Pompignan (Gard)

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Pompignan
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Pompignan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont cévenol
Maire
Mandat
Rémi Alary
2014-2020
Code postal 30170
Code commune 30200
Démographie
Population
municipale
900 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 42″ nord, 3° 51′ 24″ est
Altitude Min. 153 m – Max. 522 m
Superficie 41,31 km2
Localisation

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Pompignan

Pompignan est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Limitrophe avec le département de l'Hérault, la commune de Pompignan est à l'interface entre le causse de l'Hortus (au sud) et les premiers reliefs cévenols de Saint-Hippolyte-du-Fort (au nord). La commune est encadrée par les massifs du Bois de Monnier (à l'ouest) et du Coutach (à l'est), reliefs qui soulignent la vaste dépression au sein de laquelle est implanté le village, à 170 mètres d'altitude.

Les principaux points hauts du secteur sont :

  • le Mont Haut (522 m), situé dans le Bois de Monnier avec son ermitage proche du sommet ;
  • le Puech Camp (471 m), sur le massif de Coutach ;
  • la Crête de Taillade (420 m), qui constitue le rebord septentrional du Causse de l'Hortus ;
  • la Montagne Saint-Jean (402 m), siège des ruines du château fort et d'une ancienne chapelle romane.

Pompignan est traversée par sept ruisseaux principaux, tous à cours intermittent (oueds) et qui appartient au bassin versant du Vidourle :

  • le Rieumassel, principal cours d'eau, collecteur de tous les ruisseaux de la commune et affluent du Vidourle ;
  • le ruisseau des Crozes ;
  • le ruisseau d'Enval ;
  • le ruisseau d'Artigues ;
  • le ruisseau de Groussanne ;
  • le ruisseau du Valadas ;
  • le ruisseau du Lauzas.

On y trouve également plusieurs avens, dont les plus spectaculaires sont le Trou fumant et l'Aven de Monnier.

Environnement[modifier | modifier le code]

La plaine de Pompignan constitue un point chaud de biodiversité très connu des naturalistes, de par la présence de belles garrigues, de canyons marneux, d'oueds et de nombreuses lavognes. Les garrigues de Pompignan, visibles depuis la RD25 et la RD181, prennent par endroit des teintes de savane africaine, en raison de leur leurs vastes étendues herbeuses parsemées d'arbustes épineux. Les principaux arbustes épineux sont le Poirier à feuilles d'amandiers Pyrus spinosa et le Paliure épine-du-Christ Paliurus spina-christi. Ces garrigues sont pâturées par des troupeaux transhumants de moutons depuis des siècles.

150 espèces d'oiseaux, 500 espèces de plantes et autant d'insectes sont présents dans cet ensemble de garrigues qui a été classé site Natura 2000 en avril 2006, au sein d'une Zone de Protection Spéciale ''Gorges du Rieutord, Fage et Cagnasses'' de 13000 hectares.[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Premiers peuplements[modifier | modifier le code]

Pompignan est un lieu de peuplement très ancien : plusieurs grottes étaient occupés par les hommes du néolithique. Plusieurs dolmens, nécropoles et même un cromlech de 100 mètres de diamètre sont à signaler. Les peuples gaulois étaient déjà largement établis localement, en témoigne le grand nombre de sépultures de cette époque encore visibles et disséminées dans toute la plaine.

Pompignan provient de Pompignanus, sans doute le premier romain venu s'installer sur ce territoire pour y fonder une villa. Les peuples autochtones étant des sociétés orales, c'est le nom de la villa Pompignanus qui fut utilisé ensuite dans les textes ultérieurs (voir ci-dessous).

Le prieuré[modifier | modifier le code]

En 1267, le 8 des Ides de mars, le pape Clément IV charge Bernard, abbé de Montmajour en Provence de mettre l'abbaye de Saint-Guilhem en possession du prieuré de Saint-Saturnin, situation qui perdurera jusqu'à la Révolution. En 1384, un dénombrement de la sénéchaussée cite le prieuré Sanctus Saturninus vallis Pompignanae, première mention connue de Pompignan[réf. nécessaire].

Château de Mirabel.

Le château de Mirabel[modifier | modifier le code]

Situé sur le Mont Saint-Jean, il y a été construit en 1237[réf. nécessaire]. Long d'environ 80 mètres, il est aujourd'hui totalement en ruine (visite interdite car dangereuse, site privé). Ce château a appartenu à la famille Alleman de Mirabel.

Vue aérienne du château.

Épisode de la guerre des Camisards[modifier | modifier le code]

Alors que la plupart des villages des Cévennes, protestants, n'ont pas accepté la révocation de l'Édit de Nantes, Pompignan est resté fidèle à la foi catholique (Abraham Mazel dira à propos de ses habitants qu'ils sont "les plus scélérats papistes de l'univers")[réf. nécessaire]. Le 6 mars 1703, une troupe de camisards, dirigée par Pierre Laporte, dit Rolland et pourchassée par le maréchal de Montrevel, entre dans Pompignan. Le village est apparemment désert mais c'est un piège. Les camisards se retrouvent vite encerclés par les dragons de Montrevel. C'est le début de la bataille de Pompignan. Montrevel, récemment promu à la tête de l'armée et qui dispose de deux régiments, veut en finir avec Rolland qui commande environ 1200 hommes. Les "fanatiques" (un des noms donnés aux Camisards par l'autre camp), tentent de se rabattre vers les bois de Monnier, mais ils sont surpris par l'infanterie qui s'y était cachée. Rolland parvient néanmoins à se dégager mais il laisse 200 hommes sur le terrain[réf. nécessaire]

Église du village de Pompignan, dans le Gard. Un fait notable concernant cette église est que sur son fronton est gravée dans la roche la devise républicaine : « Liberté, Égalité, Fraternité ».
L'église paroissiale.

Histoire paroissiale[modifier | modifier le code]

Édifiée durant la seconde moitié du XIXe siècle, elle se signale surtout par sa grandeur, la longueur et la hauteur de sa nef sans oublier un clocher particulièrement élancé visible de fort loin.
Un fait notable concernant cette église est que sur son fronton est gravée dans la roche la devise républicaine : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Saint-Pancrase est le Saint patron de la commune de Pompignan, il se fête le 12 mai.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 mars 1979 Marcel Valat    
mars 1979 1999 Damien Alary PS Député (1997-2004)
Conseiller général depuis 1985
Président du conseil général depuis 2001
Conseiller régional depuis 1986
Vice-président du conseil régional depuis 2004
Vice-président du conseil général de 1990 à 1997
mars 2001 2008 Claude Reynard PS  
mars 2008 2014 Claude Reynard PS  
mars 2014 en cours Rémi Alary PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 900 habitants, en augmentation de 9,89 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 460 1 103 1 148 1 207 1 216 1 271 1 274 1 318 1 367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 345 1 368 1 308 1 133 1 098 1 080 1 013 1 014 1 079
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 037 1 008 1 007 907 919 885 874 765 735
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
716 619 582 576 611 651 765 859 900
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Plaque de rue et blason de la ville.

Anciennes industries[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les verreries et les tanneries ont presque totalement déboisé la région, autrefois plantée de telle manière que l'on disait : « un singe peut aller de Pompignan à Montpellier sans toucher terre ».

On pratiquait également la sériciculture, à savoir l'élevage du ver à soie, dans les magnaneraies. De nombreux vieux mûriers encore visibles dans la commune témoignent de cette époque aujourd'hui révolue.

Industries encore en activité[modifier | modifier le code]

Les deux activités principales du village sont la viticulture et l'extraction de pierres.

  • Extraction de pierres

La pierre de Pompignan est de bonne qualité et, suivant son épaisseur, donne des dalles de sol ou bien de la pierre à bâtir. Les moyens techniques de l'époque leur permettaient seulement d'extraire des blocs de surface et de fine épaisseur. À partir du Moyen Âge, la pierre de Pompignan est utilisée pour la construction des cuves à vin, des "pilles", des plafonds, des voûtes, des planchers sur bois, des contours de fenêtre, des marches d'escalier, des balcons et des cheminées. Figurant au répertoire des carrières de pierres de taille de 1889[réf. nécessaire], la pierre de Pompignan fut massivement exploitée jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Par la suite, la couleur grise a été délaissée au profit du béton, moins cher. Puis, dans la seconde moitié du XXe siècle, l'exploitation de la pierre de Pompignan a progressivement reprise. La pierre de Pompignan est en effet la pierre de construction traditionnelle des villages en pierres des environs, et elle peut également être polie à la manière des marbres. Trois entreprises continuent d'exploiter les carrières à ce jour.

La cave coopérative des Vignerons de Pompignan a obtenu la médaille de bronze en 2004 au concours agricole de Paris (catégorie Vin-de-pays-d'Oc Rosé)[réf. nécessaire]. La coopérative a fusionné au cours de l'année 2015 avec celle de Durfort-et-Saint-Martin-de-Sossenac. Ne bénéficiant pas d'Appellation d'Origine Contrôlée, la viticulture locale a été frappée de plein fouet par les crises à répétition du secteur. Au moins 150 ha de vignes ont ainsi été arrachés en 1989 et de nouveau 150 ha au cours de l'année 2005. Aujourd'hui, de nombreuses parcelles arrachées ne trouvent toujours pas de repreneur et le nombre de friches évoluant vers des accrus forestiers est très préoccupant.

Statue du colonel Bourras à Pompignan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mathias Alphonse Bourras (Pompignan, 1836 - Montpellier, 1880) - Colonel, commandant du corps-franc des Vosges en 1870-1871, où il s'illustra, notamment lors de l'affrontement de Brouvelieures. Sa statue en bronze, œuvre du sculpteur Léopold Morice[6], fut inaugurée le 4 septembre 1892 sur la place principale du village ; il est représenté en uniforme, portant képi, sabre au côté, bras droit tendu, avec à ses pieds un mortier, un casque prussien et un rameau de chêne. Le socle est en pierre de Pompignan.
  • Damien Alary Président du Conseil général du Gard depuis 2001, Maire de Pompignan pendant 20 ans entre 1979 et 1999, Député de la 5e circonscription du Gard entre 1997 et 2004, vice-président du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon de 2010 à 2014 (délégué à l'Aménagement du territoire), puis président celle-ci à la fin de la mandature (2014-2015).

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Fête votive chaque année le week-end après le 15 août.

Héraldique[modifier | modifier le code]

D'azur au pont de deux arches d'argent maçonné de sable.

Le pont représente le « pont romain », pont à deux arches, plus récent que l'époque romaine, qui franchit le Rieumassel au sud de la Bergerie de Monnier. L'étymologie de Pompignan n'a rien à voir avec ce pont. C'est au cours de la seconde moitié du vingtième (date à rechercher) que le pont apparaît sur le logo de la municipalité.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, par A Dauzat et Ch. Rostaing (librairie Guénégaud, 1978)
  • La Guerre des Camisards, par André Ducasse (éditions Hachette, 1962)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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