Saint-Nazaire-des-Gardies

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Saint-Nazaire-des-Gardies
Image illustrative de l'article Saint-Nazaire-des-Gardies
Blason de Saint-Nazaire-des-Gardies
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Quissac
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont cévenol
Maire
Mandat
Pierre Mazauric
2014-2020
Code postal 30610
Code commune 30289
Démographie
Population
municipale
80 hab. (2014)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 50″ nord, 4° 01′ 06″ est
Altitude Min. 83 m – Max. 194 m
Superficie 11,29 km2
Localisation

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Saint-Nazaire-des-Gardies est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a connu une occupation néolithique et antique[1]. À l'époque historique, la première mention de Saint-Nazaire-des-Gardies remonte à 1384[2]. En 1307, le prieur de l'église de Saint-Nazaire-des-Gardies est le seigneur des Gardies. La première mention du château des Gardies date de cette période. Le château, situé au mas des Gardies, sera habité jusqu'au XVIIe siècle par les seigneurs de Saint-Nazaire, puis occupé par les fermiers du domaine. Ces grands domaines se consacrent à l’élevage des bêtes à laine. Les conflits sur le prélèvement de droits de péage témoignent de la situation de la commune sur le passage des drailles à moutons, entre Anduze et Sommières et entre Quissac et Anduze.

À la Révolution, Saint-Nazaire-des-Gardies est amputée de Canaules. La propriété de l’église et des biens attenants est transférée à la commune : les bâtiments ecclésiastiques sont vendus, et l’église affectée au culte protestant. Au XIXe siècle, la commune est marquée par la culture du mûrier, apparu à Canaules dès le XVIIe siècle. L’activité des mas passe de l'élevage du mouton à la culture du mûrier et à l’élevage des vers à soie, ce dont témoignent les nombreuses traces d’aménagement de magnaneries dans les édifices du territoire. La vigne succède à l’élevage des vers à soie, en coexistant avec une polyculture qui persiste. Une petite cave est bâtie à Sillargues, une gare au mas des Gardies en 1881. La mairie-école est bâtie en 1884. La modernisation de la commune se poursuit avec son électrification en 1929, et avec l’adduction d'eau conduite en 1936 par le Syndicat Intercommunal de Saint-Nazaire, Logrian et Saint-Jean-de-Crieulon[3],[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Nazaire-des-Gardies Blason D'azur à la croix d'or cantonnée de douze glands du même, trois dans chaque canton ordonnés en orle.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Geneviève Cazaly DVG  
mars 2014 en cours Pierre Mazauric PS Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Les résultats électoraux établis à Saint-Nazaire-des-Gardies sont relativement en conformité avec ceux relevés dans le reste du pays. Les Saint-Nazarans ont plutôt tendance à voter à gauche comme le témoignent les élections législatives de 2002 et les élections législatives de 2012Damien Alary (PS) obtint 55,77 % et William Dumas (PS), 69,70 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 80 habitants, en augmentation de 3,9 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
105 125 138 79 109 81 108 107 119
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
133 114 112 101 96 112 120 118 125
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
118 112 109 102 109 109 108 103 88
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
90 100 71 77 64 80 81 80 80
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et le mas de l'église : l'église, qui fait également office de temple, est un ancien prieuré de l'abbaye de Tornac. Elle est abandonnée à partir du milieu du XVIe siècle, la paroisse étant majoritairement protestante. Le mas actuel est construit en partie dans les arcs boutants de l'église[9].

Le mas des Gardies (privé, ne se visite pas) : la tour médiévale est intégrée dans un grand bâtiment postérieur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte archéologique de la Gaule, le Gard, Michel Provost et alii, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1999
  2. Dictionnaire topographique du Gard, Germer-Durand, 1868
  3. Saint-Nazaire-des-Gardies, une ancienne paroisse du Languedoc, Robert Gras
  4. Le Salavès. Étude monographique du Canton de Sauve. Pierre Clément - 1953
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. BOURGUET Jack, Le prieuré de Saint Nazaire des Gardies, Nimes, Conseil général, , 91 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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