Jean Rochefort

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Jean Rochefort
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Jean Rochefort en avril 2013.

Naissance (85 ans)
Paris 20e, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Acteur
Réalisateur
Films notables Que la fête commence
Un éléphant ça trompe énormément
Le Crabe-tambour
Tandem
Le Mari de la coiffeuse
Ridicule

Jean Rochefort est un acteur français, né le dans le 20e arrondissement de Paris.

À l'instar de ses amis Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret, Jean Rochefort s'est peu à peu imposé comme une figure du cinéma français dès les années 1960. Reconnaissable à sa voix chaude et à sa moustache, il a joué dans près de cent douze films[1] (cent cinquante si l'on compte les téléfilms).

D'abord voué aux seconds rôles, notamment au côté de Jean-Paul Belmondo dans Cartouche, Les Tribulations d'un Chinois en Chine ou L'Héritier, il s'est imposé comme un acteur de premier plan dès 1972 avec son rôle d'Alexandre Boursault dans Les Feux de la Chandeleur, film où il a pour partenaires Annie Girardot, Claude Jade et Bernard Le Coq. Rochefort est ensuite au sommet de l'affiche de plusieurs films français notables, parmi lesquels Le Grand Blond avec une chaussure noire, L'Horloger de Saint-Paul, Que la fête commence, Un éléphant ça trompe énormément et sa suite, Nous irons tous au paradis, Le Crabe-tambour, Le Moustachu, Tandem, Le Mari de la coiffeuse, Ridicule, ou encore Le Placard. Alternant des rôles dans des films grand public et des films d'auteurs, il est devenu une figure emblématique du cinéma français.

Jean Rochefort a été plusieurs fois récompensé, avec deux Césars pour des rôles en 1976 et 1978, et un César d'honneur, couronnant l'ensemble de sa carrière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né à Paris[2], de parents bretons — Célestin Rochefort, cadre dans l'industrie pétrolière, originaire de Dinan, et Fernande Guillot, comptable[3] — Jean Rochefort grandit à Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale (à la Libération, il assiste au spectacle des femmes tondues, ce qui lui donnera une vision noire de la nature humaine[4]), puis à Vincennes. Enfant rêveur, il fait des études médiocres au lycée Corneille de Rouen, au collège de Cusset et au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés[3]. Il désespère son père, à l'opposé de son frère aîné Pierre qui intègre Polytechnique[5],[6] et devient ultérieurement ingénieur général de l'armement[7]. Après la guerre, à seize ans, il est embauché comme garçon de bureau à la Banque de France. Durant la même période, la famille Rochefort achète une résidence secondaire à Saint-Lunaire. Mais en 1948, à la suite d'une mésentente passagère entre ses parents, Jean et sa mère sont contraints de rester en Bretagne après les vacances estivales. C'est durant l'hiver de cette année-là que l'ennui le lie au fils de la marchande du bazar qui le persuade de prendre des cours de théâtre à Nantes, puis l'année suivante, de venir à Paris suivre à dix-neuf ans les cours à l'école de la rue Blanche[8]. Il entre ensuite au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris où il a pour condisciple Jean-Paul Belmondo, Claude Rich et Jean-Pierre Marielle, mais il apprend, le , qu'il n'est pas admis à concourir[3].

Après son service militaire en 1953, il travaille avec la Compagnie Grenier-Hussenot comme comédien durant sept ans. Il y est remarqué pour son aisance à jouer tant le drame que la comédie.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière au théâtre à l'âge de vingt-trois ans. Il se dit comblé par cette expérience car il a interprété des auteurs anglais comme Pinter et a eu des partenaires sublimes comme Delphine Seyrig[1].

Au cinéma, il connaît le succès dès 1961 avec Cartouche, puis avec Les Tribulations d'un Chinois en Chine en 1965. Porté par le succès, il enchaîne avec le tournage de trois épisodes de la série Angélique, marquise des anges, entre 1964 et 1966.

Au cinéma, il réalise deux courts-métrages documentaires, Rosine en 1973, qui témoigne de sa passion des chevaux, et suit les épreuves d'équitation d'une jeune cavalière à Coëtquidan, et T'es fou, Marcel? - Hommage irrespectueux comme tous les hommages en 1974, un portrait du comédien Marcel Dalio. Il se lie d'une forte amitié avec Philippe Noiret et Jean-Pierre Marielle.

Jean Rochefort en 2006.

L'année 1973 marque un tournant dans sa carrière. Il obtient un rôle dans L'Horloger de Saint-Paul. Jean Rochefort considère que ce film a fait de lui l'acteur qu'il allait être par la suite. Il explique que le réalisateur, Bertrand Tavernier, lui a appris à se détendre face à la caméra qui, auparavant, l'impressionnait[1].

Sa personnalité le conduit à jouer dans de nombreuses comédies célèbres, dont les deux diptyques du Grand Blond (1972-1974) et d'Un éléphant ça trompe énormément (1976-77), ainsi que La Grande Cuisine (1978). Mais il excelle également dans les rôles dramatiques, grâce auxquels il obtient deux Césars. Il reconnaît aussi avoir tourné dans nombre de « navets » pour assouvir sa passion des chevaux. Il appelle ces films les « films avoines »[1].

Il prête sa voix au doublage en français de nombreux films, notamment d'animation. Entre 1985 et 1988, il présente également Les Aventures de Winnie l'ourson, pour l'émission Le Disney Channel, diffusée sur FR3.

En 2000, il est « Don Quichotte » dans le projet de film inachevé L'Homme qui a tué Don Quichotte de Terry Gilliam avec Johnny Depp et Vanessa Paradis. Lors de ce tournage, qui tourne à la catastrophe, Jean Rochefort souffre d'une double hernie discale, l'empêchant à tout jamais de remonter à cheval. La production est arrêtée. En 2006, il participe au clip de Vincent Delerm, Sous les avalanches.

En 2007, il joue avec son fils Julien Rochefort dans un téléfilm adapté d'un conte de Guy de Maupassant, Hautot père et fils. Il participe également à l'album La Mécanique du cœur du groupe français Dionysos[9].

En 2008, il préside la cérémonie des Césars.

Équitation[modifier | modifier le code]

Son grand-père paternel fut cocher à Dinan avant de devenir éleveur de chevaux en Bretagne[8]. À la trentaine, au cours du tournage de Cartouche en 1962, il se découvre une passion pour les chevaux et l'équitation. Il est devenu depuis éleveur de chevaux et possède maintenant le Haras de Villequoy à Auffargis dans les Yvelines. Il affirme avoir mis une centaine de poulains au monde[1].

Sa passion équestre l'a amené à devenir également consultant pour France Télévision, pour qui il a commenté diverses épreuves équestres, dont celles des Jeux olympiques d'été de 2004, ainsi que la cérémonie d'ouverture.

Engagements et prises de positions[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1960 il épouse Alexandra Moscwa, dont il a deux enfants : Marie (1962) et Julien (1965). Après 20 ans de mariage, il divorce et vit pendant sept ans avec Nicole Garcia dont il a un fils Pierre (1981). Il épouse en secondes noces l'architecte Françoise Vidal avec qui il a deux enfants, Louise (1990) et Clémence (1992)[12],[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1950 et 1960[modifier | modifier le code]
Années 1970[modifier | modifier le code]
Années 1980[modifier | modifier le code]
Années 1990[modifier | modifier le code]
Années 2000 et 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

Clips[modifier | modifier le code]

Jean Rochefort à Saint-Malo en février 2009.

Publicités[modifier | modifier le code]

  • 2003 : Journées du handicap mental (TV)
  • 2008 : Première campagne de publicité pour les assurances Amaguiz (TV)
  • 2010 : Deuxième campagne de publicité pour les assurances Amaguiz (TV)

Réalisation[modifier | modifier le code]

Voix off et narration[modifier | modifier le code]

Jean Rochefort à la 36e cérémonie des César en 2011.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Livre audio[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Jean Rochefort Daniel Prévost à la 24e cérémonie des César en 1999.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Ciné télé Obs samedi 16 au vendredi 22 mars : Jean Rochefort, le magnifique. p. 6
  2. Selon le Who's Who et son extrait de naissance n° 20/1240/1930, Jean Rochefort serait né à Paris et non à Dinan.
  3. a, b, c et d Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte,‎ 1999, p. 1471
  4. Christophe Colera, La nudité : pratiques et significations, Cygne,‎ 2008, p. 141
  5. De la promotion X1946, cf. « Fiche de Pierre Rochefort », sur le site de l’Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 27 août 2015) ; y sont notamment indiqués sa date de décès — le  — et le corps de fonctionnaires qu'il choisit à sortie de l'École : le « génie maritime ».
  6. Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 27 août 2015), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX → Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Pierre Rochefort », résultat obtenu : « Rochefort, Pierre Fernand Paul (X 1946) ».
  7. D'après l’émission de France 2, Un jour, un destin diffusée le samedi , présentée par Laurent Delahousse. Est notamment mentionné dans cette émission que son frère Pierre vient rendre visite à Jean au retour du Jauréguiberry à Lorient, à la fin du tournage du Crabe-tambour.
  8. a et b Jean Rochefort, mémoires d'un breton de l'intérieur, Ouest-France, 30 Août 2014
  9. Sur le titre L'homme sans trucages.
  10. Émission pour les trente ans de Thalassa du 5 septembre 2005, France 3.
  11. « L'acteur Jean Rochefort rejoint les anti-corrida », Le 'Huffington Post.fr, 21 février 2013 (consulté le 26 juin 2015).
  12. « Jean Rochefort : "Je regrette d'avoir été un mauvais père" », Sasha Beckermann, Téléstar.fr, 6 août 2015 (consulté le 9 août 2015).
  13. Philippe Le Guay tourne Floride, sur le site cineuropa.org du 16 septembre 2014.
  14. Télé 7 jours no 1377, du 18 au 24 octobre 1986, p. 99, « Note critique : Un hommage flamboyant au Boulevard du crime. Une mise en scène insolente et une troupe de comédiens qui joue le jeu avec un bonheur évident. En tête, Jean Rochefort qui interprète avec panache le célèbre Robert Macaire. »
  15. « Jean Rochefort décoré du Mérite agricole », sur le site nouvelobs.com, publié le 14 septembre 2004 (consulté le 15 septembre 2014).
  16. Prix Henri Desgrange 2006, sur le site de l'Académie des sports.
  17. Nomination au prix Goya du meilleur acteur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]