Molières-Cavaillac

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Molières-Cavaillac
Image illustrative de l'article Molières-Cavaillac
Blason de Molières-Cavaillac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Viganais
Maire
Mandat
Roland Canayer
2014-2020
Code postal 30120
Code commune 30170
Démographie
Gentilé Moliérois : molieres-cavaillac.fr
Population
municipale
939 hab. (2014)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 35″ nord, 3° 34′ 37″ est
Altitude Min. 235 m – Max. 753 m
Superficie 7,71 km2
Localisation

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Molières-Cavaillac

Molières-Cavaillac est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Molières-Cavaillac est une commune de la communauté de communes du Pays Viganais.

Bâti sur un éperon rocheux calcaire, le village de Molières domine la plaine de Cavaillac. Le village est traversé par la rivière Arre et son affluent le Coudoulous.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bréau-et-Salagosse Rose des vents
Bez-et-Esparon N Avèze
O    Molières-Cavaillac    E
S
Arre Montdardier Pommiers

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1162, le village de Molières est désigné sous le nom de ecclesia de Molieryiis puis en 1384 par Moleriae.

En 1250, Cavaillac est désigné par Territorium de Cavallaco.

D'abord appelée Molières, c'est en 1894, que la commune prend définitivement le nom de Molières-Cavaillac pour la différencier de Molières-sur-Cèze (autre Molières gardois).

  • Provençal Mouliero, languedocien Mouièiro, du roman moliera, molieyra, du bas latin moliera[1].
  • Provençal Cavia, du bas latin Cavalhacum, Cavallacum[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune de Molières-Cavaillac est traversée par l'ancien chemin des Rutènes. Cette ancienne voie reliait les Volques Arécomiques et les Rutènes. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des éléments d'implantations gallo-romaines sur la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'église du village semble, par ses murs épais, sa position centrale, la hauteur et l'importance de son clocher, un petit ensemble fortifié.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1562, les Moliérois se convertissent massivement à la Réforme. L'église est transformée en temple.

Le 22 mai 1656, le très catholique Pierre de Montfaucon, baron d'Hierle, établit dans le village une trentaine d'hommes avec armes et provisions. Le 28 mai, les bourgeois et paysans d'Aulas et Bréau-et-Salagosse, voulant mettre fin aux brigandages de cette troupe, prennent d'assaut le fort et jettent les bandits au cachot.

Plusieurs carrières de pierres sont exploitées à cette époque, alimentant ainsi les chantiers des alentours.

L'activité des moulins est importante au XVIIe siècle : moulins à céréales, à huile, à foulons (pour la confection des draps de laine).

En 1751, s'installe au Mas Cavaillac une importante papeterie qui produit des cartons d'emballages vendu dans tout le Languedoc.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

C'est au XIXe siècle que l'économie de Molières-Cavaillac est en plein essor notamment grâce à l'exploitation des mines de houille. Ces gisements sont connus et exploités dès le XIVe siècle. En 1783, le sieur Nicolas, obtient le privilège exclusif d'exploitation. Les mines de Cavaillac sont très difficiles à exploiter du fait des nombreuses inondations des galeries. La houille qui est extraite sert alors essentiellement aux filatures.

L'activité textile par le biais des filatures de soie était très importante.

De nombreux mas avaient aussi une importante activité agricole (Mas Rivière, Mas Rouge...).

Depuis les années 1970, la plaine de Cavaillac se construit et les vergers ont laissé la place aux habitations résidentielles et hangars d'activités artisanales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 M. Geoffroy    
1995 en cours Roland Canayer PS Président de la communauté de communes
conseiller général de 2004 à 2011
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 939 habitants, en augmentation de 2,85 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 662 672 653 705 734 755 776 740
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
687 747 713 681 663 640 632 623 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
606 654 682 513 478 518 504 419 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
364 358 504 617 705 800 921 913 939
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Une maison de repos "Les châtaigniers" est installée dans la plaine de Cavaillac.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Plusieurs constructions témoignent de l'activité industrielle et agricole de la fin du XIXe siècle :

  • Filature Pelenc. Existante dès 1840, agrandie tout au long du XIXe siècle. Une centaine d'ouvriers y travaillaient vers 1900. Fermeture en juillet 1957. Elle abrite aujourd'hui la mairie annexe et une salle des fêtes.
  • Ancienne papeterie en activité de 1751 à 1837. Transformée en filature puis en mas agricole. Aujourd'hui transformée en appartements et bureaux.
  • Ancienne usine ProGil. Industrie d'extraction du tannin du châtaignier installée en 1893. Fermeture en 1955. Aujourd'hui les locaux abritent une importante scierie.
  • Puits Sainte-Barbe et Mines des Lachs.
  • Maison et filature Parlongue. Filature en activité de 1837 à 1914. En partie démolie en 1934 pour faciliter le tracé de la D999, elle conserve un style original rappelant les demeures toscanes.

Des chemins en calade, des lavoirs et un ancien moulin à huile sont en cours de réhabilitation.

La tourette. Tour bâtie en calcaire vers 1860 par des bergers.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste dont les fondations datent du XIIIe siècle.
  • Temple de l’Église Protestante Unie de France, bâti en 1826.
  • Salle paroissiale protestante, ancienne chapelle hinschiste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Parlongue (1770-1849), ancien maire de la commune, propriétaire de la filature Parlongue.
  • Marcel Pelenc (1898- ), ancien maire de la commune, patron de la filature Pelenc. Bertin Barral (1904-2006), gestionnaire de la ferme exemplaire du Mas de Buisson.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Molières-Cavaillac Blason D'argent, à une fasce d'azur, chargée de trois besants d'or[6],[7].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 358, t. 2 et p. 507, t. 1
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 137-138 et p. 51
  7. « Blason de la commune », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 5 mai 2015)