Peyremale

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Peyremale
Église romane de Peyremale.
Église romane de Peyremale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Rousson
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes
Maire
Mandat
Bernard Pertus
2014-2020
Code postal 30160
Code commune 30194
Démographie
Gentilé Peyremalencs
Population
municipale
287 hab. (2015 en augmentation de 1,06 % par rapport à 2010)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 05″ nord, 4° 03′ 46″ est
Altitude Min. 162 m
Max. 619 m
Superficie 8,62 km2
Localisation

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Peyremale (Pèiramala en occitan) est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Elle fait partie de l'aire d'adhésion (la zone centrale) du parc national des Cévennes et de la zone de transition de la réserve de biosphère des Cévennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village cévenol étendu aux confins de la Lozère et de l'Ardèche, Peyremale est situé dans le Nord du département du Gard, entre Génolhac et Saint-Ambroix. Il se trouve dans la vallée de la Cèze, qui traverse le village avant de recevoir son affluent le Luech sur la commune également.

Ses habitants sont les Peyremalencs et Peyremalencques[1].

Lieux et hameaux[modifier | modifier le code]

La petite commune de Peyremale inclut de nombreux hameaux. Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

C

  • le Chambonnet*, D453
  • Chanet*, chemin de la crête de Pertus (est du Chambonnet)
  • Chatusse, D386
  • Clamoux, D453
  • le Claux, D453
  • Courtes, D386

D

  • les Drouilhèdes, D386

E

  • Les Eygalières*, D29
  • l'Elzière, D17

F

  • La Fabrègue*, col des Quatre Chemins

M

  • le Mas Arnal, D453
  • le Mas Bladier*, D453
  • le Mas Bordel, vallée du Rieu-Sec
  • le Mas Dardaillon, D386
  • le Mas Herm, D17
  • Mercoire, D453

N

  • les Nogiers, D17

P

  • le Puech*, D453

R

  • le Ranc, D386
  • Rastel, D386

S

  • les Selves*, D17
  • le Serre, D17

T

  • le Tourrel, chemin à partir de l'Elzière
  • les Traverses, D386
  • le Trental*, vallée du Rieu-Sec

Des mas isolés, souvent éloignés les uns des autres, s'élèvent sur tout le Peyremalès, entre Portes, Bordezac et Sénéchas.

Ces lieux et hameaux sont situés entre 160 et 620 m d'altitude et sont disséminés soit en bordure des rivières de la Cèze et du Luech, soit en bordure de la montagne cévenole. Tous les lieux habités sont installés sur les flancs Est des crêtes ou sommets, sauf le Puech qui est sur une crête et les Drouilhèdes et Chambonnet installés sur des replats du fond de vallée de la Cèze[2]. Les maisons cévenoles typiques de Mercoire, avec leurs pierres en schiste et leurs tuiles romaines, remontent au Moyen Âge. Le Puech, autrefois fortifié et surplombant à 443 m d'altitude la route de Portes (D453) au niveau de Clamoux, domine de presque 250 m la vallée du Rieu-Sec sur son côté est et celle du Luech sur son côté nord-ouest ; ses ruelles intérieures voûtées sont du même schiste rouge que les maisons. Le hameau de l'Elzière était déjà mentionné en 1414, où deux familles ou plus travaillaient la terre et élevaient des moutons[3].

La mairie est située au Claux à 220 m d'altitude.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entouré par les communes de Bordezac, Bessèges et Chambon, Peyremale est situé à 19 km au Nord-Ouest d'Alès la plus grande ville aux alentours.

Communes limitrophes de Peyremale
Chambon Bordezac Bordezac
Chambon Peyremale Bordezac
La Vernarède Bessèges Bessèges

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le village de Peyremale est situé dans les Cévennes, mais la topographie n’est pas homogène dans l'ensemble de cette région naturelle où le relief s’étage entre 200 et 1 700 mètres d’altitude. Les vallées cévenoles des basses Cévennes, où se trouve Peyremale, alternent crêtes étroites et vallées profondes et encaissées. Le territoire de la commune et environnant est surtout montagneux.

Peyremale, c’est surtout un pays de schiste - tantôt de schiste et parfois de granite, que les lauzes recouvrent bien souvent. Les sentiers y glissent à travers les forêts de châtaigniers, plongeant vers les rivières avant de rejoindre les sommets.

Son paysage a été entièrement redessiné par la main de l’homme qui y a créé les faïsses, terrasses aménagées pour la culture de la vigne, des mûriers et des céréales.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivière du Luech à Peyremale
Rivière du Luech, entre les hameaux du Claux et du Mas Herm

Deux rivières traversent le village, où elles confluent : la Cèze et le Luech.

Le ruisseau de Rieu-Sec (2,8 km) coule entièrement sur la commune et, affluent de la Cèze, conflue avec cette dernière en rive droite au niveau des Nogiers, immédiatement en aval du bourg[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Gard.

Description générale[modifier | modifier le code]

La commune dépend du centre météorologique de Nîmes.

Le climat de Peyremale correspond au climat des Cévennes, qui est de type méditerranéen[5] et qui devient montagnard en fonction de l'altitude.

Les contrastes géographiques prononcés (différences d'altitude) jouent sur les tendances climatiques et le climat se caractérise par de fortes précipitations qui peuvent être accompagnées d’orages : on parle alors d'épisodes cévenols (ou effet cévenol)

Le climat est plus clément que celui des districts proches du mont Aigoual. L'influence de la Méditerranée est beaucoup plus sensible : les hivers et les automnes y sont doux et, la sécheresse estivale est parfois importante.

Données[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Peyremale 2669 762 3 23 11
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Données climatiques à Nîmes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 3,4 5,1 7,8 11,2 14,9 17,7 17,2 14,7 10,8 5,9 3 9,5
Température moyenne (°C) 6,3 7,7 9,9 12,8 16,6 20,5 23,7 23 20 15,4 10 6,9 14,4
Température maximale moyenne (°C) 10,3 11,9 14,7 17,8 21,9 26,2 29,8 28,9 25,3 20 14 10,7 19,3
Ensoleillement (h) 143,5 147,4 203,1 227,6 267,8 310,2 353,8 315,3 236,6 186,8 143,9 133 2 668,9
Précipitations (mm) 67,7 70,7 55,9 59,2 60,9 38,6 25,3 51,6 66,8 131,9 69,2 64,1 761,9
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Nîmes de 1961 à 1990[6].


Toponymie[modifier | modifier le code]

Issu de l'occitan pèira, signifiant « pierre ».

Peyremale : Petra mala « mauvais pavé » [7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.

Blason de la ville de Peyremale (30).svg

« D'azur au cor de chasse d'or, lié d'argent, accompagné de trois molettes du même remplies aussi d'or[8]. »

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Période moderne[modifier | modifier le code]

La potence à Peyremale, en 1602[modifier | modifier le code]

Un article datant de 1602, intitulé : « Redressement de potances ou fourches pathibulayres en la vrai juridi(cti)on du S(eigneu)r de Chamborigaud au mand(emen)t de Pieremale, trouvé dans les archives notariales, atteste que vers le milieu du XVe siècle messire Jean de Chasteauneuf de Randon, seigneur d’Alès et de Peyremale, aurait fait planter trois fourches au-dessus du roc de François pour y faire exercer la haute justice, c'est-à-dire y faire « punyr & executer les délincquants dud(it) mandement de Pieremale & Chamborigaud ». Ainsi le seigneur local du XVe siècle avait droit de haute et basse justice, dont la peine de mort - exécutée en principe toujours après confirmation du jugement par des juges royaux[9].

La peste à Peyremale : 1629, 1720[modifier | modifier le code]

En 1629, année de la paix d'Alès entre le pouvoir et les protestants, la peste noire sévit dans le Sud de la France. Arrivée par bateau à Marseille, elle a fait 6 000 morts à Lyon (et quantités de morts dans maints autres endroits de la France du Sud) en 1628 avant de s'imposer lourdement l'année suivante dans les Cévennes via Largentière, Joyeuse et Les Vans. Les villes semblent les plus touchées, avec leur plus grande concentration de population ; Peyremale semble avoir été peu atteint cette fois - les records notariaux concernant la commune portent témoignage de grande peur mais de relativement peu ou pas de décès relevant de cette contagion. Il est fort possible que l'éparpillement et l'éloignement des hameaux les uns des autres aient eu un rôle salutaire au milieu de cette hécatombe nationale ; on peut aussi penser à une relative autarcie et, conséquence de celle-ci, peu de mouvements de population nécessaires à l'expansion de la contagion[10] .

La situation est tout autre quand, un siècle plus tard, une autre épidémie de peste noire se répand - venant également de Marseille où le navire Grand-Saint-Antoine l'a amenée de Damas (Syrie) en mai 1720. Une grande quantité de châtaigniers ont gelé pendant l'hiver particulièrement froid de 1708-1709[11] ; les mûriers ont commencé à les remplacer. La fabrication de la soie commence juste son extraordinaire développement dans les Cévennes[12], qui fait passer la région d'une économie de subsistance à une économie de marché - avec son corollaire : plus de déplacements de personnes et de transports de marchandises. Cette fois, Peyremale est si durement touché qu'en 1722, lorsque le diocèse d'Uzès accorde une diminution des impositions de 30 000 livres pour toutes ses paroisses, « Peiremales, Seneschas, le mas Vert et Malenches » se voient ensemble attribuer quelque 1 665 livres - une des plus grosses diminutions du diocèse derrière Génolhac, Malons, Gravières et Les Vans[13].

L’inondation du 9 septembre 1772[modifier | modifier le code]

Certains se souviennent des plus fortes inondations du XXe siècle, celle de 1958, notamment à Peyremale, lorsque la Cèze monte, le moulin du Grand Tournant peut rapidement disparaître sous les eaux. C’est ce qui survint en 1772. Absent de chez lui au moment du débordement de la Cèze, il est facile d’imaginer la terreur du meunier Paul Chamboredon, revenant quelques heures après la terrible crue du 9 septembre 1772. Dans ce drame, « il eut le malheur de perdre sa femme avec cinq enfants que l’eau entraîna avec le plus haut étage dudit moulin et tous ses effets, au moyen de quoi il se trouve réduit dans le plus triste état & dans une mandicité affreuse ». Paul Chamboredon tenait le moulin en inféodation depuis plusieurs années.

Si son nom a été oublié depuis – à l’instar du moulin du Deneyriel au Mas Herm –, on l’appelait réellement moulin de coste (côté) ou moulin du Malpas, mauvais pas, endroit par où il est dangereux et difficile de passer. Construit au début du XVIIe siècle, il appartenait alors au haut et puissant seigneur messire Anthoine Hercule de Budos, marquis de Portes, qui l’affermait à Yzac Jaussal. En 1630, la marquise de Portes Louise de Crussol, veuve de son mari tué l’année précédente au siège de Privas, promettait « de faire accommoder et rendre le(dit) moullin rouant et battant », prévoyant que si « par inonda(ti)on & ravages d’eaux led(it) moullin viendroit à tomber ou se desmolir en bloct ou en partie, ledict Jaussal ne sera tenu en aulcune faisson du dommage et perte d’icelluy ». Certes, l’on n’ignorait pas les conséquences d’une crue extraordinaire…[9].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Création de la mairie de Peyremale en 1830[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la Révolution, Peyremale est amenée à se rattacher à la municipalité de Portes. Une partie de Peyremalencs mécontents se ligue pour exiger la distinction du village de la commune voisine, arguant que : « (…) depuis trop longtemps, la communauté de Peyremale avait le malheur d’être réunie avec celle de Portes pour le fait des impositions, que depuis trop longtemps aussi Portes était habitée par des nobles, des seigneurs et des gens d’affaires qui avaient su créer et se conserver une prépondérance et une domination sur les timides habitants de Peyremale dont ils faisaient le plus abusif et le plus blâmable usage vis-à-vis de ceux-ci. » À cette pétition, rédigée le 17 avril 1790 par le notaire Joseph Jaussaud, les membres du Directoire du département du Gard transigeront âprement, déclarant « nulle et comme non avenue la municipalité formée dans le lieu de Peyremale. »

Résignés, les habitants de Peyremale devront donc ”monter” à Portes pour déclarer les naissances de leurs enfants, les décès de leurs proches, ainsi que pour se marier civilement. Ce n’est effectivement que le 27 juillet 1830 que le village sera enfin érigé en commune. Les premiers maires seront François Régis Jaussaud, fils du notaire évoqué plus haut, puis Balthazard Draussin qui, dès le 1er janvier 1831, enregistrera les naissances d’Alix Philippine Dugas et de Joseph Julien Platon, nés respectivement à 8h et 11h du matin aux Drouilhèdes, ce premier jour de l’an[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2015, la commune comptait 287 habitants[Note 1], en augmentation de 1,06 % par rapport à 2010 (Gard : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1876
687 1 026 1 139 777 777 732 702 680 650
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
626 671 670 646 588 628 572 508 468
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
441 419 432 406 404 371 305 274 273
1999 2006 2011 2015 - - - - -
281 273 290 287 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Peyremale en 2007[18] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
Avant 1917
0,7 
17,3 
1918-1932
18,6 
30,8 
1933–1947
30,7 
21,1 
1948-1962
23,6 
8,3 
1963-1977
12,9 
12,8 
1978-1992
5,7 
9,8 
1993-2007
7,9 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1945 mars 1959 Émile Chamboredon    
mars 1959 mars 1983 Jean Chamboredon    
mars 1983 mars 2001 Georges Lopez    
mars 2001 mars 2008 Évelyne Xavier    
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Pouly    
mars 2014 en cours Bernard Pertus SE Retraité Fonction publique

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes des Cévennes Actives, créée en 1999 et fusionnée en 2013 à la communauté de communes Cèze-Cévennes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Peyremale est jumelée avec la commune de Jaworzyna Śląska, en Pologne.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie, emploi et tourisme[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de commerce dans le village. Un boulanger et un boucher ambulants desservent la commune régulièrement.

Il y a cependant deux restaurants et quelques artisans comme une entreprise de maçonnerie et une miellerie.

Le tourisme rural et le tourisme de randonnées (plusieurs circuits pédestres) connaissent un essor depuis une dizaine d'années. On trouve sur la commune deux campings et de nombreux gîtes qui accueillent des touristes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Depuis la dernière décennie du XXe siècle, il n'y a plus d'école dans le village. Les enfants sont scolarisés sur Bessèges ou sur Alès.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin, pharmacie, kinésithérapeute ni dentiste sur le village. Les plus proches se trouvent à Bessèges.

Le centre hospitalier se trouve sur Alès.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Le village est équipé d'un terrain de tennis, de deux terrains de half court et d'un mini golf.

Randonnées[modifier | modifier le code]

Le GR de Pays « Haute vallée de la Cèze » arrive sur la commune par la D17, passe en bordure de Peyremale puis à Chambonnet. Il longe ensuite à mi-hauteur le flanc sud-est du mont des Chams (surmonté d'un dolmen) où il rejoint la commune de Bordezac.
Boucle de randonnée du sentier de la Combe aux Chats (4 km)[20].
Le chemin du Valat de l'Oule (7 km) passe parmi les anciennes terrasses de cultures, avec une belle vue sur l'église romane, et par le dolmen au sommet des Chams (N-E du hameau de l'Elzière)[21].
Circuit de randonnée pédestre n°2.

Associations[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations font vivre le village :

  • l'Association du CLAP (Comité de loisirs et d'animation de Peyremale),
  • l'Association sportive,
  • l'Association maintien en forme,
  • une Association de cours de yoga,
  • une Association de chasse,
  • l'Association du Tourel (pour la gestion du canal d'irrigation de la commune),
  • l'Association Mercoire (pour la réhabilitation des terrasses en pierres sèches),
  • l'Association des Amis du Puech (pour la sauvegarde du site du Puech) ...

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête du 14 juillet.
  • Depuis 1983, il est organisé une course pédestre du Tour du Mirandon (12,6 km) ainsi qu'une marche (8,5 km), qui ont lieu un dimanche matin, au mois de juillet.
Antoine Deparcieux

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • l'église romane, en partie du XIIe siècle. La cloche précédant celle actuelle (qui, elle, date de 1885) a été bénie et nommée Marie par le curé du village M. Antoine Chalmeton[note 1] le 29 juin 1742. Pesant environ 300 kg, elle portait effigie de saint Michel, peut-être un rappel de l'existence au village d'une importante faction protestante[22].
  • le temple au hameau de l'Elzière
  • Anciens moulins à blé
  • le "béal" commença par être un canal d'acheminement de l'eau de la Cèze depuis le Tourrel vers le bras de rivière asséché et un moulin à eau. Remontant au XVe ou XVIe siècle, cette partie est longue de environ 150 mètres. Par suite, ce chenal fut considérablement allongé pour atteindre environ 1 100 mètres et apporter l'eau jusqu'aux hameaux de l'Elzière, du Serre et du Mas Herm. Certaines parties sont creusées dans la roche, d'autres sont maçonnées. Il est long de environ 1,4 km[3]. L'Association du Tourel s'occupe de son entretien.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces protégés et gérés[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Gratiole officinale
(Gratiola officinalis)
Œillet du granite
(Dianthus graniticus)
Castor commun
(Castor fiber)

Peyremale est concerné par cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

La ZNIEFF continentale de type 2 du « cours moyen de la Cèze », soit 647,91 ha, concerne 16 communes[note 2] et est entièrement comprise dans le Parc national des Cévennes. L'habitat visé est fait de terrains en friche et terrains vagues. Cette ZNIEFF abrite deux espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain : la gratiole officinale (Gratiola officinalis, une scrophulaire) et la spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis, une orchidée également protégée au titre de la directive Habitat)[25].
La ZNIEFF continentale de type 2 des « gorges du Chassezac, de la Borne et de l'Altier » couvre 5808,5 hectares sur sept communes[note 3]. L'habitat visé est là aussi fait de terrains en friche et terrains vagues.
En sus de la spiranthe d'été, quatre autres plantes résidentes de cette ZNIEFF sont inscrites sur la liste des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain : le lycopode des tourbières ou lycopode inondé (Lycopodiella inundata) ; le drosera à feuilles rondes (Drosera rotundifolia, petite plante herbacée vivace et carnivore de la famille des Droseraceae et dépendante des tourbières) ; la laîche des tourbières (Carex limosa) ; et l'orchis à odeur de punaise (Anacamptis coriophora, une orchidée terrestre). L'œillet du granite (Dianthus graniticus, famille des Dianthus), autre espèce déterminante de cette ZNIEFF, est sur la « liste des espèces végétales sauvages pouvant faire l'objet d'une réglementation préfectorale permanente ou temporaire ».
Parmi les animaux résidents, le circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) et le faucon pèlerin (Falco peregrinus), qui craint le dérangement dans ses zones de nidification, sont eux aussi des espèces protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain et, en sus, sont protégés au titre de la directive Oiseaux. L'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) y est protégée au titre de la directive Habitat et de la "Protection des écrevisses autochtones sur le territoire français métropolitain"[26].
La ZNIEFF continentale de type 1 « vallée du Luech à Chambon » concerne 884 ha sur Chambon, Chamborigaud et Peyremale. L'habitat très diversifié y est fait de zones humides, cultures, forêts et zones rocheuses. L'habitat déterminant de la ZNIEFF désigne des terrains en friche et terrains vagues.
Les espèces déterminantes de cette ZNIEFF sont le faucon pèlerin[27]. S'y trouve également et la fougère mâle d'Ardèche (Dryopteris ardechensis)[28].
La ZNIEFF continentale de type 1 des « vallées amont de la Cèze et de la Ganière » comprend 10 752,18 hectares sur 11 communes[note 4]. Son habitat déterminant est fait de terrains en friche et terrains vagues. Cette ZNIEFF vise six espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain :
l'orchis à odeur de punaise, la gratiole officinale, la spiranthe d'été, le ciste de Pouzolz (Cistus pouzolzii[29]), le botrychium à feuilles de matricaire (Botrychium matricariifolium, une petite fougère vivace), et l'ophioglosse des Açores (Ophioglossum azoricum, une fougère). L'œillet du granite (Dianthus graniticus), autre espèce visée, est sur la « liste des espèces végétales sauvages pouvant faire l'objet d'une réglementation préfectorale permanente ou temporaire ».
Deux espèces animales sont de même visées par cette ZNIEFF : l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) et le faucon pèlerin (Falco peregrinus)[30].
La ZNIEFF continentale de type 2 du « bois de Bordezac et de Bessèges »[31] inclut 1 796 ha répartis sur les quatre communes de Bessèges, Bordezac, Gagnières et Peyremale. L'habitat déterminant de cette zone est la forêt de pins de Salzmann des Causses, pour laquelle la ZNIEFF du « Bois de Bordezac et de Bessèges prolonge les 745 hectares du site d'intérêt communautaire (SIC) voisin de la « Forêt de pins de Salzmann de Bessèges » sur les communes de Bordezac et Gagnières[32].

Site d'intérêt communautaire (directive Habitat)[modifier | modifier le code]

La haute vallée de la Cèze, dont Peyremale, est depuis 2013 entièrement incluse dans les 13 080 ha de la zone spéciale de conservation (ZSP) Natura 2000 des « Hautes vallées de la Cèze et du Luech » au titre de la Directive Habitats, au sein de la Réserve de biosphère des Cévennes. Cette ZSC s'étend pour 80 % dans le Gard et pour 20 % en Lozère, avec seulement environ 370 ha sur la commune de Malbosc en Ardèche[note 5],[note 6]. Le couvert végétal est composé de 40 % de forêts de résineux, 20 % de forêts sempervirentes non résineuses, 20 % de landes, broussailles, recrus, maquis, garrigues et phrygana, 10 % de forêts caducifoliées, 5 % de rochers intérieurs et éboulis rocheux, 2 % de prairies semi-naturelles humides ou mésophiles améliorées et 2 % de pelouses sèches. Une partie de ces habitats, notamment les prairies de fauche et les châtaigneraies, sont dépendantes de la maintenance des activités humaines traditionnelles ; celles-ci cessant peu à peu, ces milieux sont sujets à la fermeture du milieu pour les prairies de fauche, et au développement des maladies et la destructuration pour les châtaigneraies.
Cinq espèces sédentaires résidentes sont inscrites à l’annexe II de la directive Habitats : le castor commun (Castor fiber), la loutre (Lutra lutra), le blageon (Telestes souffia), l'écrevisse à pattes blanches et le barbeau méridional (Barbus meridionalis). Le castor commun et la loutre y présentent des populations non isolées mais en marge de leur aire de répartition ; pour la loutre, ce site est le seul présent en versant méditerranéen et donc d'une importance capitale pour la colonisation des rivières méditerranéennes[33].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.


  1. Antoine Chalmeton, vicaire de l'église St-Geniez de Manduel, près de Nîmes, arrive pris possession de la chaire vacante de Peyremale le 7 janvier 1715. Voir Prise de possession de l'église en 1715. Pascal Jaussaud, op. cit., 30 juin 2010. Sur peyremale.village.free.fr.
  2. Les communes concernées par la ZNIEFF « Cours moyen de la Cèze » sont : Allègre-les-Fumades, Bessèges, Bordezac, Chambon, Meyrannes, Molières-sur-Cèze, Peyremale, Potelières, Rivières, Robiac-Rochessadoule, Rochegude, Saint-Ambroix, Saint-Brès, Saint-Denis, Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan et Saint-Victor-de-Malcap.
  3. Les communes concernées par la ZNIEFF des « Gorges du Chassezac, de la Borne et de l'Altier » sont : Malons-et-Elze, Peyremale, Altier, Pied-de-Borne, La Bastide-Puylaurent, Prévenchères et Villefort.
  4. Les communes concernées par la ZNIEFF des « Vallées amont de la Cèze et de la Ganière » sont : Aujac, Bonnevaux, Chambon, Concoules, Génolhac, Malons-et-Elze, Peyremale, Ponteils-et-Brésis, Sénéchas, Saint-André-Capcèze, Villefort (Lozère).
  5. Les communes concernées par le site Natura 2000 « Hautes vallées de la Cèze et du Luech » sont,
    • pour le Gard (80 %) :
    Aujac, Bessèges, Bonnevaux, Bordezac, Chambon, Chamborigaud, Concoules, Génolhac (vallée du Luech), La Vernarède (pour environ 10 ha au nord et une petite frange en limite Est), Malons-et-Elze (env. 720 ha sur le sud-est de la commune), Meyrannes, Molières-sur-Cèze, Peyremale, Ponteils-et-Brésis, Rochessadoule, Saint-Ambroix, Saint-Brès et Sénéchas ;
    • pour la Lorèze (20 %) :
    Saint-André-Capcèze, Saint-Maurice-de-Ventalon (env. 180 ha autour du Luech) et Vialas ;
    • pour l'Ardèche (>3%):
    Malbosc (environ 370 ha dans le Sud de la commune). Noter que le département de l'Ardèche n'est pas mentionné dans la fiche Natura 2000 ; mais sa cartographie indique clairement que la zone s'étend sur une partie de la commune de Malbosc, de même que dans la carte Géoportail des zones Natura 2000.
  6. Pour les communes de Bessèges, Meyrannes, Molières-sur-Cèze, Rochessadoule, Saint-Ambroix et Saint-Brès, la Zone spéciale de conservation ZSC des « Hautes vallées de la Cèze et du Luech » concerne uniquement le fond de vallée de la Cèze. Sur Saint-Ambroix, cette zone ne concerne que la partie de vallée en amont de la ville ; la vallée en aval est couverte par les ZNIEFF « Rivière de la Cèze à l'aval de Saint-Ambroix » et « Cours moyen de la Cèze ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Peyremale. Sur habitants.fr.
  2. Peyremale, commune et hameaux
  3. a et b Peyremale - Le patrimoire. Pascal Jaussaud, Peyremale, Peyremalencs, Peyremalès, 28 janvier 2015. Sur peyremale.village.free.fr.
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Rieu-Sec (V5421000) » (consulté le 16 janvier 2015).
  5. Géographie physique - Territoire. Sur cevennes-parcnational.fr.
  6. « Climatologie mensuelle à Nîmes », sur infoclimat.fr (consulté le 2 juillet 2010).
  7. Revue internationale d'onomastique - Volume 21 - Page 11
  8. Banque du Blason.
  9. a, b et c Pascal Jaussaud, « Peyremale, Peyremalencs, Peyremalès », Journal de Peyremale n°2 (juillet 2002).
  10. Peste de 1629. Pascal Jaussaud, op. cit., Bulletin municipal n° 6, février 2007. Sur peyremale.village.free.fr.
  11. Le Morvand, Jean-François Baudiau, curé de Dun-les-Places. 1867.
  12. L'arbre d'Or. Pascal Jaussaud, op. cit., janvier 2010. Sur peyremale.village.free.fr.
  13. Peste de 1720. Pascal Jaussaud, op. cit., Bulletin municipal n° 7, janvier 2008. Sur peyremale.village.free.fr.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. Pyramide des âges de Peyremale, Recensement 2007 sur le site de l'INSEE.
  19. Bulletin municipal de Peyremale n°3 (2004)
  20. Les sentiers de promenade à Peyremale. Pascal Jaussaud, op. cit., 18 avril 2010. Sur peyremale.village.free.fr.
  21. Les sentiers de randonnée autour de Bessèges. Sur cevennes-montlozere.com.
  22. Bénédiction de la cloche de l'église en 1742. Pascal Jaussaud, op. cit., 30 juin 2010. Sur peyremale.village.free.fr.
  23. « Parc national des Cévennes, aire d'adhésion » - FR3400004. Fiche et cartographie Natura 2000.
  24. « Réserve de biosphère des Cévennes, zone de transition » - FR6500005. Fiche et cartographie Natura 2000.
  25. « Cours moyen de la Cèze » - 910011811. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  26. « Gorges du Chassezac, de la Borne et de l'Altier » - 910007383. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  27. « Vallée du Luech à Chambon - 910030284 ». Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  28. Dryopteris ardechensis ou fougère d'Ardèche. Fiche Natura 2000, aire de répartition.
  29. Le Ciste de Pouzolz (Cistus pouzolzii) sur tela-botanica.org.
  30. « Vallées amont de la Cèze et de la Ganière - 910014065 ». Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  31. « Bois de Bordezac et de Bessèges » - 910011807. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  32. « Forêt de pins de Salzmann de Bessèges » - FR9101366. Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.
  33. « Hautes vallées de la Cèze et du Luech » - FR9101364, Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Durand, Notes pouvant servir à la monographie de Peyremale (1899), Une étude notariale au village (1905) (rééditée en Monographie de Peyremale suivie de Biographie d’Antoine Deparcieux)
  • Abbé Bouillon et Jacky Chareyre, Peyremale… son église (ca 1970)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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