Béatrice Dalle

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Béatrice Dalle
Description de cette image, également commentée ci-après
Béatrice Dalle au festival de Cannes 1999.
Nom de naissance Béatrice Françoise Odona Cabarrou
Naissance (53 ans)
Brest, Finistère, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession actrice
Films notables 37°2 le matin (1986)
La Vengeance d'une femme (1990)
Trouble Every Day (2001)

Béatrice Cabarrou, dite Béatrice Dalle, est une actrice française née le à Brest[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et enfance[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

À quinze ans et demi, Béatrice Dalle quitte Le Mans, ville où elle a grandi, pour rejoindre Paris. Fréquentant le milieu rock alternatif, elle est repérée par un photographe qui la fait poser pour la une du magazine Photo. Le cliché intéresse le directeur des auditions et futur agent artistique Dominique Besnehard ; ce dernier lui propose, en 1985, de donner la réplique à Jean-Hugues Anglade dans 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix. Dans le rôle de Betty, elle contribue au succès public et international du film : sa carrière cinématographique est lancée[2],[3].

Consécration[modifier | modifier le code]

Si, dans un premier temps, Béatrice Dalle fait essentiellement usage de son sex appeal (La Sorcière, Les Bois noirs)[4], elle parvient peu à peu à imposer son caractère entier à des réalisateurs de renom. Partenaire d'Isabelle Huppert en 1990 dans La Vengeance d'une femme, huis clos de Doillon, elle est ensuite demandée par les jeunes as du cinéma indépendant américain, comme Jim Jarmusch ou Abel Ferrara. L'actrice, dont la présence animale crève l'écran, devient une habituée des atmosphères sensuelles et tourmentées de Claire Denis, avec des films comme J'ai pas sommeil, Trouble Every Day (récit d'une passion cannibale qui secoue la Croisette en 2001), ou encore L'Intrus (2004).

Ne s'autorisant guère d'incursions dans des œuvres grand public (sinon La Belle Histoire de Lelouch), elle avoue en 2004 dans Libération : « Je ne lis jamais les scénarios, je ne connais pas le casting d'un film avant de le choisir : la seule chose qui compte, c'est le metteur en scène qui me demande de le rejoindre. Je veux des fortes personnalités, c'est mon seul critère de choix. » Égérie du cinéma d'auteur (17 fois Cécile Cassard de Christophe Honoré), elle tourne au Japon en 2001 dans le film expérimental H Story de Nobuhiro Suwa et accepte volontiers des seconds rôles taillés à sa mesure (Le Temps du loup de Michael Haneke, ou Clean d'Olivier Assayas).

En 2007, Béatrice Dalle est à l'affiche du polar Truands de Frédéric Schoendoerffer, puis du film d'horreur À l'intérieur (de Julien Maury et Alexandre Bustillo), où elle tient le rôle d'une femme prête à tout pour arracher un enfant, sur le point de naître, du ventre de sa mère. En 2010, elle joue le rôle de Gloria dans le film Bye bye Blondie d'après le roman de Virginie Despentes.

En 2014, elle joue dans la pièce Lucrèce Borgia mise en scène par David Bobée[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Vie sentimentale et amicale[modifier | modifier le code]

En 1985, elle épouse le peintre Jean-François Dalle, dont elle divorce trois années plus tard, mais garde le patronyme. Après une liaison avec Arno Klarsfeld[6] puis une longue liaison d'une dizaine d’années, avec le rappeur JoeyStarr, elle épouse le , à la prison de Brest, Guénaël Meziani, de 10 ans son cadet, incarcéré pour viol[7] et qu'elle a rencontré à cette même prison, sur le tournage de l'adaptation en film de Tête d'or par Gilles Blanchard[8]. En 2013, elle divorce de Guénaël Meziani, redevenu violent[9],[10]. Depuis, l'actrice est en couple avec un certain Eddy, professeur d’arts martiaux mixtes (MMA)[11].

Une amitié forte la liait à l'acteur Guillaume Depardieu[3].

Délinquance[modifier | modifier le code]

Condamnée en 1992 pour un vol de bijoux à Paris, puis en 1996 pour usage de stupéfiants (20 000 francs d'amende), elle est arrêtée en 1999 à Miami en possession de cocaïne.

Anthropophagie[modifier | modifier le code]

Début 2016, elle déclare dans des interviews avoir dans sa jeunesse mangé un morceau de cadavre alors qu'elle travaillait dans une morgue avec des « potes zicos » :

« une fois on s'était fait un plat, on voulait le manger parce qu'on avait pris un acide… Alors, tu sais, on peut bien couper des mains quand on pense à le manger… (...) On a goûté, c'était de l'oreille. Ohlala  ! C'est pas grave. De toute façon, le mec ne s'est pas plaint hein, il ne sait même pas que j'ai mangé ses oreilles ![12],[13] »

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 2 juillet 2018, elle apporte sur Instagram[14] son soutien[15] au braqueur Rédoine Faïd à la suite de son évasion du centre pénitentiaire de Réau, où il purgeait une peine de 25 ans de réclusion, notamment pour la participation au meurtre de la policière municipale Aurélie Fouquet en 2010.

Le président du Syndicat de défense des policiers municipaux lui répond alors par une lettre ouverte[16].

Travail artistique[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries TV[modifier | modifier le code]

Clips[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Livre audio[modifier | modifier le code]

  • Le Roman de Tristan et Iseut, lu par Béatrice Dalle, 4 CD, éditions Frémeaux, 2013.

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de naissance no 3421/1964 sur lesgensducinema.com
  2. « Anecdotes du film 37°2 le matin », sur Allociné.
  3. a et b Françoise-Marie Santucci, « La passion selon Béatrice », Libération,‎ (lire en ligne).
  4. De son deuxième film (On a volé Charlie Spencer), Béatrice Dalle dira dans une interview donnée au journal gratuit À nous Paris en juin 2007 que c'est le seul de sa carrière qu'elle regrette avoir tourné :

    « Tout pourri ce film ! Une merde ! Il (Francis Huster) a jeté le scénario dès le départ et a décidé de faire autre chose. Normalement, je n'en ai rien à faire, mais là, quand on te propose ensuite un film nul où tu te retrouves en lingerie à courir après un taxi… Aïe, aïe, aïe ! »

  5. « Hugo survitaminé au château de Grignan », Libération, 14 juillet 2014.
  6. Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, « Arno Klarsfeld, garde frontière de Nicolas Sarkozy », Le Monde, 30 juin 2006.
  7. (en) Biographie sur le site officiel.
  8. Thomas Sotinel, « "Tête d'or" : Claudel derrière les barreaux », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  9. Jordan Grevet, « Béatrice Dalle divorce », Closer, 11 mars 2013.
  10. P.S.B., « Le mari de Béatrice Dalle condamné à un mois de prison ferme », Voici, 14 mai 2013.
  11. Voir sur telestar.fr.
  12. « Béatrice Dalle dit avoir "goûté l'oreille" d'un cadavre », La Dépêche du midi, 1er février 2016.
  13. « Béatrice Dalle dit avoir "goûté l'oreille" d'un cadavre », L'Express, 1er février 2016.
  14. Citation issue de son compte Instagram :

    « Que Dieu te protège. Bravo Redoine Faïd, toute la France est avec toi, enfin moi en tout cas c'est sûr… Au revoir pénitentiaire, au revoir... Bordel, je vais danser le Mia pendant des heures pour fêter ça. »

  15. Marc Fourny, « “Bravo Redoine Faïd” : Béatrice Dalle crée la polémique », sur lepoint.fr, .
  16. Syndicat de défense des policiers municipaux, « Chère Dalle Béatrice [Redoine Faïd] », sur sdmp.net, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Aujard, Béatrice Dalle face à l'objectif, préface de Dominique Besnehard, éditions du Collectionneur, 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]