Saint-Sauveur-Camprieu

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Saint-Sauveur-Camprieu
Saint-Sauveur-Camprieu
Abîme de Bramabiau.
Blason de Saint-Sauveur-Camprieu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
André Boudes
2014-2020
Code postal 30750
Code commune 30297
Démographie
Population
municipale
257 hab. (2016 en diminution de 5,17 % par rapport à 2011)
Densité 8,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 00″ nord, 3° 28′ 41″ est
Altitude Min. 783 m
Max. 1 402 m
Superficie 31,74 km2
Localisation

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Saint-Sauveur-Camprieu

Saint-Sauveur-Camprieu est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord-ouest du département du Gard. Elle est limitrophe de la Lozère et proche de l'Aveyron.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sauveur-Camprieu[1]
Meyrueis
(Lozère)
Lanuéjols Saint-Sauveur-Camprieu Val-d'Aigoual
Dourbies

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Camprieu est de type continental et montagnard, il se caractérise par des hivers très froids, la neige peut y être abondante. Les étés peuvent y être chauds avec des nuits relativement fraîches. Les orages d'automnes y sont souvent virulents.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom "camprieu" (Camp del Rieu) signifie "champ de la rivière" en occitan.

Selon le dictionnaire le Robert des noms propres et des patronymes, Pourcils correspond à pourceaux car ce vallon, boisé et parcouru par le Bramabiau, a toujours abrité des sangliers, ce qui est encore vrai de nos jours.

Les habitants de Saint-Sauveur-Camprieu sont des Candrivain(e)s.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, la commune a abrité un hameau de forestage à partir de novembre 1962, à destination de familles de harkis, précisément dans le hameau minier de Villemagne[2].

Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Saint-Sauveur-des-Pourcils, porte provisoirement le nom de Plan-des-Pourcils[3].
C'est en 1987 que la commune adopte le nom de Saint-Sauveur-Camprieu[3].

Saint-Sauveur-des-Pourcils[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur-des-Pourcils était jadis le hameau le plus important de la commune, avec le cimetière, ainsi que l’église et sa chapelle, attenantes au château. Situé sur un replat au-dessus du Bramabiau, le site est aujourd’hui entouré de versants boisés (voir le film-documentaire Aigoual, la forêt retrouvée de Marc Khanne)[4] non loin de Les Plos, une ferme de la Boissière.

Cette paroisse dessert aussi Villemagne, situé plus bas, et au-delà, les quatre hameaux de la rivière basse sur la vallée du Trévezel : Ribauriés, Mal-Bosc, les monts la Forgue et enfin, au-dessus, sur le plateau assiégé par tous les vents, Camprieu.

En 1885, l’évêque de Nîmes se rend à Saint-Sauveur-des-Pourcils pour la cérémonie de la confirmation. À son arrivée sur le plateau de Camprieu, le temps se gâte, il lui faut laisser sa voiture et emprunter un chemin abrupt qui le conduit à Saint-Sauveur en chaise à porteurs. Le temps changeant très vite, l’évêque et ses gens ont droit à un récital de pluie et bourrasque. L’évêque dans l'église dit alors : « Braves gens de Camprieu, ce n’est plus possible de continuer ainsi, si vous ne construisez pas une église sur le plateau, je renoncerai à venir donner le sacrement de confirmation à vos enfants ».

Ses propos sont pris au sérieux et Monsieur de Camprieu offre le terrain pour bâtir une église. Des pierres prises dans des moraines voisines servent à sa construction. Comme il n’y a plus d’argent pour acheter la cloche, celle de l'église de Saint-Sauveur-des-Pourcils est transférée, au détriment de ses habitants.

Le chemin des morts[modifier | modifier le code]

Camprieu n’ayant ni église ni cimetière, il fallait, depuis le Moyen Âge, descendre à dos d’homme les corps des défunts jusqu’à Saint-Sauveur-des-Pourcils. À la suite de la bénédiction du cimetière de Camprieu en 1872, le chemin des morts fut abandonné et la végétation reprit ses droits jusqu'à sa réhabilitation par les services de l’ONF.

L’église de Saint-Sauveur-des-Pourcils a été de plus en plus délaissée. Les fidèles de la rivière basse ne voulaient pas qu’elle meure. Comme dans beaucoup d’autres églises, on y supprime la « barrière » entre les fidèles et le chœur, la grille en fonte alternant épis de blé et raisins a longtemps « décoré » le bord d’un chemin. Mais des insectes, des pyrrhocoris, dits gendarmes ou masques africains, se sont installés en décembre 1969 et tombaient de la voûte, signe de la dégradation de celle-ci et le maire Jean-Guy Gondry a alors signé l’arrêté interdisant l'usage de l’église.

L’arboretum de Saint Sauveur des Pourcils[modifier | modifier le code]

Implanté autour du hameau, parmi la centaine d’espèces d’arbres dont les plantations furent réalisées entre 1900 et 1910 on peut trouver des séquoias, des sapins de Grèce, des épicéas d’Orient, des pins laricio de Corse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sauveur-Camprieu Blason D'argent au taureau de sable sur une terrasse du même, au chef aussi de sable chargé de trois étoiles d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1800 Jean Valette    
1800 1804 Joseph Rouzier    
1804 1808 Jean Valette    
1808 1812 Pierre Passet    
1812 1812 Pierre Vedrines    
1812 1815 Pierre Passet    
1815 1826 Joseph Benoît Bourelis    
1826 1832 Alban Valette    
1832 1835 Pierre Passet    
1835 1841 Antoine Arjailles    
1841 1860 Alexandre Benoit    
1860 1876 Sylvestre Viala    
1876 1878 Pierre Julien    
1878 1892 Barthélémy de Camprieu    
1892 1917 Emile Michel    
1917 1919 Eugène Pialot    
1919 1925 Jules Anthérieu    
1925 1929 Camille Pialot    
1929 1939 Henri Michel   Conseiller général
1939 1941 Louis Vedrines    
1941 1945 Henri Michel    
1945 1972 Jules Passet    
1972 1977 Jean-Guy Gondry    
1977 1983 Gabriel Canaguier    
1983 1995 Jean-Pierre Reilhan    
1995 2001 Guy Arjailles    
2001 2008 Bernard Castagnet UMP  
2008 En cours André Boudes    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 257 habitants[Note 1], en diminution de 5,17 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
306259389462555546466494456
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
493450480413481502467441418
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
436400405364536864434382302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
265218204201198188256270252
2016 - - - - - - - -
257--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Station de ski Prat Peyrot[modifier | modifier le code]

La station de ski de Prat Peyrot, qui se trouve à 9 km de Saint-Sauveur-Camprieu, se situe sur le massif de l'Aigoual (1 567 mètres) entre 1 280 et 1 480 mètres d'altitude. Elle est la propriété de la commune de Valleraugue et fonctionne en régie municipale. On y pratique le ski alpin (9 km), le ski de fond (60 km) ainsi que les raquettes et le chien de traineaux. Plus haut sur les terres arides (au-delà de 1 500 mètres), on peut y pratiquer le snowkite car le vent est souvent présent. En bas de la station, on trouve un chalet restaurant et un chalet hors-sac, des WC publics. La station dispose de 15 pistes de ski alpin (5 vertes, 6 bleues et 5 rouges), 7 pistes de ski de fond (2 noires, 1 rouge, 1 bleu et 2 vertes), 3 dameuses et une école de ski français, avec possibilité de cours individuels ou collectifs de ski de fond ou alpin et de snowboard pour les skieurs débutants ou plus perfectionnés, ainsi que 85 canons à neige pour pallier le manque de neige. L'hébergement et la location de ski se font à l'Espérou.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le lac du Bonheur ;
  • le chemin des Morts ;
  • L'abîme de Bramabiau ;
  • Église et hameau de Saint-Sauveur-des-Pourcils ;
  • Tous les étés ont lieu des manifestations à la Maison du Bois (exposition, atelier et animation) ;
  • Château de Coupiac. Édifié en 1793 par le comte de La Rue de Mareilles puis acquis au XIXe siècle par la famille Teissier du Cros[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Abderahmen Moumen, Du camp de transit à la cité d'accueil, in Fatima Besnaci-Lancou et Gilles Manceron (dir.), Les harkis dans la colonisation et ses suites, préface de Jean Lacouture, Éd. de l'Atelier, février 2008, (ISBN 978-2-7082-3990-6).
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. site personnel de Marc Khanne
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Archives de l'Académie des Hauts Cantons

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]