Académie de Nîmes

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Académie de Nîmes
image illustrative de l’article Académie de Nîmes
Entrée de l'hôtel de l'Académie.
Nom original Académie royale de Nîmes
Fondation 1682
Pays Drapeau de la France France
Ville Nîmes (Gard)
Langue Français
Devise Æmula Lauri
Ne quid nimis
Fondateur Louis XIV
Président Bernard Simon
Secrétaire général Alain Aventurier
Président d'honneur Didier Lauga, préfet du Gard
Membres 60 membres ordinaires élus par leurs pairs
Affiliation Conférence nationale des académies des sciences, lettres et arts
Comité des travaux historiques et scientifiques
Site web academiedenimes.org

L'Académie de Nîmes est une société savante française fondée en 1682.

De 1804 à 1878, elle porte le nom d’Académie du Gard. Ses activités ont essentiellement trait à l'histoire locale et la valorisation du patrimoine.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Académie royale de Nîmes a reçu en août 1682 des lettres patentes la faisant jouir de privilèges semblables à ceux de l'Académie française[1].

Supprimée pendant la période révolutionnaire comme toutes les académies d'Ancien Régime, elle a été recréée en 1804 sous le nom d'Académie du Gard.

Elle compte aujourd'hui soixante membres ordinaires (trente-six résidants et vingt-quatre non résidants), des membres honoraires et plus de cent correspondants. Ses séances ordinaires ont lieu tous les quinze jours d'octobre à juillet et elle tient une séance annuelle en début d'année. Elle publie régulièrement depuis 1804 un tome de Mémoires annuel et depuis 1842 un Bulletin trimestriel des séances. L'Académie a conservé son sceau d'origine, représentant une couronne de palmes, au milieu de laquelle figure sa devise « Aemula/Lauri/1682 » avec un complément plus tardif : « Académie de Nîmes ».

L'académie est membre de la Conférence nationale des académies des sciences, lettres et arts.

Noms antérieurs[modifier | modifier le code]

  • Académie royale de Nîmes (Ancien Régime)
  • Lycée
  • Académie du Gard (1804-1878)

Objectifs et actions de l'académie[modifier | modifier le code]

Les lettres patentes donnent pour mission :

  • l’étude de l’antiquité « pour l’intelligence de ce qu’il y a de rare et de plus obscur dans les débris qui… restent des ouvrages des Romains » et
  • «... de joindre la pureté du langage français à la connaissance de l’antique histoire » et de parler « le langage de la Cour, de même que leurs ancêtres parlaient le langage de Rome. »

L’Académie de Nîmes a pour but la connaissance du passé et la sauvegarde du patrimoine nîmois. Elle possède :

  • Une bibliothèque située dans l’hôtel de l’Académie
  • un fonds de plus de 44 700 cartes postales anciennes représentant des édifices religieux de tous les départements de France.
  • un fonds d'archives, notamment la correspondance, les travaux, les concours du XIXe siècle au XXe siècle.

Prix[modifier | modifier le code]

L'Académie de Nîmes décerne deux prix :

  • Le prix Sydney-Forado, décerné de 2000 à 2015, tous les deux ans, à l’auteur d’un travail de recherche historique inédit, concernant Nîmes ou le Gard. Le fonds qui le dotait est épuisé[2].
  • Le prix Marthe-Issoire, décerné tous les deux ans, de 2000 à 2017[2], à un jeune talent, âgé de 15 ans minimum, pour une œuvre littéraire inédite de moins de 151 pages.

Lauréats du prix Sydney-Forado[3][modifier | modifier le code]

  • 2000 : Céline Missonnier pour L'économie du Gard face au libre échange dans la seconde moitié du XIXe siècle
  • 2002 : David Chamboredon pour Les Daudé d'Alzon : un siècle à la tête de la subdélégation du Vigan (1686-1786)
  • 2004 : François Barbe pour Le paysage agraire d'une communauté de Languedoc : Chusclan à travers les compoix (1607-1746)
  • 2006 : Tom Charbit pour Saint-Maurice L'Ardoise, socio-histoire d'un camp de harkis (1962-1976)
  • 2008 : Guillaume Boccaccio pour Les industries lithiques du Solutréen supérieur et du Salpêtrien ancien en Languedoc : ruptures et continuités des traditions techniques
  • 2010, 2012 : non décerné
  • 2013 : Hélène Cavalié pour L'orfèvre Pierre Germain dit Le Romain (1703-1783) : une vie à l'ombre des orfèvres du roi
  • 2015 : Thomas Bernard pour Un administrateur éclairé au « caractère original » : le général Fornier d’Albe (1769-1814). Histoire d’un notable nîmois sous la Révolution et l’Empire

Organisation[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Secrétaires perpétuels[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Notices et travaux série publiée entre 1805 et 1834.
  1. Les Notices et travaux de 1807 à 1822 sont disponibles sur Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France : Notices et travaux de 1807 à 1822
  • Mémoires série publiée à partir de 1835.
  1. les Mémoires publiés entre 1835 et 1877 sont disponibles sur Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France : Mémoires publiés entre 1835 et 1877
  2. les Mémoires publiés entre 1878 et 1908 sont disponibles sur Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France : Mémoires publiés entre 1878 et 1908
  • Procès verbaux série publiée entre 1842 et 1877, 31 vol..
  1. les Procès verbaux, publiés entre 1843 et 1877 sont majoritairement disponibles sur Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France : Procès verbaux, publiés entre 1843 et 1877
  • Bulletin série publiée à partir de 1878.

Autres publications aux frais de l'Académie de Nîmes disponibles sur Gallica :

  1. Chronique et cartulaire de l'œuvre du Saint-Esprit (1889-1895)
  2. Bligny-Bondurand, Les Coutumes de Saint-Gilles (1915)

Exemple(s) de publication de la société[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Séguier (1703-1784). Un savant nîmois dans l'Europe des Lumières, Actes du colloque international tenu à Nîmes les 17 et 18 octobre 2003, 2004

Membres[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Membre de l'Académie de Nîmes.

Voir la liste des fauteuils depuis 1801.

Discours de réception de Jean-François Delmas en 2009.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]