La Bastide-Puylaurent

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La Bastide-Puylaurent
Le monument aux morts
Le monument aux morts
Blason de La Bastide-Puylaurent
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Saint-Étienne-du-Valdonnez
Intercommunalité Communauté de communes Mont-Lozère
Maire
Mandat
Michel Teissier
2014-2020
Code postal 48250
Code commune 48021
Démographie
Gentilé Bastidois
Population
municipale
171 hab. (2014)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 36″ nord, 3° 54′ 22″ est
Altitude Min. 751 m – Max. 1 328 m
Superficie 24,19 km2
Localisation

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La Bastide-Puylaurent
Le centre du village

La Bastide-Puylaurent est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie. Ses habitants sont appelés Bastidois, Bastidoise.

La commune actuelle fut créée par décret du président de la République le 18 juin 1917 en remplacement de la commune de Puylaurent.[réf. souhaitée]

Géographie[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu de La Bastide-Puylaurent est le village de La Bastide se situant entre Villefort, localité située 24 kilomètres au sud ; et Langogne, cité sise 20 kilomètres au nord.

Une partie du village se trouve géographiquement sur le département de l'Ardèche (Rhône-Alpes), à savoir quelques maisons construites sur les communes de Laveyrune et de Saint-Laurent-les-Bains.

La commune s'étend sur 24,2 km2 et est entouré des communes ardéchoises de Laveyrune, Saint-Laurent-les-Bains, Laveyrune et lozériennes de Luc, Chasseradès, Prévenchères.

Les hameaux de La Bastide-Puylaurent[modifier | modifier le code]

  • Les Huttes où réside encore de nos jours une des plus anciennes familles du Gévaudan.
  • Le Thort et le « Palet de Gargantua ».
  • Les Gouttes où vécurent pendant de nombreuses générations les ancêtres paternels de Théophile Roussel, médecin, homme politique et philanthrope français.
  • Puylaurent, ancienne paroisse et chef-lieu de commune jusqu'en 1917.
  • Masméjean où fut retrouvée une des toutes premières victimes de la Bête du Gévaudan.

Les voies de communication[modifier | modifier le code]

Les communications entre La Bastide, Villefort et Langogne se sont effectuées durant des siècles par la voie Régordane. Cette voie d'origine celtique permettait aux Volces dont la « colonia Nemesensis » (Nimes) était la capitale, d'être en communication avec la « civitas Avrveritorum » (Clermont). Dès la conquête romaine du IIe siècle av. J.-C., elle prit une double importance économique et stratégique.

- Economique d'abord : l'essor du commerce avec l'arrivée des Romains faisait augmenter les échanges sur la voie Régordane. Des « théories » de muletiers convoyaient les vins du midi vers l'Auvergne et rapportaient les fromages et salaisons du Massif Central vers les plaines d'Occitanie.

Les Phéniciens la suivirent pour aller chercher de l'étain en Grande-Bretagne, métal qui leur était nécessaire à la fabrication du bronze.

- Importance stratégique : la voie Régordane longeait la frontière Est du « pays gabaliens » (province romaine d'avant la conquête de la Gaule par César, comprenant les Alpes, la vallée du Rhône, les Cévennes, le Languedoc et le Roussillon). Cette voie était dominée par le Camp de César à côté de Langogne.

Cette voie conserve un rôle stratégique lors de l'expansion franque contre la Burgondie et les Wisigoths d'Espagne qui occupaient la « Septimanie », au début du VIe siècle. La Septimanie était la partie sud occidentale de la Gaulle, longtemps occupée par les Wisigoths et appelée aussi Gothe.

La Régordane devient une partie de la Route Royale n° 106 de Moulins à Nîmes. Au fil des temps, elle devient la Route Impériale 106, la Nationale 106 et enfin la Départementale 106.

La liaison entre La Bastide et Saint-Laurent les Bains s'effectuait par un chemin partant de la Régordane, au niveau de la Grand'Halte de Trouillas. On retrouve encore de nos jours des traces de ce chemin dans les bois de la Pinède.Pendant cette même période, la liaison entre Langogne et Saint-Laurent les bains s'effectue en suivant la Régordane jusqu'à Rogleton, puis une voie romaine rejoint Saint-Laurent les Bains par la Felgère et la vieille tour. C'est une voie de communication importante puisque dans le première moitié du XIXe siècle, environ 300 mulets passaient chaque jour devant la Felgère.

Une première modification est apportée au tracé de cette route, peu avant 1835, dans sa partie la plus abrupte entre Saint-Laurent les Bains et le col du même nom, d'où l'on rejoint la voie romaine à La Felgère pour retrouver à Rogleton la Route Royale 106.

Une deuxième modification du tracé est réalisée, entre 1836 et 1837, entre le col de Saint-Laurent les Bains et La Bastide où la départementale n° 4 de l'Ardèche vient rejoindre la route nationale n° 106 (cette D 4 traverse le département de la Lozère sur une longueur de 700 mètres).

À la suite de ces deux transformations la route D 4 adopte, entre La Bastide et Saint-Laurent les Bains, le cheminement que nous lui connaissons aujourd'hui. La partie ardèchoise figure sur le plan cadastral établi, en 1842, mais aucune bifurcation vers Villefort n'apparaît entre l'Ardèche et la Lozère.

Ce n'est que beaucoup plus tard, vers 1880 et 1885, qu'est réalisée la déviation, à La Molette, de la nationale 106 qui évite la montée du Thort en suivant la Régordane. Cette déviation vient se raccorder à la D 4 de l'Ardèche, à son entrée dans le département de la Lozère au lieu aujourd'hui appelé « le croisement des routes ». Ainsi la partie lozérienne de la D 4 devient tronçon de la Nationale 106 puis du C.D. 906.

On assiste aujourd'hui à un retour aux sources puisque la dernière modification du C.D. 906, à partir de La Molette jusqu'au voisinage du « croisement des routes », adopte le cheminement séculaire de la Régordane en repassant au Thort.

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Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • L'Allier, rivière de force comparable à la Loire, est la 2e plus longue de France (421km) et prend sa source au Moure de La Gardille à quelques kilomètres.
  • Le Rieufret qui se jette dans l'Allier dans le village. Il séparait sous l'Ancien Régime le diocèse de Mende de celui de Viviers, le Gévaudan et le Vivarais (actuellement la Lozère et l'Ardèche).
  • La rivière Chassezac (85km), au sud de Puylaurent, principal affluent de l'Ardèche et sous affluent du Rhône
  • Le barrage de Puylaurent (le plus grand barrage construit en France à la fin du XXe siècle)

Histoire[modifier | modifier le code]

La Bastide au début du XVIe siècle était un village de sept ou huit maisons situées sur la rive droite de l'Allier.

Dans la partie gévaudanaise se trouvait la ferme habitée depuis plusieurs siècles par la famille Bastide (à qui pour certains a donné le nom au village) et qu'on appelle aujourd'hui « Trouillas ». La partie vivaroise, au-delà du Rieufret s'appelait Chambelongue. On y trouvait à gauche entre la route et la rivière, deux fermes importantes : celle des Barrial et celle des Valentins ; en face, de l'autre côté de la route les maisons Bresson et Astruc, enfin tout au fond du village, habitaient les Rieu, les Hébrard et les Chambonnet.

Tel était l'état du village d'après les terriers de 1609 ; et il s'est maintenu à peu près sans changement, sauf deux ou trois constructions nouvelles, jusqu'au plan cadastral de 1810.

À proximité de La Bastide, on trouvait, dans la vallée de l'Allier, la métairie des Huttes, habitées par les Barrel et depuis 1531 par les Ranc ; et dans la vallée du Rieufret, quatre mas ou maisons particulières qui sont des « maisons considérables » : la Courège, les Bories, Compan et la Felgère, il y avait aussi un hameau à Malataverne au sud de la chapelle de Saint-Thomas, aujourd'hui disparus.

Malataverne était un hameau de deux maisons situé dans les champs qui sont au sud-est de « la Pinède ». Les terres qui en dépendaient allaient depuis « le Bournet » jusqu'à l'Allier, et depuis le « vallat de Jullis » jusqu'au chemin de Saint-Laurent à Saint-Thomas, sauf quelques enclaves.

L'abbé des Chambons et le vicomte de Polignac en étaient co-seigneurs, suivant les reconnaissance féodales qui furent faites par Guillaume de Malataverne en 1331, par Guillaume Ribayrol et Hugues Nicolas en 1434. L'abbaye des Chambons possédait encore à La Bastide quelques terres : « le Feljadon » et « la Vayssière ».

Les auberges de La Bastide servaient de halte aux pèlerins, commerçants et transhumants qui suivaient la voie Regordane reliant Saint-Gilles (Gard) au Puy-en-Velay dans la Haute-Loire. La Bastide dépendait alors de la paroisse de Chasserades. La Bastide s'est fortement développée avec l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle : la jonction entre le réseau du bassin d'Alès et celui de l'Auvergne a créé une traversée nord-sud du Massif Central, dont a bénéficié le village, tant par l'arrivée de voyageurs venant estiver en montagne et en hiver faire du ski, que par le trafic marchandises (exportation de bois, transit de charbon).

L'établissement thermal de Saint-Laurent-les-Bains et l'abbaye Notre-Dame-des-Neiges ont participé aussi au développement du village.

Prieuré de Saint-Thomas de la Souche[modifier | modifier le code]

Près de la source qui coule au bord de la Régordane, au nord de La Bastide, était implanté un prieuré nommé Saint-Thomas de la Souche (ou de la source). Il y a plus de six siècles, les bénédictins de l'abbaye clusienne de Tornac, près d'Anduze, (monastère bien connu au Moyen Âge), possédant de grands troupeaux qui estivaient en Gévaudan, avaient été créés des établissements tout au long des chemins qu'ils suivaient dans leur transhumance. Le prieuré de Saint-Thomas était un de ces « pousadons ». L'emplacement n'est plus marqué que par une croix rustique, en face du cimetière actuel.

L'abbé Robert, curé de Puylaurent, enquêtant sur les lieux en 1728, pouvait encore reconnaître les vestiges de la chapelle et du logis avec quelques marques de fondements de 12 m sur 6, ce qui fait une superficie d'environ 72 m2. Le cimetière attenant (non paroissial) avait 17 m sur 12 soit environ 215 m2. Les religieux assuraient le service religieux pour les bergers, les muletiers, les passants, les transhumants et les habitants éloignés de leurs paroisses. Ils procédaient aussi à des inhumations. Ils bénéficiaient d'un revenus de 25 livres, 14 cartes de blé et une volaille et de diverses terres.

La Chapelle et hôpital sont nés très vraisemblablement ensembles, l'un entraînant l'autre. Les actes de notaires, selon qu'il s'agit de culte ou de soins à donner, peuvent mentionner les deux ou bien un seul. En 1470, seule la chapelle est mentionnée ; en 1630 : « chapelle et hôpital » et en 1639 : « chapelle, prieuré et hôpital ». Que faut-il entendre par « hôpital » ? Volontiers on traduirait le mot « hospitale » de la basse latinité par son sens de l'époque, tout comme son synonyme « diversorium » et nous dirions : gîte, logis, auberge. Il semble cependant que ce serait minimiser le but visé par la fondation de l'hôpital de Saint-Thomas de la Souche. Le religieux de Tornac, prieur en titre de la chapelle et de l'hôpital, était toujours l'infirmier du monastère. Cela suppose qu'il y avait une certaine organisation de soins à donner (des soins de dépannage ou de repos d'un jour ou deux avant de poursuivre la route. L'hôpital était encore signalé en 1636 et l'infirmier de Tornac en est le titulaire officiel.

Conspiration du comte de Saillans (épisode contre-Révolutionnaire) en 1792[modifier | modifier le code]

C'est dans l'auberge de Pierre Combe à La Bastide (paroisse de Laveyrune), que naquit et fut organisée, le 19 mai 1792, la fameuse conspiration.[réf. nécessaire]

Le but était de soulever tout le Midi, les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Aveyron, la Lozère, le Gard, les Bouches-du-Rhône, la Haute-Loire et Lyon, pour former une vaste barrière qui s'avancerait graduellement vers le nord, soutenue par les armées espagnoles d'un côté, par les troupes des émigrés de l'autre, barrière qui viendrait aboutir à la Vendée, à la Bretagne et au Rhin.

Le comte Philippe de Saillans fut présenté au comité de camp royaliste de Jalès par l'abbé Claude Allier.(1748-1793) (prieur de Chambonas-Ardéche, royaliste).

Début juin, le signal de la guerre civile est donné ; les hostilités commencèrent par le siège de château de Bannes et par le massacre, au village de Berrias, de quelques gardes nationaux.coupables d'avoir escorté un convoi de vivres destiné à la garnison du château, meurtre inutile, dont on se souviendra longtemps.

La guerre s'engagea. En même temps que les difficultés plus graves venaient se dresser contre les projets des royalistes, la discorde éclata entre l'abbé Allier et le comte de Saillans qui lui reprocha amèrement de l'avoir trompé.

Tandis que commençaient à arriver les troupes commandées par Châteauneuf-de-Randon et le général d'Albignac, les royalistes obligeaient la petite garnison du château de Bannes à capituler (8 juillet) ; en revanche, ils furent repoussés des Vans, expulsés de Saint-André-de-Cruzières, du château de Jalès, de Beaulieu et de Berrias.

Le 12 juillet, la défaite des conspirateurs fut complète.

Centre d'accueil polonais créé par la Croix-Rouge polonaise en 1940[modifier | modifier le code]

Ce centre est installé à l'hôtel Terminus et à l'hôtel Les Pins. Son effectif passe de 84 personnes, en novembre 1941, à 198, dont 90 enfants, en octobre 1941. Le 29 juillet 1942, son directeur Zbiggniev Malinoowki est recherché par la police judiciaire de Vichy, comme « terroriste dangereux ». Le 30 mars 1944, les troupes allemandes arrêtent 25 ressortissants polonais (25 hommes et 3 femmes) qui sont dirigés à partir de La Bastide sur Paris et Koenisbourg en Prusse Orientale comme « travailleurs ».

31 août 1944 : passage de la 5e division blindée à La Bastide.[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

La Bastide-Puylaurent

Le blasonnement de La Bastide-Puylaurent est : Parti: au 1er d'azur au chêne englanté d'or à trois racines et quatre branches passées en sautoir; au 2e d'argent à une paire de ski de gueules en pal, les semelles affrontées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de La Bastide-Puylaurent
Période Identité Étiquette Qualité
1806 1814 Pierre Guigon    
1814 1821 Jean-Antoine Vialle    
1821 1830 Simon André    
1830 1832 Adrien Chabalier    
1832 1843 Léon Chalbos    
1843 1863 François-Victor Chabalier    
1863 1881 Prosper Combe    
1881 1884 Prosper Evesque    
1884 1894 Frédéric Poudevigne    
1894 1896 Ludovic Bonnet    
1896 1900 Louis Guyot   conducteur
1900 1904 Léon Vialle   cultivateur
1904 1923 Casimir Enjolras   propriétaire
1923 1925 Baptiste Poudevigne   cultivateur
1925 1936 Henri Sahut   médecin
1936 1983 Jacques Sahut   médecin
1983 2001 Jean-Marie Vezon   agent équipement
2001 en cours Michel Teissier   architecte
Les données manquantes sont à compléter.

112 conseillers municipaux en 208 ans[modifier | modifier le code]

Les mandats de conseillers les plus longs[modifier | modifier le code]

  • Jacques SAHUT: de 1936 à 1983, soit 47 ans
  • Jean-Pierre FERRIER: de 1977 à 2014, soit 37 ans
  • Elie TEISSIER, 30 ans
  • Henri SAHUT, 28 ans

Les mandats de conseillers les plus courts[modifier | modifier le code]

  • Marie-Thérèse BARRIAL, (épouse Pernel), 9 mois
  • Christian GARREL, 9 mois
  • Didier PROUHEZE, 9 mois
  • Aimé SICARD, 9 mois.

Les femmes au conseil municipal[modifier | modifier le code]

  • Marie-Thérèse BARRIAL (épouse Pernel) : élue le 13 mars 1983, démission le 12 décembre 1983
  • Jacqueline SAUTEREAU (épouse Clément) : élue depuis le 11 juin 1995, adjointe aux élections du 12 mars 2001 et du 16 mars 2008
  • Danielle LOUCHE : élue depuis le 11 mars 2001
  • Marie-Hélène LOUCHE : élue depuis le 23 mars 2014
  • Peggy LOUCHE : élue depuis le 23 mars 2014

Rémunérations des élus de la Bastide-Puylaurent[modifier | modifier le code]

nombre mensuelle annuelle
Maire 1 646,25 euros 7 755,00 euros
Adjoint 3 250,90 euros 3010,80 euros
Total 4 897,15 euros 10 765,80 euros

Démographie[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent, La Bastide-Puylaurent, France.jpg

En 1789, la commune de Puylaurent comptait 291 habitants :

  • La Bastide : 68
  • Les Gouttes : 18
  • Les Huttes : 13
  • Masméjean : 79
  • Puylaurent : 65
  • Le Thort : 48


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 171 habitants, en augmentation de 1,18 % par rapport à 2009 (Lozère : -1,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210 300 190 175 218 262 268 285 271
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
282 276 252 348 291 351 357 325 313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
300 280 260 268 269 249 289 355 212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
345 242 191 176 183 157 172 175 171
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments touristiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent de Puylaurent[modifier | modifier le code]

Anciennement de Saint-Laurent du Fraisse, l'église, construite au XIIe siècle, dépendait du prieuré bénédictin de Prévenchères. L'entrée se fait au sud par un portail formé de trois voussures en plein cintre.

Un clocher-mur à deux baies surmonte le mur occidental. L'abside est ornée d'arcatures reposant sur des colonnettes aux chapiteaux ornés. La nef unique est voûtée en berceau et divisée en deux travées par un doubleau reposant sur des pilastres qui ont dû remplacer des colonnes.

Une chapelle voûtée d'ogives a été construite, sans doute au XVIe siècle, sur la première travée sud. L'abside est voûtée en cul de four et ornée de six arcatures dont les chapiteaux des colonnes sont ornés (feuillages, figures).

Propriété de la Commune, l'église est inscrite, par arrêté du 24 juin 1976, aux Monuments Historiques.

Le Palet de Gargantua[modifier | modifier le code]

Improprement désigné comme dolmen, le Palet de Gargantua se trouve à quatre kilomètres au sud de La Bastide, à proximité du hameau du Thort. En bordure du chemin de Régordane, du côté ouest, au sommet du talus, il se présente comme une énorme table de grès, ayant la forme d'un polygone presque régulier, à sept côtés, reposant elle-même sur d'autres dalles de grès à plat beaucoup plus petites.

L'ensemble est posé sur un terrain très décomposé. Le substrat est formé de schistes très friables, à cinq cents mètres, à l'ouest, d'une zone granitique. La singularité de ces blocs fait penser que l'on a affaire à un dolmen. La tradition populaire le désigne sous le nom de « Palet de Gargantua » et sur le plan cadastral de la Bastide-Puylaurent, le lieu-dit s'appelle « Lou Palet ».

Il est placé au point où la Régordane franchit le ligne de faîte du Massif Central, à vingt mètres environ du versant méditerranéen, sur la pente donnant vers l'Allier, versant Atlantique.

Le palet a pour dimensions 3,75 × 3,25 m selon les axes. Il a une épaisseur régulière de 0,32 mm. La face supérieure de la table présente en son point central une cupule ronde de 0,10 m de diamètre, prolongée par une rigole longue de 1,10 m, large de 0,01 à 0,02 m pour une profondeur identique, rigole aboutissant au bord de la table. Pour creuser cette rigole, l'homme a utilisé une fissure naturelle dans le blanc de grès, qu'il a agrandi et poli. A 0,40 m de la cupule centrale, en direction sud-ouest, on rencontre une seconde cupule, allongée, dont la partie centrale est étroite et plus profonde (0,06 m) et qui est également polie.

Autrefois, on voyait une croix en pierre, maintenue par un socle en granit ou en grès qui occupait tout l'angle sud-ouest de la table. Le fait qu'une croix ait été posée sur cette table apparaît comme une marque de christianisation du monument. A-t-il auparavant servi de support à des cérémonies païennes ? La tradition, rapportée par les anciens, en fait une table à sacrifices.

Le toponyme « palet » est souvent lié à des monuments mégalithiques, dolmens ou menhirs, ainsi que leur attribution à Gargantua, le géant mythique définitivement attaché à la Régordane. Le fait le plus intriguant, c'est la présence de cette énorme table de grès sur un sol dont la nature géologique est absolument différente (schistes primitifs). Les grès d'où elle est tirée sont des arkoses (éléments constitutifs du granit, roulés et agglomérés par un ciment silicieux). Selon toute vraisemblance le Palet du Thort a été tiré de bancs de grès affleurant sur la « Champ » qui domine Saint-Jean de Chazorne entre les profondes vallées du Chassezac et de la Borne.

Un ancien chemin, qui correspond d'assez près à l'actuelle « route des barrages », parcourt ce plateau du sud-est au nord-ouest, s'élevant peu à peu de 910 à 1 000 m d'altitude en suivant la ligne du faîte du plateau pendant sept kilomètres. A La Molette, il rejoint la Régordane, en montant encore de 1 000 à 1 300 m pendant les trois derniers kilomètres qui le séparent du Thort. Le transport de cette dalle, sur environ dix kilomètres, était donc possible, même aux temps préhistoriques, compte tenu d'exploits de ce genre réalisés ailleurs par ces mêmes tribus de constructeurs de mégalithes.

Deux campagnes de sondages ont été réalisées en 1984 et en 1985 par le Groupe Alésien de Recherches Archéologiques. Il a pu ainsi être défini une fosse, en forme d'entonnoir conique, butant sur de gros blocs ayant pu servir à la limiter. Son remplissage a révélé quatre couches (du haut vers le bas). Sur un mètre d'épaisseur environ, les sédiments occupant la fosse étaient constitués de graviers, de cendres de débris de charbon de bois. Ils renfermaient un matériel archéologiques qui a permis une datation de ce remplissage :

  1. des débris de tuiles plates à rebords et de tuiles demi-rondes, très fiables, de couleur rouge brique et jaune clair, identifiées comme étant des tuiles gallo-romaines ;
  2. des fragments d'une céramique noire, indigène, modelée, ou grise, faite au tour. Un fond porte une inscriptions (XII) tracée à la pointe sèche (peut-être la signature d'ouvrier illettré) ;
  3. un fragment de la panse d'un bol, a vernis rouge très adhérent, est typique : il s'agit de la céramique de La Graufesenque et prouve que le remplissage de la fosse couverte par le Palet a été effectué après le IIe siècle apr. J.-C., donc qu'un creux abrité par le Palet existait à l'époque gallo-romaine. A quelle époque cette fosse fut-elle creusée ? Rien, dans les documents exhumés, n'a permis de le préciser. Aucun élément n'est venu étayer l'hypothèse que le Palet du Tort soit un dolmen. Il a donc pu être un monument à caractère cultuel. L'excavation sous le Palet a pu servir d'abri et héberger peut-être un de ces esclaves qui travaillaient pour le compte d'une exploitation métallurgique attestée à proximité. De toute façon, cette fosse a été comblée postérieurement à la période gallo-romaine.

Transports[modifier | modifier le code]

Située au point culminant de la ligne des Cévennes (Clermont - Nîmes), la gare SNCF de La Bastide-Saint-Laurent-les-Bains est en même temps l'extrémité est du barreau lozérien reliant, via Mende, cette ligne à la ligne des Causses (Clermont - Béziers).

Les rames montante et descendante du Cévenol Paris - Marseille s'y croisent. Plusieurs circulations TER relient Mende à Nîmes et Montpellier, directement ou avec changement à La Bastide-Saint-Laurent-les-Bains.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. R. L. Stevenson, Voyage avec un âne dans les Cévennes, Flammarion, (ISBN 2-08-070601-2), « Notre-Dame des Neiges »

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