mourgues (adjoint faisant fonction)
  • 1838 : François Rame (adjoint faisant fonction ; maire en 1844)
  • 1848-1849 : Adolphe Chauvet
  • 1849-1852 : Jean Mourgues
  • 1852-1854 : Marc-Adolphe Valz
  • 1854-1865 : Bertrand Vigouroux
  • 1865-1871 : Siméon Courtiol
  • 1871-1874 : François de Lescure
  • 1874-1876 : Thomy Fourmaud
  • 1876-1877 : Louis Mahistre
  • 1877 : Pierre Barbusse (adjoint faisant fonction)
  • 1878-1900 : Alphonse Crouzet
  • 1900-1904 : Jacques Ode
  • 1904-1908 : Samuel Joubert
  • 1908-1912 : Louis Rouvière
  • 1912-1919 : Jules Moline
  • 1919-1920 : Henri Encontre
  • 1920-1925 : Albert Barbusse
  • 1925-1927 : Ernest Groul
  • 1927-1929 : Edmond Cavalier
  • 1929-1935 : Albert Barbusse

[...]

  • 1939-1944 : René Raynaud (président de la délégation spéciale)
  • 1945-1947 : André Féline
  • 1947-1965 : Émile Méoulet[59]

Conseil municipal des enfants[modifier | modifier le code]

Comme dans de nombreuses communes françaises, les mineurs de Saint-Laurent-d'Aigouze ont élu un « Conseil municipal des enfants »[60].

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton d'Aigues-Mortes. Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la deuxième circonscription du Gard.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[62].

En 2019, la commune comptait 3 536 habitants[Note 9], en augmentation de 4,8 % par rapport à 2013 (Gard : +2,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1821 3161 3451 4251 4751 4931 5951 7231 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6331 7551 6941 6811 7301 7491 8971 9802 067
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3102 2592 0522 1952 1222 1671 9401 7761 916
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 8621 8621 7281 7302 3232 7383 1523 2103 343
2017 2019 - - - - - - -
3 4743 536-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour Carbonnière vue du sud.
  • La tour Carbonnière, édifice fortifié du XIVe siècle, inscrite monument historique le [64], est propriété de l’État. La tour Carbonnière est citée pour la première fois dans un texte daté de 1346 qui donne des précisions sur la fonction de l’ouvrage. Il y est dit « ... que cette forteresse est la clé du royaume en cette contrée. » En effet, située au milieu des marais, elle était le passage obligé pour accéder à Aigues-Mortes. Elle était tenue par une garnison composée d’un châtelain et de plusieurs gardes. Depuis sa terrasse qui pouvait supporter jusqu’à quatre pièces d’artillerie, on a une vue panoramique sur la Petite Camargue.
  • L'ancienne abbaye de Psalmody (ou Psalmodie), inscrite monument historique le [65]), n'est plus que vestiges et est propriété d’une personne privée.
  • Les arènes Guy Hugon (inscription MH partielle [66]), accolées à l'église, d’un intérêt ethnologique de la tradition culturelle de la bouvine en Bas-Languedoc : sol de la place, barrières délimitant la piste, toril. Propriété de la commune. (À voir : toril, place de la République).
  • L'église paroissiale Saint-Laurent[67]. L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[68]. Si sa façade date du début du XVIIIe siècle, la nef est d'époque romane. Le clocher du XVIIIe était, à l'origine, surmonté d'un petit dôme de pierre à quatre pentes remplacé par une petite flèche en béton à imitation de fausses pierres au milieu du XXe siècle. Il comporte deux cloches.
  • Le château de Calvières des XVIIe et XIXe siècles (inscription MH [69]). Le parc et les deux pièces au plafond peint situées au premier étage côté cour en totalité les façades et toitures du corps de logis, avec l'orangerie, mais à l'exclusion des communs. Propriété d’une société privée. À voir : logis, orangerie, parc, élévation, décor intérieur. Adresse : 164 place de la Blanqui (rue) 1 ; République.
  • L'hôtel de ville (XVIIe et XVIIIe siècles avec ancienne halle de la même époque. Le beffroi communal qui lui est accolé remonterait, à sa base, au XVe siècle. Sur la terrasse, un gracieux campanile XVIIIe abrite une importante cloche (diamètre 1,04 m) de 1760 réalisée par le maître fondeur Jean Poutingon. Cette cloche est hélas fort abîmée, fêlée, un morceau s'est même détaché à sa base... Sa dédicace est la suivante : SIT NOMEN DOMINI BENEDITVM CETTE CLOCHE A ETE COMMANCEE DU CONSVLAT DE Srs ( Sieurs ) PIERRE FLORENTIN ET DE GILLES GIBELLIN ET FONDVE DU CONSVLAT DE Srs FRANCOIS CHAPEL ET ANDRE BERGERET L'ANNEE 1760.

I POVTINGON MA FAITE L'AN 1760.

  • Les vestiges du fort de Peccais, 1re moitié du XVIIe siècle (inscription MH [70]). À voir : fossés douves, vestiges fondations et murs de l'ancien bastion. Propriété d’une société privée.
  • Ancien château d'eau, prise d'eau, en bordure du Vidourle édifié vers 1900 dans le quartier de l'ancienne gare et surmonté à l'origine d'une éolienne afin d'élever les eaux du fleuve. Il vient malheureusement d'être démoli dans l'indifférence générale lors de la requalification des berges du fleuve. Il présentait l'originalité d'avoir été édifié sur le modèle des portes des remparts d'Aigues-Mortes. Cette construction était, en outre, inventoriée sur les fiches patrimoine de la DRAC.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Services, équipements[modifier | modifier le code]

Les élèves de Saint-Laurent-d'Aigouze débutent leurs études sur la commune, qui comporte une école maternelle et une école primaire « Alexandra David-Néel »[71].

La commune accueille sur son territoire la manade Agnel.

Cultes[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Vue aérienne[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lise Carretero, Traditions taurines entre mer et Vidourle : Aigues-Mortes et Saint-Laurent d'Aigouze (1580-1860), Aigues-Vives, chez l'auteur, 1987 (notice BnF no FRBNF35056443).
  • Robert Brachet, Voyage au centre de nos terres, 3. t, chez l'auteur, 2008-2013.
  • Saint-Laurent-d'Aigouze, 150 ans sous le même angle, Aigues-Mortes, Regards d'Aigues-Mortes, 2017 (ISBN 978-2-9561662-0-7).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[24].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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